29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 13:56
Egypte 2004 (21)
Ramesseum
Ce dimanche 21 novembre est bien rempli. Nous voici maintenant devant le Ramesseum. Temple funéraire de Ramsès II. Ce qui frappe d'abord, c'est l'immensité du site et le nombre de personnes qui travaillent sur les fouilles. Il y en a un peu partout, depuis les tailleurs de pierre, jusqu'à des porteurs de gravas. Une vraie fourmilière. Sur la vidéo, j'ai mis en valeur une petite séquence où une dizaine d'hommes tirent une pierre en la faisant glisser sur du bois. Je ne m'étais pas collé dessus, mais on entend assez bien leur chant pour s'encourager. Combien de mètres ont-ils fait ce jour là, je ne sais. Il fait assez chaud, il y a du vent et de la poussière.
Comme le montre les images, le temple n'est pas en très bon état, et les plus belles statues colossales sont à terre, brisées. Le temple était entouré de bâtiments annexes en briques, je n'en sais plus la fonction. Il devait y avoir aussi un palais et des fortifications. Tout cela a souffert. Il reste un site remarquable, implanté dans ces montagnes du désert.

Précédent : Hachetpsout
Début: arrivée au Caire
A suivre: la nuit à Louxor


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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 11:10

Egypte (20)

Deir-el-Bahari et le temple d'Hatchepsout

 

La veille notre bateau, le Queen of Hansa a quitté Dendérah pour revenir à quai à Louxor. Ce soir là notre conférencier avait cédé sa place à un éminent spécialiste des hiéroglyphes, thème de la conférence. Je t'en ai déjà parlé de ce fameux Gérard ! Il commence par un tonitruant :  « je m'adresse à vous comme à mes étudiants, ceux qui sont venus là en touriste, peuvent sortir de suite, et si vous ne me comprenez pas travailler un peu pour poser des questions ! ». Autour de moi tout le monde était perdu au bout de dix minutes. Comme je m'en étais plaint, et que j'avais revendiqué mon statut de « touriste » il m'avait expliqué que je n'avais pas les pré requis pour comprendre ce que je découvrais au cours de ce voyage. Moi j'en ai surtout retenu, qu'il n'avait aucun pré requis pour cette conférence.

Enfin le lendemain, visite du temple d'Hatchepsout à Deir-el-Bahari. Depuis Louxor, il nous faut reprendre une barque et un car vers la vallée des Rois. En route nous nous arrêtons devant les célèbres colosses de Memnon hauts de plus de 19 m. Puis nous continuons la route jusqu'à l'entrée du site du temple d'Hatchepsout. C'est un endroit un peu magique au milieu des montagnes ocres. Soleil de plomb. Le temple semble appartenir à la terre. Il a été restauré ce qui lui donne un caractère moderne. Il y a trois niveaux -trois terrasses-, des fresques, sculptures remarquables, des piliers à 16 facettes, des rampes d'accès monumentales.

Le site est une petite merveille, il y a un monde fou qui se bouscule. Inutile d'espérer faire une photo cadrée où de faire un bon plan avec ta vidéo. Ça bouge dans tous les sens, les touristes arrivent par vagues, et certains lieux sont quasi inaccessibles. La durée de visite est limitée par les transports et les autres lieux à voir. Dommage. On en sort un peu frustré.

Début : arrivée au Caire

Précédent : Dendérah

A suivre :

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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 16:53
Egypte 19
Dendérah

undefined

Un temple bien conservé. Redécouvert, enseveli sous le sable, par les savants de la suite de Bonaparte. Nous venons de quitter Abydos. Un peu de bus, ce qui me permet de plaisanter à la station service pour un gars qui semble faire le plein avec une petite carriole portant un réservoir d’eau, tirée par un âne.
 
A Dendérah aussi, nous restons sous haute protection.
 

Il y a quand même une vraie tristesse, à faire des voyages dits « archéologiques », et ne pas pouvoir circuler dans la rue d’un village. Le bus comme prison, et tous les gens qui nous croisent nous regardent sans comprendre pourquoi nous sommes enfermés !

 

Le temple est dédié à Hathor. Une déesse. Dans les panthéons, certains la comparaient à Aphrodite. Elle avait son image  sculptée sur tous les chapiteaux. Ce sont les coptes qui ont martelé ces visages trop évocateurs de plaisir et d’amour. Pourtant elle est sculptée avec des oreilles de vache.  Enfin, on a les barbares qu’on peut ! Ce temple abritait la tombe d’Osiris. C’est dire son importance.

 

Uundefinedne comète au plafond montre la sensibilité des bâtisseurs à l’astronomie. Une représentation des signes du zodiaque a été enlevée de ce temple et est conservé au musée du Louvre.

 

Même Cléopâtre et son petit Césarion étaient passées là. Ils sont représentés sur la face arrière du temple.

 

 



On reprend le bateau. C’est pour moi toujours un moment pour contempler la vie sur les berges du Nil. Le passage sous un pont, oblige à mettre à plat tout ce qui est debout sur le bateau. Je me suis réfugié dans la cabine-bar à la proue. J’ai baissé la tête mécaniquement tellement la voûte me paraissait proche.

Précédant: abydos

début: arrivée au caire

à  suivre: Temple d'Hatchepsout
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 15:20
Abydos
Egypte 18

undefinedHier en entendant à la radio que l’Egypte avait gagné la CAN (c’est du foot, pas de l’archéologie), j’ai ressorti mon cahier avec mon plan de travail sur le sujet du voyage en Egypte.

 

Dans les notes de voyage, beaucoup de pages sur les conférences, les dynasties, les hiéroglyphes et tous les symboles dont beaucoup sont venus hors d’Egypte et ont été réutilisés dans tellement de cultures. J’ai refeuilleté le livre de C. Noblecourt sur « les fabuleux héritages de l’Egypte ».

 

Mais je ne suis pas capable de reformuler tout ce qui est évoqué par le temple d’Abydos, sauf à recopier les guides où je rafraîchis ma mémoire. Disons qu’ici dans ce temple de plus de trois mille ans avant JC, on trouve les éléments fondateurs de la légende d’Osiris, d’Isis et d’Horus.

 

Pour arriver à Abydos, le bateau est parti le soir de Louxor, nous descendons toujours le Nil. La vidéo montre quelques images de ses rives au bord desquelles vit une population importante. Curieux rapprochement que ces immenses bateaux de croisières longeant les rivages où les gens travaillent, se lavent, tirent l’eau. Maisons de toutes sortes en terre ou en béton. Ici et là des petits signes de la main. Et puis ces barques qui remontent le fleuve à la rame, et se protègent des remous des masses d’eau déplacées par les bateaux.

 

undefinedC'est un spectacle d'eau d'air et de lumière.  Les berges du Nil ressèrent des paysages changeants. Couleurs du soleil couchant. Vols d'oiseaux.
Pour passer les ponts, l'équipage abaissera toute structures  de protection sur le pont, c'est une distraction. On a l'impression qu'on toucherait la voute de la main.

Au matin un bus nous attend. Pour arriver à Abysos, il y a pas mal de route. Une voiture de police nous précède.
Toute la journée nous serons sous escorte policière. A chaque entrée de village,  nous passerons des contrôles. Il y en a aussi à chaque pont sur les canaux d’irrigation.

 

Aucun contact avec les gens. Les derniers attentats contre les touristes sont encore présents en mémoire. Ils sont listés dans les guides, des prospectus nous ont été distribués pour nous mettre en garde.

 

Tout au long du parcours, pourtant nous voyons les mêmes enfants, comme partout, jouer au foot. Rire, se bousculer, crier.
Comme je les entends au soir de la victoire dans la CAN !


Petite vidéo de la descente du Nil et images du temple d'Abydos



Précédant: Karnak

Début: arrivée au caire

A suivre: Dendérah
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 23:44
Karnak
Egypte (17)

undefinedT’as vu tellement d’images, lu tellement de petits bouquins, que quand tu entres dans l’espace des temples de Karnak, tu prévois de tomber à genoux, illuminé par la splendeur du lieu. En même temps que tu réalises que la splendeur n’est pas dans la puissance des colonnes, la couleur des décorations, mais dans la multiplicité des constructions (temples sanctuaires chapelles), et surtout deux mille ans d’enrichissement continu du site.

 

J’essaye d’imaginer à Paris deux mille ans d’enrichissement d’un site. Pour moi, il y a le Louvre, mais c’est trop récent, et avant …Impossible ! Ce que l’on peut imaginer à partir de ce qu’on connaît est trop limité. Pourtant tellement de fictions nous font voyager dans le passé sans que l’on puisse imaginer comment pendant deux mille ans, les hommes ont développé ce site. Représentait-ils l’Humanité ? La répétition allégorique des combats de Pharaon expose bien l’obsession de se défendre des voisins. Disait-on déjà les colonies pour les territoires sur lesquels une tutelle était établie ? Appelait-on déjà   immigration, ces déplacements de populations attirés par les chantiers permanents ?

 

Donc pharaon devait se garantir les grâces des dieux, et les temples et leurs prêtres impriment leurs rituels sur les façades des pylônes ou sur les colonnes, toujours plus hautes quant on s’approche du sanctuaire, le naos. Et pour montrer au peuple bâtisseur de ces ensembles colossaux, combien pharaon prend soin d’eux et les défend, le paris-match de l’époque réplique jusqu’à la nausée les récits de la bataille de Kadesh sur les murs des enceintes..

 

La bataille de Kadesh me gave. Tous les jours un monument la ressuscite, tous les jours notre guide nous en recolle vingt minutes devant l’entée du site. En plein soleil ! Quand tu as été hameçonné par les bluettes sucrées de C. Jacq, et sèchement recadré par l’autorité de C. Noblecourt, les historiens ont vidé le discours des guides de toute vie et anecdote piquante. On baille…

 

Les deux auteurs cités m’ont vraiment intéressé, ou plutôt excité. Après eux c’est dur…

 

Des temples de Karnak jusqu’à ceux de Louxor il y a une vraie continuité, une perspective architecturale. Mariette a été un des pionniers dans l’organisation méthodique des fouilles et le dégagement des temples. J’ai gardé une coupure du « Monde » de cette fin 2007 annonçant la nouvelle mission confiée à des Egyptologues français sur le site. Les découvertes de statues récentes (2005-06) ouvrent de nouveaux champs d’étude.

 

Beaucoup s’inquiètent des conséquences des remontées d’eau sur les granits et de la sur-fréquentation du site. Car au fond, ces temples étaient réservés au dialogue entre Dieu et Pharaon, avec la médiation de quelques prêtres. Maintenant, il y a du monde, plus que pour un parcours Bastille-Nation.

 
**
 

Tout ce que tu pourras lire sur Karnak te donnera l’envie de « payer pour voir ». Vas-y! Mais prépare-toi à y retourner. A faire un vrai séjour à Louxor et tout recommencer trois fois, prendre le temps.

A suivre; Abydos

Début: arrivée au Caire
Précédent: Medinet habout- le Rameseum


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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 16:19

Medinet Habou et le Ramesseum

Egypte (16)

 

Je ne pouvais pas continuer mes carnets d’Egypte quand certains personnages s’affichent sur les lieux. Je les reprends ce soir.

 

J’ai d’abord mis de coté quelques vidéos sur le passage des écluses pour arriver à Louxor où le Queen of Hansa nous attend. J’ai mis de coté aussi les vidéos sur la vallée des Reines et la vallée des Rois. Les photos y étaient interdites, et nous voir dans les petits trains à contempler

undefinedLes fouilles en cours n’avaient pas trop d’intérêt. Les sites pourtant valent le coup, même si la plupart des tombes sont interdites. On a quand même vu celle de Toutankhamon !

 
 

Après un petit repas sympa pris devant le temple. La petite buvette cafétéria est même citée dans le guide du routard. Nous nous mettons lentement en route. C’est la troisième visite du jour, la première vers 8h00. Notre visite commence par le temple de Ramsès III, et nous allons déambuler pendant trois heures sur ce site magnifique. On passe au temple de Thoutmosis, au Ramesseum et on finira  à la chapelle des Ouadjmès.

 

Le soir nous aurons une conférence sur le bateau où l’Egyptologue explique que pour lui le plus important est de dater une découverte, pas sa valeur (pas de chasse au trésor). Les Egyptiens dataient à partir de l’an x de l’avènement de chaque pharaon. Et un cartouche bien renseigné était pour eux précieux point de repère. Pour moi, l’arbre généalogique familial est déjà assez encombré, sans que je me refasse l’étude des dynasties…

 

Quand je te dis que je fonctionne sur l’émotion et pas la connaissance, tu comprends pourquoi faute d’avoir noté à chaque photo le nom de ce que je regardais, j’ai des difficultés à resituer tout ce que j’ai vu. Pourtant je me suis passionné, tellement c’est grand, c’est fouillé, et finalement si présent par la magie de l’archéologue.

 

La vidéo est un peu longue, même si j’ai enlevé la moitié des images. Les sensations sont toujours là. J’espère que tu en profiteras aussi.

 


Précédant : Esna – barrage – temple de Khnoum - Egypte (15)

Début : Arrivée au Caire
A suivre: Karnak





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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 22:57
Egypte (15) – 17/11/2004
Esna – barrage – temple de Khnoum

undefinedToi qui suis mon voyage avec assiduité, je t’ai trompé. J’avais mélangé des photos d’Esna avec celles d’Edfou. Sûrement obnubilé par les ballades en calèches. Mais là, quand je synchronise les « time-stamps » de la vidéo et des photos, je reprends les notes, il y a un trou. Entre les photos de 9h00 et celles de 15h00. Tu vois je donne raison à cet universitaire nantais spécialiste des hiéroglyphes, à qui j’avais reproché son exposé abscons : Il me regarde et dit, vous n’avez pas les pré-requis pour ce voyage. Il avait déjà chassé pas mal d’étudiants. Moi, j’avais payé mon voyage ; à Clio ils ne savaient pas qu’il fallait des pré-requis, et ils ne m’ont pas demandé de supplément. Pour un universitaire, celui qui n’en connaît pas autant que lui n’a forcément pas le niveau. Et moi je fonctionne sur l’émotion, la beauté, la puissance, la magie, qui empêchent tout discernement dans la connaissance…

 

Donc mea-culpa. Je peux utiliser cette formule sans honte depuis que le notre président est chanoine de St Jean de Latran. De Disney au Vatican, il n’y a que le costume qui change.

 

A Edfou nous avions repris le bateau pour une courte escale jusqu’à Esna. Un immense barrage, pont routier barre le Nil. Et il y a une course digne d’un départ de F1, pour s’engager le premier dans l’étroite écluse. Il y a des dizaines de bateau hôtel qui attendent, prèts à toutes les manœuvres pour passer.

 

Donc nous allons au temple de Khnoum. Calèches et bus. Nous autres pauvres touristes européens, ne savons pas marcher. Il n’y a pas que ça. La police est présente sur le quai et à l’embarquement.

 

Le temple de Khnoum est comme qui dirait en sous-sol. Il faut descendre pour y accéder. Le guide dit 15 m sous le niveau moyen du sol. Les alluvions. Qui l’ont longtemps envahi ! C’est un temple relativement récent, « copie d’ancien ».

 

Khnoum, le dieu Bélier à l’origine de toutes les espèces vivantes. Dans mon tas de photos pas une du bélier…(Nul je te dis !) Déjà on y sacrait la perche du Nil ! Les Grecs avaient appelé Esna, Latopolis. A cause d’elle !

 

Donc les chapiteaux sont ceux de la salle hypostyle du temple de Khnoum.

 

Nous rentrons tranquillement vers le Queen of Hansa. Il va y avoir une longue soirée de manœuvres pour prendre son tour et franchir le barrage pour Louxor. Curiosité, le pont routier est immergé pour permettre à nos bateaux de passer.

Précédant : Edfou-Longchamp ou Chantilly
 
Début : arrivée au caire.




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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 23:58
Egypte 14
Edfou. Longchamp ou Chantilly ?

cal--che.jpgCinq jours de grippe, ou d’indigestion, ou de malaise. Non pas dans mon voyage. Mais là, juste en ce moment. Prince, Emir, dictateur, tu penses que c’est la longueur ou la couleur de la limousine qui fait la différence ? Blanche, grise, noire ? Non, c’est le blindage ! Ah ! Je te vois, tu veux mesurer l’épaisseur des tôles ? Il n’y a qu’un fabriquant ! Non, le blindage est dans le regard derrière les « ray ban ». Les américains se ruinent avec la construction d’un bouclier anti-missiles, ils n’ont pas compris que bien déployée une tente de bédouin est un sanctuaire invulnérable. Les mythes, les symboles, sont plus puissants que toute la technologie des financiers. Le pétrole est-il un mythe, un symbole, un pouvoir ?

 
          *
 

fouete-cocher-2.jpgDonc nous revenons d’Edfou. Tu sais ces voyages dits « archéologiques » pourraient vite être chiants. D’ailleurs un jour il le sera. Je te dirai. Mais Après la visite du temple d’Edfou, nous allons retraverser la ville en calèche. Ce soir en triant mes clips vidéos, tout d’un coup je me dis que c’est un vrai bon moment. Les touristes et les cochers sont en habits d’apparat. Le paddock est décoré de mille couleurs. Les gens se saluent, se parlent. Des petits groupes se forment.

 

Vous rentrerez bien avec nous ? Chère amie ? Nous avons la « 190 », un petit intérieur rouge carmin, avec une petite lisière prune autour de la capote. Oh ! Mais vous êtes déjà quatre. Ça ne fait rien mon mari, aime tellement apprécier les allures du cheval, il se fera un plaisir de monter près du cocher. N’est-ce pas très cher ? Attention au petit marche-pieds ! Surtout, c’est juste adapté pour les petites bottines, pas pour les grosses nike. Chéri, pourrais-tu enlever ta casquette « Ricard », ça n’est pas très convenable au milieu des mosquées. Vous entendez ? C’est la prière ! Délicieux Non ? Chéri chéri, le bateau part à quelle heure ? Bien nous aurons le temps. Peut-être, ne serons nous pas secoués comme à l’aller ? Oh ! Il nous a fait peur ! J’en ai encore des frissons ! Regardez-moi tous ces gens qui se promènent. Comment est-ce possible ? Des touristes ? Pensez-vous … A l’heure qu’il est, que des paresseux ! Nous à sept heures nous abordions le temple !

 la-rue.jpg

On ne va pas rester comme çà longtemps derrière cette bagnole qui pue. Il ne peut pas passer ? Vous avez vu ces jeunes qui s’accrochent derrière. Çà n’est pas très prudent….

 

Allez, je blague…

 

Même pas bien.

 

Mais je te jure que là, je suis heureux. J’ai un vrai plaisir à croiser les gens, ils font semblant de ne pas voir mon caméscope, ils se saluent, ils travaillent, ils vivent. Les rideaux de fer sont soulevés. Les commerçants exposent leurs vitrines. Il y a de l’animation, de la couleur, de la vie.

 

Alors des images de retour du Temple d’Edfou vers le Queen of Hansa, je n’ai pas eu d’effort à faire pour presque tout garder. C’est la magie du web, tu aimes, tu regardes, sinon tu cliques ailleurs.

 

Moi j’aime, c’est mes souvenirs, mes émotions…

Précédant: Visite du temple d'Edfou
Début: Arrivée au Caire
A suivre: Esna - Barrage- Temple de Khnoum

 

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 16:51
Egypte 2004
 
Visite du temple d’Edfou.

08--edfou-hathor-100-0204.jpgDonc ce 17 novembre, après notre réveil à six heures, nous voilà prèts pour démarrer à 7 heures une course de chars. Quatre ou cinq par calèches, nous traversons le village d’Edfou à la vitesse de la lumière pour arriver à l’entrée du temple dédié à Horus.

 

Cela permet un court instant de voir et même de côtoyer des Egyptiens de la rue ! j’ai noté dans le carnet de voyage de ma petite femme :

 

            Les calèches n’ont rien des moyens de locomotion de nos grandes villes européennes, mais elles ont fière allure. Leurs conducteurs sont jeunes, un brin farouche dans le regard, et très directs concernant le pourboire. Les chevaux sont environnés de mouches.

 

Donc ce temple est un des mieux conservés. Le début de la construction date de 237 avant J.C, elle sera achevée aux environs de 70, ère chrétienne.. La conquête romaine avait commencé. Il constitue le plus grand sanctuaire de l’époque ptolémaïque. Plus tard des religieux coptes firent subir quelques dégâts au temple.

 

On nous explique que ce temple est un aboutissement de toutes les traditions millénaires. Qu’on peut y imaginer le rituel quotidien des religieux.

 

Sur les murs des cartouches gravent l’histoire du temple. Des colonnes avec les différentes divinités. La barque funéraire au cœur du naos. Un parfait état de conservation. Il fut redécouvert par Mariette. Trois heures de visite. Ça en vaut la peine. C’est riche. Tout est à voir.03-edfou-Horus-en-faucon.jpg

 




Horus en faucon. Les barques. Les dieux. Tout quoi.
 
Quelques notes de la conférence de JP Cortégianni :
 

            Edfou est le temple le mieux conservé. Le temple est la maison du Dieu. Le naos d’Edfou est à l’extérieur du temple. Exception, car c’est le temple dans temple. C’est là que dans l’habitacle du Dieu s’effectue une espèce de troc : On lui assure des services domestiques et en échange le Dieu remplit son rôle. Chaque année la statue est montrée en procession pour le régénérer.

 
Retour au bateau.
 
Chaises longues le long du bac à eau servant de piscine. Mais ambiance agréable. Un peu de repos. Confort et simplicité. Ma petite femme sera sollicitée par un beau masseur égyptien. Avec toutes ces ballades et piétinements, elle avait « les boulets tendus » comme aurait dit Joly Jumper !

 

 

P.S : plus on Edfou plus….Edfou, Ben Hur, petite ballade en calèche.


 

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 17:33
Egypte (11)
D’Assouan à Kom Ombo

Quel marathon ce 16 novembre 2004 ! A peine de retour sur le bateau, on repart. Nous sommes rentrés d’Abou Simbel dans une torpeur incroyable. A l’heure dite tout le monde est dans le bus et 10 minutes après tout le monde dort. Puis très vite le chauffeur aussi ! J’ai crié et me suis précipité dans l’allée. Il s’est redressé, a passé sa main sur son front et fait signe que tout allait bien. Tu sais la route c’est d’interminables lignes droites, avec un soleil fort qui t’oblige à cligner en permanence. Avec le départ matinal tout le monde est KO. Le chauffeur aussi. Le militaire ronfle profond. Il n’y a plus de convoi. Sur le retour on ne risque donc rien…Sauf le chauffeur qui se rendort une deuxième fois ! Du coup je ne lâche plus le rétroviseur intérieur des yeux, j’ai un pied dans l’allée, je ne lâche pas son regard et lui le mien. De temps en temps un sourire et un geste de la main pour dire ça va. Mais il s’assure que je le surveille…

 

Treize heures quand nous remettons les pieds sur le bateau. La vue des temples nous a transformés en zombies. Le retour des morts vivants…

 

Pendant que la plupart, après une douche fait la sieste dans leur cabine, attirés par les préparatifs de départ nous sommes quelques-uns uns à monter sur le pont du Queen of Hansa pour profiter des divers spectacles.

 

D’abord les manœuvres. Et puis Assouan que l’on découvre autrement depuis le haut du bateau. Surtout le Nil et la nuée de felouques et barques à moteur que nos grands navires hôtels obligent à des virements de bord brutaux pour s’esquiver. Pas d’accrochage.

 

Le soir tombe vite, il y a une vraie brise et les berges du Nil sont des lieux de vie que l’on scrute au loin. Quelques candidats aux chaises longues, un seul nageur pour tester la piscine. Tout le monde d’abrite du vent. Je ne suis pas rassasié. Même si le clip vidéo mis sur Dailymotion te paraît long, j’ai coupé plus de vingt minutes de ces petits instants de découverte de la vie du Nil.

 

12-Kom-Oumbo-100-0199.jpgArrivé à Kom Ombo de nuit. Notre guide nous mobilise. Elle a toute sa pêche ! Après le soleil d’Abou Simbel, la réverbération scintillante du ciel sur le Nil, nous voici débarquant dans la lumière des projecteurs. Beaucoup vacilleront !

 
Dans les notes de ma petite femme, ce passage :
 

« Quelques éblouissements, et pas seulement dus aux beautés offertes à nos regards. J’observe une dame très BCBG qui fait toutes les visites en tailleur sport et chaussures de ville. Elle défaille et est ramenée sur le bateau dans les bras d’un bel Egyptien musclé. Il l’a soulevée avec aisance et ils ont franchi ainsi la passerelle et le pont des trois bateaux après lesquels est arrimé le nôtre. »

 

Martine emportée par ses explications oublie l’heure, car notre bateau repart ce soir pour Edfou. « On avait dit huit heures, il est la demie, le bateau va nous attendre longtemps ? » Ouf, sauvés ! On rentre.

 
Ce soir au restaurant du Queen of Hansa, pour nous gâter, au lieu d’un self, le repas est servi à table, avec un maître d’hôtel qui passe prendre les commandes, et service aussi à table. Ca traîne en longueur. Les tables se vident, beaucoup n’attendent pas pour aller se coucher. Le réveil de demain n’est qu’à six heures. Une vraie grasse matinée !


A suivre: Visite du temple d'Edfou

Précédant: Abou Simbel
Début : Arrivée au caire.

 

 

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