carnets de voyages. randonnées pédestres ou VTT. les coups de cœurs devant les grands ou petits espaces. Islande - Pyrénées- Egypte - Ardèche - Paris -Argentine - Espagne - Vietnam - Cambodge.
Par AlbumRJ
Dompter le jet c'est comme dompter un cheval. la nature en moins!
C’est ton dernier jour de vacances dans la région.
T’as loué un gîte, mais il faut partir de bonheur. Tu te retrouves à Ste Maxime où tu avais envie de refaire des photos, le premier jour le temps était mauvais, t’avais déjà oublié la course de
dériveurs qui s’était déroulée dans la baie de st Tropez. D’ailleurs en dehors de quelques initiés, c’était le calme plat ! Ce n’est jamais simple de stationner dans ces villes
touristiques, mais là, une place se libère devant une pizzéria, tout bon !
Quand t’ouvres la portière, ta radio s’arrête et tu laisses entrer le bruit d’alentour, fait de jacassements de haut-parleurs et de hennissements mécaniques. La mer est à moins de cinquante mètres, mais tu ne la voies pas, tu ne l’entends pas, et ton pif renifle les gaz de bagnoles. Tu entends quand même « reprise à treize heures trente pour les juniors. »
T’es séparé de la mer par un village de toiles et des manèges. Derrière les écuries mécaniques. Pas de paille ni de foin, des monstres à ventre plat aux couleurs « flashies » ou simplement d’un noir angoissant. Le guidon te fait penser à une innocente trottinette. Mais le brillant des laques révèle la mécanique lustrée, le scooter des mers, l’abominable parasite des mers issu d’un croisement du gaspillage d’énergie et du redoutable ennui des trop friqués.
Quand tu faisais du vélo autour de Longchamp, ta conversation avec tes voisins de peloton, revenait régulièrement sur les chevaux. Les longs vans qui les apportaient nous barraient la route régulièrement et quelque fois si brutalement qu’il y avait des chutes. Un panneau indiquait « piste cyclable interdite les jours de course » que personne ne voulait lire. La colère contre les bourrins fusait d’un coup. Puis ensuite, le mauvais fric etc…Pourtant quand tu repliais le vélo dans ton coffre de voiture, le départ de la première course te faisait tourner la tête et le passage rapide du galop, t’imprégnait du bruit des sabots et des respirations puissantes. L’image des muscles sculptés par l’effort te saisissait.
La course des juniors ne mettait pas en jeu des muscles puissants. Quelques épaules juste dessinées ne semblaient pas tenir si vigoureusement le guidon que tu l’estimes nécessaire. Des accélérations bien vigoureuses en ont déporté plus d’un loin des bouées du parcours. Les ralentissements brusques dans les remous générés en ont fait plonger pas mal aussi. Les jets de sécurités accourent, drapeau jaune à la main. Le naufragé de l’instant repart avec un demi-tour de retard.
Même s’il y avait un vrai vent ce jour là, la mer était plus agitée par les courses que par son souffle. Tu restes là un bon moment. Dans quelques heures retour à Paris, alors tu te laisses aller à photographier les jeux de couleurs, la rage de la course, les éclaboussures lancées au ciel. Le fond du décor, Ste Maxime. On y reviendra.
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