3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 21:51

Derniers rayons de soleil, derniers jours, restent les fleurs !

Tout d’un coup le temps s’accélère. Tu savais, vendredi tu t’en retournes. Pourtant tu ne l’as pas vu venir.

- Quoi ? C’est déjà toi, t’es déjà là ? On n’avait pas dit vendredi ?

-         Je suis vendredi !

-          J’suis pas prêt !

-         Quand même, c’est pas la mort ! Tu pourrais te préparer à temps !

-         Partir, c’est …

Comment te préparer à partir ?

Comment quitter le soleil ?

Comment quitter les couleurs ?

Et dans cette façon de trier les bagages avant de faire les valises, je prends, je laisse, je jette… Il y a comme une sanction : les bons souvenirs, tu prends. Les rêves esquissés tu laisses, tu tâcheras de les revivre la prochaine fois. Les frustrations de ce que tu sais maintenant que tu ne feras plus, tu jettes.

La valise, le sac accentuent les discriminations,  la sélection est impitoyable : cette frontière du possible et désormais des premiers petits renoncements te fait tourner en rond. Si ! Si tu te prépares bien, si t’as pas de bobo, si tu t’organises autrement ? T’essayes de sauver la face ? Tu t’efforces à remettre cette envie dans tes bagages, mais elle ne rentre plus…Tu discutes, mais c’est bien fini, tout te décourage, tu jettes…

 

Dans le coffre à gueule de caïman tu comprimes le VTT. Pas de grands tours ces derniers jours. Des petites choses de la vie quotidienne, les petits au-revoir avec les voisins ont rythmé le compte à rebours, et tu n’es pas prêt.

Tous les jours tu imaginais une ballade, mais un coup la pluie, un coup le dos, rien ne s’enchainait ! Va pour les petits tours qui profitent de l’éclaircie. Mais tourner en rond à raz de terre, décalquant ta route sur l’ombre des cercles des vautours n’est pas jubilatoire. Pourtant, d’abord retrouver la force…

 

Quand tu traverses les bois, les couleurs d’automne sont là. T’as juste laissé l’appareil au repos, dans ton sac à dos il pesait trop. Le grand sac où tu ranges ton fourbi était bouclé quand le copain te demande, toutes affaires cessantes d’aller avec lui à Bellevue, il veut te faire voir une ferme, et si tu peux luire faire quelques images. Alors tu laisses ton coffre-caïman bailler et tu montes dans la camionnette, après avoir vidé le sac.

Quand tu rentres, les fleurs pour le cimetière sont encore là. Elles taquinent les plantes enracinées que les premiers froids font roussir. Il n’y a pas longtemps qu’elles ne tètent plus le tuyau sous la serre, mais elles s’habillent de couleurs chaleureuses et vivantes. C’est leur temps, elles s’exposent. Elles ne savent pas que le gel les aura. Dernières photos avant de ranger, pour de bon. Ce dernier soleil te colle dans le fauteuil, la tête en l’air, derniers vols. Sûr! Demain tu ne seras pas prêt…

 

 

 

 

 

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 15:09

Socoa. Le pèlerinage.

Petit dimanche nostalgique à Socoa.

 

Quand tu reviens là, tu ne peux t’empêcher de penser à quelques souvenirs, 89, 99. ces deux années là, tu avais installé tes parents dans une de ses locations saisonnières qui bordent l’Untxin. Cela ne s’alignait pas comme aujourd’hui sur des dizaines de Km. Ça restait un accueil à visage humain. Trois commerçants, parfois un peu débordé, et tu pouvais encore respirer quand tu marchais sur la route de la baie, jusqu’à st Jean. C’est fini. Il n’existe plus qu’un gigantesque bouchon où les clims consomment plus de gazole que le moteur…

Ces deux fois là, ton père était en convalescence, après des opérations traumatisantes. La première fois il s’est baigné, a joué au volley dans la mer avec tes enfants. Vous avez nagé de concert jusqu’au ponton. Une sorte de résurrection, où tu pensais que la joie pouvait renaitre. En tous cas, pour la gourmandise, il y a eu un déclic. Tout a redémarré. Les fruits de mer, les confits, les paëlla. Oublié les plats cartonnés de l’hôpital.

La dernière fois la souffrance était trop dure pour que le plaisir se renouvelle. La bousculade de la place Louis XIV pour les toros de fuegos, devint d’un coup un supplice. Du bout de sa cane il essayait de se faire un passage, mais la douleur épuisait son bonheur de profiter de la fête.

 

T’avais pris une sorte d’abonnement avec tes enfants. Alors les vacances ? Qu’est-ce qu’on fait ? Nous, on va à Socoa ! Ça s’est répété une petite dizaine de fois, jusqu’à ce que d’autres espaces les attirent. Les repères pris, l’autonomie de chacun avait rendu ces séjours détendants. Puis l’augmentation de la fréquentation avait conduit à un  divorce inévitable. Que de monde !

 

Ce mois d’octobre, il y a encore du monde sur le port. Bien sur les plages sont quasiment vides. Mais pour ceux qui aiment la mer, et qui peuvent se l’offrir, à l’évidence le plaisir est toujours là. Moins de foule t’aide à retrouver tes sensations. T’aime toujours ce coin.

 

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 14:15

Arboretum ou terre brulée.

Les cicatrices de château Bijou.

 

T’avais déjà vu un incendie, il y a bien longtemps, une grange. Tout d’un coup au village de mon père, la sirène, la cloche, des cris. C’était une fin de soirée de septembre. Tu marches vite, tu suis les autres. Les pompiers du village sont là, le klaxon de ceux de la ville se fait entendre au loin. La grange est perdue, tout le travail de la saison, les outils, les machines. Le capitaine crie "sauver la maison ! "  Et les lances se déplacent pas à pas. Là bas dans un recoin d’ombre que des pleurs, des lamentations. Tu n’y étais jamais repassé, le retour à paris, l’oubli.

 

Comme tu passes devant les ruines de Bijou, t’y repenses. Les voisins te disent que ça va être vendu.

 

- Est-ce que tu veux voir l’intérieur de château bijou ?

- Comment ? Ce serait possible ? Pourquoi pas !

 

Château Bijou, tu n’y étais entré qu’une fois, et seulement pour visiter le parc. Le château était déjà abandonné, l’incendie l’avait défiguré. Les portes du parc avaient été ouvertes aux caravaniers. Si la caravane passe, le promeneur aussi ! C’est comme ça  que tu t’étais retrouvé au milieu de ce qui avait été effectivement un « arboretum ». Quand tu étais repassé au mois de juin, les dégâts de la tempête cumulés à l’abandon avaient « achevé » le site.

 

Ce matin des tracteurs s’agitent. Il y a un repreneur ! On refait le décor végétal à grands coups de débroussailleuses (les ronces dépassaient les deux mètres). Tu te faufiles. La voisine qui connaissait bien le château et son parc te guide et t’aide à éviter les pièges laissés par l’incendie. Quand tu t’étais promené dans le parc deux ans plus tôt, le petit coup d’œil par les fenêtres ne t’avait pas permis d’imaginer l’ampleur des dégâts. Des familles habitaient encore là, et les bâtiments n’étaient pas accessibles. Mais étaient-ils détériorés  autant que ce que tu constates ce soir là ? La voisine t’explique les décorations, hauts-reliefs, cheminées, décors de fontaines qui ont maintenant disparus. En regardant tes photos tu reconnais bien les excavations dans les plafonds qui ont accompagné l’enlèvement des cheminées monumentales. T’avais repéré toutes ces cloisons où ne subsistaient que les ferrures de fixation des hauts reliefs, eux aussi enlevés. Tu n’as pas le sentiment de désolation qu’elle exprime. S’agissant d’un patrimoine privé, ça ne regarde que le propriétaire. Mais tu ressens bien cette sensation de « terre brulée » où tout ce qui pouvait être arraché au site l’a été.

 

Tu tombes sur cette coupure de journal, et sur une affichette de 2009 vantant la route des Bastides; elles  invitent le touriste à visiter « l’ arboretum » de château Bijou ! Les rédacteurs n’ont pas mis les pieds à Bijou depuis longtemps ! Quelle tromperie ! Un de mes potes rallait que sur internet les recherches ramenaient souvent n’importe quoi. Là, t’as pas cherché, c’est déposé dans ta boite à lettres.

 

 

T’es simplement étonné qu’un ouvrage privé, plus ou moins laissé à l’abandon par ses derniers propriétaires, fasse l’objet d’un classement par les monuments historiques. Un bulletin municipal fait comprendre que toute les obligations légales de ces derniers, n’auraient pas été respectées. Spectateur intermittent du lieu, tout le monde t’assure que ça ne coutera pas un sous aux diverses collectivités. N’aurait plus manqué que ça !

 

 

Je t’ai déjà dit que ça m’intéressait de  comprendre le vrai projet de cette madame Combes, qui il y a si longtemps avait investit cet espace. Des érudits t’expliquent que c’était juste un moyen d’afficher sa richesse en construisant une sorte de palais d’été, pour des loisirs et des festivités estivaux. Qui le sait vraiment ? Les héritiers auraient simplement été heureux que le château et ses embellissements n’aient pas dégénéré en ruine familiale. Va pour le caprice… Pourtant, le parc, le château, les décorations impliquent un gout, une culture, un véritable intérêt pour les végétaux d’exception. T’es trop rationnel pour accepter l’explication du caprice dispendieux.

 

Ton sentiment est que ce petit « Versailles », n’existe plus que comme un souvenir nostalgique.  Le temps passe et efface  les dernières images  d’un luxe désuet et d’un arboretum fané.

 

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AUTOUR DE CHATEAU BIJOU

 

Merci pour les sièges.

Carte postale de remerciement de la famille propriétaire de Bijou,  à un chaisier de Labastide Villefranche. En 1923.

  chateau bijou - le parc

Château Bijou.

Longue promenade ensoleillée dans le parc du Chateau Bijou. Le charme de la végétation agit. Le temps a structuré l’espace.

bijou-terre-de-feu-10.jpg

Arboretum ou terre brulée.

Première ballade du coté des dégats subis par le château.

tempete-sur-chateau-bijou-01.jpg

Tempête sur château Bijou.

Anecdote de ta première vision du village avec l’arbre suspendu.

les-hauts-de-chateau-bijou-13.jpg

Les hauts de Château bijou.

Quelques photos prises depuis la tour Sarrasine. Les dégâts des incendie et de la tempête.

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 20:32

Le pont de Hurquet.

Tu voles

Ton VTT est magique, tu voles.

Non pas ce vol disgracieux de ces oiseaux que tu déranges dans ta promenade, les débusquant sur une branche haute ou sous l’ombre de ces arbres bordant la Bidouze ;

Non, le vrai vol de la grâce, le voyage intérieur, dopé par les paysages et l’adrénaline de l’effort. Le vol léger, même sans parapente, qui te fait dominer  chemins et sentiers, villages et fermes perdues.

Le VTT est rouleur et voleur. Il te roule sur des chemins, des routes où tu ne te serais jamais engagé à pied. Il te vole le temps qui passe à chercher ton orientation autant qu’à pédaler. Pourtant, si tu te perds en voiture, tu t’en prends à la terre entière, et à ceux qui t’accompagnent. T’est capable de prendre un sens interdit ou dans ta rage de retrouver ta route de franchir un stop.

Là, simplement tu reportes sur ta carte les coordonnées de ton Garmin et tu te dis que c’est un coup de po d’avoir pu passer là…Désorienté, tout semble plus neuf, le premier repère reconnu te fait atterrir. Ben oui ! T’est là, pas si loin du village, juste que tu n’y étais jamais passé.

 

 

Le lendemain de l’orage, tu peux te remettre en selle, cette fois en config rando VTT. Tu choisis la route des gués de la Bidouze, il y a un passage où tu n’as accédé qu’en la longeant. La carte te montre une colline, à l’entrée de Bergouey, qui semble plonger dedans. Quand tu imagines seul ta rando, la carte c’est le sésame. Dans ce petit coin à cheval sur Béarn et pays Basque, tu ne risques pas vraiment de te perdre, juste de tourner en rond  entre des fermes isolées ou te cogner  dans un bois dense.

Très vite le chemin te confirme que tu ne comprends pas les courbes de niveau. Il y a des bosses à dix ou douze pour cent. Là tu vérifies que t’es vraiment en forme. Il y a longtemps que le seul chrono qui t’importe c’est ton cœur. Il trouve un rythme soutenu qui te permet de monter à l’aise avec assez d’élan, sans à coup, libérant une bonne respiration profonde. Vers le haut tu reconnais cette croisée des chemins à la lisière du bois où tu avais salué des chasseurs l’autre hiver. Pas étonnant qu’ils étaient armés de 4X4. Le chemin raviné descend à pic. Pierreux, des ornières creusées, et ici et la des bogues de châtaignes. C’est moins les pierres que tu surveilles que les ombres qui masquent souvent des creux profonds. L’orage de la veille a dévalé la pente sans même mouiller la terre.

C’est un bon vol. Rapide. Mais ton casque siffle comme les rémiges de l’aigle. Le vent te porte.

Tu voles !


Puis t’atterris…

Quand tu es sur le chemin des berges tu ne te reconnais plus. Finies les ornières, adieu les flaques de boue, disparues les racines en embuscade, le chemin est recouvert d’un ballast concassé. Il y a la place pour un autobus. Bien sûr, tu vois bien dans quelques méandres des champs de maïs, T’imaginais pas que les impôts locaux servaient à désenclaver  ces semis du bout du monde.

Ton vélo devient lourd.


Nouvel envol.

Le voisin te dit: "tu peux rejoindre la Bidouze par un chemin depuis le pont de Hurquet". Lui, il prononce « hourquette »; tu crois connaître le pont, tu fais : "oui, je vais trouver." Sur la carte le point marqué « pont de Hurquet » est à l’embranchement de deux départementales, un grand plateau marqué Hurquet. Mais des ponts t’en vois pas vraiment, t’imagines que c’est sur le « Lauhirasse »,  ta tête cherches une vraie construction. En fait t’as dépassé d’un bon kilomètre une vague dale de béton posée sur un gros fossé. Alors tu prends le premier chemin que tu n’as pas fait qui te paraît aller dans la bonne direction. T’aurais pu sortir la carte, mais là, dans la petite montée, elle t’aurait ralentie. Le regret est un frein terrible. Toi tu sais maintenant que tu peux voler. T’es libre. T’est léger, tu grimpes. Tu ne retrouveras le pont de Hurquet que deux heures plus tard. T’auras fait d’immenses ronds sur le plateau. Et quand tu demandes à un homme occupé à fabriquer du bois, "où mène ce chemin," il te regarde sans comprendre : « vous êtes passé là il y a une heure, c’est d’où vous venez ! »

Ton vol t’a fait rencontrer le Sphinx. Tu sais bien que tu es arrivé par le chemin herbeux qui montait difficilement, lui te montre la route qui descend brutalement.  Quand le bitume s’efface, que la pierre se fait rude, que ta selle te catapulte dans les airs, tu reprends ton essor et plane d’un coup sur le pont d’Hurquet.

 

Tu voles.

 

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 21:52

Noire de Crimée ou Cornue des Andes.

 

T’es encore dans le rêve. Tu t’es allongé sur ton chariot et la soirée doucement t’a enveloppé. Le livre t’est tombé des mains, t’avais, sans t’en souvenir, repousser tes lunettes. Ton casque ne te transmettait plus ces dernières chansons de Boris Vian, que ton épouse t’avait offertes : une nouvelle version avec plein de chanteurs inconnus d’autres que tu peinais à renommer. La nostalgie t’avais embarqué. Finalement, qui disait que l’on ne peut pas vraiment lire et écouter des chansons ? C’est pas encore les vacances, mais ce soir tu n’as rien à faire. Juste profiter de cette soirée d’été. A un moment tu repenses à ton fils. Bien des années plus tôt, avec ses copains d’école ou de collège, ces soirées là on sortait la lunette astronomique pour regarder les étoiles. Il y avait une grande carte du ciel qu’on faisait tourner en fonction des jours et des heures. Je ne suis pas sûr qu’on ait jamais vu ensemble la même étoile, tellement l'installation était instable. Chacun  pour coller à son tour son œil à la lunette, avec précipitation la bousculait, la visée était perdue.  Sans parler de la mise au point.

Ce soir là je lui envoi un SMS pour lui dire que la lune est belle, que je la regarde à la jumelle. L’a-t-il reçu ? Surement. Mais si mon père m’avait envoyé un message dans les années 70, vers minuit pour me demander comment je vois la lune (ça n’aurait pu être qu’un coup de téléphone ou un télégramme), sûr que si je ne dormais pas après mes journées de boulot harassantes, je l’aurais envoyé péter grave.

Donc comme un petit pierrot, je me suis endormi sous le ciel de Paris.

Avant de lâcher la prise du réel, j’avais fais quelques essais de photo de nuit. Les poses d’une dizaine de secondes c’est pas bon si tu picoles, il y a du déchet. Mais là elles restent plaisantes et te restituent fidèlement ce petit moment de détente sous les étoiles, la Lune et Vénus.

 

Le lendemain nous partons en vélo avec le frangin. C’est le bon moment pour parler de tout et de rien.

-         « Est-ce que je t’ai fait gouter ma Noire de Crimée ? »

-         T’étais pas sur le bon canal ! Tu changes de vitesse et ton dérailleur coince ! « Excuses moi, de quoi tu parles ? »

-         « De ma Noire de Crimée, une peau fine, douce parfumée, une couleur, t’imagines pas, cuivrée, presque marron, une saveur sucrée, et une rondeur ! »

-         « Non ! J’la connais pas… » Tu pédales plus fort.

-         « j’ai aussi une « Cornue des Andes », plus relevée »

-         T’es perdu ! Dans la côte des bois de Toth, tu ahanes. « Une cornue c’est quoi, pour distiller ? »

-         « Mais non, c’est une tomate ! T’es vraiment loin ! »

 

Toi, sortie de la Marmande et de la cœur de bœuf, en tomates tu n’y comprends rien.

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 20:40

Les hauts de Château Bijou.

Les éléments sont contre toi. Pas seulement la pluie, et d’ailleurs t’as rien contre. Non t’avais prévu de te mettre sur le PC un jour de pluie comme aujourd’hui, quand il fait beau t’es sur le vélo ou à la plage.

Mais voilà que Bitdefender a expiré. Le pauvre. Là tu n’as pas deux mois pour l’enterrer. Les virus informatiques sont plus rapides que les vers.

T’as pas de connexion haut-débit, et ça t'a pris la matinée, avec des plantages systèmes incroyables, de télécharger et installer la nouvelle version. Il pleut, c’est pas important. A peine le soleil fait-il une apparition timide que tu te projettes dehors ; il y a encore des coins le long de la Bidouze que tu ne connais pas, et beaucoup !

Ce soir tranquillement tu branches le câble de l’appareil photo, le télé-chargeur de photo démarre et Photoshop te fait un caca nerveux, il plante. Tous les modules plantent ! Tu te dis que c’est un coup du Bitdefender, tu lances le programme de récupération, il t’affiche un gros « zut » derrière une méga croix rouge et un coup de gong. Evidemment tu ne parts pas quelques jours en vacances avec les CD. Te voilà feinté.

J’avais sur une clé quelques photos de château bijou, j’en ai envoyé sur le blog.

Ce jour là, il faisait super beau. Du haut de la tour Sarrasine, on voit le village, les lacs, la Pêne de Mu, et les dégâts de la tempête.

A Bijou, des dégâts il y en a eu, je te mettrai les photos un autre jour. J’aurai réparé le PC avant qu’ils aient débarrassé l’arbre suspendu.

 

 

 

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AUTOUR DE CHATEAU BIJOU

 

Merci pour les sièges.

Carte postale de remerciement de la famille propriétaire de Bijou,  à un chaisier de Labastide Villefranche. En 1923.

  chateau bijou - le parc

Château Bijou.

Longue promenade ensoleillée dans le parc du Chateau Bijou. Le charme de la végétation agit. Le temps a structuré l’espace.

bijou-terre-de-feu-10.jpg

Arboretum ou terre brulée.

Première ballade du coté des dégats subis par le château.

tempete-sur-chateau-bijou-01.jpg

Tempête sur château Bijou.

Anecdote de ta première vision du village avec l’arbre suspendu.

les-hauts-de-chateau-bijou-13.jpg

Les hauts de Château bijou.

Quelques photos prises depuis la tour Sarrasine. Les dégâts des incendie et de la tempête.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:31

Plus le temps, où suis-je, qui suis-je ?

 

Tu penses, l’été, le soleil, les vacances, du coup il nous oublie ! Non ! Même pas. Le vieux VTTiste n’a pas de temps pour lui. Alors t'imagines, pour l’AlblogRJ, son blog, il ne lui reste rien. Son compteur de visites est « six feet under », naze, kaput…

Pourtant il ne s ‘abandonne pas paresseusement à la télé ! Il a résilié le câble, canal et le reste ! Même sur le zappeur il a apporté des modifs : La « une » pour lui c’est « Arte », TFx est remisé en canal 99 !

Ce soir un vieux film de José Giovani, un vieux Lino Ventura, le Paris neuf du métro Glacière, et les maisons qu’on démolit à Belleville…

Le gars est fourbu, même à la retraite, il bosse trop, il n’a plus de temps pour rien.

Alors, juste cette photo. « Qui suis-je ? ».

Une photo faite il y a trois ans. Le pays vient d’être remis à l’honneur – si on peut dire – par un article publié dans « Le Monde » par Eva Joly, sur l’économie de ce pays, les conséquences de la crise financière qui le frappent durement, et la rapacité des financiers anglais au contraire semble plutôt avoir été affutée que  déstabilisée…

J’ai pas de temps, alors juste ce post pour te dire que j’ai encore plein de chose à te montrer sur St Petersbourg, le Gard, l’Anjou.

Soit patient !

 

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 14:39

Florac - Tour Eiffel.

 

  C'est un parcours ?

Non simplement les circonstances qui font que tu te retrouves dans ces lieux à quelques jours d'intervalle. Florac ? Avant la semaine dernière, nom inconnu. Localité qui ne me dit rien. T'y passes deux heures et tu t'organises déjà pour y retourner.

T'avais rendez-vous à St André de Valborgne dans le Gard. T'as l'habitude de trouver un hôtel à Mende quand tu fais la route passant par les Cévennes. Tu profites une fois de plus de cette incroyable autoroute sans péage après Clermont. T'as une journée de flânerie avant le rendez-vous. Florac te réveille ce matin là. T'abandonnes ta caisse le long du Tarnon et tu t'engages sur le vieux pont de fer. Tout de suite l'image du mur peint. La légende : « Des géants sur échasse et sa fête de tapis de fleurs. Au font, le Montseny. » Tout de suite une ruelle te fait passer devant l'ancienne maison de la Congrégation et arriver devant une fontaine agressive sous le parvis de l'église.

Chemin faisant au pont, vers ce vieux moulin reconverti cette statue expressive. Je ne me rappelle plus ce qu'elle représente. J'ai imaginé un sauteur à la perche. La boutique de l'artiste est juste là, le thème est exploité sous toutes les coutures.

Un peu plus loin une grand-rue ombragée des bistrots et restaurant pour gens heureux qui ont du temps.

Comme je me plaignais des difficultés abruptes des randos VTT que j'avais essayées dans le Gard, un randonneur à pieds, à la table d'hôte du gîte à Aire de Cote, m'explique qu'à Florac, il y a plein de randos VTT organisées depuis le syndicat d'initiative. Tu comprends pourquoi je voudrais y retourner.


 

De retour à Paris, un peu de ballades à pied, dans une ville en effervescence pour son quatorze juillet. Des feux d'artifice, j'en avais vu beaucoup, mais celui là fut le plus beau depuis longtemps.  Même celui du bicentenaire ne m'avait pas plus autant. En plus, des éclairages laser géniaux qui faisaient danser le jerk à la tour Eiffel.  Que du bonheur ! Malheureusement, et c'était le prix à payer, quelle foule ! Densifiée encore par l'interminable concert de Johnny, qui avait attiré ses fans. De temps en temps j'aime bien, mais là, à haute dose et sans pouvoir bouger, ça devient du gavage. Ah ! J'aurais préféré une fanfare cubaine...D'ailleurs le seul défaut du feu d'artifice était le choix musical, plus que lourdingue. J'imagine bien qu'une musique d'ailes de papillons après Johnny n'aurait pas fait le poids. Je savais mesurer la puissance du son en décibels, j'ai découvert là, pour le coup, que  ça se faisait aussi à la tonne !
Ah! Ce Johnny! Faut vraiment qu'on l'aime pour le supporter!
Et puis, y a le prix du concert financé par "la Culture" versus les impots en suisse! Quand je te dis qu'on l'aime!!

 

 

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 10:07

Les sabots d'Aramits aiment la danse!


- L'AlblogRJ, tu fais la tronche ?

-         La Roue, te moques pas, ce matin ! Sur Over-Blog, ils ont changé le portail, t'as plus aucune chance d'être vu. S'il n'y avait pas eu ce sujet que je préparais sur la fête des bergers d'Aramits, je fermais mon blog !

-         Qu'est-ce qui se passe ?

-         Le portail, avant, ton sujet pouvait y rester afficher une heure, un jour, ça dépendait un peu du sujet, du moment. Mais tous les blogs pouvaient y être affichés, en fonction de ta fréquentation. Maintenant c'est fini, tout est réservé pour  les blogs commerciaux ou sponsorisés. Ils se moquent des petits blogueurs en appelant ça « un média alternatif ». Plus que du business, c'est irréversible ! Donc, en dehors des relations avec qui tu avais eu l'occasion d'indiquer que tu jouais avec un blog, tu n'as plus aucune possibilité que quelqu'un voit un sujet, des photos par hasard, simplement attiré par le petit résumé du portail.

-         Qu'est-ce que ça peut te faire ?

-         Comme je te dis, c'est un jeu, et forcément il y a un enjeu ! C'est le fait d'avoir des visiteurs inconnus. Tiens, l'autre jour un de mes sujets était repris sur un autre blog, cela m'a renvoyé des visiteurs. C'est là le fun. S'il n'y a que des amis qui passent une fois de temps en temps, ils vont vite se lasser, si ce n'est déjà fait.

-         Alors cette fête des bergers ?

-         Regardes les photos, elles donnent le moral. Tu vois un groupe arriver, super costumes, et des sabots à pleurer. Des gens, de très vieux (je suis sur qu'il y en a un qui avait plus de 75 ans) à tout jeunes. Comme ça le costume les rend attrayants, mais quand ils dansent, c'est une vraie lutte de séduction. Regarde les expressions, les attentions, les regards. Quel dynamisme, quelle joie ils renvoient !

-         C'est un peu passé, non ? Qui peut trouver de l'intérêt à ces danses ?

-         La Roue, je ne te reconnais pas, toi qui te veut le porteur des valeurs et du travail bien fait ! Ces gens qui préparent costumes, sabots, danses, qui forment les jeunes, qui passent leur dimanche sur une pelouse de rugby pour faire vivre leur tradition ! Tu ressens rien ?

-         Euh !

-         Regarde comment les attitudes de séduction libèrent l'énergie, ces yeux qui pétillent de malice, ces gestes qui invitent, ces pas de coté plein de fierté. Sur la courte vidéo, regarde l'agilité des pieds, comment le corps les tient. Même le petit pépé un peu en retard, il a un jus, une fraicheur pas possible ! Tu vois, d'avoir choisi de faire vivre cette tradition, ça leur donne une force incroyable. Pourtant, tu vois bien qu'autour d'eux, le troisième âge dans les tribunes fait un peu la sieste.

-         C'est pour ça que tu ne fermes pas ton blog ? C'est pour ton énergie à toi ?

-         Oui, et pour mes propres valeurs...

 

 

-  Domage que tu ne connaisses pas le nom du groupe et leur site, t'aurais pu envoyer tes photos...


Voir aussi: la tonte, même gestes à Aramits ou à l'Estancia Haberton

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 13:53

Les arbres cassés sur les toits.

Tu viens juste d'arriver pour quelques jours de vacances.  Tout de suite tu remarques l'arbre cassé suspendu au bout de la rue. La fête est passée. C'est à l'Ascension, donc c'est pas la picole qui est à l'origine de ce spectacle. D'ailleurs les habitants te disent qu'il n'y avait presque personne, que la course de vélo, avait été triste. Combien de maisons sont fermées ? Combien de commerçant disparus ?  Même plus un bistrot... Alors si personne n'est intéressé à la fête, elle meurt.

Alors tous ces arbres cassés ?

Le cousin charpentier t'explique que c'est la conséquence de la tempête de février dans le sud Ouest. Tout d'un coup tu réalises que tous ces pins coupés, c'était pas l'exploitation normale...Il t'explique, que même à la retraite, il avait fait le tour des toits du voisinage : « Je t'ai remis le chapeau de cheminée et quelques tuiles ». Toi t'imaginais pas...

Le château bijou, après l'incendie, n'avait déjà plus bonne mine. Ton petit tour l'été dernier t'avait permis de constater que tout ce qui était vendable était parti. Le parc, quoique pas entretenu avait encore du charme. Là, tout est cadenassé. Heureusement ! Car ton petit tour montre les arbres effondrés dont deux ont ravagé la petite chapelle.

Les maisons abandonnées par leurs propriétaires vieillissent aussi surement que si la tempête avait soufflé dessus. Vitres cassées ici, verrières effondrées des anciennes serres du château. Tout doucement une page se tourne, et le village abandonne son passé pour un futur  de survie...

 

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AUTOUR DE CHATEAU BIJOU

 

Merci pour les sièges.

Carte postale de remerciement de la famille propriétaire de Bijou,  à un chaisier de Labastide Villefranche. En 1923.

  chateau bijou - le parc

Château Bijou.

Longue promenade ensoleillée dans le parc du Chateau Bijou. Le charme de la végétation agit. Le temps a structuré l’espace.

bijou-terre-de-feu-10.jpg

Arboretum ou terre brulée.

Première ballade du coté des dégats subis par le château.

tempete-sur-chateau-bijou-01.jpg

Tempête sur château Bijou.

Anecdote de ta première vision du village avec l’arbre suspendu.

les-hauts-de-chateau-bijou-13.jpg

Les hauts de Château bijou.

Quelques photos prises depuis la tour Sarrasine. Les dégâts des incendie et de la tempête.

 

 

 

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