carnets de voyages. randonnées pédestres ou VTT. les coups de cœurs devant les grands ou petits espaces. Islande - Pyrénées- Egypte - Ardèche - Paris -Argentine - Espagne - Vietnam - Cambodge.

Publicité

Jour de fête sur l’Ile Kitchener - Egypte (7)

Egypte (7)
Jour de fête sur l’Ile Kitchener

la-1ere-cataracte--depuis-l---le.jpgToujours le troisième jour de notre découverte de l’Egypte, et notre premier jour à Assouan. J’ai eu du plaisir à t’emmener sur le Nil et à te faire découvrir - peut-être - les tombeaux de nomarques. C’est en revisitant ma vidéo sur l’île Kitchener que je me suis trouvé devant un petit dilemme, tellement les images me renvoyaient à un instant de bonheur reçu des familles ou des groupes de jeunes qui profitaient d’un jour férié. Journée de détente, de jeu, de rire, de photos souvenirs, dans cet immense parc.

Nous aussi, nous étions libres. Nous avions lâché le groupe, oublié le discours monocorde de notre animateur, et nous le comprendrons plus tard, ce sera notre seule journée sans la présence de police.

promenade.jpgJ’ai laissé le caméscope enregistrer les passages de l’ombre au soleil, faire semblant de découvrir les grands arbres de ce jardin botanique, courir au raz des pelouses vers les familles rassemblées, suivre le ballon derrière ce jeune papa driblant sa petite fille ébahie, aller d’une rive à l’autre s’assurer que l’île est dans le Nil.

J’ai complètement oublié qu’il y a moins d’une heure on m’expliquait les avantages des nouvelles techniques d’embaumement mises en œuvre sous la XIV ème dynastie, à comparer avec celles retrouvées de la VI ème complètement dégradées. J’ai oublié le rôle de la forteresse sur la rive gauche, dans le désert et qui protégeait les caravanes. Car Assouan c’est le lieu de la première cataracte, celle de la frontière avec la « Nubie », et les rochers entre lesquels passent les felouques, paraissent contribuer au décor. Les barrages leur ont enlevé leur caractère redoutable.

Une journée de paix, d’oubli, d’abandon.

Chant des oiseaux, cris des enfants, musiques en ballade, moteurs de bateaux emplissent l’air calme sous les grands fromagers.

Le rappel : « on avait dit trois heures ! Où étiez vous ? on vous attend !»

J’étais bien. Comme si j’avais passé la journée au bois avec mes enfants, joué au ballon, mangé des glaces allongé sur l’herbe, les yeux mi-clos à regarder la cime des arbres.

Le dur labeur du tourisme culturel reprenait et ne me lâcherait plus…

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article