23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 13:36
Egypte (10)
Abou Simbel


08-nefertari.jpgRéveil à deux heures vingt !
 

T’as beau être en vacances, ça secoue. On ne sait pas trop comment s’habiller, chaud, froid … Nous descendons du Queen of Hansa, coups d’œil aux sentinelles endormies, puis montons les marches au-delà du quai pour trouver un bus qui nous attend. Nous roulons vers la sortie d’Assouan, après le premier barrage, et nous stationnons dans une avenue interminable remplie de bus de tous ages. Il en arrive régulièrement. Certains remontent la file pour se trouver une place en tête, d’autres s’arrêtent derrière nous. Le guide égyptien quitte le bus puis, une vingtaine de minutes après revient avec un soldat mitraillette sur le coté. Il monte ; Nous regarde et s’installe sur la première rangée de fauteuils. Vers trois heures bruit de démarreur, et en quelques secondes tous les moteurs chauffent. Un quatre-quatre militaire remonte la file et tous s’élancent. Combien de bus ? Peut être cinquante peut être plus, il y a du monde. Après quelques kilomètres pour sortir complètement de la ville, les derniers lampadaires s’éloignent et la nuit se ré-installe. Mais la route va chauffer… doucement la vitesse augmente. Nous voici derrière un bus à le toucher, écart brusque et lent dépassement. Combien de temps sommes-nous au delà de la ligne continue ? Dix minutes au moins. Je vais un peu dans l’allée, savoir ce que le conducteur voit. Rien. Devant nous des dizaines de bus doublent, et nous nous retrouvons à cinq mètres de celui qui nous précède. Quelle vitesse ? Le compteur est débranché… Le moteur tourne à fond. Route noire dans le sable éclairé par la lune. 07-femme-enfant-ramses.jpg
Aucun repère, le bus fonce. Cette première heure est un vrai départ de F1, puis lentement, mais toujours à fond, les bus reprennent une place dans la file de droite. Les intervalles s’agrandissent, encore un ou
deux qui nous dépassent, puis les derniers feux rouges s’amenuisent au loin. Je regarde autour de moi, les têtes sont retombées sur les appuis, elles dodelinent tranquillement. Il fait plutôt froid. Sur sa banquette le militaire roupille profondément, les deux mains sur le canon de son arme, le menton dessus. Sa casquette est tombée. La routine !

 

Six heures trente. Le soleil est la depuis longtemps. Le sable est d’un ocre orangé. Très brillant. A plusieurs reprises nous avons longé le lac Nasser. Et nous arrivons à Abou Simbel. Les consignes sur les toilettes, l’heure du retour, et avertissement à se retrouver dans quelques minutes sur la grande esplanade en haut des escaliers pour les explications utiles.

 

Quand nous y sommes, il y a à droite le lac Nasser avec le soleil à peine levé droit dans les yeux, et de l’autre les deux temples enfouis dans leur décor de roches bétonnées. Le temple est presque rouge dans ce premier soleil. Trente ou quarante bus ont déjà libéré leurs touristes avides. La place est envahie. Notre guide prend la parole devant le site. Ce 04-femme-ou-fille-de-ramses.jpgn’est pas « soldats du haut de ces pyramides etc… » mais le cœur y est. Pourquoi on n’y va pas ? Comme toujours, parce qu’interdit de parole à l’intérieur du monument, il nous fait la visite par oral. « Alors quand vous entrez dans le temple, à gauche la bataille de Kadesh, à droite une fresque représentant Ramsès pourfendant ses ennemis, et dans une petite niche derrière la rangée de colonnes vous verrez ceci cela… »

 

Je n’ose pas partir. Je ne sais pas s’il y a des billets à présenter. Et elle a peut être une astuce pour nous éviter la bousculade… elle nous lâche, comme au tiercé quand le grand filet qui retient les pur-sang s’arrachent, le groupe fonce. Vers où ? D’abord le grand temple d’Abou Simbel. Les statues colossales de Ramsès. Les statues, avec à ses pieds, ses femmes ou  ses enfants. Rencontre des fresques et bas reliefs. Le pronaos, et bousculade pour accéder au Naos, le sanctuaire où siègent quatre statues : Ptah, Amon, Ramsès II et rê-Horakhty

 

La visite du petit temple sera plus difficile. Bousculade, tout le monde parle et devant la moindre fresque un amas de gens te masque la vue. Ce temple dédié à Hator a été construit par Ramsès II pour la reine Nofrétari. Petite dédicace «  Nofrétari par amour de laquelle se lève le soleil. »
A suivre; d'Assouan à Kom Ombo.

Précédant : le temple de Philae

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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 17:35
Egypte 8
Philae – le Temple d’Isis.

26-enfin-seul-au-temple-de-philae.jpgQuelle journée bien remplie ce 15 novembre 2004 ! Debout à 1 h 00 du mat pour prendre l’avion. Arrivée à Assouan. Grande journée de ballade en felouque vers la rive gauche du Nil et les tombeaux des nomarques, détente sur l’île Kitchener. Après un petit retour à Assouan, nous retrouvons notre bateau, le Queen of Hansa. Nous sommes accueillis avec des serviettes chaudes parfumées au citron. Petite collation et bus vers Assouan ville.

 

Pendant notre retour de l’île Kitchener, j’ai pris en vidéo une sorte de course de felouques entre les rochers de la première cataracte. Je la mettrai à part ; certains trouvent que je traîne, que je ne vais pas droit au but, vers le cœur de notre voyage archéologique. On y arrive avec ce sujet sur Philae.

 

Nouvelle étape après notre repas, la visite d’une carrière de granit. On y apprend comment les ouvriers de l’époque choisissaient les blocs, repéraient les lignes de faille pour les découper sur place, avant de les extraire. En suivant ces lignes de faille, ils plaçaient des coins en bois qu’ils mouillaient pour faire gonfler et élargir la faille. Des fois comme ici la pierre casse et c’est le rebut. Il paraît que c’est de là qu’ont été extraite la plupart des obélisques des pharaons.

 

Visite aussi du musée de la Nubie. C’est l’occasion de se rappeler que la première cataracte défendait la frontière avec la Nubie, qu’il y avait de vrais échanges entre ces deux régions.

 
Juste une petite photo…30-image-du-mus--e-de-la-haute-Nubie---Assouan.jpg
 





Puis nous reprenons le bus et dépassons le premier barrage sur le Nil et nous prenons une barque à moteur pour rejoindre l’île d’Agikia où se trouve le temple de Philae. Je n’ai pas pu m’empêcher de mettre sur la vidéo notre arrivée vers ces temples. La vue d’ensemble qu’on a depuis le Nil est fabuleuse, et une fois sur l’île on rejoindra la grande armée des touristes. J’ai gardé une image imprécise du nilomètre. Mais sur l’ensemble les images dans la couleur du soleil couchant sont un bon souvenir.

 

Te rappeler d’abord, que le temple que nous visitons, a été reconstruit sur cette île entre 1970 et 1980, par l’Unesco. Il avait déjà été noyé par le premier barrage (1902) que nous venons de dépasser. Et le Nil montait alors jusqu’aux chapiteaux. J’ai retrouvé dans un vieux « Geo » des photos montrant les temples noyés. Impressionnant. Mais moins que la découverte de ce lieu reconstitué, et qui redonne les perspectives et restitue le sens sacré de ce temple.

 

Tout près de l’Ile, il y avait un îlot au milieu du Nil (englouti aujourd’hui), Biga ou était réputé reposer Osiris. Le temple était dédié à Isis son épouse qui l’avait ressuscité…Toute l’architecture du temple, ses pylônes, ses salles, ses représentations rituelles donnent une idée de la puissance de ces civilisations.

 

C’est le moment de ressortir tes vieilles diapos, et de refaire le voyage.

 

A voir aussi: régate en felouque dans la première cataractewww.dailymotion.com/video/x3fklc_regate-en-felouque-dans-la-premiere

A suivre: Abou Simbel
Précédant: l'ile Kitchener
Début : Arrivée au Caire




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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 07:35
Egypte (7)
Jour de fête sur l’Ile Kitchener

la-1ere-cataracte--depuis-l---le.jpgToujours le troisième jour de notre découverte de l’Egypte, et notre premier jour à Assouan. J’ai eu du plaisir à t’emmener sur le Nil et à te faire découvrir - peut-être - les tombeaux de nomarques. C’est en revisitant ma vidéo sur l’île Kitchener que je me suis trouvé devant un petit dilemme, tellement les images me renvoyaient à un instant de bonheur reçu des familles ou des groupes de jeunes qui profitaient d’un jour férié. Journée de détente, de jeu, de rire, de photos souvenirs, dans cet immense parc.

Nous aussi, nous étions libres. Nous avions lâché le groupe, oublié le discours monocorde de notre animateur, et nous le comprendrons plus tard, ce sera notre seule journée sans la présence de police.

promenade.jpgJ’ai laissé le caméscope enregistrer les passages de l’ombre au soleil, faire semblant de découvrir les grands arbres de ce jardin botanique, courir au raz des pelouses vers les familles rassemblées, suivre le ballon derrière ce jeune papa driblant sa petite fille ébahie, aller d’une rive à l’autre s’assurer que l’île est dans le Nil.

J’ai complètement oublié qu’il y a moins d’une heure on m’expliquait les avantages des nouvelles techniques d’embaumement mises en œuvre sous la XIV ème dynastie, à comparer avec celles retrouvées de la VI ème complètement dégradées. J’ai oublié le rôle de la forteresse sur la rive gauche, dans le désert et qui protégeait les caravanes. Car Assouan c’est le lieu de la première cataracte, celle de la frontière avec la « Nubie », et les rochers entre lesquels passent les felouques, paraissent contribuer au décor. Les barrages leur ont enlevé leur caractère redoutable.

Une journée de paix, d’oubli, d’abandon.

Chant des oiseaux, cris des enfants, musiques en ballade, moteurs de bateaux emplissent l’air calme sous les grands fromagers.

Le rappel : « on avait dit trois heures ! Où étiez vous ? on vous attend !»

J’étais bien. Comme si j’avais passé la journée au bois avec mes enfants, joué au ballon, mangé des glaces allongé sur l’herbe, les yeux mi-clos à regarder la cime des arbres.

Le dur labeur du tourisme culturel reprenait et ne me lâcherait plus…

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 22:09
Egypte (6)
 
Les tombeaux des nomarques.
 
Qubbet el Hawa

Nous sommes toujours le 15/11/2004. Notre felouque va accoster l’île Eléphantine. Je reprends la lecture de mes vidéos, de quelques notes (moins de 10 lignes). Il est onze heures du matin, si le caméscope n’avait enregistré la date, l’heure, les commentaires de notre guide, je ne saurais plus de quoi on parle. C’est ma mémoire, et je m’en étais servi pour ça. Du coup, le son est moyen quand il y a du vent, et l’image n’est pas très stable. Mais sa fonction de stylo pour saisir l’instant est incomparable. Mon bloc note numérique !

05-fresque-dans-la-tombe-100-0134.jpg

 

Tu te rappelles, on s’est levé vers une heure du matin, on a glandé pour mettre les bagages dans le car pour l’aéroport. On s’est fait franchement chier à Assouan pour les remettre dans le nouveau bus, on s’est installé dans le Queen of Hansa, et après quelques minutes de détente on repart.

 

Entre temps, la découverte des chambres a satisfait les uns et déconcerté les autres. Bêtement, j’étais le premier à choisir, j’avais pris cabines 1 et 2 pour nous et nos amis. La proue. Et bingo! Comme tu l’as vu sur les images, les cabines sont coupées par l'oblique de l’avant et du coup plus petites que les autres. Tu crois qu’à l’agence ils t’auraient expliqué que c’est mieux la 4 ou la 6. Trop heureux de fourguer l’invendable, surtout au premier client qui passe. Ah ! Merci Clio ! On s’en souviendra ! ( Pour un premier client, j’étais vraiment con, c’était ma troisième visite et je n’avais pas posé la question de la dimension de la chambre, question oiseuse : "elles sont toutes pareilles ?" Réponse en hochement de tête…)   Tu sais maintenant qu’il te faut faire préciser par contrat la dimension de ta cabine et arriver avec un mètre ruban.

 

Je t’ai dit l’autre jour mon émerveillement sur la felouque, je t’en ai remis un peu, sans vouloir te lasser. Juste avant d’arriver sur la rive gauche du NIL, où nous découvrirons les tombeaux des nomarques.

 

Quand je relis mes notes, le mot « nomarques » me titille, souvent je prononce « monarque », je ne l’ai pas bien compris. Dans les petits livres pour touristes achetés sur place, on trouve l’appellation « nécropole des princes ». J’avais retenu que les nomes étaient des provinces, et que les nomarques en étaient les administrateurs. Donc ils géraient la région depuis l’île Eléphantine et avaient leurs tombeaux sur cette rive gauche. Je ne me rappelle plus les principes d’orientation. J’ai gardé trace par la vidéo des tranchées par lesquelles les sarcophages étaient hissés dans les tombeaux, des représentations gravées dans le calcaire de leurs temples figurant leurs hauts faits de gestionnaires.

 

Nous avons visité la tombe d’Heqa-ib, de Mekhou et de son fils Sabni, de Sirenput (1 et 2). Celle de Sirenput II est la plus finement décorée, je t’en ai mis des photos, et notamment celle où le fils rend hommage à son père.

 

Nous avons couru, heureux pendant deux heures le long de cette rive, hésitant entre le spectacle de cette nécropole, et celle du Nil, des villages en dessous, d’Assouan dont on distingue les pylônes acheminant l’électricité.

 

Je sais maintenant, sur ! Sur ! il faut y retourner, mais plus lentement…

 

A suivre:  Jour de fête sur l'île Kitchener.
précédent: Assouan et le Nil
début: arrivée au Caire.



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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 14:27
Egypte (5)
 
Assouan et le Nil

10-vall--e-du-nil-a-assouan-Sans-titre-1-copie.jpg
Après avoir déjeuné dans un restaurant au cœur d’une forêt de palmiers, mais les bus ronflant pour cause de clim, nous somme rentrés le premier soir dans notre hôtel au Caire. Première conférence. Je découvre notre conférencier, Jean-Pierre Corteggiani, dont je laisse le portrait rapide dans la vidéo. Ce premier soir sera consacré à la controverse sur l’existence d’une chambre cachée sous la grande pyramide. J’avais lu des articles dans « libé », sans y prêter plus d’attention, sinon que cela avait servi à faire de la pub pour diverses technologies.

 

014-arriv--e-vers-le-site-.jpgMais je n’avais pas pigé qu’entre scientifiques, il y avait de telles rivalités et des enjeux inavoués. Après nous avoir distribué des photocopies de plan, il explique que des chambres de décharge (terme d’architecture) ont été découvertes dans la pyramide à degrés, jusque là insoupçonnés. Que cela validait une théorie, et qu’il aurait fallu faire des explorations complémentaires qui n’ont pas été autorisées.

 

Cela lui permet de décrire quelques méthodes de construction, d’en déduire l’objet des vérifications à faire. La grande pyramide n’est pas au mieux de sa forme. Le nombre de visiteurs y est contingenté, et certaines explorations l’ont considérablement dégradée. Du coup les nouvelles pistes doivent attendre. Surtout si elles remettent en cause d’autres bien établies.

 

Moi ce qui m’a fasciné, c’est la précision des descriptions de la technologie de l’époque, et quelles méthodes d’investigation elles ont induites. Chambre ou pas chambre, je n’y vois pas d’enjeu.

 

Mais notre conférencier est passionné, clair, attentif à ses auditeurs. Chaque jour son apport enrichira notre mémoire de ce voyage.

 

Nous allons découvrir ensuite nos premières contraintes de touristes. Le réveil matinal, la course aux bagages et les vols intérieurs de nuit jamais trop réguliers.

 

Donc à 1 H 00 du matin réveil pour l’avion pour Assouan. Quand nous atterrirons, il fera jour. Presque plus de temps pour sortir les bagages de l’aéroport que pour le vol…

 

Assouan m’a ébloui. Quand on descend du bus, on voit les énormes bateaux hôtels, mais aussi la lumière sur les collines autour, le bleu du Nil reflétant le ciel. Et partout les felouques filant au vent. Je n’avais pas vu ce jour là que notre quai était pratiquement désert et surveillé par des militaires en arme. C’est au fil des ballades que nous le découvrirons, et aussi donc, qu’il est protégé des quémandeurs. On est entre nous.

10-assouan-les-bateaux-hotel-1.jpg

 

La ballade en felouque jusqu’aux tombes des nomarques est pour moi un régal. Mon caméscope tourne à fond. Autant que les monuments que nous visiterons, ces moments de respiration au milieu de ces paysages grandioses me font un bonheur fou. En choisissant les images, j’ai vu que je me suis un peu précipité pour ne rien perdre. Bof ! Ça se regarde quand même….

 
A suivre: Tombeaux des nomarques
Précédant : La barque solaire
Début:  arrivée au Caire
 



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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 15:50
Egypte (4)
La Barque Solaire.


Curieuse coïncidence. J’avais préparé mon plan de travail sur l’Egypte et notre voyage en 2004. Et ce quatrième chapitre est chronologiquement consacré à la barque solaire de Kheops. Celle du voyage de l’âme des morts. J’ai revisité de l’intérieur, récemment, notre propre rituel, nous aidant à préparer le deuil des êtres chers. Du coup je n’ai pas eu le temps de bien vraiment travailler le sujet d’aujourd’hui. Mais je tiens à ce lien, régulier, dont j’ai découvert récemment, qu’il touchait aussi des personnes que je n’imaginais pas suivre ce blog.

02-la-barque-solaire---egypte-2004-100-0101.jpg

Ce jour de novembre, j’en avais pris plein les yeux. Le Caire, les pyramides, le sphinx représentaient pour moi le portique d’entrée en Egypte comme dans mes souvenirs scolaires. La barque solaire de Kheops est la vraie première découverte, au sens où, je n’en avais jamais entendu parler.

 

Ensuite le guide, là, une égyptienne du Caire parlant un français que j’envie, nous immerge doucement dans la mythologie égyptienne. Le cycle solaire figuration du cycle de la vie. La nuit représentant la mort, le chaos…La construction des barques solaires visait à aider le dieu solaire dans sa course entre la nuit et le jour, et d’une certaine façon permettre aux âmes de vivre éternellement.

 

 Elle nous parle du temple relié à la grande pyramide, aujourd’hui disparu. C’est tout récemment, dans les années 50 qu’on a découvert les fosses où étaient entreposées ces barques depuis cinq mille ans.

 

Elles étaient démontées, associées à leur outillage, tout ce qui les constituait était soigneusement rangé. Si bien qu’une a pu être reconstituée et présentée dans ce musée de la barque solaire. Les fosses où ont les découvre sont immenses. La barque fait plus de 43 mètres de long. Elles sont creusées dans le roc et couvertes de blocs de granite. Protection contre les tremblements de terre. Efficace ! Non ?

 

Ce qui m’a fasciné, c’est la méthode d’assemblage par des cordes et des nœuds savants. Plus de douze cent pièces. Bonjour le lego technique !

 

 Tu vois, payer ton billet pour voir des merveilles pareilles, t’as que du bonheur !

 


Précèdant: le sphinx
Début: arrivée au Caire.
A suivre: Assouan et le nil



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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 16:26
Egypte (3)
– Le Sphinx -

Ce quatorze novembre deux mille quatre, il est un peu moins de onze heures quand nous arrivons à Gizeh, au pied du Sphinx. Des bus tout le long du chemin, des processions de caravanes pour touristes. Partout les gens courent vers le site protégé par des grillages. De loin, le Sphinx m’apparaît presque petit. Et je n’en perçois pas la longueur.

10-a-quoi-pense-le-sphinx100-0113.jpg

Comme nous allons en prendre l’habitude, le guide français nous regroupe un peu à l’écart des bus et à une centaine de mètres de l’accès au site. Et il entreprend une longue explication sur le monument, son histoire, qui représente-il.

C'est le début des éléments déterminant les thèses des différents archéologues.

On constate d’abord, les travaux fait pour le désensabler et le restaurer.

J’ai résisté au plaisir de glisser une image d’Obélix lui brisant le nez.

J’ai fait un tour complet du site avant la fin de l’exposé. Moi, j’étais pris par la lumière, la petite brume qui avait du mal à se lever, la puissance de l’ensemble. Et puis la ville est si près, comment ces ensembles ont-ils pu passer les siècles.

Curieusement pour notre voyage, nous n’avions pas le guide du Routard. Rien que les brochures remises à l’embarquement, et qui se révèlent encore bien précieuses. J’ai plein de bouquins avec des photos et un classement thématique. Je pense que toi aussi.

De tous mes amis, je suis un de ceux qui ont attendu le plus longtemps avant d’entreprendre ce voyage. Donc, chacun a son histoire, ses souvenirs, ses photos. Ce petit sujet, c’est pour te donner envie de replonger dedans.

 

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 15:12
Egypte 2004
 
Grand voyage archéologique
 
2 -Les pyramides.

C’est vraiment mon premier pas en Egypte. Au milieu d’une armada de bus. Et bien sur après une demi-heure d’attente, on apprend que non, on arrive trop tard, les quotas sont épuisés, qu’on ne visitera pas la grande pyramide. Mais l’autre, celle de Kheops. Quand tu sais que t’as poireauté une heure pour tes bagages, arriver trop tard pour ce qui te tient à cœur, ça fait mal.

pyramide----degr--100-0121.jpg
Ouais, qu’est ce que tu connais à la Grande pyramide ? Rien ! Ben fait pas chier, regarde l’autre. Bon. Le deuxième guide revient avec les billets. On n’entre pas tout de suite. L’accompagnateur français n’a pas fini son exposé. Non ! Pas le conférencier dont je t’ai parlé, l’accompagnateur ! On doit rester groupé devant la porte. Elle annonce tout ce qu’on doit voir. Explique avec force démonstration, rappelle l’heure du retour. Plus elle parle, plus le retour est proche….

 

Tout d’un coup me reviennent les blagues de mes frangins : Ah ! Tu parts avec Clio, nous on les a vus. , on a eu deux fois le temps de faire la visite du site et ils étaient toujours dans leur coin à part, à attendre que leur guide les lâche…

 

L’explication est venue plus tard. Les seuls guides autorisés sont égyptiens, à l’intérieur des sites. Du coup le français est obligé de pondre son baratin avant le péage ! C’est insupportable ! Paraît-il que les guident ne parlent qu’anglais. Merde avec toute la tune lâchée il doit y avoir moyen de former les gens habilités !

 

Ah ! Les nouvelles de la chambre cachée nous les auront ensuite, sur le bateau, avec le vrai conférencier. Du coup, je réalise que j’ai payé trois gus : le conférencier, le guide égyptien qui nous accompagne, seul autorisé dans les visites (mais on ne le verra pas), le guide français qui nous bloque devant les sites, et dénigre les qualités des guides locaux.

 

Ce temps perdu fait que tu dois cavaler pour faire un petit peu de vidéo et quelques photos. Sur le moment, je ne me suis pas vraiment rendu compte de ces tirages de maillot. C’est doucement le long du voyage que ce que tu ne comprends pas devient lourd.

 

Pourtant la ballade est belle. J’encadre mes vidéos par des « virgules » de felouques sur le Nil.. C’était le moment de détente.

 

Je te montre le Sphinx la prochaine fois, puis on vole vers Assouan. Là, mon pote, c’est le pied. Tu sais, j’ai descendu trois grands fleuves, le Rhin, l’Amazone, le Nil. Pas de haut en bas non ! Mais sur les centaines ou mille de kilomètres que de découvertes. Sûr, le Nil c’est le plus fantastique. Pas le plus puissant (ça c’est l’Amazone).

 

Moi maintenant j’ai envie de repartir, et pas qu’en bateau !

P.S. Cher concombre : je n’ai pas eu l’occasion d’évoquer mes colères envers les universitaires spécialistes des hiéroglyphes, laisse-moi le choix des armes et du moment !

A suivre: le Sphinx
Début : arrivée au Caire


 

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 14:54
Egypte 2004
 
Grand voyage archéologique
 
1-Arrivée au Caire

L’Egypte, les pharaons, les pyramides appartiennent à mon univers d’enfant, et m’ont toujours accompagné dans mes rêves. J’étais au lycée quand le projet du barrage d’Assouan a été lancé. L’Unesco a fait campagne pour sauver certains temples comme Abou Simbel. Le mythe des mythes dans mon panthéon. Il y a eu une mobilisation, inouïe aujourd’hui, des gamins de 15/16 ans pour cette cause, et le « Courrier de l’Unesco » était la revue la plus lue. Qui sait si elle existe encore ? J’ai jeté cinq ou six ans de collection, il n’y a pas si longtemps. Quand les enfants grandissent, on fait de la place, et puis on accumule tellement. A Paris, il faut jeter sinon t’étouffe…Quand même, la retraite arrivant et me projetant dans ce voyage, tout d’un coup ces vieilles reliques me manquent. Tu as beau voir les plus beaux documentaires à la télé, c’est ton rêve qui t’agite. Retrouveras-tu ce que tu as tant fantasmé ?

 

1--pyramide-de-Kheops-100-0079.jpgUn an à décrypter les catalogues de voyage. Le bouche à oreille te guide doucement vers « le grand voyage archéologique ». Mais tu as retenu que les voyages en car sont pénibles, alors tu fais un mixe avec la croisière sur le NIL. Alors, du coup, il y a toujours un coin qui manque. tu sais que tu n’y retourneras pas de sitôt ; il faut choisir les options. Pour nous ce sera le Delta du Nil et le Sinaï. Sur la brochure ils annoncent un conférencier pour la croisière.. En cherchant sur internet, on découvre qu’il est très connu, passionné, impliqué…

 

Le bateau sera le « Queen of Hansa ». On est les premiers à réserver, on peut choisir les cabines. Bien sur on se gourera, celles à l’avant sont inlogeables, tu t’en aperçois en arrivant. Pour partie ça s’arrangera. Mais ceux qui vibraient au-dessus de la salle des machines doivent encore y penser.

 

De l’aéroport à l’hôtel, la nuit, tu vois surtout les lumières. Le premier soir au bord du Nil, c’est un peu comme sur les quais à Paris. Il fait doux. La circulation est présente mais sans plus. Il y a des promeneurs. Au pied de l’immense hôtel tu ne perçois pas la spécificité de la ville. La grande tour ronde illuminée t’interpelle. Demain levé 5 h00, alors tu renonces à t’aventurer trop loin.

 

Le lendemain, le soleil te réveille dans une sorte de brume ou de brouillard qui nous suivra toute la journée. La fenêtre s’ouvre sur une ville couleur sable qui fait se côtoyer modernité et tradition.

 

L’embarquement dans les bus est plutôt compliqué, car tu n’as pas le droit de descendre toi-même tes bagages. Il y a plusieurs bus. Des équipes de bagagistes doivent tout gérer, avec des étiquettes de couleur. Et tu attends devant la soute de vérifier que ton sac est bien là. Quand tout est prêt, que tu es dans le bus, l’accompagnateur t’annonce qu’un « collecteur des pourboires » demande une somme rondelette à chacun. Comme cela en principe, il n’y aura plus à en donner nulle part. Faut le croire !

 

Mais quand au détour d’un virage, on découvre les pyramides, tout le bus bascule de leur coté d’un seul élan. Elles sont là, encore plus colossales qu’on ne l’imaginait. Le rêve commence…

A suivre: les pyramides

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