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L'atelier de laque aux environs de Ho Chi Minh Ville.


Une production artisanale, manuelle et luxueuse.

Le travail de la laque53
Nous sortons d'un resto aux saveurs parfumées. Notre organisation sait varier les plaisirs du goût. C'est assez curieux de constater combien de plats nouveaux tu as dégusté, malheureusement sans toujours en connaître le nom, et de retour dans ton quartier tu parcours les restaurants asiatiques sans jamais retrouvé cette finesse tant dans la préparation que dans la variété des goûts. C'est le charme de la couleur locale.

Nous allons avoir une vingtaine de minutes de « méditation » dans le bus, avant de descendre visiter cet atelier de laque.
L'accueil est professionnel. Un tableau à l'entrée te présente les techniques et les processus de fabrication. Entre 15 et 16 étapes.
La laque est obtenue à partir de la sève d'un arbre, le laquier. Tu n'y avais pas pensé.
Quand aux objets laqués : tableaux, vaisselles, meubles, décors de la table, ils sont bien plus divers et riches que tu ne l'avais imaginé.
Le guide de l'atelier nous présente les trois grandes techniques de décoration associées à la laque : la peinture sur laque, les décors en coquille d’œufs (œufs de canne), l'utilisation de nacre découpée.

Il y a de nombreuses préparation du support par des couches de laque et son ponçage répété, à la noix de coco brûlée. Puis le décors réalisé, suivant la matière, une ou plusieurs couches de laques pour durcir le tout, et enfin le denier ponçage au papier très fin de 400 à 1600 ; Je ne sais pas trop la finesse du grain, pour ma ponceuse j'utilise du 40 ou du 80. Il y a peut-être une correspondance ?

Même si les artistes utilisent un modèle, ils ont la main sûre et maîtrisent à la perfection les sujets minutieux. Cependant tu ne peux imaginer l'état du dos de ces jeune femmes, penchées sur leurs coquilles d’œufs toute la journée. La précision empreinte de patience du geste découpant le morceau de coquille, le plaçant de la pointe du cutter, le collant du dos du manche, sans pulvériser le fragment si fragile.
Et cette autre, assise en tailleur, dans son vêtement blanc et qui passe la laque minutieusement sur un coffre. Sans gant.
Et ces jeunes au dessus du bassin ponçant du bout de leurs doigts les objets laqués. Une journée assis au dessus de l'eau, rinçant l'objet, puis continuant le ponçage. Même gamin, je n'aurais pas tenu.

Donc, quand le guide t'amène devant les grands panneaux de  plus d'un mètre de large, qu'il t'annonce les prix en centaines ou milliers de dollars, t'espère que les petites mains qui fabriquent ces laques précieuses en reçoivent leur part.
Bien sur c'est spécial, cet art, ton goût n'y est pas forcément préparé. Mais n'as-tu pas une fois acheté un « santon » qui est aussi exotique qu'un paysage laqué ?

 

La vidéo est un peu longue, mais je ne me suis pas lassé à revoir ces gestes.

 

 

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