27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 15:03

 

380 articles. 187 140 pages visitées. 36 467 visiteurs

 top ten 11

Tu te préparais à mettre un sujet « intermédiaire » sur l’Ardèche. Les stats du blog n’étaient pas sorties. Vers quinze heures, les voilà : bingo ! 837 pages vues. C’est ton deuxième meilleur score depuis le 14 août 2008. ça t’encourage, même si tu vois bien quelques pillards…

 

Le 27 novembre est pour toi une date un peu particulière. C’est la date où tu as souscrit à ton nom de domaine « albumrj.com ». Il y a quatre ans. Dans la semaine t’avais préparé des photos à partir de vieux négatifs ou de clichés noircis par le temps. T’avais fait un agrandissement envoyé pour un des derniers anniversaires de ta vieille maman. Et ce 27 novembre 2006, tu n’arrivais pas à diffuser simplement dans ta famille les photos de tes albums.

Tu avais fais des essais de blog et d’albums interactifs sur plusieurs hébergeurs, Tu avais bien avancé avec « Over-Blog », mais les limites sont vite apparues. Alors tu as souscrit pour un nom de domaine « albumrj.com » pour avoir plus de possibilités d’exposition de tes photos. Ça n’a pas été tout seul, et les premiers sujets t’ont donné du fil à retordre. Surtout les vidéos qui t’ont fait faire de l’acrobatie avec le code HTML que tu ne maitrises pas. Maintenant c’est facile.

Tu t’es piqué au jeu un jour où le nombre de visiteurs a dépassé les trois / quatre visites familiales sur lesquelles tu comptais. Tu t’es demandé comment ton blog peut-il avoir été visité par quelqu’un que tu n’avais pas sollicité. Tu regardes donc les comptes rendus de visites et  découvres que l’Eyrieux ou l’Islande font l’objet de recherches sur le web qui aboutissent sur « L’Alblogrj ». Le challenge ! C’est ton adrénaline ! Dès lors tu vas chercher une présentation, des images attractives, et t’intéresser aux mots clés qui le font connaître par ces fameux moteurs. Ton blog familial tu l’as cantonné dans la catégorie « la Route de Moffans ». Dans quelques jours quand tu l’auras sauvegardé, tu vas le supprimer. Depuis longtemps tu n’y apportes plus rien. Il y a une page à tourner si tu veux retrouver un espace de  vie avec ce blog.

 

Tu as  récemment ajouté dans tes coups de cœur un renvoi sur une page qui liste touts tes sujets sur Florence. Ce sont ces pages qui attirent par les moteurs de recherche le plus grand nombre de visiteurs sur ton blogs.

 

Tes sujets sur l’Ardèche aussi font mouche. Tous les jours, une grande  dizaine de visites. Aussi, prépares-tu un petit récapitulatif de tes balades VTT ou à pied, dans l’Ardèche, mais aussi dans le Gard. Tu installeras cette page bien haut dans tes coups de cœur.

 

C’est en regardant la fréquentation de tes vidéos sur Dailymotion que tu constates le mieux la diversité des visiteurs, ce qui fait un peu l’attractivité de ce blog. Près de la moitié des visiteurs sont des habitués, qui ont dans leur navigateur le sésame : www.albumrj.com. Un peu plus de la moitié en comptant les sites qui citent ton blog, sont des visiteurs apportés par les moteurs de recherche. Donc t’as des fidèles, ça te touche.

 

Dans le  tableau ci-dessous tu installes les meilleures visites de tes petits clips. Chacun a trouvé sa cible. Çà interpelle….

 

Il faut savoir aussi qu’il y a quatre ans tu envoyais tes clips en basse résolution, tellement ça prenait de temps à transmettre. Les normes ont changé, tu t’es adapté et  les dernières vidéos ont une meilleure qualité technique.

 

 

 

 

 

 

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L’Islande :

Skogafoss – Eyjafjallajokull.

L’Islande a été un des premiers moteurs de décollage du blog. Longtemps la vidéo sur Reykjavick a été la plus vue. Elle est aujourd’hui 14 éme. A elles deux 3600 visites.

top ten 2

Les grands moulins de Pantin.

Depuis 2006 voilà encore un sujet récurrent, et qui n’a pas fini, vu les travaux du Tram qui alimentent toujours ma curiosité.

Plus de 2200 visites.

top ten 3

Le monastère Sainte Catherine, en Egypte, au pied du mont Sinaï.

Plus de 1100 visites, un des clips les plus réutilisés par les agences de voyage.

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Le Périto Moréno. Clip très visité sur notre voyage en Argentine. Particulièrement recherchée par les utilisateurs de Facebook.

top ten 5

Le tour des Mallos de Riglos.

Une de nos dernières randonnées à pied. Avec la Balaguère, en Espagne. Formidable balade.

top ten 6

Le bouquet final du feu d’artifice le 14 juillet 2009. Visité de puis l’étranger…

top ten 7

Folklore Béarn.

Curieux. Un dimanche d’été à Pau. Les foulards jaunes du Béarn ont concurrencé les foulards rouges du Pays-Basque.

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Le Lac de la Punte et la tour.

Un moment dont je suis le plus fier. Cette longue vidéo avec un ami qui sur sa barque me fait découvrir les coins secrets de sa passion de chasseur. Surtout de passionné de son village.

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pas d'article.

Voir la vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x3gxlw_ile-dugesclin-et-pointe-du-grouin_news

 

L’ile Dugesclin et la pointe du Grouin

Surprenante découverte. Un petit week end à St Malo te permet de rencontrer des paysages magnifiques.

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Vallée de l’Eyrieux.

Mon premier sujet un peu personnel. Ma  première rando VTT racontée sur mes blogs.

 

La présentation est mauvaise. Tu n'as jamais pu corriger...

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Deux clips sur la « Boudeuse ». Ce voilier parti pour une dernière expédition en Amazonie et revendu depuis. Celui ci très nostalgique montrait cette petite noix perdue sur les bords de la Seine, au pont de Bercy.

Vidéo reprise en première page du site de la « Boudeuse » avant sa revente…

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:15

 

Un soir de novembre, Notre Dame de Paris et la Lune.

de la grande galerie à notre dame le 20-11-10 20 11 10 435 

Pourquoi es-tu retourné à la Grande Galerie de l’Evolution, comme ça, seul ? Tu  ne sais. Il faut vingt ans ou plus pour que ton fils te dise : « tiens! On est allé là; tu te souviens, tu nous y emmenais ! »

Donc, t’y as passé deux heures à relire les fiches devant les vitrines et à les oublier de suite.

Il fait nuit depuis longtemps. Le parc du jardin des plantes est fermé, tu suis des familles qui retournent doucement vers le Pont d’Austerlitz.

 T’as le choix, rentrer tranquille en bus ou marcher un peu. La lumière de la ville te retient. Ou plutôt elle t’attire. L’eau noire qui te renvoie une myriade de lumières multicolores, les bateaux mouches et leur puissance de feux qui t’aveugle et t’abandonnent à l’obscurité, la pénombre des petits parcs des quais abritant amoureux  fougueux et des petites bandes de buveurs de bière, ce ciel sombre, aux nuages prisonniers de l’éclat de la lune et  du halo des projecteurs, rendu irisé comme une laque de lave sous des lumières croisées, arrêtent ton pas tendu et t‘obligent à t’asseoir.

Laisse aller ton regard, qu’il se trouble dans les ombres sans forme, les éclats tranchants des aveuglements,  que les larmes du vent  floutent la lune derrière ces toits. Oublie le grondement de la circulation, entends le clapotis, le vent, les feuilles piétinées par les passants, les grincements sourds du raclement de la péniche accostée là.

Etre seul, là, maintenant, te libère de tout. Profites-en. Prends le  temps.

Des photos de nuits t’en as fait des centaines, et même de Notre Dame. Mais jamais tu n’as ton trépied. Seulement pour les cérémonies. T’as toujours eu un trépied. Déjà vers tes douze ans. A ce moment là les photos d’intérieur sans flash tu les faisais en pause…t’avais voulu « un pied » ! Trois ou quatre secondes, pour ton grand-père qui souriait c’était long…de la grande galerie à notre dame le 20-11-10 20 -copie-9

Les appareils modernes, il suffit de changer la sensibilité pour raccourcir la durée d’exposition. Tu fais des essais. Quatre secondes de pose pour un sujet à cinq cent mètres ça n’est pas top. Alors tu profites de l’éclairage des bateaux.

C’est là que la lune devient obsédante. Tes photos sont comme d’hab, mais si tu rajoutes la Lune, peut être que ça renouvèlera le jeu.

 

Tu es sur le parvis. Assis sur la bordure d’un parterre de fleurs dans un petit coin sombre. Chercher le réglage et l’aplomb. Quand l’épaule grince, tu te relâches et regardes la foule, entends les cris. Devant la façade blanche et brillante des ombres s’agitent. Sans dessin. Un flash ici ou là annonce un trophée. Rires. Cavalcades. Tu scrutes les ombres dessinées par la lune qui courent le long de la nef et se perdent sur les arcs boutants. Les processions de statues fantômes, images insaisissables, ondulant dans la lumière accrochée au clocher. Tu repenses à l’Esméralda que Victor Hugo fit danser là. Tu te rappelles qu’une des premières scènes était la représentation d’un un miracle, une pièce de théâtre de Gringoire. Gamin on t’emmenait dans la période précédant Noël voir ces spectacles religieux, les miracles. Ça t’est revenu bien des années après, quand t’as lu le bouquin. Esmeralda arrive au milieu de la pièce alors qu’on attendait « Marie ».

Je ne me rappelle plus les ressorts de l’histoire qui ont fait condamner à la pendaison « l’Egyptienne ».  Comment la foule s'est-elle lancée à sa poursuite? C’est qu’elle n’avait pas les papiers en règle , même sa chèvre devait être pendue avec elle !  A mort l’Egyptienne, à mort l’Etrangère!

Une histoire inenvisageable aujourd’hui.

 

-         Monsieur !

 La voix d’Esmeralda, mais avec un accent anglais

-         A picture please !

Assises à un mètre de toi deux jeunes femmes serrées l’une contre l’autre, te tendent un gros réflex. Tu ne les vois pas vraiment, ton œil est encore dans la lumière crue de la façade. Tu te tournes pour chercher le déclencheur, te prépares à viser.

Avant de déclencher, tu baragouines pour savoir si tu cadres large ou serré.

-         Just take a picture, only us !

Tu fléchis pour être à leur hauteur, tu distingues juste deux ombres, tu déclenches. Quand tu jettes un œil à l’écran de contrôle , l’énorme éclat de rire des filles en dit long sur ta tronche. Surprise !

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 09:44

 

Le 28 Novembre 2010, Maura vous invite au concert de sa chorale.


annonce 1 copie

 

N'hésitez pas à réserver vos places. En consultant l'annonce sur la page de Maura.

 

Attention, exceptionnel! Maura y interpretera l'AVE VERUM Corpus de Mozart

chorale 1 copie

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 21:41

Les sujets du blog évoquant chateau Bijou.

 

Sur ce blog, plusieurs sujets ont traité de château Bijou, surtout en photos, car je n’en ai aucune connaissance historique ou architecturale. Mais comme les recherches par les moteurs du web amènent des visiteurs qui souhaitent se documenter et approfondir la connaissance du  site, je mets ici un tableau récapitulatif des sujets en référence.

 

AUTOUR DE CHATEAU BIJOU

 

Merci pour les sièges.

Carte postale de remerciement de la famille propriétaire de Bijou,  à un chaisier de Labastide Villefranche. En 1923.

  chateau bijou - le parc

Château Bijou.

Longue promenade ensoleillée dans le parc du Chateau Bijou. Le charme de la végétation agit. Le temps a structuré l’espace.

bijou-terre-de-feu-10.jpg

Arboretum ou terre brulée.

Première balade du coté des dégats subis par le château.

tempete-sur-chateau-bijou-01.jpg

Tempête sur château Bijou.

Anecdote de ta première vision du village avec l’arbre suspendu.

les-hauts-de-chateau-bijou-13.jpg

Les hauts de Château bijou.

Quelques photos prises depuis la tour Sarrasine. Les dégâts des incendies et de la tempête.

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 17:01

 

L’inconnue du chemin de la Maladrerie des templiers.

 

ardèche - maladrerie - cirque de la madeleine-05

La veille, t’avais tapé fort. Ce mercredi 21juillet 2010 tu veux raccourcir ton parcours. D’abord tu as fait trois fois le même versant des gorges, tu voudrais aborder l’autre coté. Mais là, la carte est sévère, le GR4 domine la rive sud, à plus de 360 m, il n’y a qu’un seul chemin qui descende vers l’Ardèche pour le nombre de km que tu envisages. Il plonge du haut de la crête et descend de façon assez abrupte vers le cirque de la Madeleine, et amène aux ruines de la Maladrerie des Templiers. Va pour la ballade.

Le petit groupe avec qui tues à St Paulet de Caisson voudrait visiter la Chartreuse  vers 15 ou 16 heures. Te voilà avec une petite contrainte de rendez-vous qui resserre encore le projet.

Il un peu plus de dix heures quand tu es à Aiguèze, la pluie te surprend. Tu te mets à l’abri sous les platanes devant l’église, en profites pour faire trois photos à l’intérieur: un vitrail est réputé. Mais ta feuille de route, c’est la Madeleine, tu veux repartir. Il pleut toujours. Tu testes le GR4 au sortir d’Aiguèze en longeant la gorge. Mais très vite il t’oblige à abandonner le vélo. Ça monte raide et sans chaussures adaptées, avec la pluie, tu te replies sur ton plan. Attraper le GR4 en montant de Laval St Romain. Le chemin indiqué sur la carte s’avère être une route d’exploitation, un ballast de caillasse épais et non stabilisé. T’as presque 200 m de dénivelé à faire la dedans. Debout sur les pédales, la roue avant s’enfonce. Tu peines. La journée d’hier te pèse. Même sans soleil tu sens le coup de chaud. Plus de 15% tu craques, et pour te reposer pousses le VTT pendant une demi-heure. Vers les 300 m la pente s’arrondit. Tu refais tourner les pédales. Pas drôle. Mais tu y es. Tu atteins le carrefour de l’Aven des Ingrandières. Ton cœur chamade un peu. Pose.

 

Le sentier de la Maladrerie est indiqué. Pendant deux km en sous bois plus ou moins compact tu progresse sur le qui vive. Rochers, branches,  racines te guettent. Tu as descendu de 380 m à 305 quand la pente s’accélère et le sentier dans la forêt devient impraticable pour le vélo surtout porté où il cogne et te déséquilibre. Tu l’abandonnes, sans même le cadenasser. Depuis deux heures tu n’as vu personne. Le téléphone ne passe pas, et le GPS perd sans arrêt la réception du signal. 220 m.. T’entend les cris des gens qui passent en Kayak, tu ne vois rien. Tu devine en face dans la lumière d’un soleil timide le sommet du cirque de la Madeleine. Mais il n’y a que du feuillage. Un changement de direction du chemin laisse un espace un peu dégagé. T’aperçois les bateaux au loin et une partie des gorges.  Puis ça remonte. La carte est dans le sac, tu penses que c’est un petit accident de terrain. Vingt minutes après, une grotte assez dégagée. Tu te poses. 271 m. Zut ça a remonté fort. L’heure ? 13h 30. Si tu veux être à au rendez-vous faut plus trainer.

Tu testes le portable. Rien. Tu marques le Way Point 152 terme de la ballade, avale comme ça vient les barres de céréales, vide la première bouteille et te remets en route.

Tu voudrais prendre ton temps pour remonter, mais le dénivelé ne faiblit pas. Quand tu retrouves le vélo, t’as les jambes carbos. Et la descente prudente tout à l’heure se retourne en ascension impossible. Lorsque la pente le permet et que le sentier s’élargit, tu  remontes en selle. Deux cent mètres et tu cales. Bon, faut pousser. Quand ça redevient suffisamment cyclable, il est déjà 14h30.

C’est foiré pour le RDV.

La ballade aussi te défrise. L’effort c’est rien si t’atteins un but. Là c’est plutôt manqué.

Enfin, tu retrouveras le groupe à la Chartreuse. La visite aussi est sans intérêt. Il y a des jours comme ça !

 

A suivre: adieu l'Ardèche

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 09:21

 

Mercredi, c’était ciné (The Social Network).

Jeudi c’était Manif ( sauvegarde de la retraite à soixante ans).

Deux réseaux sociaux aux antipodes.

 manif retraites 27-10-10-20

T’as toujours aimé la techno, être dans le coup de ce qui innove. T’as même ce petit blog pour t’exposer ! Mais comme tu peux le voir, je n’ai pas de connexion à Facebook. Quand tes enfants t’en ont parlé, t’as fouiné un peu, t’as trouvé des anciens collègues qui tissaient leur réseau. Sauf que quand tu envoies ton CV pour un job, tu préfères conserver ta part de secret. Et là impossible ! Déjà que mettre ton CV en ligne, et que tu le retrouves 10 ans après, c’est un peu nul. 

manif retraites 27-10-10-23Dans le film, Tu découvres que le jeu est encore plus pervers que tu ne l’imaginais. Débiner les autres, se payer leur tronche. Après tu t’étonneras pas si des mômes filment leurs mauvaises blagues et aussi leurs coups bas et les diffusent sur leur téléphone. Détruire l’autre ! C’est ça un réseau social ?

En plus ce truc a rapporté des milliards à son concepteur ! Simplement pour balancer de la pub sur des mecs qui friment en exhibant  leurs richesses estampillées par les grandes marques. Quel est le sens social de tout ça ! Ahurissant.

Le film est super par l’arrière plan « social », celui des grandes écoles américaines, où les fils de grandes familles friquées préparent les JO, et les petits fauchés inventent des algorithmes puissants et alignent des nuits entières les lignes de code de ce fameux réseau social. Quelle société peut se construire sur ce socle virtuel, comment le fric s’agglutine là ? C’est creux. Vain.

 

Donc jeudi, c’était manif. Toi, la retraite t’en profites. Tu sais comment tu l’as gagnée, aussi comment ta fin de carrière s’est brutalement transformée en une éreintante épreuve de force. Tout d’un coup tu n’avais plus ta place, ton expérience et ton jugement devenaient des handicaps. En plus tu ne savais pas harceler les collaborateurs. T’as pas envie que ce scénario se reproduise pour tes enfants. Qu’après leur avoir bruler toute leur énergie, leur savoir-faire, il n’en reste qu’une peau transparente, un mort-vivant.

Alors la manif, c’est ça le vrai réseau social ! C’est la réalité du VIVANT. Mais faut se bouger, faut se priver ( la grève en affame plus d’un !)  Les êtres de chair,  les âmes vivent au long de cette longue marche. Combien sont-ils ceux qui n’y voient qu’un cortège accompagnant le deuil des illusions et derniers droits sociaux ? Un rituel où chacun puise dans la proximité des autres un dernier réconfort à une blessure amère ?

 

Quand tu observes les regards à St Augustin où la manif se termine, les gens qui ne veulent pas se quitter, ils écoutent les derniers slogans et le rappel du prochain rendez-vous. Tu sais que pour ceux là un vrai réseau social existe. En Grèce, un reportage montre que depuis l’application des mesures de baisse des rémunérations, il y a deux manifestations par semaine. Le ressentiment généré au lieu d’abattre les familles plongées dans la gène  va servir de ciment à une reconquête de la place du vrai lien social. Celui du coude à coude, celui de la solidarité quotidienne, dans le travail, dans la vie de tous les jours.  Contre les collections d’amitiés virtuelles qui te désocialisent dans l’autisme technologique, l’égoïsme, l’indifférence réelle aux êtres.

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 17:33

 

Les choses ne sont pas vécues pareilles en province, à Paris.

 

ah! ces manifs-1D’abord, s’excuser : le blog ne se renouvelle pas très vite. Sur ton lieu de vacances impossible d’obtenir internet haut débit. Une panne informatique paraît-il. Dix jours pendu au téléphone, tu t’uses, t’abandonnes. Tu rentres chez toi, pousses le bouton de la lumière, traine tes bagages, regarde le répondeur : tiens t’as pas eu de message pendant tes congés. Tu décroches le combiné pour dire aux enfants que tout va bien, pas de tonalité ! Pas de téléphone et pas d’internet. Tu guignes ! Va falloir recourir à l’exorciseur ! Paraît qu’il y en a toujours, pour faire reculer les démons de la technologie…

 

Donc c’est réparé, trois petits SMS sur ton mobile pour t’expliquer la prise en charge puis te signaler que c’est en ordre de marche. Rapide !

 

Ta radio préféré grève, les périphériques t’usent. Un petit tour de quartier pour sentir la vie. Parce que là bas, la seule vie est celle des tracteurs, le journal télévisé sert de prière du soir, et la grève est une sorte d’OVNI raconté par les Bogdanoff. Immatérielle bien que plus présente que les risques d’attentat, mais virtuelle, car télévisuelle.

Quant aux voyous ! Pas de ça chez nous ! Pourtant il a fallu de la patience et de l’obstination au pouvoir pour les faire sortir les exclus, les remonter pour qu’ils s’agitent. Les fameux casseurs, la retraite ils s’en moquent, ils la verront pas, ils n’auront même pas de travail ! Ils viennent juste te hurler que si la société ne veut pas d’eux, et bien eux ils s’en foutent de ta société et pour te faire comprendre ils la cassent !

 

Trop commode hein ! De mettre en avant ceux qu’on a parqués dans les ghettos, comme ça pas besoin de discuter du fond, de la misère et des retraites. Ah ! Les beaux discours, « payer les retraites » ! Ça c’est pour affoler les petits retraités, qu’ils aient peur, qu’ils râlent devant la télé. Partout dans le monde du travail tu n’entends parler que de remise en cause des avantages acquis. Même la justice ne peut obtenir  les patrons américains de Molex qu'une partie de leurs obligations. Pas les réquisitionnés ! Le seul avantage acquis  jamais remis en cause c’est celui des privilèges du capital et de la finance.

 

J’ai retrouvé quelques photos des infirmières anesthésistes dans une manif du printemps. Avant qu’elles servent à roder la capacité de répression de la police. La combinaison antiseptique ne protège ni des lacrymos, ni des matraques. A coté, la manif des tracteurs des céréaliers du Nord. Démonstration de force et d’intimidation. Pas un bleu à l’horizon ! Car les tracteurs se moquent aussi des retraites, grâce aux subventions de la PAC, ils continuent d’accroitre leur patrimoine !

 

Tu vois la logique des mots, quand des jeunes renversent une cabine téléphonique, c’est des casseurs. On les juge en comparution immédiate. Tu ne trouves pas dans les archives du net de suite à l’incendie du Parlement de Bretagne, pourtant consécutif à une manif. Dans les archives de l’INA, tu retrouves les mots « une quinzaine de casseurs ». Les « Contis » eux n’ont pas été oubliés par la justice…. Des conflits sociaux qu’on ne peut comparer ? Va savoir : il y avait autant de désespoir chaque fois de se sentir abandonné à la misère…

 

Enfin une photo « d’art vivant », du à l’imagination et l’habileté d’un homme qui pose en marge de la manif.

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 20:53

Promenade un dimanche entre Arnéguy et st Jean Pied de Port.

 

Saint Jean Pied de Port et +-11C’est le cousin de qui ? Attends, je t’explique ! Nos mères étaient cousines. Ah! Donc au marché ce jour là, on fait reconnaissance. T’habites toujours la maison là-bas ? Ben, oui…

Combien de temps qu’elle n’y est pas allée ? Plus de quarante ans ! Donc faut refaire le voyage en sens inverse, renouer les fils d’une mémoire partagée. Et les enfants aussi. Tiens ! Ton fils est déjà en retraite ? Oui.

 

Une invitation de retrouvailles, où plein d’images redéfilent.

Qu’est-ce que vous faite dimanche ? On n’avait rien programmé. Je vous emmène dans une « venta ». Où ? Tu verras, c’est bien, ils nous servent des steaks maous et tu peux y acheter plein de choses pas chères.

 

Saint Jean Pied de Port et +-09Zou !  Nous voilà au-delà de St Jean Pied de Port, à  frôler la frontière espagnole. Même si depuis longtemps il n’y a plus de Pyrénées, l’image que tu as de Salamanque, c’est son université aussi renommée que la Sorbonne, pas le jambon serrano. La venta, c’est le temple de la bouffe et de la picole. A croire que le « veau d’Or », il est tombé là.

 

Le cousin précautionneux a son sac pour les petites courses. Il nous a sérieusement recommandé de  prendre le nôtre. Deux enseignes se disputent les clients. On monte à l’étage, il a réservé la table. Au téléphone il avait eu du mal : « A midi et quart, on la donne à qui en a besoin. Pas de retard ». Nous voilà donc installés. Il commande, il sait ce qui est bon pour nous, on négocie un peu, mais à la marge : « Tu vas voir, le steak gros comme ça. Ne prends pas la morue, le merlu est super ». Il était surement frais le merlu, servi sitôt commandé. Mais le gros verre de sangria était déjà plus sec que le désert, avant que pointe la corne du steak. La dernière cacahuète : la jeune fille arrive : «  Il n’y a plus de steak, on est parti en chercher, patientez encore une dizaine de minutes ». Faut attaquer la bouteille de « vieilles vignes rioja ».

Finalement la patience est récompensée. Il est plus de trois heures quand on quitte l’espace restauration pour celui des petites courses.

Là, tu es surpris : Une vendeuse « Ricard » t’interpelle et vante à l’entrée le prix vraiment spécial de la bouteille locale. Elle peut même devant tes réticences te donner le prix de la même bouteille au carrefour d’Anglet ou au Leclerc de la Rochelle. Centimes à l’appui ! Baba !

T’achètes des piquillos, des moules et un paquet de mouchoir. Tu sors et buttes sur les caddies qui tanguent vers les parkings. : Cartons de Ricard, de whisky, de gin. Parfois vingt quatre ou trente bouteilles. Les caddies forment une longue chenille qui se vide dans les coffres des quatre-quatre.

Un bus s’arrête là, de Bordeaux. Une grosse soixantaine de personnes en descend, le vrai troisième âge. Sans se presser, chacun extirpe un petit cabas replié du fond de la poche de son manteau. C’est vrai qu’il fait frais. L’air gourmand, par petits groupes, ils entrent dans le magasin. Le bus va chalouper au retour ! ça va chanter « Mémène tu te souviens… »

 

« Faut qu’on aille voir les palombes au col d’Osquitch » !

« Euh ! Non ! On se promène une heure dans St Jean  Pied de Port et on rentre ».

« Comme tu veux ! »

 

C’est sur qu’à SJPP il y a dix fois moins de monde qu’à la venta. On s’engage sur le petit chemin qui longe la Nive vers le pont romain. Il regarde les énormes truites sous le pont. « Je n’étais jamais venu jusque là. Je venais souvent, mais les restaus c’est moins bien que la bas, alors non, je ne connaissais pas ce sentier».

La retraite, les grèves ?

« Non, ça va se calmer. Ceux, comme moi, qui ont eu leur retraite de bonne heure, il faut qu’on pense aux jeunes. Mais quoi faire ? »

Le cousin a quatre-vingt trois ans, bientôt vingt-sept ans de retraite. Vu sa santé, il passera plus de temps à la retraite qu’au travail. T’es bien sur convaincu de la puissante solidarité entre les générations qu’induit la retraite par répartition. T’es pour la retraite à soixante ans. Mais bon, si les retraités peuvent remplir leur  caddies d’alcool aux « ventas », est-ce bien normal que tes enfants se crèvent à la tâche pour ta retraite ?

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 22:26

Ballade après la pluie dans le petit village d’Orsanco,

près de St Palais.

Orsanco 07

Trop, c’est trop !

La pluie, le kiné, les travaux qui trainent, ton internet d’avant le déluge. Trop c’est trop ! Des mains invisibles t’ont passé la camisole. T’étouffe !

Ouf !

Accalmie. Je sors ! Où tu vas ? N’importe où ! Faut que je bouge ! Je viens aussi…

Le vélo regarde sortir ta bagnole en râlant, il s’était mis dans le passage. Les boudins surgonflés te font du gringue, et le guidon feule comme un chaton. Du talon tu le repousses, et la pédale s’entortille dans un pleur métallique. Un vélo qui ne roule pas se rouille et s’ennuie. Il perd son envie. Quand il faudra le remettre en selle, tu sais qu’il résistera, qu’il jouera les gros durs pour te planter dans la cote. Tu verras qu’un jour il te fera lire une pétition en descendant du porte-vélo, qu’il a sa dignité, qu’il ne veut plus du grand méchant mou qui l’a laissé languir. Un rebelle ?

Un vélo c’est un objet sensible Si tu lui titilles la chaine trop carrément, il tourne plus rond, il coince. Faut savoir l’enrouler, dérailler tendrement, lui faire sauter les plateaux sur sa grande couronne. Tu caresses les deux petits leviers cachés sous le guidon : lui lâcher la tension des ressorts, ou le retenir cran par cran. Chaque fois tu  lèves le pied, rends ta cuisse légère et arrondis le genou. Pas une révérence ! Non ! Juste donner à la chaine la liberté de se mettre en place et de reprendre avec ta respiration son pas de deux. Quand ensemble on est dans le rythme, alors tout s’allège, t’es sur ton nuage.

 

Des nuages on n’en a pas manqué. Si noirs qu’il fallait que le tonnerre  les éclaire un peu. Qu’on sente bien la menace. Dans la maison tu tournes en rond. Quand la lumière fait un timide passage, tu sors.

 

Dans tes ballades autour de St Palais, t’avais mis de coté Orsanco. Il n’était pas sur les routes qui t’accompagnaient le long de la Bidouze. Tu voulais y repasser. T’y étais venu visiter des amis dans un gîte. Pour les deux jeunes, ça a du être dur. Perché la haut, tu peux compter les étoiles avant d’apercevoir les néons d’un night club !

Ce n’est pas grand, pourtant tu n’as pas retrouvé ce gîte.  Quelques images d’un lieu bien tranquille, dans la verdure et les brumes d’automne. Un petit charme bien travaillé. Agréable.

 

En redescendant vers St Palais, la petite route et les maisons qui la bordent te font penser à « Beverly Hills ». Tu ne sais s’il y a des caméras pour surveiller comme à Los Angeles. Mais les chiens en manque de  troupeaux ou transhumance se sont reconvertis dans  le rabat des étrangers vers leur voiture. Traine pas. Le GR65 n’est pourtant pas si loin. Tu devais être hors saison !

 

 

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:18

La retraite à soixante ans, c’est ta bataille ! Mais pas la Bérézina !

 

-         Dis, qu’est qui t’arrives, La SNCF, la RATP annoncent la grève reconductible et tu flottes, ou plutôt tu grinces des dents ! Qu’est ce qui va pas ?

-         J’suis pas d’accord…

manif retraites 27 mai 10 --34-         Toi ! T’es pas d’accord ? C’est le kiné ou le manque de vélo qui te met dans cet état ? Pas d’accord pour nos retraites, t’abuses des médocs !

-         Tu sais, j’suis paumé de chez paumé, t’imagines pas le village ! Qui ça intéresse, ici, la retraite à soixante ans ? Personne ! Dans le journal, rien que des trucs vagues pour ce qui s’est dit ici ou là. Les gens bossent, d’autres chassent la palombe, mais personne ne te parle des retraites. Même tes gosses ! Bon ils sont plus très gosses, ils bossent et cotisent à tout va. Dans leur tête c’est pour toi, pas pour eux.

-         Attends, deux puissants syndicats vont planter les transports et créer les conditions de la grève générale ! Et monsieur chochotte !

-         Tu cherches quoi là ? Ça fait combien de fois que je te répète que le problème aujourd’hui, c’est le nombre d’adhérents au syndicat, ceux qui cotisent ! Quand la grève démarre du haut d’une organisation, elle ne va pas loin. C’est facile pour le pouvoir de décrier une grève politique. Une grève politique, c’est celle qui conteste la légitimité des élus. La grève politique est peu ou prou perçue comme révolutionnaire ou anarchique. manif 07-09-10-19

-         C’est pas une grève du haut, c’est des mecs conscients qui veulent faire avancer la cause des retraites.

-         Facile, eux ils partent à cinquante cinq ans ! Et puis la grève par délégation ou procuration, merci bien ! J’ai connu ça, en soixante seize. Une restructuration, une manœuvre de la direction qui tape sur le cœur sensible, les magasiniers, les techniciens s’enflamment, les commerciaux proposent de cotiser à la caisse de grève, mais vous nous comprenez les gars : notre métier ne permet pas de faire grève….

-         Tu nous ennuies avec tes radotages. Qui aurait signé la procuration ? Non c’est des gars qui y croient !

-         Ce que je veux te dire, c’est que le moment, il est à tirer le diable par la queue pour s’en sortir. Un boulot même mal payé, qui fait chier et tout, c’est un boulot. Dans trente ans quand il faudra faire le décompte pour sa retraite chacun verra. Les précautionneux, pouvant dégager un petit surplus auront cotisé dans une caisse privée. Pour les autres, trente ans, ils imaginent pas. Ils viennent de trouver un job ou ils sont chomdus… trente ans, c’est leur âge..

-         Et toi, t’as jamais eu trente ans, espèce de vieux radoteur pessimiste ?

-         Si, mais on était syndiqué, on payait tous les mois la cotisation. A La CFDT, dans les années soixante dix, il y avait même une assurance grève.  Dans un métier tu avais plus de cinquante pour cent de personnel qui payait sa cotisation : le timbre ! Alors une fois par mois, il y avait réunion, pas obligatoire, mais on s’y retrouvait régulièrement. Avant de se lancer dans une bagarre, il y avait débat. La grosse grève où t’as été embarqué, il y avait pas eu de discussion, tout s’était joué sur l’émotion d’une énorme provocation de la boite. Aujourd’hui la provoc, c’est le discours du pouvoir élu, ils veulent que ça déraille, ils veulent nous opposer les uns contre les autres.

-         Personne ne s’oppose à personne, ou plutôt, tout le monde s’oppose à accepter de reculer l’âge de la retraite. Qu’est ce que tu cherches à tout compliquer ?

-         Juste ça : le mouvement n’a pas pris. J’ai suivi des manifs, mais les gus, là, ils avaient pas la rage. Moi, j’étais la, mais presque en spectateur. Plus de photos que de slogans. Tu sais pourquoi ? Trop de monde n’y croit plus. Et tu sais le pourquoi du pourquoi ? Parce que les avantages acquis l’ont été par l’engagement, le besoin irrépressible de conquêtes sociales par nos parents et grands-parents. Eux, ils se sont bagarrés ! C’était leur survie. Même en soixante huit, l’usine était le symbole de l’aliénation ouvrière. Maintenant, il n’y en a plus. Elles sont en Inde ou en Chine.

-         A la télé, j’ ai vu des indiens ou des chinois qui se mettent en grève !

-         Ouais, un siècle de retard, mais n’oublie pas les moblots qui tiraient, il y a cent ans sur  les grévistes. Ils ne sont pas au bout de leur peine…  La semaine dernière à la télé t’as vu les infirmières anesthésistes bousculées et gazées à la bombe lacrymo, par les CRS. Elles font pas le poids, seules. Les grévistes  en Chine ou en Inde, ils vont vite se faire marcher sur la gueule. Il y avait la télé parce qu’il y avait les grandes marques, qu’elles essayent de se faire une bonne réputation pour la bourse ou les « vilains » n’ont pas la cote. Des révoltes sans issues, il n’y a que ça. En plus, sur que dans leur pays, personne n’en a rien su !

-         Tu crois plus à rien ?

-         Mais si, mais, c’est comme à la piscine, quand le pouvoir t’enfonce la tête sous l’eau, si tu te débats, tu te noies; laisse toi couler au fond de la piscine, relances toi d’un bon coup de pied, respire et réfléchis. Celui qui t’assène tous ces coups, il veut te châtier, te briser. La thune existe, mais pas pour toi. Si tu cherches à la chourer comme un taureau qui bute obstinément contre la palanquère, t’es naze. Se défendre n’est pas mobilisateur si ta vie n’est pas en jeu. Seule la conquête est porteuse de sens et génératrice d’enthousiasme, d’adhésion. Pour ça, il faut des militants. Qu’ils soient syndiqués, qu’ils inventent des  projets de conquêtes. Pas des syndicats qui ne  tiennent que suspendus aux dotations publiques, et sur la défensive.

manif 07-09-10-10-         Je pige pas. T’as été syndiqué et tu dis qu’ils sont hors jeux ?

-         Tu ne peux mobiliser que si des militants te soutiennent. Où sont-ils ? La société bouge, les conditions de vie changent, où sont les vrais enjeux ? Chaque jour, chaque matin. La retraite aujourd’hui n’est pas un enjeu, mais un symbole. Celui d’une conquête  d’un autre âge. Celui où on pensait avoir du boulot, pour tout le monde, pour toute sa vie. Aujourd’hui, pouvoir gagner sa vie est un tel enjeu, que la retraite paraît lointaine. Les discours nous la rendent encore moins accessibles.  Depuis trop longtemps les syndicats s’arcqueboutent derrière une ligne Maginot  sociale impossible à défendre.  L’égalité formelle n’existe pas. Personne ne se reconnaît dans la situation de l’autre. Trop de cas particuliers : «  toi, c’est pas pareil !» La « force » des syndicats (je pense leur faiblesse) repose sur les élections « nationales » qui déterminent leur représentativité. Alors que  la vraie force est dans les militants engagés, des adhérents qui cotisent. La représentativité du combat syndical n’est pas dans les urnes qui produisent un syndicalisme délégataire, par procuration. « allo Cerise, soit bonne pomme, débrouille toi avec mes soucis de retraites, rappelle-moi dans huit jours, je pars souffler un peu. »

-         Là t’es trop louf ! Merde ! Qu’est-ce que tu veux inventer ? Cent ans d’acquis sociaux ! On va pas les benner en attendant que le syndicat se reconstruisent comme t’en rêve. D’abord, hein, quelle idée ?

-         Comment ils ont fait les patrons pour implanter leurs usines partout sauf chez nous ? Il faut que les syndicats se mobilisent dans le monde, comme ils l’avaient fait ici.  Mao avait envoyé les étudiants à la campagne pour les briser. Les paysans en ont appris autant que les étudiants. Le combat syndical doit être global et mondial, ou il perdra tous sens, sauf le corporatisme de proximité…Nous ne pourront progresser et définir de nouveaux objectifs de conquête  que si ailleurs, partout, les salariés progressent dans leurs droits et la satisfaction de leur besoin.

-         Ton plan est fumeux ! c’est pas ça qui va garantir nos retraites !

-         Pas la grève des transports non plus, qui ne fait chier que le clampin des villes et accroit encore plus la distance avec la campagne où tout le monde s’en tape ! Et là, gare aux élections !!!

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