carnets de voyages. randonnées pédestres ou VTT. les coups de cœurs devant les grands ou petits espaces. Islande - Pyrénées- Egypte - Ardèche - Paris -Argentine - Espagne - Vietnam - Cambodge.
Par albumrj
Ce matin j’apprends la mort de Philippe Noiret. Il est un de ceux que j’ai vu pour la première fois au TNP dans les années 62-64. J’ai chercher un petit quart d’heure si je ne retrouvais pas dans mon fouillis le programme de l’époque. Je pense que la pièce c’était « les Rustres » de Goldoni. Dans la troupe du TNP de l’époque (était-elle encore dirigée par Jean Villar ou déjà par Georges Wilson ?) il y avait des personnalités comme, Galabru, Darras, et bien sur Noiret.
Au cinéma le premier film dont tout le monde se rappelle, un vrai film culte joyeusement anarchisant, c’était « Alexandre le bienheureux » d’Yves Robert ; et là aussi d’autres grands noms, Carmet, Pierre Richard et une petite débutante, Marlène Jobert.
Nous avions vu la semaine dernière, Le labyrinthe de Pan, avec Sergi Lopez. C’est un film vraiment noir et d’une cruauté féroce. Bien sur au cœur de la guerre d’Espagne, entre les Républicains et les franquistes. Le décors sombre d’une ancienne minoterie au cœur d’une vallée abrite des soldats de Franco commandé par un Sergi Lopez glaçant. La terreur règne, la torture aussi, et la « résistance républicaine » combat comme elle peut. Au milieu de cet enfer, une petite fille, orpheline, n’a de salut que dans l’imaginaire des contes de fée. Le jardin de ce moulin mène à une sorte de labyrinthe avec une statue de Pan. Mais les contes sont cruels eux aussi et les épreuves imposées à l’enfant pour les y rejoindre ajoutent encore à l’angoisse.
C’est fort. Parfois je n’ai pas supporté. On pourrait penser à un « Guernica » vivant. L’horreur est crédible car elle est portée par un Sergi Lopez magistral. Heureusement que le film se referme sur le conte…
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog