30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 23:00

Florence - Le Baptistère

Florence 8

 

C'est inépuisable. Florence est inépuisable. Un petit tri et voilà 25 photos pour se replonger dans l'ambiance. Je ne pensais pas mettre un commentaire, seulement une affiche pour vous faire regarder les diapos. Je les avais sous-titrées. Paf ! Ça ne s'affiche pas, encore un petit piège des programmeurs d'over-blog, ou une erreur de ma part. Passons.

Donc, le Baptistère appartient à l'ensemble Cathédrale Santa Maria del Fiore - Campanile - Baptistère.  Il est sur la place San Giovanni. On y passe devant trois fois par jour. Le dernier jour nous attendons la fin des offices pour pouvoir entrer rapidement. Il y a toujours une longue file d'attente, sans compter la bousculade pour photographier la porte EST dite porte du Paradis.

Il avait eu à l'époque un appel d'offre et c'est Lorenzo Ghiberti qui l'emportât grâce à ce panneau « Joseph vendu au marchand ». L'original est au musée de l'opéra del duomo.

Il a travaillé 25 ans sur ces panneaux. Du travail d'orfèvre !


Une fois entré, on a un peu l'ambiance d'une église orthodoxe, avec ses mosaïques qui couvrent les huit pans du dôme octogonal. Toutes les images de la chrétienté y sont représentées. C'est le moine Iacopo qui est à l'origine.

La voute au-dessus de l'abside est décorée aussi d'une roue en mosaïque, « l'agnus dei ».

Seul celui placé dans l'axe de la voute la voit sans déformation.


Donc un beau monument, lieu de culte toujours très prisé,  mais à la fin, je sature devant la répétition des représentations de la bible et des prophètes. Même du diable du jugement dernier.


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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 14:48
Florence 7
Les Cantories de Luca della Robbia et Donatello
 Musée de l'Opéra del Duomo

Florence c'est un lieu de ballade idéale, de nuit de jour, été hiver tu es sollicité par plus de choses que tu ne peux en assimiler. Chaque site te fait changer de point de vue - au sens de l'observation- sur ce que tu as déjà admiré. Tu repasses en te disant que tu n'avais pas vu ça comme çà, que c'est encore différent. Ou simplement que tu étais passé à coté sans remarquer. Il faut dire que le guide t'aide. Le soir à l'hôtel quand tu revisites par la lecture ta promenade du jour, les échanges vont bon train, et le bouquin tombe de tes mains, de trop de fatigue.

Je t'ai déjà mis des photos du musée de l'opéra del Duomo. J'en ai encore.
La, je te présente les Cantories. Si t'es allé à Florence, je ne t'apprends rien. Si tu ne connais que par les cartes postales ou les photos des copains, bien, j'ajoute les miennes.
La « Cantoria était une tribune, une sorte de balcon. En marbre.
Celle de Luca della Robbia était installé au-dessus d'une porte de la sacristie de la cathédrale. Elle a été finie en 1434, et lui pris cinq ans de travail. La photo te montre l'intégralité de la tribune reconstituée avec des moulages, et les panneaux originaux en marbre étaient exposés à bonne hauteur de l'appareil photo. Comment faisait-il sur si peu de relief pour donner tant de perspective et de mouvement ? Et quelle grâce ! Hein !

La deuxième Cantoria est de Donatello. Lui aussi un bosseur dans la pierre et le marbre et le bronze. Les panneaux de la tribune donnent une impression dynamique. Avec un je ne sais quoi qui est lié à ce que les personnages semblent d'avantage en relation avec la pierre. Ils s'en détachent tout en faisant corps. Merveilleux.

Ces œuvres ont quitté la cathédrale, elles sont au musée. On peut les admirer sans « cérémonie ». Tant mieux, le calme du musée leur sied bien

Début : le voyage à florence
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A suivre

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 21:30

Florence (6)

La nuit à Florence, de San Spirito à Santa Croce, lente promenade.

 

 

Ce premier janvier, nous redescendons tranquillement de San Miniato. Le soir nous trouve sur les bords de l'Arno près de San Niccolo, et nous allons déambuler en contemplant les lumières qui basculent du  crépuscule à la nuit. Nous  dépassons le Ponte Vecchio et allons malgré le froid qui commence jusqu'à la petite place Santo Spirito. Un petit tour dans l'église, et une petite halte à observer les mouvements sur la place. Sur que l'été il doit y avoir un monde fou. Pour traverser l'Arno nous allons jusqu'au pont « Alla Carrata ». On pousse tout droit jusqu'à Santa Maria Novella..  La ville cette nuit est calme. Même s'il y a encore beaucoup de gens qui vont d'un pas pressé, souvent encombrés de paquets, rien à voir avec l'ambiance de la veille excitée, bruyante et arrosée même dans les rues.


Le froid est là. Petit détour par l'église San Lorenzo et sa construction en brique, avant de faire un petit repas soigné chez Gustav Vino. Vraiment original au niveau cuisine, choix de vin qui pousse à en gouter trop. Dommage l'espace un peu restreint. Avant de retrouver l'hôtel, marche digestive jusqu'à San Croce. Le froid s'active, et ma petite femme trouve que nous avons beaucoup marché ce jour là. En repassant devant la plazza de la Signoria encore quelques photos...Quand on se couchera, on aura marché plus de dix heures. Mais je suis comme un papillon, attiré par toutes ces lumières...

début: le voyage à Florence

précédent : San Miniato al Monte

A suivre: les Cantories

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 22:56
Florence (5)
Basilique San Miniato Al Monte

C’est déjà loin le premier janvier ! On est au milieu des élections municipales et je n’ai pas suivi la campagne, juste les résultats. Je lis dans le "monde" et le "nouvel obs" des articles qui me renvoient à notre voyage en argentine. Le vent a fait des petits dégâts sur les plantations du balcon. Je dois déjà repartir le week-end prochain…

 

Le bureau est encombré, j’ai beau faire des dossiers les piles montent et sont instables. Il faudrait pouvoir ranger. Mais je n’ai pas fini mes sujets précédents.

--

undefined Donc le premier janvier nous montions tranquillement sous un beau soleil, mais avec un petit vent froid, vers l’église de San Miniato Al Monte depuis le Ponte Vecchio.

 

Je grappille quelques infos sur un prospectus pris dans l’église. Miniato était un martyr. Décapité. La légende veut qu’il soit monté jusqu’à cette colline, la tête sous le bras. Je ne sais pas qui l’a aidé, mais fallait du courage…On lui a construit un oratoire. Et à son emplacement il y a cette basilique du XIII ème siècle.

 

C’est ça la magie des ballades. Tu es en haut d’une fortif, tu vois au loin un monument qui brille dans le soleil. Tu te demande quoi, et ton routard te dit que c’est peut-être une église. Tu tournes le plan dans tous les sens pour essayer de comprendre, mais en fait, il suffit de suivre, c’est un lieu de ballade très prisé et tu te retrouves dans le flux, en mouvement.

 

undefinedRien de préparé, le hasard. Et quand même tu te dis que ça ressemble au Baptistère où tu es déjà passé plusieurs fois (ouais, tu verras les photos) : les couleurs des marbres, blancs à peine rosé, verts, la structure générale de la façade, même si « plate » et non octogonale…

 

A l’intérieur le chœur est orné de peintures. Le petit document dit que c’est Taddeo Gaddi. Inconnu de moi, mais on en souligne l’importance. Il y a la Chapelle du Cardinal du Potugal, La sacristie et des fresques de Spinello Aretino. J’ai mis quelques photos, mais j’en ai ratées pas mal. Tu sais, il y a un sport où je ne suis pas bien entraîné, la pièce de 1€ pour éclairer les trésors des églises. Trouver la pièce, la mettre dans la bonne fente ! Par deux fois j’ai mis dans le tronc des œuvres. Quand par surprise, ça a marché, le temps que je retourne, que je trouve une place, parce que les radins ils attendent que l’autre mette la pièce, trois photos plus ou moins bougées, et ça coupe. Et t’as pas des pièces pour tout !

 

Mais quand même tu vois la magie de Florence elle est là, tu te perds et tu rencontres des chefs d’œuvres. Pas ceux des grands musées, mais aussi intéressant, et le soir à l’hôtel en regardant tes photos, tu te dis que c’était beau.

 

On s’apprête à partir, il est près de quinze heures et ce jour là encore, on n’a pas mangé, un Jour de l’An ! On retraverse la Nef, et la le soleil passe en oblique au travers les vitraux. Des personnes se mettent dans la lumière et ferment les yeux. Elles restent là, immobiles, recueillies. Je t’ai fait la photo de la lumière, par des gens. Même si des fois, j’ai envie de me moquer….

A suivre: de San Spirito à Santa Maria Novella

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 14:50
Florence (4). Nouvel an.
Le ponte Vecchio et la montée vers San Miniato al Monte

La veille nous avons tellement visité de sites que nous n’avons même pas fait de réveillon. Ballade du soir dans le froid à découvrir des quartiers où nous n’étions pas passés, à regarder les gens : ceux là habillés courraient presque avec des cartons dont on devinait qu’il contenait une petite douceur, d’autres, en petits groupes, bouteille de pétillant à la main erraient sans buts visibles. Attendre l’heure !

 

undefinedNous avions mangé tard. Trop tôt pour se réinstaller à table. Trop froid pour rester dehors. On a donc fait l’impasse.

 

Ce matin du nouvel an le plan c’est d’aller au palais PITTI. Sur tous les guides c’est marqué fermé les jours fériés. Mais on se dit qu’on verra les jardins Boboli. Nous partons donc, traversant la piazza dela Signoria, longeant la galerie des Offices vers le ponte Vecchio. Il n’y a pas le même monde que la veille. Les vitrines des bijoutiers sont fermées. Des vendeurs à la sauvette investissent le trottoir et sur une bâche ou une couverture présentent les petites choses qu’ils proposent aux passants. Pas vraiment le temps d’établir un contact, une voiture de police est signalée par la course de ceux installés plus avant, d’un geste rapide, la couverture est refermée sur tous les bibelots et notre vendeur fait quelques pas pour se mettre à l’abri sous un porche. Le temps qu’on traverse le pont ils auront déplié et ramassé trois fois leurs affaires.

 

Sur le pont on voit les conséquences de la fête, toutes les plantations dans les grandes jarres en terre sont renversées et les poteries cassées. Les hommes occupés au nettoyage, chargent les débris et reposent les plantes dans des pots en plastiques. Ça tiendra si ça veut. Pourquoi faut-il que fête soit toujours synonyme de débordement ?

 

undefinedAu milieu du pont, un coup d’œil sur l’Arno : les barques et les kayaks sont là. Des rameurs s’entraînent, chacun avec ses couleurs. Dans le routard était indiqué qu’il y avait traditionnellement des joutes nautiques à nouvel an. Sur une berge on voit un groupe se constituer ; quelques photos et nous continuons vers la place Pitti. Comme redouté, le palais est fermé. On espérait les jardins, inaccessibles aussi. Nous faisons le tour et montons par la rue Galileo (j’ai fait une photo de sa maison) en direction du fort du belvédère. Un monde fou prend le soleil et laisse son regard se perdre sur toutes les merveilles de Florence. Un coup d’œil sur le plan pour bien identifier ce que l’on voit. C’est plus facile à lire florence depuis le belvédère que paris depuis Montmartre. En faisant le tour on repère une église derrière qui brille dans le soleil. San Miniato al Monte. Une bonne heure de promenade, et quelques photos. Je vous montrerai l’intérieur une autre fois. Aujourd’hui, perdu dans le Béarn et sans notes, Je me limite à notre promenade. Les photos étaient dans l’appareil, c’est pourquoi je vous les offre.

A suivre: San Miniato al Monte
Début :Le voyage à Florence.
Précédant: Le Musée de l'Opera del duomo

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 22:41
Musée de l’Opéra del Duomo
Florence (3)

undefinedQuelle journée ! Ce premier jour à Florence, nous a bousculé. Nous pensions avoir du temps pour nous organiser sur place, mais il y a tellement de choses à voir, et de si longues files d’attente, qu’après avoir flâné piazza della Signoria, parcouru la cathédrale Santa Maria del Fiore, monté en haut du Duomo, il nous semblait qu’il nous manquait encore quelque chose : c’était la Piéta de Michel-Ange. Encore un péage et nous voilà au Musée de l’Opéra del Duomo, où sont exposés des œuvres essentielles appartenant à l’ensemble du Duomo, baptistère et Campanile. On avait surtout cette Piéta en tête.

 

Le musée est encore une bonne surprise (surtout quand comme moi, on ne sait pas vraiment ce qu’on vient voir).

 

Alors pour ce sujet je n’ai retenu que quelques sculptures que je présente dans l’ordre où je les découvre. D’abord des éléments de la première façade de la cathédrale, la Vierge de la nativité aux yeux en pâte de verre. Le sarcophage Farnèse dont une face remonte au II eme siècle. J’ai gardé les apôtres, qui avaient fait l’objet d’un concours, mais il y avait déjà des copieurs !

 







undefinedDonc je découvre plusieurs statues de Donatello et la fameuse piéta de Michel Ange, où il semble s’être représenté. A quatre-vingts ans, quelle puissance. Même si d’un coup de déprime, il essaya de tout casser. C’est cette sculpture et les autres du Musée du Bargello qui m’ont bousculé. Les œuvres volontairement inachevées montrent mieux que tout le travail du créateur. L’innovation, la recherche. Quand on pourra admirer le David, on réalisera mieux la prouesse et le génie. Et les trois œuvres de Donatello si éloignées dans leur conception et leur réalisation : le prophète si austère et classique, son David si mutin et Madeleine une œuvre contemporaine.

 

Il est 17h00 quand on sort du musée, on n’a rien mangé ni bu depuis 9h00 quand on a quitté l’Hôtel. La tête me tourne. Mais il n’y a pas que la faim.

 

Fabuleux voyage
A suivre: du ponte Vecchio à san Miniato del Monte
Début: le voyage à florence

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 16:34
Florence (2)
Le Duomo – Cathédrale Santa Maria dela Fiore

undefined Tu te doutes bien qu’à Florence, berceau de la renaissance, tu vas plutôt visiter des églises que des moquées ou des synagogues. Il n’existe nulle part de musée de la laïcité. Depuis que le président est chanoine, il faut se faire à l’idée que ce n’est pas mai 68 la cible, mais bien 1789 et les acquis de la Révolution Française, les droits de l’homme et l’émancipation de la tutelle des églises. Du coup certaines images de l’enfer et du jugement dernier reprennent tout leur sens. La parabole de « l’ouvrier de la dernière heure » n’a plus de place dans le discours officiel de la rupture. Il n’y a plus de limite à la durée du travail, il n’y en a que pour le salaire !

 

Comment étaient-ils payés ces bâtisseurs de cathédrale ? Comment étaient-ils payés ses tailleurs de pierre, ces ponceurs de marbre, ces hisseurs de charge ?

 
Pourtant c’est beau !
 
Que c’est beau…
 

Les architectes, les peintres, les sculpteurs, les orfèvres sont passés à la postérité. Mais des centaines d’hommes peut-être des milliers se sont transformés en pierres, en voûtes, en arcades, en couleurs, en pavements et autres mosaïques. Il y a un regard derrière chaque marbre vert, il y a mille souffles pour soulever cette voûte et tous ces dos courbés pour soutenir le dôme.

 

Ceux qui ont vu cette fresque sur la coupole, le «  jugement dernier » avec les diables qui dévorent les corps, les fourches pour repousser les damnés dans les flammes de l’enfer, pensent inévitablement « aux Damnés de la Terre », ces ombres aux mille mains qui ont fait qu’aujourd’hui nous contemplons leur œuvre.

 
**undefined
 

Le Duomo, est incontournable. Combien de fois en ai-je fait le tour ? Au moins 2 fois par jour. Parce que c’est le cœur de la ville. Parce que de là partent les longues files d’attente pour visiter les sites et les groupes de touristes qui se pressent derrière la bannière haut levée de leur guide. Des fois une fleur ou un parapluie.

 

Nous trouvons implantés là, outre la cathédrale Santa Maria dela Fiore, avec son célèbre dôme, le Campanile qui est la tour carrée, le clocher d’une décoration richissime, la plupart des objets sont conservés au musée des œuvres du Duomo, aussi sur la place, et enfin le Baptistère dont la voûte du dôme est décorée de mosaïques d’une grande intensité.

 

La visite de la Cathédrale ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, car seule la nef est accessible, le transept et le chœur non. Mais il y a un sous-sol intéressant avec vestiges archéologiques d’anciennes églises romanes.

 

Du haut du Duomo, un point de vue exceptionnel sur Florence : quand comme moi on vient d’arriver, il n’est pas facile de repérer tous les palais, églises qui se détachent du fond de la ville.

 

Je n’ai pas mis le nom des œuvres et des artistes sur les photos, je ne vais pas plagier les guides. Mais rappelle-toi que les fresques de la coupole sont de Giorgio Vasari et Frederico Zuccari. L’architecte de la coupole est Brunelleschi.

 
A tous ces génies merci.

A suivre: le musée de l'opéra del Duomo
Début: le voyage à Florence
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 22:03
Le voyage à Florence.

Les enfants te disent : « on veut faire un beau cadeau à Maman pour son départ en retraite. » Toi tu penses un DVD de plus, je ne sais plus où les mettre, en plus on ne les regarde qu’à la campagne, et la télé ne fait pas le bon format. Des livres ? Elle n’a pas lu tous ceux du Noël l’année dernière. Bref, l’idée d’un beau cadeau te prend de court. On se téléphone, on « s’emaile », il faut trouver une idée de voyage. Depuis longtemps j’avais envie de St-Petersbourg : « t’es fou ! Y fait froid ! Comment tu vas te débrouiller ? »

 

Les enfants te connaissent ! Il faut du cousu main ! Je fais des recherches sur Internet : Clio, club aventure, nouvelles frontières. Mais j’hésite. Comment questionner, trouver une bonne idée, sans tout déflorer ?

 

undefinedOn est à deux jours de l’événement. Un matin, un émail avec un lien. Les enfants sont plus rapides que moi. Je clique. Ouf ! C’est pas tout simple. A tout moment tu dois dire « oui » ou annuler. Et le système est verrouillé, tu ne peux avoir aucune information avant d’avoir donné ton accord. Tant que tu n’as pas donné ton numéro de carte bleue, tu ne peux rien savoir, sinon les dates de départ et de retour, et la qualité de l’hôtel.

 

Toi t’as repéré le nom de l’hôtel, tu y vas sur google. Et là, pouf ! Impossible d’avoir une réservation sur la période, ni d’idée sur les tarifs. Pouf ! Pouf ! Tout est verrouillé.

 

Tu es un vieux du web, tu devines qu’ils t’ont collé un cooky, et vas-y petit gars, tu vires tous les historiques, les traces et les cookies. Tu reprends ta recherche, et impossible d’avoir une idée de la disponibilité et des prix de l’hôtel que tes enfants ont sélectionné avec le lien.

 

Ils disent que tu voyages avec « Al Italia », et c’est tout compliqué pour comprendre les vols, les horaires, les aéroports de destination.

 

Bon, tu te résignes, tu re-cliques sur le lien que tes enfants t’ont transmis, les dates sont les mêmes que lors des autres recherches, tu essayes de changer, mais ça coince quelque part. Comme on est retraité, c’est pas à un jour près. Donc j’accepte le voyage proposé. Et la tout s’enchaîne vite : les prix son garantis, ta commande n’est validée que quand tu as payé intégralement, toutes les informations utiles à ton voyage te seront transmises par email sous 24 h. T’as un téléphone ( 1.35 la mn) pour toute demande d’information. Maintenant décline-toi : le nom des voyageurs, les téléphones, le numéro de carte bleue.

 

Le lendemain t’imprime le joli message. Dix pages pour les conditions générales et l’assurance que tu as souscrite parce que ça ne te proposait qu’annuler ou accepter. Un petit numéro pour tes billets d’avion. Et l’adresse de l’Hôtel. Bien sur, le rappel du message si tu veux de l’information par téléphone. Tu te dis qu’à plus d’un euro par minute, si tu tombes sur un italien qui connaît Zidane, tu n’es pas près de savoir si ta réservation est OK.

 

Je suis tellement angoissé par les conditions de cette souscription, que je nous organise pour arriver à Roissy une heure trop tôt. Sur le billet imprimé, le vol Al Italia est assuré par Air France. (En fait c’est un autre transporteur qui s’y colle ).

 

Je vois un gars emprunté qui se fait aider par une hôtesse, pour tapoter sur un terminal que je n’avais pas vu, ou plutôt, dont je n’avais pas compris qu’il était mon interlocuteur ! Car quand tu as acheté un e-billet, tu t’adresses à une e-hotesse, qui te pose des e-questions : Avez vous un passeport ? T’as pas le choix, c’est oui ou non. Tu vois pas comment tu vas embarquer, mais tu réponds au e-terminal-hôtesse. Avez vous des objets coupants, pointus, dangereux, liquides et je t’en passe. Là t’as compris que si tu réponds oui, ton voyage de noces, tu te le fais à Roissy ! Enfin la page magique s’affiche, saisissez votre numéro de e-billet. Vous voyagez seul ? Mais non je suis avec ma femme… Choisissez le nombre de billets. L’angoisse d’arriver au bout du truc et qu’il t’envoie paître, le e-terminal. Deux noms s’affichent. Je clique sur le mien, un billet sort à mon nom. Encore un message, pas le temps de lire, ma femme s’inquiète : « Et le mien ?». Sur l’écran trois zones, le nom de ma femme, annuler, terminer. Te goures surtout pas !

 

Toute une vie d’informatique pour baliser devant un terminal.

 
*
 

Le taxi nous dépose devant l’hôtel dont l’adresse est sur l’e-mail que j’avais imprimé. Accueil tonic. Vrai sourire. Le nom ? Aye ! Nous avons un petit problème ! Nous vous avons trouvé une chambre dans un autre hôtel. Pas loin… demain vous pourrez revenir….

 
*
 

J’avais posté pour mes vœux une vieille photo d’un apollon très surfait. On en a vu des beaux. Surtout des David ou des Bacchus, des Persée ou des Hercules et un Brutus sidérant.

 

Juste quelques images, tout venant, pour que tu aies envie de voir la suite, ou de ressortir tes vielles diapos.

A suivre: le Duomo

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 23:10
Le Mont saint Michel
Première Découverte du mont saint Michel

10-la-fleche-st-michel-248.jpgPourquoi ?
 
Hein ! Pourquoi ?
 

Pourquoi il aura fallu que j’attende d’avoir plus de soixante deux ans pour aller pour la première fois au mont Saint-Michel ?

 

Sûrement parce que j’en aurai tellement entendu parler, j’aurai tellement vu de docus à la télé que j’ai pensé : à quoi bon? Que verrais-je de plus ?

 

Plus jeune, quand tu as tes premiers congés-payés de salarié, tu as un besoin d’évasion, d’indépendance, de dépaysement, de friche culturelle. Là, tout a été piétiné, remâché, relifté. Tu n’y crois pas.

 

Le temps passe. T’achètes un, deux livres sur le sujet, tu laisses passer le temps. Entre amis on se dit : « tiens cette fois j’irais bien au Mont saint Michel ». Ah ! Oui ! Il faut y aller ! Mais il y a beaucoup de monde, je ne sais pas la bonne période. Et puis c’est devenu trop business…

 

Quand je passe voir ma petite maman à l’hôpital, je lui dis : « cette année, je voudrais bien passer une journée au Mont saint Michel ». Elle s’extasie. « Avec ton papa on a fait ci et ça. Ah ! l’omelette de la mère Poulard ? Tu sais combien ton papa aimait les œufs ! Eh bien, il a calé. Et puis, le bus qui devait repartir à cause de la marée, et untel qui n’était pas là. Il y avait la sirène et les haut-parleurs. Mais il ne se pressait pas. Qu’est qu’il faisait déjà ? Oh, je ne sais plus. Mais on a eu peur d’être attrapé par la marée. C’était beau ! »

 

Qu’ajouter de plus ? Beau est petit. Si tu sais passer le coté mercantile, le lieu est magique ! D’ailleurs les connaisseurs parlent de « ceux qui travaillent, qui combattent ou qui prient ». Aujourd’hui restent essentiellement ceux qui travaillent ! L’archange la haut semble le seul à combattre ! Ceux qui prient ? Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, disons qu’on a vu des bus de scouts ou louveteaux avec leurs uniformes et leurs fanions d’un autre age. Ils n’étaient pas plus « étranges » que les  touristes asiatiques, descendant des bus   arrivés à 18 h pour un retour obligé à 19 h00. Ils flashaient le rocher dès la descente du bus. T’aurais dit un commando lâché d’un hélico. Prêts au combat ! Et la visite du monastère était fermée depuis longtemps...

 

On y a passé toute une journée. Avec une nuit la bas. C’était une nuit calme, et pourtant chaque murmure du vent nous faisait bondir à la fenêtre. Le soleil du soir et du matin, la mer qu’on perd et redécouvre ! De la magie ! Et l’accueil ? Super ! Malgré la foule, que des gens attentionnés !

 

Je te reparlerai dès que j’aurais un peu trié mes photos et vidéos de la visite. Mais sois sur : Faut y aller, en profiter ! Tiens pour te donner un autre exemple, ça vaut les Pyramides ou le Machu Pichu.


 
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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 21:16
Lumière sur Gironde
 

Nous quittons Pontaillac et nous décidons de suivre les petites routes du bord de la Gironde. Notre objectif était Talmont. Pour cette première rencontre nous nous arrêtons partout. Même pas de guide… juste nos yeux ouverts, et notre plaisir d’être là. Dans les églises, les syndicats d'initiative on grappille un prospectus...

 
-On va aller jusqu’à Blaye. Tu crois ? On verra.

Port-Maubert-DSC00066-copie.jpg
 

 Ça n’est pas important. Du coup, avant Talmont nous nous arrêtons à Meschers-s-Gironde. C’est simplement la lumière qui nous stoppe. Dans cette dernière semaine de février le soleil est présent et donne une lumière basse et crue. Il y a du vent. Les nuages d’abord légers passent vite. Dans l’après midi ils seront plus lourds, jusqu’à donner un orage violent, d’éclairs, coups de tonnerre et pluie magistrale. Pourtant le contemplateur que je suis est heureux.

 

Il n’y a pas grand monde, presque pas de circulation, pour moi qui se perds aussi facilement à pieds qu’en bagnole, c’est un régal.

 

Quelle lumière blanche des « falaises » de Meschers me fait m’arrêter ? Cent mètres et là, plein de sollicitations pour des grottes. Sans guide! Ça vaut-y d'y  aller et laquelle choisir ? Et bien ce sera Matala !

 

Tu n’y crois pas : Matala ? Pour toi : Matala, c’est cette plage si douce, apprivoisée par les hippies au sud de la Crète, où des fumeurs de « hash », entre deux baignades dans cette mer quasi tropicale, s’installaient dans des grottes creusées depuis des siècles dans les falaises de craie. Ça c’est les années soixante dix. C’est quoi ce Matala là?

 

Ben… C’est aussi les années soixante dix. C’est aussi des grottes dans des falaises. Aujourd’hui il ne reste plus que quelques chambres « vue sur la mer »…Je t’ai mis dans l’album photo les signatures de Johnny, Sylvie, Pollnaref, et même de Maurice Biraut, qui fut le faire valoir de Gabin et Delon dans «  Mélodie en sous-sol ». Tu connais pas ? c’est pas grave. C’était une époque où le cinéma de « truands » se prenait au sérieux. Va plutôt te marrer avec « Boulevard de la Mort » de Tarrentino. T’es encore dans les années soixante dix. Tu fumes que de la clope, tu picoles comme plus personne n’ose, et c’est pas Averty qui met des poupées en celluloïd dans un presse purée, c’est du vrai carnage ! Dans la bande son –super- je ne sais plus si c’est Sylvie ou Françoise qui chante en français, ça vaut. Puis tu as une sorte de remake incarné de « Duel », et la vengeance des « Drôles de Dames ». Le pied...Quand même les US, faut pas y envoyer tes mômes. Y a pas d’être vivant. Ceux qu’on y voient dans les films sont déjà morts, même quand ils dansent l’amour. Sinistre !

 

Mes cartes postales sont ringardes ! Ouais, peut-être ? Si je me sens bien, si j’apprécie ces lumières, si je peux prendre le temps de regarder se former l’orage, et de me laisser déborder par la pluie et le vent, m’installer tout trempé dans ma caisse et dire en essuyant une mèche qui goutte sur le volant :

 
-alors, on y va à Blaye ?

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    Bonne annné 2014. Tu ne pensais pas mettre un post pour le passage à l'année 2014. Ton blog va finir, tu n'en renouvelleras pas l'abonnement. Il faut dire que tu n'as plus l'esprit à la légèreté d'une bonne ballade en VTT. Depuis le Roussillon, où il...
  • Canal de l'Ourcq tranquille.
    C'était un beau dimanche tranquille. Tu étais sorti de bonne heure. Quand tu arrives au bassin de la Villette, les joggers toniques y vont de leurs foulées allongées. Il y en a même en short et bras nus. Quelle température ? Pas plus de 6 ou 7°. Les conditions...
  • Montmartre – Paysage d'automne.
    Le Sacré Cœur tour d'observation. Tu venais de passer une semaine difficile, il fallait te bouger pour retrouver un peu de dynamisme. Ta balade favorite te conduit naturellement, à pied, vers le canal de la Villette et le canal de l'Ourcq. T'as usé presque...