27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 14:30

phnom penh - palais royal

Carte postale du Palais Royal. Phnom Penh , grande ville au bord du Mekong. Des trésors d'architecture du XXème siècle. Le roi est dans ses dorures comme un coq en pâte.

photo du 23 janvier.

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 14:20

phnom penh - palais royal
phnom penh - palais royal
par AlbumRJ


Dans les hôtels ou les PC sont en libre service, tu les trouves configurer de façon très surprenante, depuis quatre jours, impossible de transférer des photos. Ce soir, ça marche. un petit coup d'oeil sur le Palais Royal a Phnom Penh

Photo du 24 janvier.

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 21:17

 

Le désert ce n’est pas le vide, c’est un silence habité.

 

Tamanrasset Assekrem - désert - silence --7Après une demi-journée de marche laborieuse derrière les chameaux, dans le premier col fait de roches brutes ciselées par le vent, tu te rends, dans une dernière course vaine, tu remontes la caravane, fait signe au guide touareg que tu te rends : Tu va grimper sur « ton » chameau. Le souffle court, les pieds chauffés par le sol et le sable qui a empli chaussures et chaussettes, tu passes la jambe au-dessus du cou de l’animal agenouillé, bien maintenu par son maitre. Sur la selle en bois, malgré le tapis, tu ne trouves pas ton aise. Tu te sens comprimé.  D’un mouvement de bâton vers le ciel, il commande à la bête de se redresser. Ils avaient beau te dire d’appuyer tes deux mains sur la croix de bois devant toi sur la selle, la notice n’était visiblement pas claire. Les pates arrières se relèvent et tu glisses en avant  sans pouvoir te protéger. Il avait dit la croix ? Où est la croix ? Quand tu comprends, le chameau se relève déjà sur ses pattes de devant, ton angoisse douloureuse disparaît.

Il te faut du temps pour comprendre la position de tes pieds sur le cou de l’animal. La côte est sévère, et tout d’un coup tu ressens le soulagement d’être calé la haut. Presque l’euphorie de découvrir le paysage à deux mètres de haut.

Dans cette courte montée, le soleil te domine. Presque pas de vent. Tu n’entends plus ton talon heurter la pierre dure, ton cœur déraper quand ton pied glisse sur le sable fin du caillou. Tes jambes dures qui quelques minutes avant demandaient du repos, commencent à se laisser bercer par le lent balancier du cou qui accompagne le pas lent mais puissant. Même tu pourrais dormir, tellement tu te sens bien.

 

La couleur de la pierre te réveille. Au col un vent froid devant toi bataille avec la sueur de ton dos. Pas longtemps. L’ombre te prend. L’air est frais. A cette heure le soleil ne combat plus. Il laisse la pierre gelée, cajoler les courants descendant des hauteurs. En une dizaine de minutes t’as perdu vingt degrés.

 

Les photos faites d’une main se révèleront moins bien que tu l’espérais. Mais elles témoignent encore.

 

Les premières émotions passées, on se laisse porter. Le pied du chameau ne rencontre pas le sol avec la sècheresse du sabot d’un cheval. Le bruit est étouffé, la patte n’est pas raide mais souple, le pas amorti. Tu ne sers à rien. Il suit. Alors le silence devient puissant. Devant toi les têtes oscillent inclinées vers l’avant.

 

Quand la route oblique, tu regardes qui te suit : le chèche ne laisse passer que les lunettes de soleil, tu le reconnais à ses vêtements. Y a-t-il un regard derrière ces lunettes noires ? Tu n’oses l’interpeller. Te retourner sur ta selle a déjà dérangé le silence. Tu ne peux pas ne rien faire ? Te laisser porter ? Ecouter les fins grains de sable couler entre les rochers ?

Par petites bribes, un souffle, une expiration plus poussée, un borborygme, quelques hochements de tête, un rocher déplacé par la marche, les chameaux prennent l’espace du son. 

 

Voir aussi: Randonnée dans le Hoggar. Tamanrasset.

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 15:34

Une tradition bien fragile.

Ou bien foie gras façon sud-ouest produit en Chine.

 canards de la ferme-17

Tu n’aurais jamais pensé à mettre ce petit sujet en ligne, si ce matin à la radio une émission sur l’économie traitant  des canards gras et du foie gras produits en Chine ne t’avait alerté.

Cette après midi tu écoutes le pod-cast et tu comprends mieux pourquoi la finance qui prend le contrôle des coopératives, joue un rôle  essentiel dans l’appauvrissement de nos campagnes.

 

Le foie gras, c’est pas ta culture, t’en as gouté pour la première fois en 1976. Ton gout s’est satisfait pendant longtemps de patates au lard, et d’un "rillettes cornichon" au zinc avec un petit sauvignon.

Même le confit de canard, tu l’as inscrit très tard dans ton éducation papillaire.

Pourtant tu t’es fait plaisir à être capable de distinguer les préparations, de partager autour de ces produits du Béarn, avec tes amis, ta famille,  un vrai moment convivial et festif. Et puis doucement t’as eu moins envie. Une sorte de désamour…

 

Un hiver où tu es là-bas, en pleine saison de gavage, t’es dans un petit bistrot pas loin du marché. Il y avait eu l’épisode de grippe aviaire. T’es devant ta bière, et derrière toi t’entends des hommes. Quand tu te lèveras, tu verras qu’ils étaient trois. L’échange porte sur les canards.

-         Moi, j’ai pas réfléchi une minute, le véto est venu, il a tout vacciné.

-         Même ceux qui partaient au gavage ?

-         Tout !

-         Ça va ?

-         Ça va, oui, mais cette année, c’est difficile !

-         Ah ?

-         Je sais pas ce qu’ils ont, ils veulent pas manger !

-         T’as changé quelque chose ?

-         Rien…

-         Moi, ça va, ils mangent bien. Ils se battent un peu, mais ils viennent bien. Tu les nourris avec ton maïs ou avec l’aliment « xx » (t’as pas retenu le nom).

-         Non, c’est devenu trop cher, j’ai pris « zz », ils m’ont dit que c’était bien.

-         …

 

Pus tard t’entendras à la radio, que les antibiotiques, ne sont pas très bien contrôlés, et forcément on en retrouve la trace dans le foie.

Ça t’a un peu gâté ton bonheur.

Mais pas l’envie quand même.

 

Au hasard des marchés tu retrouves des commerçants ou une enseigne avec un nom de village qui t’attire. La femme – c’est toujours une femme qui vend – te parle : chez nous c’est une petite exploitation. Elle sort un « press-book » : c'est là, c’est notre ferme, c’est la grand-mère qui gave, etc… Bon, tu vas pas lui demander des comptes sur les vaccins ou les antibios. Tu goûtes, c’est bon, ça te fait plaisir, tout baigne.

 

Au marché à Paris sur l’emballage, impossible de comprendre la provenance. Le commerçant te dit que c’est du sud-ouest. Tout ce que tu vois c’est le nom des abattoirs… Faut faire confiance. Mais au goût t’es déçu.

Tu ne sais plus ce que tu manges.

 

Quand cet été tu lis dans le journal, journée porte ouverte, accueil avec omelette piments, tu résistes pas. Ces canards de la ferme, c’est comment ?

T’arrives très tôt, les stands de petits producteurs régionaux ne sont pas en place. T’es pas attendu, ta balourdise de parigot hésitant, tranche sur l’assurance  des réguliers installés là.  Finalement tu es invité, tu laisses la place libre pour d’autres habitués attendus, tu t’installes un peu à l’écart.

L’éleveur va te faire visiter. Il te parle déjà  de son implantation, de l’espace, te  présente les anciens et verse le vin rouge. Pas dix heures du matin, avec l’omelette faite par son fils tout passe.

 

Il rappelle que le gavage est une fonction vitale naturelle des oiseaux migrateurs. Il t’apprend que les animaux sédentaires ne peuvent être gavés, ça les rend malade. Ensuite qu’il ne faut pas gaver l’été, seulement l’hiver pour respecter le cycle biologique de l’animal. En chemin d’un geste du bras il marque les espaces. Trois zones, dont une seule occupée par les canards. Deux autres libres, pour les prochaines rotations. En permettant au sol de se reconstituer et de faire disparaître naturellement les fientes, il avait pu se passer du vétérinaire, ni vaccin, ni antibio.

Il t‘explique aussi l’espace nécessaire pour que les animaux ne soient pas stressés, ça a des conséquences sur le gavage et sur la qualité de la viande. Par ailleurs, lui, il utilise une souche régionale conservée par un agriculteur de Peyrehorade, le mulard, un croisement entre un  canard de Barbarie et une cane de Pékin. Il achète les poussins à 1 jour. Il les nourrit avec les céréales de sa production. Il te montre le grand séchoir à maïs, en plein air. « A la coopérative ils n’étaient pas d’accord pour qu’on sèche nous même ».

 

Dans l’aire de gavage, il parle de la griserie des canards quand ils ont bien mangé, qu’il fallait faire attention qu’ils ne chahutent pas trop, car s’ils se blessent, le confit ne sera pas commercialisable, trop grand risque que la conservation soit moins bonne.

Le labo, enfin, où les canards sont abattus et traités en vingt-quatre heures. Il présente la traçabilité des opérations qu’ils ont mis au point pour comprendre en cas d’incident les problèmes rencontrés.

A notre petit groupe de visiteurs s’étaient joints des enfants, et d’autres personnes. Dont cette femme que du coin de l’œil, tu voyais sourire « finement », quand il nous parlait du stress des canards, de la température choisie de l’eau pour les ébouillanter avant de les plumer entrainant  des conséquences sur la préparation. Dès lors qu’il a décrit les méthodes de stérilisation, la façon de disposer les boites ou les bocaux dans l’étuveuse, le contrôle stricte de la température enregistrée par un thermomètre enregistreur graphique, là,  t’as vu qu’elle faisait une découverte.

 

En se séparant, tu lui demandes combien il fait de canards ?

-         Cent soixante. C’est tout ce qu’on peut faire sur une exploitation comme la nôtre et en conservant notre façon de faire. Avant on travaillait pour une grande conserverie.

 Il te donne un nom que tu connais, t’achètes encore des produits de la marque. Il t’explique pourquoi il ne pouvait plus continuer.

 

Quand tu écoutes l’émission à la radio, le nombre de canards produits en Chine par cette coopérative béarnaise : soixante mille ! Tu comprends que c’est pas le même produit.  La coopérative prétend qu’il faut gagner le marché chinois. Ce qui est sur, c’est qu’avant peu, la ferme artisanale, traditionnelle qui fait vivre une petite entreprise familiale, en élevant des canards sans stress, sans apports vétérinaires, qui reçoit ses clients chez elle, va se trouver en concurrence avec une montagne de canards dont personne, autre que de rares actionnaires, n’aura pu voir les conditions d’élevage, en connaître la nourriture, savoir les vaccins les antibiotiques, ingérés par l’animal. L’interviewer a questionné sur le chiffre d’affaires. Aucune question sur les méthodes de production.

 

Tu croyais naïvement que les coopératives agricoles servaient au développement de l’agriculture des régions. Les machines à cash implantées si loin ne vont guère laisser d’espérance de survie à nos fermes locales…

Longue vie donc au label « sud-ouest » made in China !

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 13:07

 Rapide visite du château de Pubol, de son parc.

 

pubol dali gala 11Dans les années 60, Salvador Dali occupait de façon récurrente la meilleure place du dimanche midi consacré à la culture, à l’art, ou plutôt L’ART ! Il était haut en couleurs, paradoxe dans cette télé en noir et blanc. Son chapeau haut de forme, sa cape, son bonnet et ses babouches, son langage à double vitesse : des mots complexes énoncés syllabe par syllabe, suivi d’une cascade de phrases rapides. Son accent parfaitement accentué, et le regard vivant faussement fixe, faussement fou, exorbité, ironique, rieur, moqueur, cillant tout d’un coup dans une douce complicité accrocheuse. La cape oscillant autour de lui dessine un espace espiègle insaisissable, la cane à pommeau, tout d’un coup le campe en statue, modèle musée Grévin.

 

On ne nous présentait dans la montre mole que le coté virtuose de l’artiste. L’image trompe l’œil, et la montre fond sous notre regard médusé. Au moment où tu écoutais tant de musiciens qui cassaient les formes, en inventaient de nouvelles, ton oreille suivait avec passion : Pierre Henri, Stockhausen, Xenakis. Mais la peinture, la sculpture n’avaient pas de résonnance en toi. 

 

Dans ton lycée, personne ne prenait cet artiste au sérieux, et aurait pu t’expliquer tous les symboles de la pensée de pubol dali gala 13Dali parfois cachés dans des détails minuscules ou écrasés par la dimension et la virtuosité de l’œuvre. Aucun prof d’art ne rebondissait sur une « pitrerie » télévisée pour analyser son génie, sa créativité. En dehors du Louvre, l’art n’avait pas de salut.

C’est ce manque qui t’avait fait saisir cette opportunité de suivre ses pas, dans l’intimité des espaces personnels : Port Lligat, ou Pubol, ou dans la démesure de son musée Théatre.

 

Le conférencier a le génie de te faire passer de la masse au détail, de la forme au symbole, de la matière à la pensée, de l’usage détourné des objets à leur beauté profonde, de la déformation des formes à l’imaginaire du temps.

 

La visite du château de Pubol te plongera longtemps dans un silence respectueux. Pour une fois tu ne ricanes pas de la foi d’un homme en Dieu, ni du chemin tortueux le menant à son amour pour Gala. Cœur et talent, même combat !

 

Précédent :La villa de Salvador Dali à Port Lligat.

 

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 14:49

Matin à Alger. Vol au-dessus de Ghardaïa. Départ de Tamanrasset.

 Sans titre-1

Qu’est ce qui te fais revisiter ces vieilles diapos ? Un peu le blog bien sur, mais surtout t’as plongé dans ces souvenirs en cherchant une illustration sur le thème du feu. Tout au long de cette lente randonnée, à pied ou porté par le chameau, la principale préoccupation a été le feu. L’eau il y en avait toujours. Le soir, au bivouac, l’enjeu c’était le feu.

Quel désordre ! Tes diapos étaient dispersées sur quatre « mines » de rangement. Tu n’avais pas du les regarder depuis les semaines suivant ton retour. Et elles s’étaient éparpillées au gré des déménagements, et faux « rangements ». Heureusement que tu te souvenais de la photo, sinon ta rage de tout fouiller se serait vite calmée.

Reste le désordre…

 

Ce matin, tranquille, tu re-regardes ce que tu as scanné. Tout est déclassé, tu en es sur. Comment remonter la chronologie ?

Il y a des voyages où tu notais sur un calepin les sites où tu photographiais. D’autres où tu prenais des notes. Parfois tu annotes un guide. La rien.

Tu  ne te rappelles même pas bien des circonstances du voyage. Comment l’idée s’est-elle formée ? Qui t’a transmis l’appétit de cette découverte ? Pas un livre. J’ai eu un mal de chien à retrouver un livre de photos : « les Gens du Matin – Sahara ». T’avais du vouloir montrer quelque chose aux enfants. Dans la couverture, tu retrouves la photocopie de l’itinéraire. Sur la photo dans l’album, je l’ai souligné en rouge. Le groupe avec lequel tu pars en janvier 1981, c’est « Hommes et Montagnes ». Comment avais-tu connu cette organisation basée à Lyon ? Tu cherches sur internet si ça existe encore. Tout de suite, un article de I-Trekkings.net : » l’agence est en liquidation judiciaire ». Fin d’une époque. Sahara - Alger - Tamanrasset-07

 

C’était pourtant pas un voyage que tu pouvais décider sur un coup de tête. Il n’y avait encore que 4 semaines de congés et pas de RTT. Donc fallait s’organiser. Ton voyage précédent remontait à plus de quatre ans. Ce qui est sur, c’est qu’en plus de la dizaine de jours en Algérie, il avait fallu faire garder les enfants. T’avais emmené ton fils en Franche-Comté, ta femme la fille dans le Béarn. Ensuite les récupérer. Donc ca bouge !

 

Petit matin à Alger. Tu n’y étais jamais allé. Dès le réveil, l’avion pour Tamanrasset. T’étais enthousiaste, pas blasé. Par le hublot tu photographies au-dessus des oasis de Ghardaïa et  Ourgia.

A Tamanrasset, peu de photos du matin dans un soleil cru et rasant. le site est "militaire".  L’Algérie est présidée par le colonel Bendjedid, on sort de la guerre Irak-Iran, des bases militaires, des radars autour de la ville.

On quitte la ville en marchant dans la poussière, trainant chacun son « sac marin ». Il fallait des sacs sans armatures. On a compris quand on a vu comment ils bâtaient les chameaux. On s’arrête devant ce qui sera la piste vers l'Assekrem.  Les chameaux regroupés à l’ombre d’une place que nous avions dépassée, se sont mis en route. De loin nous voyons arriver trois hommes qui les guident. Sur les chameaux les provisions, les gamelles,  et le bois.

Délestés de nos sacs, la caravane démarre doucement. Au bout d’une heure une halte pour nous installer en haut des selles en bois. Ta petite femme est une des premières à se retrouver juchée en haut d’une jeune femelle (ça, on te l’expliquera ensuite).

Une jeune femme et toi, pensent qu’en marchant, ils seront plus à l’aise pour faire des photos. Malgré les injonctions de nos accompagnateurs, nous résistons et commençons à marcher. Le sol sablonneux est très inégal. La route s’élève doucement, le vent et le sable dans la première chaleur ont vite fait de t’user. A la halte suivante, les pieds fumants, tu vas apprendre à voyager assis, et te laisser porter.

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 22:32

 Miro Gaudi Dali – Barcelone et autour. (suite)

 

Villa Salvador Dali et Port Lligat 14Ce cinquième sujet sera succinct. Nous devions visiter la villa de Salvador Dali à Port Lligat, proche de Cadaquès. Nous visitions depuis le matin le Théâtre Musée à Figuérès. Mais toujours avec les groupes, surtout dans les voyages dits culturels, il y a du retard au rassemblement. Il est plus de midi quand nous arrivons à port Lligat, un restaurant nous est réservé, mais dans les hauteurs avec une super vue panoramique. Sauf que dans le groupe, le petit kilomètre de marche sur un sentier rocailleux ou mal pavé, suivi d’une bonne centaine de marches bien hautes en bon granit, disperse encore les troupes, et même laisse sur le flanc et dans la chaleur deux octogénaires peu préparés à cette randonnée apéritive.Villa Salvador Dali et Port Lligat 2

Quand tout le monde est assis, et pendant que la serveuse prend les commandes, le conférencier annonce que compte tenu du retard, il y a deux groupes pour visiter la villa de Dali, le premier groupe doit partir maintenant, donc sans déjeuner. Les autres, le bus les prendra à 15 h.

 

Nos deux octogénaires décident de prendre le premier groupe, et ils seront aussi rapide à descendre qu’ils ne l’avaient été en montant. Retards + retards, le deuxième groupe ne pourra pas visiter la villa, son créneau horaire étant dépassé. Donc quelques images des jardins extérieurs, je n’en ai pas de la décoration intérieure.

Ma petite femme, dans le premier groupe, a trouvé la visite fascinante. Ses souvenirs ne sont pas très photogéniques…J’ai toujours la sangria en travers de la gorge !

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 15:11

 

Suite de notre ballade dans Barcelone.

 figueres - théatre musée Dali - 03

Quand on entre dans le Théâtre musée de Dali à Figueres, la première impression est la bousculade de la foule et son agglutination autour d’objets réputés mythiques. On a déjà vu la Cadillac au milieu de la cour. Nous arrivons ensuite dans le lieu qui était la scène du théâtre, avec le toit refait en dôme de verre lumineux.

Le clou est bien sur le décor avec le canapé rouge baisé qu’à travers une sorte de grosse loupe, on regarde formant un portrait. Le salon de Mae West

C’est une des caractéristiques du lieu, le trompe l’œil. Mais pas facétieux, trompeur, non ! Un exercice savant de vision courte et périphérique. Allez de l’ensemble au détail, utiliser la lumière comme filtre des scènes. Rien n’est du au hasard. Tu restes ébahi par la connaissance savante mise en œuvre.

Et puis les matières, les formes, tout est utilisé pour que ton regard ne soit pas en repos, que tu t’interroges sans cesse : pourquoi ?

Sur la vidéo tu verras la main du conférencier s’agiter pour exprimer le foisonnement des idées, des principes mis en œuvre. De 1961 à 1974. Quelle patience, obstination, confiance dans cette capacité créatrice sans cesse renouvelée.

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 10:05

 

Dali dans son théâtre musée, une imagination sans limite.

 

dali - Le musée théatre à Figueres 8Tu revisites donc cette vidéo, les deux journées denses à Barcelone et ses environs, organisées dans le cadre des expositions consacrées à Dali. Après un premier musée d’où je ne garde pas d’images, nous filons à Figueres pour visiter le musée Théâtre inventé par Dali.. Le « Teatre Museu Dali ». C’est dans ce village que Dali naquit et mourut.

Nous devons patienter devant la porte, la foule est si dense qu’il faut attendre son heure…C’est l’occasion de contempler la façade, son immense coupole en verre.

Pour accéder à la petite place devant le théâtre, des ruelles : plusieurs statues désincarnées animent leurs ombres et lumières à notre passage.

Notre groupe est appelé, on entre dans la cour en face l’ancienne scène du théâtre. Au milieu la Cadillac surmontée d’une énorme statue. La Cadillac est réputée avoir appartenue à Al Capone.

 

 

Peu de notes sur cette visite et cette statue. Je n’ai même pas retrouvé un guide… Pas sérieux ! C’est vrai que j’utilisais le caméscope comme bloc notes. Il est plutôt vide…

 

Précédent: Fondation Miro. Monjuïc.


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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 21:48

Cogolin ville du coq!

cogolin-07Ouf ! Encore sept cent cinquante bornes, ouf ! T’es content d’être arrivé. T’avais pu éviter le gîte inconfortable de ton premier séjour, paumé entre un bois et une exploitation vinicole. Au milieu de la ville tu peux faire un petit tour à la tombée de la nuit, avant de te restaurer à la pizzéria Del Sol. Peut-être pensais-tu avoir fait des photos de la ville lors de ton précédent passage, mais quand tu regardes ce soir tu ne retrouves que quelques clichés façon  « note mémo ».

Au deuxième passage, ce qui te paraissait un gentil délire kitch : le symbole du « coq », d’où Cogolin tire son nom,  s’avère un motif de décor lourdingue, répétitif et pompier.

L’autre fois, c’était la semaine de Pâques et les pâtissiers avaient fait des prouesses de déclinaison du motif du coq dans toutes les postures et coloriages. Sur le chocolat, ça avait un effet bœuf !

Dans les guides on t’explique que c’est un coq accompagnant la dépouille d’un martyre  trouvé sur la plage de la baie proche, un certain Torpes, qui est à l’origine de la ville, de son nom. Dans chaque boutique la déco est « coq » !

Notre déambulation à la recherche de décontraction et de fraicheur nous amena devant le musée Raimu et dans cette pizzéria dont le proprio a bien voulu que tu photographies le décor renouvelé récemment. Juste un seul coq. Autrement le style est résolument américain, avec des détails qui touchent un gars intéressé à retrouver des objets d’enfance tel ce pulvérisateur de fly-tox, avec lequel il a mené des combats acharnés contre les insectes, et ce train électrique qui anime l’espace du plafond.

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