16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 21:03

Le glacier Eyjafjallajökull n’était donc pas un volcan éteint !

 

eyjafjallajokull 100-4157-a.jpg

 

Pour arriver au refuge de Thorsmörk (en islandais : Þórsmörk) en venant de Landmannalaugar, nous avons du faire le tour de deux glaciers l’un immense, le Mýrdalsjökull, l’autre plus petit, le EyiafJallalökull. Nous avons contemplé la cascade de Skógafoss qui jaillissait du EyiafJallalökull.  Il y avait du soleil, dans un matin chantant des gens de partout s’émerveillait de l’eau qui cascadait. Puis notre bus remonte le cours d’un torrent dans une vallée grise, enserrée entre trois glaciers. Pour nous déposer au refuge et  nous permettre de monter faire la ballade sur le Valahnúkur, il devra franchir à plusieurs reprises des bras de la rivière qui forme le Makafljot. Du sommet nous ferons plusieurs photos et vidéo dans ce ciel changeant, de ces glaciers. Bien sur, Asa nous avait expliqué que dessous il y avait des volcans. Que les éruptions provoquaient des torrents de boues de scories et de neige fondue qui s’écoulaient vers la mer détruisant toute végétation.  C’est pourquoi au cours de nos ballades, elle nous montrait les premières plantes qui poussaient sur les terres volcaniques. Cinquante ans nous disait-elle pour cette première tache verte et fragile. Elle nous racontait aussi la dernière éruption de l’Hekla, il y avait une vingtaine d’années. Mais jamais nous n’avions envisagé que celui au pied duquel nous nous promenions allait de nouveau faire parler de lui. L’Eyjafjallajökull nous montrait ses séracs de glacier, c’était un bon moment de détente à contempler les petits icebergs sur son lac.


J’avais, il y a quatre ans, mis plusieurs sujets sur ce blog autour de Thorsmörk. Je ne vais pas recompiler les vidéos ni les photos, je mets ci dessous les liens sur ces ballades plaisantes et insouciantes.


VIK – Thorsmörk – Eyjafjallajökull

 

 


Thorsmörk - Valahnúkur

 


18 thorsmork Valahnukur
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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 14:06

Thorsmork - Reykjavik

Je terminerai ces carnets d’Islande par quelques photos du port de Reykjavik où j’ai pris plaisir à regarder des voiliers et autres bateaux. Nous sommes le dernier jour de notre voyage dans l’Ouest Islandais. Le matin nous avons pataugé dans les torrents pour arriver à la cascade de Glufrafoss. Puis après une autre cascade plus ensoleillée nous nous sommes arrêtés pour le traditionnel pique-nique. Le dernier. Cette fois nous sommes dans une aire aménagée. Outre les jeux d’enfants que vous verrez sur la vidéo, le bâtiment abrite un coin cuisine avec évier équipé, des WC propres avec le papier qui va bien. Poubelles partout !

e-autre-maison-traditionnelle.jpg

On mange les restes du dernier repas au refuge de Thorsmork. Du gigot des truites et tout ce qui restait dans la glacière. On finit la gnole que Laurent avait fait voyager, et qui nous avait déjà requinqués. Dernières siestes allongés sur la pelouse fraîche mais sèche.

Ce soir nous retrouverons la maison d’hôte à Ranargata. Fini les nuits en refuge. Pourtant celui de Thorsmork était bien. De l’espace pour dormir, un « réfectoire » super spacieux et bien équipé. Un repas classe grâce au barbecue.

Asa nous a informé que l’agence de voyage nous offrait le restaurant ce soir. Pour compenser quelques contre-temps concernant notre hébergement. Le Lækjarbreka, dans le centre traditionnel de Reykjavik. Maison des plus cosy. A l’étage au milieu de mille souvenirs de la tradition islandaise, nous nous organisons en trois tables. Le menu est typique. Macareux, pingouins, canards le tout fumé soit à la bouse de vache, soit au crottin de brebis. Goûts neufs. Petit vin partagé entre amis, une avance sur le retour !

Finalement ces deux semaines se terminent, et c’est bien. Il faudra y revenir, il reste tellement à découvrir.

 

 


La douche prise à la maison d’hôte, nous nous sommes promenés l’après midi dans Reykjavik. C’est une grosse ville provinciale. Quelques immeubles modernes de verre et de béton, mais plein d’espaces verts, des maisons hautes en couleur, aux murs en tôle ondulée peinte. Dans notre petite maison on constate d’ailleurs que les fenêtres ne s’ouvrent pas, sauf un petit vasistas. Les pluies et le vent sont violents. Nous les avons testés. Mais ce dimanche il fait beau les gens sont étalés sur les pelouses. Comme au bois de Boulogne un 14 juillet.

 

Je termine donc cette ballade islandaise. Je ferai un dernier sujet sur les bateaux et le port.

Là aussi, je préparerai un  DVD (environs 80 mn) sur ce séjour où je privilégierai le groupe en voyage. Pour cet hiver.

Merci à ceux du groupe qui m’ont accompagné dans la visite de mes carnets de voyage en Islande.

 

Début: Reykjavik Glymur

Précèdant : Thorsmork Guffrafoss

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 23:00
 

Thorsmork – Glufrafoss – Seljalandsfoss

 

C’est notre dernier jour complet en Islande. Après un repas somptueux, dont les restes feront le pique nique du jour, une nuit au calme et douce, ce vingt juillet nous partons pour la dernière rando. La consigne avait été donnée de préparer les sandales pour traverser les gués. Nous étions deux à ne pas l’avoir entendu. Inutile de supplier Victor il ne comprend rien ! Et garder les grosses chaussures mouillées une journée, c’est pas vraiment glop ! glop ! La ballade n’est pas loin du refuge. Mais il faudra encore au bus de nombreuses manœuvres entre les gués pour nous amener au point de départ. On n’avait jamais eu un si beau soleil. Il fait doux. Les glaciers brillent. L’océan n’est qu à une petite vingtaine de KM, au-delà du Eyjafjallajokull.


Après avoir traverser le torrent large de 7 à 8 m et avec beaucoup de courant, nous nous engageons dans la vallée qui se rétrécit rapidement. Les parois se resserrent les mousses vertes deviennent sombres, il n’y a plus d’oiseaux. Un trou noir dans la faille c’est la cascade cachée. Il faut du temps pour les yeux, des précautions pour ne pas glisser, et accepter que tout soit trempé pour profiter du spectacle. L’eau en plongeant a fait un orifice lisse comme un toboggan de pierre. Le pied de la chute dans les laves est noir. Seules les éclaboussures rendent la lumière qui tombe du haut de l’extrémité du glacier.

 
***

Après le retour au bus, on se sèche comme on peut. Quelques km pour atteindre la cote et tout de suite la cascade de Seljalandsfoss (sur ma vidé j’ai mis Skogafoss, j’avais pas retrouvé mon petit carnet ! Ce matin, c’est sur c’est Seljalandsfoss).

C’est comme une grande muraille de roche verte, avec plusieurs trop pleins qui cascadent ! On passe derrière le rideau d’eau. Il fait doux, c’est agréable.

 

Pour le dernier sujet, je mettrai quelques vidéos de notre dernier pique nique avec les corps fatigués abandonnés aux balançoires et les photos faites le soir de retour à Reykjavik.

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 20:52
Thorsmork – Randonnée du Valahnukur au pied des glaciers
 

Cet après-midi, nous partons faire la randonnée du Valahnukur. Pas très élevé, 460 m, mais suffisamment pentu pour que ma petite femme ne monte pas jusqu’à la table d’orientation du sommet. Cette vallée de Thorsmork est verte. Des bouleaux des fleurs telles que des boutons d’or. Nous avions eu l’occasion d’un repas de midi détendu. Nous étions bien installés, au soleil. Je vous ai mis sur la vidéo en introduction notre éclat de rire dans l’ambiance.


Pour faire cette petite ballade, nous prenons notre bus, qui a un moment doit traverser le torrent. On n’a pas l’impression quand on le voit serpenter dans cette plaine au pied des glaciers « Eyjafajallajokull » et « Myrdalsjokull", qu’il est si terrible. Pourtant les passages se déplacent régulièrement à chaque crue du fait des galets charriés. Tout d’un coup, au milieu d’un gué, notre bus s’immobilise, puis entreprend une marche arrière, puis une autre. Les plaisanteries fusent. Mais on comprend aussi que ce n’est pas si simple. Et quand le bus parvient de l’autre coté, c’est le soulagement. J’ai près de trois minutes de vidéo de cette étrange valse. Je n’en ai gardé ici qu’une vingtaine de secondes. Mais cela donne une idée de la difficulté.

Asa nous explique en plus que l’année précédente, un 4X4 qui s’y était mal pris avait été emporté par le courant et ses occupants se sont noyés. C’est un beau lieu de vacances, mais il faut rester très prudent.  

*** 

Au début de la descente, nous ferons une longue halte dans un petit sous-bois. Détente, récréation.

Le retour se fera plus simplement à pieds, une passerelle souvent déplacée, permet de retraverser. Au refuge, dernière soirée en refuge d’ailleurs, c’est la fête. Barbecue de gigot de mouton et truites sauvages en papillote. Il y a tellement qu’on fera le pique nique du lendemain avec les restes. Grosse ambiance. Dégustation de l’alcool local officiel (à base de pommes de terre). Même si nous sommes dix huit dans la même chambre le gîte est si grand, et il fait si doux que la nuit sera réconfortante.

Demain grande ballade vers la cascade de Seljandfoss.
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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 23:24

De Vik à Thorsmork en passant par Skogafoss  et  Eyjafjallajokull

Quand il fait soleil et que le temps est doux, tout va bien. De Vik à Thorsmork, il ne doit pas y avoir plus de 130 / 150 km. Dans le sud les routes sont incomparables à celles que nous avions du prendre certains jours. D’ailleurs quand le soleil brille sur le glacier, Victor trouve facilement un coin pour nous arrêter faire une photo. Il fait doux, l’humeur est détendue. La visite à la chute de Skogafoss arrive vite. On voit l’océan à moins d’un km et on suit le torrent qui conduit le groupe au bord de la chute. On est presque surpris de reconnaître le décor. Cendre noir, roche noire, falaise abrupte d’où tombe cette eau massive. Couleurs vertes regardant le sud. Oiseaux habituels, surtout des fulmars. C’est le glacier qui produit l’eau de la chute…

Comme le montrent les coordonnées du GPS, on fait un petit tour pour trouver la langue du glacier Eyjafjallajokull. Dans le bus Asa nous raconte l’histoire d’un avion américain qui s'était crashé sur le somment du glacier, que celui-ci aurait tout doucement poussé. Qu’un homme redécouvrit bien des années après, mais on n’a rien su de l’avion : chut ! C’était secret !

Ca nous met en joie. Marcher au soleil, envoyer des cailloux sur les blocs de glace, déconner sur les formes dessinées anime le groupe. Bien sur personne ne peut prononcer le nom du glacier. Je l’ai tapé plus de vingt fois sur mon clavier et n’arrive ni à l’écrire, ni à le prononcer. Asa le dit bien ! Mais pas le temps d’assimiler. Pour aller à Landmannalaugar, nous avions tourné autour du volcan Hekla sans le voir. Sa dernière éruption datait de 1991, et son cycle moyen est de 55 ans. Pas de soucis donc ! Là on en profite. Asa nous explique qu’en cas d ‘éruption, ce qui est très dangereux, c’est que la glace fond, générant des torrents de boue dévastateurs.

Après avoir piétiné cette glace, retour au bus. IL nous transporte   au refuge de Thorsmork (les bois de Thor). Que de gués il a fallu traverser. J’en ai été tout surpris. Pour la ballade de l’après midi je me suis préparé, et j’ai une petite vidéo que je vous montrerai la prochaine fois. On se demandait pourquoi il fallait un bus si haut. On a compris !

 

La fête continue. Vallée abritée, refuge caché dans les arbres, c’est spacieux . quel calme ! Et en plus, depuis bien des jours nous faisons avec gourmandise notre repas du midi, assis et au soleil ! Pourrons nous repartir ?

***

 

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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 20:12
La vallée d’Eldgja – Vik

Ce 18 juillet nous quittons le gîte plus qu’inachevé au confort improbable. Victor emprunte une de ces pistes de cendre noire dont vous avez vu les images. Nous partons vers Eldgja. Une petite pause sur la route nous permet d’approcher la végétation, et notamment ces mousses et jeunes herbes d’un vert un peu fluo qui s’implantent doucement sur les laves et les cendres. Asa nous invite à plein de précautions, car il faut près de cinquante ans pour que la flore redémarre après une éruption. Les herbes fines accrochent des gouttelettes d’eau qui « polarisent » la lumière et produisent cet effet contrasté du vert sur le noir.

Nous laissons le bus qui nous a fait passer des gués larges et profonds, pour une belle randonnée dans la vallée d’Eldgja. Long chemin suivant la faille éruptive et nous amenant à la chute d’Ófærufoss. Cette faille est réputée la plus grande du monde, 30 km de long, 140 de profondeur et jusqu’à 600 m de large. Il y avait un pont naturel qui enjambait la chute, il s’est effondré en 1993 (suite de l’activité sismique).

Le ciel était plus que bas, crachin permanent. Mais moins de vent que dans le grand ouest. Ballade agréable, peu voir pas  de touristes, et des images contrastées même dans cette sorte de brume.

 

Nous arrivons à Vik en fin de journée. Une coquette maison d’hôte nous attend. Nous nous y posons tranquillement. Ah ! Une petite chambre d’amoureux, deux lits confortables et des oreillers doux et moelleux. Des serviettes propres et la douche qui détend. On en sort sans craindre l’ambiance glacée, du temps pour se sécher, se coiffer, s’habiller. Nous   partons longer la plage vers ces falaises et ces rochers immergés dont la légende veut que ce soient des Troys pétrifiés, et un bateau viking. Asa raconte bien cette légende…

La douceur du climat est le premier bien être dont nous profitons après le froid et le mauvais temps que nous avions subits ces trois derniers jours. Entre la plage et les falaises, on peut apercevoir les macareux dans leurs nids, et suivre leur vol saccadé. Ces falaises couvertes de végétation sont, là aussi, le paradis des oiseaux. En revenant nous suivons les pâtures où de jeunes chevaux nous attirent. Un peu de vie quoi!

Ensuite déambulation tranquille à la boutique spécialisée dans les lainages islandais, la laine de Vik ; essayages divers pour acheter un pull qui gratte bien, et chauffe un max.

 

De retour au gîte, l’animatrice nous attend, contrariée. La maison d’hôtes n’était pas pour nous, il y avait un autre groupe; raisons compliquées…Il faut plier nos affaires et partir vers une auberge de jeunesse à quelques km. Couchage collectif en dur garanti, lits à étage et cloisons de papier ! Je ne vous raconte pas la crise. Le chauffeur a du passer la nuit dans son bus pour donner sa chambre ! Une stressée grave pleurait, trépignait, refusait de repartir ! Asa, l’animatrice, doit concéder aussi de partager sa chambre. Tout ce retard et ces perturbations nous mettent dans l’impossibilité de préparer le repas du soir, et d’ailleurs le cœur n’y était plus. La frustration était trop forte. Le collectif ça va bien quand l’organisation anticipe un peu. Après la nuit précédente déjà inimaginable, ce déménagement semait la révolte ! Recours au restaurant local. Une petite bière en plus ça détend les nerfs à vif. Bien sur hors budget.

***

Pourtant je sais que je retournerai là bas ! Pas avec « Terre d’av », non !

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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 00:00
 
Landmannalaugar – Ljotipollur
 

Fin de cette ballade pleine de sensations au pied du Blahnukur. La descente dans les laves était un peu casse pattes mais quelles couleurs ! A Landmannalaugar, le bus nous attend, nous quittons le refuge si confortable.

Avant de nous déposer au nouveau gîte, Victor nous emmène en haut du Ljotipollur. Comme cette ballade était inatendue, après cette merveilleuse journée, je n'ai pas filmé notre lente montée avec le bus vers le sommet du cratère. pourtant c'était saisissant. Ce  cratère creusé par la dernière éruption explosive. La route serpente dans la cendre .

Il est déjà 18 h locale quand nous sommes la haut. Il nous faut repartir rapidement vers le gîte qui nous attend à quelques dizaines de Km de pistes.


Quand nous arrivons, ils sont encore en train de visser les planches ! Rien n’est fini. Grosse excuse, les artisans avaient promis, mais ils ne respectent pas les délais… Au début on pense disposer des deux gîtes (ça nous avait été annoncé comme ça), mais non, rien qu’un. Et un WC pour 40. A près d’un km une douche, si tu veux profiter du vent !

AHGRR !!!!

Heureusement le départ vers Eldjia met fin aux rancoeurs.

Sur la vidéo j’ai mis une minute de notre départ du lendemain vers Eldjia. Victor conduisant son bus sur les pistes traversant les gués

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15 Ljotipollur Eldjia
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 23:24
Nous continuons notre randonnée depuis Landmannalaugar.

Nous avions commencé notre ballade un peu tard. C'est vrai que manger des truites en papillotes dans un refuge de montagne implique des servitudes. Le  matin de la rando, il faut ranger, fermer les sacs et tout mettre dans le bus. Ce soir on ne dort pas là.

Et puis l'immuable petit dej  à huit heures. J'ai déjà fait près de vingt photos avant sept heures. Mais il faut remplir les thermos pour le midi, remettre tout l'équipement de cantine dans le bus, et bien sur charger les sacs.
Quand on se met en route, la matinée est bien avancée.  Il est plus de 10 h. Le soleil était là depuis le matin, mais vers 13h changement de décors, le vent et les nuages sont présents. Et le froid aussi. Cette deuxième partie de notre rando nous retrouve vers midi. L'ascension est presque achevée. Nous somme sur un plateau valloné, et nous traversons névés et solfatares. Le coin pique nique prévu était déjà occupé par un groupe il nous fallait aller plus loin. Pas si simple. Ces mini cratères qui  nous soufflent ces vapeurs sulfureuse sont  très fragiles et cachent des cavités profondes. Un faux pas et tu descends. En fait il y a une trace et il ne faut pas s'en écarter. Nous nous retrouvons donc sur une colline de cendres. En plus, il ne faut pas marcher sur la végétation: dans ces zones volcaniques, il faut 50 ans pour refaire cette mousse verte si fluo sur les photos.
Sur le dvd final je détaillerai un peu plus la vidéo de cet après midi. La, je m'en tiens à ma règle entre 10 et 15% des images. Donc, j'en ai mis vraiment de coté. et j'ai privilégié la complémentarité photos/vidéo.

A suivre Ljitipollur Eldjia.
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14 fin rando Landmannalaugar 2
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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 00:00
Première partie de randonnée
départ de  Landmannalaugar

 

En choisissant les photos et les clips vidéos de cette journée de rando à Landmannalaugar, je retombais toujours sur les mêmes choix : les masses volcaniques, les couleurs, les lignes appuyées d’un crayon noir de basalte. Je relis les guides que l’on avait emmenés, et je trouve des phrases comme :

            « La zone de volcans est responsable de nombreux solfatares bigarrés »

            « L’excursion commence (ou se termine) avec la coulée de lave d’un noir profond d’obsidienne.

            « Sur le sommet du Blahnkur, le paysage fascinant est dominé par les versants de liparites colorés de rouge, de jaune, jusqu’au vert bleuâtre ».

            « le volcan Torfajokull a provoqué le plus grand gisement de  rhyolithes en Islande »

            « à droite se dresse le Brennisteinsalda, « la Montagne en Flammes » avec ses solfatares »

 

En revoyant ces images, en revivant l’impressionnant poids des formes, des masses, des couleurs, en ressentant la légère oppression de ma respiration des vapeurs soufrées, très vite balayées par le vent omniprésent je me posais deux questions. Oh ! Pas très philosophiques !

            D’abord les noms de ces matériaux volcaniques qui sont à l’origine de ces couleurs si particulières.

            Ensuite quel peintre a su capter ces couleurs que le soleil et les nuages renouvellent instantanément ?

 

Je vide tout de suite cette dernière question : Dans le « guide du routard », (oui, je sais, c’est pas la Bible ! ) Au chapitre personnages, je ne trouve que la chanteuse Björk, dont Maryse raffole. (Je dois dire que son dernier album « vespertine » m’allait bien). Pourtant sur Rome, il y avait dix pages sur le musée du Vatican. Ils n’ont pas du se renseigner à fond…. Dans « le guide de l’île aux volcans », je n’ai pas su trouver. Peut être la contemplation quotidienne de ce spectacle rend vaine leur transposition…

 

Je suis allé chercher mon Robert pour tous les mots que je ne connais pas et dont la couleur m’enchante :

            Solfatare : le mot vient du nom d ‘un volcan éteint près de Naples (solfatar), et désigne un terrain volcanique qui dégage des émanations de vapeur ou de gaz sulfureux chaud. Eh ben ! Voilà ! quand vous verrez des petites fumeroles sur la vidéo, c’est pas des fumigènes façon “parc des princes”, non c’est des solfatares…C’est vrai que pour décrire ces volcans, c’est pas un peintre qu’il faut, mais un artificier…

            Obsidienne : vient du latin, de Pline, « pierre éruptive très foncée ». Bon, le guide ne s’était pas trompé, la lave est une sorte de pierre éruptive et elle est noire. Enfin noire, mais un noir plein de lumière, un noir d’un bleu profond, avec des facettes presque vertes, tantôt mat, ou restituant la luminosité d’une laque, un peu pâte de verre, avec des marbrures, des failles… bref un noir exceptionnel qui n’absorbe pas toute la lumière, mais t’en renvoie les feux.

            Liparite : Là le Robert historique flanche ! Sur Yahoo, rien que de l’anglais, je passe. Sur Google deux réponses possibles : « mudstone » (terre de boue) et « variété de rhyolithe pauvre en gaz ». Ben ! Avec ça, essaye de rêver, d’imaginer les couleurs. Certains évoquent une variété de pierre ponce. Là, mon peintre en voyage, il me fait un tournesol parce que la pierre n’a pas de vie.

            Rhyolite : composition granitique, à texture souvent porphyrique. J’ai vérifié, le porphyre est une roche volcanique rouge foncé. Ouf !

                                                                  

Tu vois, quand le guide veut faire sérieux il balance plein de mots. Et moi, je voulais juste dire mon ébahissement devant toutes ces formes et ces couleurs. Qu’en aurait fait le peintre des tournesols ?

~~~

Sur la vidéo j’ai privilégié le mouvement, l’ambiance, les photos retrouvent mieux la lumière.

***


A suivre : la fin de la rando, jusqu’au retour à Landmannalaugar par la vallée de lave d’obsidiennes.

 
 
           
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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 23:45
De Geysir à Landmannalaugar
 

Ce 16 juillet fut une très longue journée. Partis de Hvitarvatn le matin de bonne heure, après une journée et une nuit de tempête nous avons fait plusieurs haltes. Les plus remarquables, Gullfoss et Geysir. Nous repartons de Geysir après quinze heures. Nous n’imaginions pas la route qu’il nous restait à faire. Nous filons plein sud. Nous faisons de l’essence à quelques km de l’océan, au sud. Toutes les cartes sont sorties. Où sommes-nous ? Pourquoi sommes-nous là ? Asa montre un point sur la carte. Il faut faire la jonction entre les deux vallées.


On repart plein nord. La tête collée aux vitres du bus, chacun regarde le paysage défiler. L’Hekla est là, à moins de 10 Km, on ne le verra pas vraiment. J’en ferai une petite vidéo depuis le sud, le dernier jour.

Nous passons les chutes de Trollkonulhaup, et nous bifurquons à l’est sur une piste de cendre noire. Nous passons quelques gués. Autour de nous un désert de laves. Les sommets sont verts, les failles mauves ou ocres.

Le bus avance en louvoyant, du 40/50 maxi. Puis après un brutal ralentissement il entreprend une piste escarpée. Court arrêt pour passer le crabot. Nous arrivons au sommet du cratère de Stutur. Quel spectacle ! Il est plus de dix huit heures mais la lumière est suffisante pour un festival de photos aux couleurs uniques.

 

Encore quatre ou cinq kilomètres et nous arrivons à la zone de camping de Landmannalaugar. J’ai entendu plus d’une lamentation en passant entre les tentes. Surtout qu’ils avaient subi la même tempête. Mais ça rallait aussi sur la bouffe : les nouilles arrivaient froides entre la tente cuisine et la tente repas…

Ce soir là nous avions des truites en papillote. Nous n’avons pas pu les finir. Trop. Et Gisèle et Michel avaient mis la bière sur la table !

En quelques instants l’ambiance est là et nous sommes prêts pour la grande rando du lendemain.

***


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