26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 13:40
15 février 2005

Prise de tête sur la piste de l’Ourcq

Dimanche matin 9 h 00, le vélo est prêt. Le vent est fort, il fait plutôt froid. Après une hésitation, j'y vais. Le passe-montagne enfilé, le casque à la main, les chaussettes de montagne, tout est "GO". Un blouson pour la pluie, au cas où dans le sac à dos.
Ça fait un mois que je n'ai pas pédalé, en fait, depuis mon épaule esquintée en voulant faire des pompes. Est-ce les gants épais, le col remonté du blouson ? Bref j'ai un mal fou à fermer la boucle du casque, je me sens comprimé. Sûrement le passe-montagne que j'ai mis contre le froid, mais il parait tout fin...
Avant la Villette, j'avais eu déjà plusieurs fois du mal à tourner la tête, les carrefours sont passés en aveugle. Comment pouvais-je être aussi raide ? Petite inquiétude.

Bon, j'avais un peu le nez qui coule, mais quand même... Au moment de déglutir la salive qui m'encombre la bouche, un voile noir me tombe sur les yeux. Syncope ? J'ai mis deux secondes à comprendre que ma glotte avait tiré la sangle du casque qui s'était rabattu sur les yeux. C'est pas possible que j'ai la tête qui enfle comme ça ???

Orgueil démesuré ou céphalée carabinée ?

Bon, Bon, je roule...
Je pense à la blague de Toto qui revient de l’école et se plaint à son père:
"papa, y disent tous que j'ai une grosse tête !"
"C’est rien mon petit, prend ta casquette et va chercher 5 Kg de pommes de terre".

Tout en pédalant vers Bobigny, je rentre les épaules à cause du vent: ça grince! J'ai la tête qui grince!! Comme si elle gonflait et se coinçait sous le casque!!!
Merde, c'est pas un petit rhume, qui peut coincer comme ça.
Je commence à m'écouter la tête, ça bouillonne de la cafetière... l'angoisse sourde.

Sous les pavés du pont de Bondy ça craque, j'ai la tête qui craque!!!
Je sens la panique venir, faut réfléchir:
Hier soir j'ai eu une longue série d'éternuements qui ont affolé les sismologues du monde entier. Ils se sont réunis en catastrophe à la Réunion. Ce matin à la radio, ils donnaient leur avis nauséeux. Ces craquements, c'était peut-être un tsunami, parti des fausses nasales, amplifié par les humeurs des sinus, provoquant une immense vague liquide céphalo- rachidien se brisant sur les plages de l'oreille interne. Je remuais la tête avec prudence, toujours autant de souffrance. Les pavés passés tout semblait calme et j'entendais bien le vent.

Pourtant, ça craquait de plus en plus !

L’angoisse redoublait, j'étais sur, j'avais pris mes pilules pour la tension. Encore plus Inquiet je me rappelais précisément :
J'avais éternué, un peu comme la Soufrière avait lancé au ciel ses colonnes de gaz sulfureux, avant finalement d'exploser et de voir son sommet pulvérisé dans les cieux sombres.
Mais j'avais mon casque, et la pression des gaz grippaux ne pourraient m'éparpiller les os du crâne, comme un vulgaire volcan et sa nuée ardente.
Du coup, je voyais la Soufrière avec mon casque sur le cratère!
Je me marais en me demandant - par où passer la sangle - quand une bourrasque rageuse et glacée me fit zigzaguer.
La grêle ?


La terreur, soudain!!!
 
L'image foudroyante:
En accéléré je revoyais tout d'un coup nos jeux de gosse quand nous mettions les pétards sous de vieilles boites de conserve. La hauteur où ça montait!!!
Tétanisé, je bloque les freins d’une crispation des mains, éparpillant mes suiveurs, sous les invectives, au hasard des contre-allées.
Je hurle:
-"ils ont allumé la mèche! Ça va sauter!!!"
Combien de temps me reste-il ?
Cinq secondes ? Quatre ??
Le vélo tombe au milieu de la piste; Mes doigts gourds s'énervent sur la boucle... Deux secondes... La sangle lâche et dans un geste désespéré j'arrache le casque... une...
rien...
Petit choc sur l'épaule et tintement métallique sur le macadam!!!!
Goupille ????
Rien...
La peur me lâche doucement, je baisse la tête encore raide, j’essaye de voir, et stupéfait je contemple mes deux clés Allen pour régler ma selle et le guidon. J'avais du les ranger dans mon casque... Ouf!

Pour le vélo, le casque est léger. A l'armée on avait un casque lourd, et le "margis" criait "enfoncer vous bien ça dans la tête»

C'est fou!

L'ABUS DU CASQUE EST DANGEREUX POUR LA SANTE

En plus de mon incapacité à remettre en état mon blog perturbé par le changement de version (ils préconisent de se faire un site de test), voilà que mon PC est à l’hosto rue de Charenton depuis quatre jours. Je vous ai mis un petit souvenir de ballade d’il y a deux ans, avant "l’ablogrj".

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 14:06

Thorsmork - Reykjavik

Je terminerai ces carnets d’Islande par quelques photos du port de Reykjavik où j’ai pris plaisir à regarder des voiliers et autres bateaux. Nous sommes le dernier jour de notre voyage dans l’Ouest Islandais. Le matin nous avons pataugé dans les torrents pour arriver à la cascade de Glufrafoss. Puis après une autre cascade plus ensoleillée nous nous sommes arrêtés pour le traditionnel pique-nique. Le dernier. Cette fois nous sommes dans une aire aménagée. Outre les jeux d’enfants que vous verrez sur la vidéo, le bâtiment abrite un coin cuisine avec évier équipé, des WC propres avec le papier qui va bien. Poubelles partout !

e-autre-maison-traditionnelle.jpg

On mange les restes du dernier repas au refuge de Thorsmork. Du gigot des truites et tout ce qui restait dans la glacière. On finit la gnole que Laurent avait fait voyager, et qui nous avait déjà requinqués. Dernières siestes allongés sur la pelouse fraîche mais sèche.

Ce soir nous retrouverons la maison d’hôte à Ranargata. Fini les nuits en refuge. Pourtant celui de Thorsmork était bien. De l’espace pour dormir, un « réfectoire » super spacieux et bien équipé. Un repas classe grâce au barbecue.

Asa nous a informé que l’agence de voyage nous offrait le restaurant ce soir. Pour compenser quelques contre-temps concernant notre hébergement. Le Lækjarbreka, dans le centre traditionnel de Reykjavik. Maison des plus cosy. A l’étage au milieu de mille souvenirs de la tradition islandaise, nous nous organisons en trois tables. Le menu est typique. Macareux, pingouins, canards le tout fumé soit à la bouse de vache, soit au crottin de brebis. Goûts neufs. Petit vin partagé entre amis, une avance sur le retour !

Finalement ces deux semaines se terminent, et c’est bien. Il faudra y revenir, il reste tellement à découvrir.

 

 

La douche prise à la maison d’hôte, nous nous sommes promenés l’après midi dans Reykjavik. C’est une grosse ville provinciale. Quelques immeubles modernes de verre et de béton, mais plein d’espaces verts, des maisons hautes en couleur, aux murs en tôle ondulée peinte. Dans notre petite maison on constate d’ailleurs que les fenêtres ne s’ouvrent pas, sauf un petit vasistas. Les pluies et le vent sont violents. Nous les avons testés. Mais ce dimanche il fait beau les gens sont étalés sur les pelouses. Comme au bois de Boulogne un 14 juillet.

 

Je termine donc cette ballade islandaise. Je ferai un dernier sujet sur les bateaux et le port.

Là aussi, je préparerai un  DVD (environs 80 mn) sur ce séjour où je privilégierai le groupe en voyage. Pour cet hiver.

Merci à ceux du groupe qui m’ont accompagné dans la visite de mes carnets de voyage en Islande.

 

Début: Reykjavik Glymur

Précèdant : Thorsmork Guffrafoss

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 22:00
salut
je rentre de faire des ballades en VTT dans l'ardèche, et là : BOUM!!!!, ils ont migré mon blog! Changement de version qu'ils disent!
Je n'y retrouve plus rien!!!!
Bon, ce week end je me remets au travail!

Ils disent que c'est mieux! Ouais .... quand ça marche?

à bientôt pour mon sujet sur Reykjavik. La ballade en Islande se termine.
Mais il y en aura d'auitres
Salut
RJ
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 23:00
 

Thorsmork – Glufrafoss – Seljalandsfoss

 

C’est notre dernier jour complet en Islande. Après un repas somptueux, dont les restes feront le pique nique du jour, une nuit au calme et douce, ce vingt juillet nous partons pour la dernière rando. La consigne avait été donnée de préparer les sandales pour traverser les gués. Nous étions deux à ne pas l’avoir entendu. Inutile de supplier Victor il ne comprend rien ! Et garder les grosses chaussures mouillées une journée, c’est pas vraiment glop ! glop ! La ballade n’est pas loin du refuge. Mais il faudra encore au bus de nombreuses manœuvres entre les gués pour nous amener au point de départ. On n’avait jamais eu un si beau soleil. Il fait doux. Les glaciers brillent. L’océan n’est qu à une petite vingtaine de KM, au-delà du Eyjafjallajokull.


Après avoir traverser le torrent large de 7 à 8 m et avec beaucoup de courant, nous nous engageons dans la vallée qui se rétrécit rapidement. Les parois se resserrent les mousses vertes deviennent sombres, il n’y a plus d’oiseaux. Un trou noir dans la faille c’est la cascade cachée. Il faut du temps pour les yeux, des précautions pour ne pas glisser, et accepter que tout soit trempé pour profiter du spectacle. L’eau en plongeant a fait un orifice lisse comme un toboggan de pierre. Le pied de la chute dans les laves est noir. Seules les éclaboussures rendent la lumière qui tombe du haut de l’extrémité du glacier.

 
***

Après le retour au bus, on se sèche comme on peut. Quelques km pour atteindre la cote et tout de suite la cascade de Seljalandsfoss (sur ma vidé j’ai mis Skogafoss, j’avais pas retrouvé mon petit carnet ! Ce matin, c’est sur c’est Seljalandsfoss).

C’est comme une grande muraille de roche verte, avec plusieurs trop pleins qui cascadent ! On passe derrière le rideau d’eau. Il fait doux, c’est agréable.

 

Pour le dernier sujet, je mettrai quelques vidéos de notre dernier pique nique avec les corps fatigués abandonnés aux balançoires et les photos faites le soir de retour à Reykjavik.

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 08:20
Grands moulins de Pantin- démolition suite.

Il faut dire que pour mon petit entraînement en VTT, je passe toutes les semaines devant les Grands Moulins de Pantin. Ils n’ont pris pour moi une telle place dans mon petit univers que récemment, quand j’ai réalisé qu’on les démolissait, du moins en partie, pour les réhabiliter.

Il y a de choses comme ça qu’on voit sans voire et qui tout d’un coup prennent de l’importance.


Tiens cette foret par exemple entre Belverne et Coutenans, dans la Haute Saône. On n’y faisait encore du vélo avec mon frère il y a quelques années. Même si ici et là, la nationale s’était agrandie, avait laissé quelques virages devenir terrain vague, c’était bien la même route, la même foret où nous passions assis sur le porte baguage d’un oncle ou de notre père. Dès que nos jambes furent suffisantes nous pédalions de bon cœur tant dans les cotes que les descentes. Les jours d’orages les ombres des grands arbres prenaient des proportions dont nous aimions avoir peur. On se dit que cette foret est là pour toujours. Et chaque fois qu’on y repassait on guettait les arbres, les lumières, les oiseaux. Même en voiture avec les gosses il m’arrivait de rouler doucement pour recréer les images. Mais la rage de ceux qui me klaxonnaient me ramenaient à la réalité.

Mon décors d’enfant n’est plus… Des dizaines de bulldozers ont en trois mois rasé les collines sur des centaines de mètre de large. Ils comblent les vallées, arasent les bossent. Ils ne reste rien de cette foret de mon enfance. Discutant avec cet oncle qui m’avait plusieurs fois transporté sur son vélo il y a soixante ans, c’est pour un nouvel autoroute, à cause des camions qui ne peuvent monter telle cote l’hiver, ni les convois spéciaux qui ne peuvent tourner dans tel autre village…

Alors les Grands Moulins, c’est un peu ça aussi. Mes cinq ans dans Paris, le premier tour en auto des boulevards des maréchaux (le périph n’éxistait pas). Quand en en faisant le tour, je découvre le ventre ouvert des grands silos, je me demande comment ça marchait. Ou étaient les fameuses meules qui écrasaient les grains ?

On trouve dans l’inventaire du patrimoine des informations techniques sur l’architecture, c’est là que j’ai lu que la grande tour avec les horloges était un château d’eau, et qu’il y avait un immense escalier en spirale pour monter. A l’orgine il y avait 21 meules (d’un nom technique que je n’ai pas retenu). Nulle part dans cet inventaire on ne parle du métier des travailleurs ayant fait fonctionner ces moulins. Ils ont été abandonnés parce que la production n’était pas suffisante…**

J’ai vu les maquettes en couleurs avec plein de verre pour réhabiliter le quartier. Les nouveaux bâtiments compléteront-ils aussi bien cette perspective du canal, de la rotonde de la Villette aux Grands Moulins ?

Précédant : Les Grands Moulins de Pantin

A suivre: recontruction des Grands moulins de Pantin 2008

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 22:35
Varappe dans les Mallos
Château de Loarre
La Oreja de Van Gogh
Isabelle
 

Je termine ici le sujet sur les Mallos de Riglos. Vraiment belle ballade grâce à notre accompagnateur Louis Angel. Et bien sur le site merveilleux. Cette dernière ballade n’était pas longue. Très vite nous retrouvons les chemins du village de Riglos. Les Mallos nous dominent et partout des fleurs. Surtout les coquelicots.

 

Arrivés au gîte, organisation d’un petit transfert vers le château de Loarre. Je ne me rappelle plus rien de la visite, sinon que l’orage entrevu au loin du haut des mallos, nous a attrapés brutalement.

Pour ce transfert comme le bus ne peut transporter tout le groupe, c’est notre hôtesse, Isabelle, qui fait le taxi. Je m’installe côté passager. Elle arrive. Sans tablier, coiffée, maquillée, des escarpins, elle a fière allure. Manœuvre difficile dans les rues étroites et pentues de Riglos, elle pousse un disque dans le lecteur et fredonne au rythme de la chanson. Ah ! Quand tu ne parles pas la langue de l’autre t’es vite con ! Au château de Loarre la pluie est impressionnante, malgré les Kway on n’a pas en vie de quitter l’auto. Isabelle sort rapidement ouvre son coffre et nous distribue quatre parapluies. Ca c’est de l’organisation. Elle suivra la visite avec nous. Puis au retour Maryse se met devant et fini par engager une de ces conversations étranges d’où elle comprend que le disque c’est un groupe : « La Oreja de Van Gogh ». Je l’ai toujours dans ma voiture désormais. Je vous mets une image de la présentation du DVD.

De retour à Riglos, bien séchés nous filons vers notre petit bistrot : Fermé ! A l’épicerie on fait des emplettes : patcharan, bière, olives, chipirons etc…Chacun apporte sa contribution et nous retournons au gîte. La salle à manger est bien rangé le couvert n’est encore pas mis. On entend Isabelle dans ses casseroles. Les groupes se forment, on tire, on pousse les tables, on déballe les bouteilles, les amuse-gueule, et l’ambiance est au « chant du départ ». Des Kleenex ici et là reçoivent les traces noires de la sauce des chipirons. On plonge les doigts dans les boites d’olives, de moules, pas trop de délicatesse. Les timbales en plastic reçoivent la visite de liquides successifs.

 Isabelle entre soudain, un voile blanc se lit dans ces yeux. Nous l’invitons à prendre un verre. Elle avait remis son tablier de travail, tranquillement elle s’essuie les mains de chaque côté, puis l’enlève, passe devant la glace du buffet, remet en place une mèche rebelle, prend des chips et des cacahuètes qu’elle vide pratiquement sur la table et s’assoit auprès de nous. Ouf ! L’ambiance reprend. Elle parle un peu avec Luis Angel. Puis nous fait comprendre que le repas va être prêt. Ce sera un repas complet traditionnel, que les libations du soir m’ont empêché d’écrire dans mon petit carnet.

Merci Isabelle.
**

La vidéo reprend de notre tour des Mallos les images des groupes qui escaladaient les falaises au tour desquelles nous marchions. La distance rend parfois l’image imprécise, mais l’ambiance est restituée et ces hommes et ces femmes accrochés à la façade sont époustouflants.

 
**

Je préparerai pour l’automne un DVD. Les images sont plus belles que sur le Web. Je le proposerai le moment venu aux amis du groupe dont j’ai l’adresse e-mail.

 
 
 
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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 20:52
Thorsmork – Randonnée du Valahnukur au pied des glaciers
 

Cet après-midi, nous partons faire la randonnée du Valahnukur. Pas très élevé, 460 m, mais suffisamment pentu pour que ma petite femme ne monte pas jusqu’à la table d’orientation du sommet. Cette vallée de Thorsmork est verte. Des bouleaux des fleurs telles que des boutons d’or. Nous avions eu l’occasion d’un repas de midi détendu. Nous étions bien installés, au soleil. Je vous ai mis sur la vidéo en introduction notre éclat de rire dans l’ambiance.


Pour faire cette petite ballade, nous prenons notre bus, qui a un moment doit traverser le torrent. On n’a pas l’impression quand on le voit serpenter dans cette plaine au pied des glaciers « Eyjafajallajokull » et « Myrdalsjokull", qu’il est si terrible. Pourtant les passages se déplacent régulièrement à chaque crue du fait des galets charriés. Tout d’un coup, au milieu d’un gué, notre bus s’immobilise, puis entreprend une marche arrière, puis une autre. Les plaisanteries fusent. Mais on comprend aussi que ce n’est pas si simple. Et quand le bus parvient de l’autre coté, c’est le soulagement. J’ai près de trois minutes de vidéo de cette étrange valse. Je n’en ai gardé ici qu’une vingtaine de secondes. Mais cela donne une idée de la difficulté.

Asa nous explique en plus que l’année précédente, un 4X4 qui s’y était mal pris avait été emporté par le courant et ses occupants se sont noyés. C’est un beau lieu de vacances, mais il faut rester très prudent.  

*** 

Au début de la descente, nous ferons une longue halte dans un petit sous-bois. Détente, récréation.

Le retour se fera plus simplement à pieds, une passerelle souvent déplacée, permet de retraverser. Au refuge, dernière soirée en refuge d’ailleurs, c’est la fête. Barbecue de gigot de mouton et truites sauvages en papillote. Il y a tellement qu’on fera le pique nique du lendemain avec les restes. Grosse ambiance. Dégustation de l’alcool local officiel (à base de pommes de terre). Même si nous sommes dix huit dans la même chambre le gîte est si grand, et il fait si doux que la nuit sera réconfortante.

Demain grande ballade vers la cascade de Seljandfoss.
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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 13:33
Le tour des mallos de Riglos première partie.
 

Comme le déclencheur de cette belle randonnée, c’était les Mallos de Riglos, j’en ai fait deux sujets. Dans le prochain, je vous parlerai de la varappe et d’Isabelle.


 Aujourd’hui place au spectacle. Il faudrait du 16/9 dans tous les axes, probablement du miramax pour être regardé à la Géode de la Villette, tant le spectacle est grandiose. Si la randonnée occupe nos pieds et notre regard vers les pièges des sentiers caillouteux, les arrêts nous permettent un tour d’horizon de couleurs et de vie. Je ne suis pas un habitué de l’observation des oiseaux. Quand un guide me dit « là tu vas voir des choucas ou des vautours », ben je vois des choucas ou des vautours…Ici le guide n’a rien à expliquer, on est immédiatement captivé. Ce vol des dizaines et dizaines de vautours, je le revois comme ces films d’aviation ou de guerre des années soixante : le combat d’escadrilles spitfire et messerschmitt. Ballet incessant d’oiseaux qui se croisent, plongent et remontent. Pas un battement d’ailes, simplement les ailes déployées qui s’appuient sur les courants. Je ne connais pas le cri des vautours. Autour de nous d’autres oiseaux invisibles (car probablement top près) font entendre leur chant.

           *

En revoyant ma vidéo, j’ai coupé un max, il faut être dans l’ambiance pour apprécier ses émotions à rebours. Mais moi, je me revois la tête en l’air, le regard perdu et la caméra cherchant difficilement la mise au point.

 

La randonnée n’est pas longue, mais la première côte fait résonner les cœurs fragiles. Le temps est mitigé, plutôt frais, c’est bon pour la montée, mais le soleil hésite, ce n’est pas bon pour la photo. La pause arrive vite, Isabelle nous a préparé des tortilla española de patata. Bienvenues ! Avec un sandwich au pâté que beaucoup espéraient. Pas de sieste aujourd’hui, non que le chemin ne le permette, mais ce soir, la visite du château de Loarre est prévue.

Nous allons redescendre tranquillement dans les odeurs de thym et les couleurs de coquelicots.

La pluie se fait doucement sentir.
La ballade est finie
 
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 20:19
Le printemps c'est les fleurs!
Il me reste deux sujets à faire sur les Mallos de Riglos, et trois sur l'Islande. Mais ce soir je suis en retard. C'est l'effet printemps!
Ah! je me suis trompé! Faut dire que j'ai tellement de retard dans le traitement des photos que j'accumule  au fil du temps.
Tiens cette image prise rue Doudeauville. Elle sort de mon appareil où elle dormait depuis combien de temps?
C'est que les murs me racontent des histoires que je ne comprends pas.
J'ai encore des photos sur les grands moulins de Pantin, sur des ballades le long de l'Ourcq, de la Bidouze, du Saison, de la Gironde  (La  Gironde , on connait mieux). Voilà que je me me suis laissé attrapé par un soleil de printemps.
J'avais mon balcon à nettoyer et

préparer pour les beaux jours.
Tu vois cet arbuste en fleurs ? Je ne sais même pas son nom. Cinq ou six ans que je le regarde fleurir, ça ne dure pas, mais quand il fleurit, j'ai un devoir de le regarder. En silence. je tourne autour et je regarde chaque fleur. Sera-t-elle là l'année prochaine ? Sur un balcon, les étés sont catastrophiques! Eh! Pardi, je suis en vacances et si tu comptes sur la pluie, t'as meilleure chance au loto!
 
Que de stratagèmes pour les plantes du blacon! Toi t'as ton jardin, ta plante elle s'enfonce dans le sol.  Tandis que là, même avec trente centimètre, le bac est vite à sec. Et deux jours de canicule t'envoient ad patres le meilleur  de tes plantations.
On met des bouteilles avec des becs plantés dans la terre. Au début ça va, la terre est tendre. Mais après deux ou trois ans les racines ont envahi le bac qui est plus dur et plus lourd qu'une pierre.

Quand t'as passé la journée à couper ce qui est mort, ramasser les feuilles sèches, les  déchets de tous ordres que l'hiver a généré, tu te rends compte tout d'un coup que le dos est présent et les genoux absents!
Dans ce cas je coupe tout, pas risquer une panne! A cent mètres il y a le petit troquet, et quand il fait soleil comme aujourd'hui, la terrasse est attrayante. (surtout le lundi, il n'y a pas de marché, on s'étale) . C'est le bon moment pour lire le monde. Sarko s'en va, c'est plutôt printemps. Rue Rampal, l'hiver des rafles n'est pas fini.

Du coup ce soir je n'ai pas préparé mon sujet sur les Mallos. Je le ferai dans la semaine. Promis!

Je mets ce petit mot pour les fidèles, qu'ils ne lâchent pas ce fil.
Depuis décembre ma note (le blog rank) est passée de 4 à 60 sur cent. Cela veut dire qu'il y a quelques curieux (30 à 67 par jour à feuilleter les albums photos), et mon classement oscille entre 4200 et 5900 sur 510 000. Donc, il y a des blogs qui ne servent encore moins à rien que le mien. 2300 visiteurs sur albumrj,  2800 sur les vidéos, et 900 sur le blog mobile.

Mais rêver au printemps ne sert à rien, sinon à respirer, à vivre.  Et l'albumrj a aussi besoin de se ressourcer.
Donc à jeudi pour la suite des Mallos de Riglos!





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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 23:24

De Vik à Thorsmork en passant par Skogafoss  et  Eyjafjallajokull

Quand il fait soleil et que le temps est doux, tout va bien. De Vik à Thorsmork, il ne doit pas y avoir plus de 130 / 150 km. Dans le sud les routes sont incomparables à celles que nous avions du prendre certains jours. D’ailleurs quand le soleil brille sur le glacier, Victor trouve facilement un coin pour nous arrêter faire une photo. Il fait doux, l’humeur est détendue. La visite à la chute de Skogafoss arrive vite. On voit l’océan à moins d’un km et on suit le torrent qui conduit le groupe au bord de la chute. On est presque surpris de reconnaître le décor. Cendre noir, roche noire, falaise abrupte d’où tombe cette eau massive. Couleurs vertes regardant le sud. Oiseaux habituels, surtout des fulmars. C’est le glacier qui produit l’eau de la chute…

Comme le montrent les coordonnées du GPS, on fait un petit tour pour trouver la langue du glacier Eyjafjallajokull. Dans le bus Asa nous raconte l’histoire d’un avion américain qui s'était crashé sur le somment du glacier, que celui-ci aurait tout doucement poussé. Qu’un homme redécouvrit bien des années après, mais on n’a rien su de l’avion : chut ! C’était secret !

Ca nous met en joie. Marcher au soleil, envoyer des cailloux sur les blocs de glace, déconner sur les formes dessinées anime le groupe. Bien sur personne ne peut prononcer le nom du glacier. Je l’ai tapé plus de vingt fois sur mon clavier et n’arrive ni à l’écrire, ni à le prononcer. Asa le dit bien ! Mais pas le temps d’assimiler. Pour aller à Landmannalaugar, nous avions tourné autour du volcan Hekla sans le voir. Sa dernière éruption datait de 1991, et son cycle moyen est de 55 ans. Pas de soucis donc ! Là on en profite. Asa nous explique qu’en cas d ‘éruption, ce qui est très dangereux, c’est que la glace fond, générant des torrents de boue dévastateurs.

Après avoir piétiné cette glace, retour au bus. IL nous transporte   au refuge de Thorsmork (les bois de Thor). Que de gués il a fallu traverser. J’en ai été tout surpris. Pour la ballade de l’après midi je me suis préparé, et j’ai une petite vidéo que je vous montrerai la prochaine fois. On se demandait pourquoi il fallait un bus si haut. On a compris !

 

La fête continue. Vallée abritée, refuge caché dans les arbres, c’est spacieux . quel calme ! Et en plus, depuis bien des jours nous faisons avec gourmandise notre repas du midi, assis et au soleil ! Pourrons nous repartir ?

***

 

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