carnets de voyages. randonnées pédestres ou VTT. les coups de cœurs devant les grands ou petits espaces. Islande - Pyrénées- Egypte - Ardèche - Paris -Argentine - Espagne - Vietnam - Cambodge.

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Champignons des toits.

Poussières d'étoiles.

 champignons des toits-11

Quand tu ouvres ta fenêtre, t'es surpris par des couleurs inhabituelles. T'as pas tes lunettes, puis tu découvres les pots de plastique sur les conduits de cheminées. C'est l'occasion pour toi, de faire un petit tour d'horizon. Ces chapeaux qu'on mettait aux cheminées, on appelait çà, des champignons.

Les champignons des toits. Depuis le temps que du haut de ton HLM, tu regardes l'entretien des toitures des petits immeubles en face de chez toi, t'as vu toutes sortes de choses. Dont avant juillet, des hommes en tennis refaire les zincs, le samedi et le dimanche. Sans harnais. Sans la moindre sécurité. Normal que dans ces conditions, il y ait des détails qui soient mis de coté.

L'autre sport favoris des errances sous les étoiles, c'est les antennes télé et les paraboles. Sur notre HLM, on avait  eu aussi un radio amateur : il a déployé une énorme antenne, dont les radians ont été, petit à petit, emportés par le vent, jusqu'à ce que les tendeurs se rompent et le mat se plie. Depuis les points d'ancrage ont rouillé et sont de parfaites entrées d'eau sous la terrasse.

 

Ces cheminées souffrent des cerclages qui arriment toujours plus de paraboles, au diamètre en expansion, offrant une belle surface au vent. Alors les crépis s’effritent vite, et l'eau s'empare des blessures.

Le hasard de cette visite te fait voir une plante entre deux cheminées ou ailleurs les ouvertures béantes du travail du temps.

 

Ces toits de Paris ont leur poésie. Mais peut-être, ne faudrait-il pas habiter dessous. J'ai ajouté deux photos d'une mansarde décorée par un rosier fleuri. L'homme qui l'entretient, était monté sur le toit, après la tempête de 89, plusieurs jours, avec une télé portable, pour régler sa parabole fauchée par le vent.

 

Poussières d'étoiles.

Il y a des résonances comme ça.... Le décès de Neil Armstrong. En juillet 69, je venais de finir mon service militaire et avais débuté un travail trois jours après la démobilisation. Époque facile pour travailler, moins qu'on le croit pour vivre. Nous n'étions que deux dans l'appartement de Paris, mon père et moi. Sur le coup de quatre heures – j'avais mis mon réveil – je vais doucement dans la salle à manger allumer la télé au bout de la table. Vieille télé à tubes, longue à chauffer, et avant que j'ai réalisé, le son d'Armstrong avait déchiré le silence de la nuit et déclenché la foudre d' un « qu'est-ce que tu nous emmerdes avec la télé à une heure pareille ! Fous moi la paix ! » Donc, j'ai raté le premier pas pour l'homme....

Le soir quand on se retrouve, après notre boulot, le père dit « excuses-moi, je ne savais pas... ».

1969, c'était aussi le premier tour de France remporté par Eddy Merckx, il remplaçait mon idole, Anquetil, dans les étoiles de ce sport. Figures-toi que cette année, je n'ai regardé aucune étape à la télé. Un autre Armstrong a tué un mythe, détruit un panthéon, plus que des poussières d'étoiles.

 

 

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