Sur l'image Google Earth que j'ai mise dans l'album, tu verras les points de passage de cette formidable vallée
de las Conchas.
Bien sur, le restaurant nous accueillera avec le sourire, même avec plus d'une heure de retard. Nous arrivons à
Quilmes un peu plus tard. Le temps est hésitant. On s'encombre des blousons de pluie. Passionnant de découvrir ces constructions en « pierres sèches», le rôle des cactus, seul élément
de charpente et qui déterminent donc la dimension des maisons.
Cette ville fortifiée compta jusqu'à plus de deux cent milles habitants. Les Indiens Calchaquis étaient des
agriculteurs. Ils avaient expérimenté diverses cultures et tester par ces jardins en terrasse ce qui poussait le mieux. Ils furent aussi les derniers à résister à l'invasion
espagnole.
Notre guide a comparé le site à Sacsayhuamán au Pérou. Je n'ai pas eu le temps de retrouver mes vieilles
diapos, mais c'est plutôt économiquement et militairement, car la forteresse est toujours debout, et ses hautes pierres de plus de deux mètres de haut n'ont rien à voir avec cet empilage de
pierres sèches.
Il y avait une petite colline à gravir pour voir le site. Nous n'avons été que deux à le faire. Le temps gris,
et les 20 mn chronomètre en main accordées. Ça m'a fait du bien de courir. Je n'ai rien du cabri, mais ces heures de bus abrutissent.
Notre arrivée à l'hôtel à Cafayate fut un de ces instants de mauvaise humeur collective, comme seuls les
voyages en groupe savent les générer. Au dernier moment, notre hôtel, prévu à Quilmes même, au pied des ruines a été annulé. L'agence nous a repliés sur un petit hôtel à Cafayate. A notre arrivée
Monica annonce notre départ à 6h 30, le lendemain et demande à la réception un petit déjeuner pour notre groupe, à 6 h 00. On tombe des nues ! L'hôtel n'avait pas été prévenu de notre
horaire de départ. Il ne peut préparer le petit-déj. Et là, cris de toutes sortes : « quoi ! Qu'est-ce que c'est ! On ne peut pas partir sans petit-déj ! Pourquoi
partir si tôt ? Et puis nous! On ne veut pas partir sans manger ! »
Le réceptionniste, patient, fait face à la horde, explique qu'il n'a pas été prévenu, que c'est dimanche et
férié, qu'il n'a pas ce qu'il faut, ni le personnel pour préparer. C'est là qu'une des femmes du groupe, bien au-delà de soixante cinq ans, s'approche, lache ses valises roses, et entonne d'une
voix vibrante : « Nous venons de loin, nous faisons de gros efforts pour découvrir votre pays, votre peuple, votre culture, et c'est comme ça que vous nous recevez ? C'est
incroyable ! »
Elle me met sur les fesses, celle là. Je lui envoie que partout, les hôtels ont des horaires pour le petit
déjeuner, et que si l'organisateur du voyage n'a pas fait son travail en le prévenant, le réceptionniste n'y est pour rien, et que ça ne sert à rien d'élever le ton de la sorte. Oh ! La
grosse colère de la dame ! « Comment pouvez-vous me donner tort devant ces gens là ! »
Les voyages forment la jeunesse! Mais, parfois pour le troisième âge en trois étoiles, toute l'éducation reste
à faire...