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Camou - le Chateau- Ses trésors

Camou. Gamueko Jauregia

Voilà un sujet que tu ne prendras pas avec des pincettes, même si çà te tenaille. Je t’invite à une expo de « playmo » en fer forgé. L’aire de jeu, un château du XVI éme, une échauguette pour une évocation stylisée du siècle dernier.

 
Gamueko Jauregia : je fais le fier, j’écris des mots que tu ne connais pas. Moi non plus. Au fil du temps, j’ai appris à en reconnaître un ou deux. Parce qu’en vélo, sans ta carte, il y a beaucoup de panneaux de direction dont le nom francisé est taggué et illisible. Le Château de Camou n’est pas un de ces sites incontournables, qu’il ne faut pas rater, sinon tes vacances sont nazzes.


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 Camou est donc en Pays Basque, non en Béarn comme je le pensais. Je suis passé devant des centaines de fois en imaginant que cette bâtisse délabrée était un moulin abandonné sur sa colline….

 
Il y a une vingtaine d’années des travaux ont commencé, je me disais : « c’est pour les anglais… » Je ne me trompais pas beaucoup, car une recherche « Google » ramène d’abord un site en anglais ! Je ne suis pas curieux, hein ! Dans mes ballades, je me laisse facilement attraper par les sites qui brillent sur un guide où sont notés ***. Mais non, il s’agit bien d’un château dont l’origine remonte aux seigneurs de Camou, qui avaient construit une « motte féodale » au onzième siècle. Château rénové patiemment pendant des années, et qui est animé aujourd’hui par une association.   

 

Je ne te raconte pas l’histoire , elle est gentiment exposée par la jeune femme qui nous accueille.

 

Ce premier sujet concerne l’aspect extérieur, l’environnement et la salle du rez-de chaussée. Quels artisans ont acceptés de donner des outils ancestraux ? En tous cas leur mise en scène permet de se souvenir de métiers que nous avons connus enfants. Ils montrent aussi des documents relatifs à la création de la coopérative agricole « Lur Berri ». Quand tu vois les bâtiments, les camions, aujourd’hui, comment peux-tu faire le lien avec les fondateurs, leurs principes ?

 

Ce qui donne un coté vraiment attachant à cette visite, c’est l’utilisation de vieilles tenailles, pinces, sécateurs, barres de coupe etc… l’élaboration de maquettes figurant les activités traditionnelles locales les métiers (dits d’antan) et la force basque (dans son utilisation folklorique d’aujourd’hui). Au départ il y a une idée, et la passion des concepteurs qui ont du « récolter » tous ces outils pour les retravailler.

 

Une âme d’enfant qui s’est recomposé un univers. Qui n’a pas fabriqué les tracteurs, les chariots avec quelques bouts de bois taillés et des emballages de récup, de vieilles ferrailles abandonnés ? Ici tu te trouves devant un univers façon « playmobil » dans un passé en fer forgé…

 
Si tu ne passes pas loin un après midi où ta télé t’ennuie, fais le détour.


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