14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 22:43
J’aime mon Ghetto (6)
 
Sculptures couleur
femme-rouge-copie.jpg

Alberto m’a adressé une invitation pour les journées portes ouvertes à « la Vache Bleue ». On est toujours inquiet, les sujets ne l’ont-ils pas déçu ou fâché. En tout cas bon accueil. Il nous montre tout son travail, son dernier tableau sur « Beaubourg » et des œuvres plus anciennes.

A la Vache Bleue, vers 14h30 on se prépare à se mettre à table. Toutes les voûtes sont ouvertes, il y a une odeur de ragoût qui s’insinue partout, la cuisine chauffe ! Les artistes sont plus ou moins attablés, gentiment ils te donnent le programme, il vaut mieux revenir dimanche pour la poésie…

Par raccroc, nous rencontrons Sibylle qui nous fait découvrir son métier de sculpteur. Essentiellement le bois, mais aussi des bronzes réalisés à partir de cire, et des plâtres à partir de papier journal.

Je ne vais pas te faire un discours sur l’art, elle en parle mieux que quiconque. J’ai extrait de ma vidéo quelques photos de statues que j’ai isolées pour qu’on les apprécie mieux. Je veux dire pour mettre en relief  les formes, qu'on sente la matière, suggérer une lumière qui les valorise.

A la sortie, j’ai aussi photographié tout ce qui est en plein air depuis longtemps, et qui n’est pas vraiment visible de l’autre coté de la haie. Des corbeaux (ou autres oiseaux) en ferronnerie peinte. Moi, ces compositions, ces formes, ce travail m’ont fait penser à ce qui est exposé au musée d’Orsay. L'art premier!

C’est pour ça que j’ai un peu joué avec la couleur. Que j’ai un peu gommé le contexte des voûtes, très prégnant. Pour donner à voir ces sculptures en couleur autant qu'en relief.

Petite vidéo sur notre rencontre avec Sibylle:

 


précédant: la Femme au Chien
Premier: les barreaux verts

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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 21:16
Lumière sur Gironde
 

Nous quittons Pontaillac et nous décidons de suivre les petites routes du bord de la Gironde. Notre objectif était Talmont. Pour cette première rencontre nous nous arrêtons partout. Même pas de guide… juste nos yeux ouverts, et notre plaisir d’être là. Dans les églises, les syndicats d'initiative on grappille un prospectus...

 
-On va aller jusqu’à Blaye. Tu crois ? On verra.

Port-Maubert-DSC00066-copie.jpg
 

 Ça n’est pas important. Du coup, avant Talmont nous nous arrêtons à Meschers-s-Gironde. C’est simplement la lumière qui nous stoppe. Dans cette dernière semaine de février le soleil est présent et donne une lumière basse et crue. Il y a du vent. Les nuages d’abord légers passent vite. Dans l’après midi ils seront plus lourds, jusqu’à donner un orage violent, d’éclairs, coups de tonnerre et pluie magistrale. Pourtant le contemplateur que je suis est heureux.

 

Il n’y a pas grand monde, presque pas de circulation, pour moi qui se perds aussi facilement à pieds qu’en bagnole, c’est un régal.

 

Quelle lumière blanche des « falaises » de Meschers me fait m’arrêter ? Cent mètres et là, plein de sollicitations pour des grottes. Sans guide! Ça vaut-y d'y  aller et laquelle choisir ? Et bien ce sera Matala !

 

Tu n’y crois pas : Matala ? Pour toi : Matala, c’est cette plage si douce, apprivoisée par les hippies au sud de la Crète, où des fumeurs de « hash », entre deux baignades dans cette mer quasi tropicale, s’installaient dans des grottes creusées depuis des siècles dans les falaises de craie. Ça c’est les années soixante dix. C’est quoi ce Matala là?

 

Ben… C’est aussi les années soixante dix. C’est aussi des grottes dans des falaises. Aujourd’hui il ne reste plus que quelques chambres « vue sur la mer »…Je t’ai mis dans l’album photo les signatures de Johnny, Sylvie, Pollnaref, et même de Maurice Biraut, qui fut le faire valoir de Gabin et Delon dans «  Mélodie en sous-sol ». Tu connais pas ? c’est pas grave. C’était une époque où le cinéma de « truands » se prenait au sérieux. Va plutôt te marrer avec « Boulevard de la Mort » de Tarrentino. T’es encore dans les années soixante dix. Tu fumes que de la clope, tu picoles comme plus personne n’ose, et c’est pas Averty qui met des poupées en celluloïd dans un presse purée, c’est du vrai carnage ! Dans la bande son –super- je ne sais plus si c’est Sylvie ou Françoise qui chante en français, ça vaut. Puis tu as une sorte de remake incarné de « Duel », et la vengeance des « Drôles de Dames ». Le pied...Quand même les US, faut pas y envoyer tes mômes. Y a pas d’être vivant. Ceux qu’on y voient dans les films sont déjà morts, même quand ils dansent l’amour. Sinistre !

 

Mes cartes postales sont ringardes ! Ouais, peut-être ? Si je me sens bien, si j’apprécie ces lumières, si je peux prendre le temps de regarder se former l’orage, et de me laisser déborder par la pluie et le vent, m’installer tout trempé dans ma caisse et dire en essuyant une mèche qui goutte sur le volant :

 
-alors, on y va à Blaye ?

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 17:07
La vieille cote et la tour.
Il dort.

Il entend le bruit. Il pense, c’est la porte ? Zut ! Elle est déjà partie ? Et re-zut, je n’avais pas rangé les outils. Bon, je me lève.

Il se rendort.
arbres-inond--s.jpg

C’est quelle heure ? Je sens la lumière. Quelle heure il peut être ? Si je regarde ma montre je me réveille. Non j’ouvre pas les yeux. Il doit faire beau… je sens le soleil… Faire du vélo…c’est quelle heure ? Ma montre ! Je ne sais même pas si j’ai ma montre. Non je ne bouge pas. De toute façon, je la laisse n’importe où…Et puis maintenant, je m’en fous…c’est drôle hein !

Avant, sans montre, ma journée virait au cauchemar ! Pas perdre de temps ! Avoir le temps ! Plus de temps ! Mais là je suis bien…d’abord, si je me lève, c’est pour quoi faire ?

Tiens le bébé pleure. On l’entend moins…il ne pleure plus pareil.

C’est calme. Ça ne travaille pas ? Je ne comprends pas les bruits de la rue ? Je ne sais même pas le jour. Maintenant du mardi au jeudi, je ne reconnais plus les jours…Ah! si, le mercredi les enfants du quatrième sont au square avec leur grand-père …

 

Qu’est-ce que j’ai à faire ? Je ne sais pas, rien !

C’est quelle heure ? Non, je ne regarde pas…

Le vendredi c’est facile : au marché les salades sont fraîches ! Le petit chinois pulvérise de l’eau dessus. Elles luisent. Ah ! Une belle frisée! Quelques lardons et un œuf mollet. Est-ce qu’il me reste du pain ? Faire griller des croûtons… Faut que je pense à sortir les oeufs, sinon ils explosent.

Quoi d’autre ? Je n'ai pas de blanc. S’il y a de la frisée faut que je me trouve un petit blanc frais. Surtout en ce moment avec l’ail rose.

Bien ! Que je pense à ranger, j’ai laissé les outils partout ! Et puis faire mon blog…tiens, ils n’ont pas reconnu le paysage l’autre jour…J'aurais du penser à envoyer un mail à Steph, peut-être qu’elle ? Il doit être tard, mais je reste encore…la lumière c’était bien sur la photo. Si je me mets tout de suite au blog, j’y passe la journée. D’abord, qu’est ce que j’ai de prêt ? Les autres photos de la vieille cote. Oui, mais je n’ai pas monté la vidéo…Bon, ça va aller, j’ai le temps….

Faut que je me lève, faut que je range…J’ai jusqu’à ce soir… elle a du pousser les outils ?

J’aime ça, cette lumière… La vieille cote c’était un soir de février. Pourquoi j’étais remonté chercher l’appareil ? Comme ça…La lumière, un vrai coup de pot.

 


Bon faut y aller ce coup ci !

C’est quoi ce bruit ? Le portable ! Les livreurs ? C’est aujourd’hui ?

-Oui…
-Ah ! C’est toi !
-c’est quelle heure ?

-Hein ? Je me lève juste, j’ai cru que c’était les livreurs.

-Pourquoi je serais malade ?

-Rien … j'sais pas…trop tard pour le vélo…Faire le marché et me mettre sur mon blog…

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 21:37

Les bouleaux blancs

Tu vois, à force de rechercher le quotidien dans ce qu’il a de plus ordinaire, tu passes à coté de ces paysages que tu côtoies tous les jours sans te rendre compte de leur rareté.
les-bouluax-blancs.jpg

 

 La lumière est la, elle transforme tout. Si tu n’y fais pas attention, il reste des arbres, une ondulation dont on ne sait plus si c’est de l’herbe, si c’est de l’eau.

 

Tout à coup la lumière jaillit de l’ombre de ce mur, de ces feuillages qui tombent.

 

Rien que de l’ordinaire, juste ton œil qui plisse, le  regard troublé par cette larme  qui naît de cette transition de l’ombre au soleil, et ta vacuité qui décompose la lumière.

 

C’est la légèreté qui l’emporte, le besoin de rêve. Tu ne fais pas la synthèse des signaux qui te ramènent dans le réel, le concret. Juste, tu fermes complètement les yeux pour mieux voir ce que tu ressens. Dans le court instant de ton regard absent, ton cœur imagine le travail de l’artiste.

Ce décor là, c’est pour moi seul. Il n’y a que moi qui puisse le restituer comme je le reçois.

suivant: la vieille cote et la tour

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 16:11
Carte postale de Talmont sur Gironde

Voilà un lieu où je ne pensais vraiment pas me rendre un jour. Nous faisons souvent la route Paris-Bayonne, et la Gironde, Bordeaux, ce sont surtout des risques de retard sur le parcours.

 

Quand une amie nous offre ce petit livre de photos sur Talmont sur Gironde et l’église Sainte Radegonde!talmont-portique-d--tail.jpg

 

Du coup pourquoi ne pas s’arrêter ? Donc en février, les hôtels font des prix et nous voilà deux jours au bord de la Gironde entre Royan et Blaye.

 

Je n’avais jamais vu. Et, est-ce le lieu, est-ce l’époque une lumière formidable.

 

A Talmont, cette église Ste Radegonde se repère de loin. Il y avait du vent ce jour là. Quand je fais de la vidéo, le vent m’agace, le micro capte tout. Depuis je lui ai acheté un petit bonnet de fourrure…

 

Les sculptures des portails sont bien ravagées par le vent, mais avec l’aide du petit guide que tu peux acheter pour le prix d’un cierge, ça se lit comme une BD.

 


Talmont
envoyé par albumrj

 

Bien sur le livre est plus beau que tout ce que je peux raconter là. Mais ce blog est fait de coups de cœurs. En voilà un de plus.

suivant : lumière sur Gironde

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 14:34
J’aime mon Ghetto (5)
La femme au chien
femme-et-chien.jpgT’en as pas fini avec « ton » Alberto ?
 

C’est mon dernier sujet. Il a une cohérence propre et je ne voulais pas le noyer dans d’autres histoires.

 
C’est quoi la photo ?
 

C’est un extrait du tableau sur lequel il travaillait quand je l’ai rencontré. Je l’ai appelé « la femme au chien ».

 

Ben ! Là tu t’es pas creusé ! On ne voit qu’eux !

 

Oui, mais il y a quelque chose dans le tableau, une histoire à découvrir ou inventer. Est-ce que tu te rappelles le chien du musée du Prado ?

 






« Le chien » ? Le tableau de Goya ? Ça n’a rien à voir !

 

Si quand même ! Enfin un peu, je dirai par opposition ! Il y avait sur le catalogue ce commentaire du chien de Goya : « et si le chien était non seulement le cerbère du royaume des morts, image des terreurs nocturnes, créature postée au milieu du grand désert du monde…..mais aussi, dans la symbiose plastique, la métaphore d’un portrait de l’homme…. ? »

 

Attends, dans Goya, ce qui fait la symbolique du chien, c’est qu’on n’en voit à peine la tête dans cette lumière de ténèbres, et ce regard de chien fidèle ! Là le chien te fixe, le regard du prédateur qui te jauge, il sait sa force, il attend juste qu’on le libère. Qui se cache derrière le chien ? Qui se demande s’il va devoir lâcher la laisse et la muselière ? C’est elle ! La lumière glauque des palissades est propice aux terreurs nocturnes ! Oui ! Pour celui qui va se faire bouffer par le cador ! Mais sans son chien, tu crois qu’elle serait là ? Elle a une fausse assurance malgré la sape et le maquillage. Elle devrait pas être là. Sans le chien elle n’existe pas !

 

Bon ça ne te plait pas ! C’est marrant, quand je te montre la photo du tableau sur la rue de « Ménilmontant », tu ne trouves que des impressions positives. Là, il y quelque chose qui te dérange. Sûrement le monde de brutalité qu’il révèle. On peut l’appréhender, alors que le chien de Goya montre l’infini…


alberto la femme le chien
envoyé par albumrj

sujet précédant: Villette ou Bastille

premier sujet: les Barreaux Verts
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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 11:26
J’aime mon ghetto (4)
Villette ou Bastille ?

C’est le hasard de la déambulation du contemplateur de sa rue. Au mois de mars la rue Ordener est vide, dans la lumière crue du petit matin. Le mur est peint à neuf. Nouveaux tags et graffitis. Qui sont-ils ? Trop de signatures, souvent si déstructurées.   Début mai sous les voûtes de la « Vache Bleue », la rencontre avec Alberto. Deux regards jeunes, neufs, plein d’espérance ou d’exigence !
orenner-tnb-1.jpg

menilmontant-1.jpgAlors ?
T’es Villette ou Bastille ?
Rap ou opéra ?
Roller ou VTT ?
Mur ou toile ?
Bombe ou brosse ?
Secret ou affiché ?
Extérieur ou intérieur ?
Crypté ou à déchiffrer ?
Frontal ou fuyant ?
Contrasté ou dégradé ?
Couleur ou noir et blanc ?
Déstructuré ou reconstruit ?
Massif ou fragile ?
Lumière tranchée ou filtrée ?
Péremptoire ou interrogateur ?
Collectif ou solitaire ?
Communauté ou groupe ?
T’appartiens à un « Crew » ou une équipe ?
Tu déformes pour enfouir ou révéler ?

L’espace crée ta perspective ou tu crées la perspective dans ton espace ?

Juste pour te dire que je ne sais pas choisir. Je suis plus sensible à ce qui ne me demande pas trop d’efforts de lecture (l’œil fatigué perçoit mal les détails). Mais je reçois deux émotions différentes, et d’une vraie intensité en m’arrêtant devant le travail de ces artistes des rues ou des voûtes.

Aujourd’hui encore, la fraîcheur, l’enthousiasme d’Alberto expliquant sa recherche, son travail sur « les bouchers à la Villette » ou sur « les acrobates en rollers à la Bastille », nous renvoient au spectacle de la rue.

La rue reflet de notre temps, de notre modernité, carrefour culturel.

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 17:59
J’aime mon ghetto (3)
Découverte à la « Vache Bleue »

Ce 6 mai, j’avais pris mon caméscope pour revisiter les coins d’une ballade en février. Les photos, que je vous présente néanmoins étaient tristes. Je m’étais interrogé sur qui pouvait vivre sous les voûtes du train qui enjambe le canal.9-bord-du-bassin.jpg

 

 

Tu me demandes souvent pourquoi j’ai ce regard complaisant pour tout ce qui exprime ce temps arrêté des friches industrielles. Sûrement, parce qu’aujourd’hui j’aurais voulu me souvenir plus concrètement de ce temps où le travail était une étape de la construction d’un homme, où la valeur du travail était visible, préhensible sur une table d’atelier, où l’effort structurait la solidarité de ceux qui trimaient à coté de toi. Aussi parce que la mise à la retraite forcée, c’est un peu ces ateliers abandonnés. L’individu aussi, est mis au rebut de la société post-industrielle. Inutile de chercher comment on pourrait le réutiliser, on le laisse de coté.

 

Les vieux murs ont cette chance qu’ils servent encore à l’expression des jeunes qui crient qu’ils existent.

 

Ces photos exposent le face à face de la société neuve et  des ateliers en démolition. Le travail se réfugie dans l’abstraction informatique, invisible, secret, où le travail en groupe (on disait dans les années 90 avec l’avènement des réseaux, le travail coopératif), se réduit à partager des fichiers abstraits. Les bureaux paysagés réunissent des êtres fantômes, anonymes, isolés qui tapent sur un clavier des phrases magiques. La valeur ajoutée a remplacée la « beauté » du travail !

 

Perdu dans le viseur de mon caméscope, je regarde sans comprendre la décoration des voûtes bleues. D’un coup, je suis interpellé par une voie forte qui me demande si je suis intéressé par la peinture ? Une femme solide, déterminée, m’emmène en quelques pas à la voûte 87 où elle me présente Alberto. Qui vient d’Espagne et fait les beaux arts.

 

Tu me connais assez pour savoir que je n’ai pas de sens artistique. Mais l’ambiance de cette voûte qui diffuse une lumière claire, les odeurs de peintures, et la confiance en lui de ce jeune peintre me donnent l’envie d’en savoir plus.

 

Sur la vidéo je ne montre aujourd’hui que « la rue de Ménilmontant ».

 

 

 

J’ai deux autres sujets de prêts. Le dernier sur la « femme qui a peur » est un petit bijou.

 

Si vous voulez connaître Alberto, j’ai son mail, faites moi signe.

Précédant: les artistes font le mur:

Premier: les barreaux verts

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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 16:50
Maura Michalon-Lafare en concert

 

Tu sais, il y a des personnes à qui tu penses faire un petit cadeau  qui le reçoivent comme un grand cadeau. Maura dirigeait une chorale en décembre où chantait Maryse. Maryse me dit de venir.  Bon la chorale c'est pas mon truc, mais depuis le temps que Maryse me parle de Maura, sa prof de chant, j'y vais, avec mon caméscope.  Feu vert pour la vidéo,  je biche. Je ne te raconte pas l'ambiance, c'était des chants de Noël, et tout le public s'y est mis.
Tu te doutes bien que, s'il n'y avait eu que la chorale, la salle n'aurait pas été remplie rien qu'avec les amis. Mais il était prévu que Maura donne un petit récital avec trois chants, toujours dans l'esprit de Noël. Et c'est la le miracle! Parce que quand tu écoutes les grands artistes, tu est loin, les expressions sont affadies par la distance. Là, à quatre mètres  tu reçois tout. La voix, le regard, la joie du chant.
La vidéo en a gardé un peu, trois minutes juste pour te donner envie de venir de t' inscrire au stage de chant dans le Perche.

 


La page de Maura la page de Maura

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 14:09
J’AIME MON GHETTO (2)
 
Les artistes font le mur

Au mois de février, je m’étais promené dans cette partie du 18eme, qui longe le canal de la Villette . J’avais fait des photos de l’environnement sur mon premier sujet « les barreaux verts ». Poursuivant ma déambulation de l’autre coté, sur le 19éme, il y a un quartier particulier entre l’usine de chauffage urbain, ces rails de chemin de fer abandonnés, ce pont rouillé, où nos talons résonnent en l’absence de train. Que l’on tourne autour de l’usine, ou que l’on suive les rails, on est rabattu sur le même décors. D ‘autant que le canal et ses bassins cernent ce petit coin de Paris. Comment t’expliquer le chemin de tes sensations entre la lumières du canal, ses quais aménagés pour la flânerie, ses mouettes qui amusent les files d’attente devant le MK2, les joueurs de pétanque qui jouent à être admirés dans leurs élans de théâtre, et ces bâtiments sans commerce, dont les balcons hébergent des vélos ou de vieux fauteuil.

3-saxo-100-5061.jpg

 

En ce début février gris, il n’est pas quinze heures. Les rues sont vides, les immeubles silencieux. Une porte en verre s’ouvre brusquement pour laisser passer deux jeunes qui se jettent sur leurs cigarettes. Tiens, je n’avais pas remarqué les locaux d’activité. Les rez de chaussée sont donc occupés par des entreprises ou des associations.

 

Conduit par les vieux rails je découvre des terrains vagues, des sortes d’entrepôts en briques noircies et bois goudronné, au toit en fibrociment gris couvert de mousses verdâtres, dont on ne sait s’ils sont abandonnés. Passant sous un porche, les jardins de cet immeubles moderne sont bornés par le talus du train qui ne passe plus. Au dessus les murs des hangars aux vitres brisées sont peints de tags. Tout est gris. De hautes grilles vertes bordent l’accès au parking souterrain. Impossible de continuer.

 

Obligé à faire demi tour, je suis renvoyé par le hasard de ma déambulation sur une rue dont tout un coté n’est qu’un mur. Un mur peint, presque pas tagué. Des couleurs simples, et des personnages blancs comme on imagine les fantômes. Elle fait un angle. Là il y a l’inscription et plein de noms associés : « Les artistes font le mur ». J’ai donc tout photographié, et je vous en donne aujourd’hui un échantillon. Les plus beaux ensembles je les ai réunis, et mis dans la petite vidéo qui accompagne ce sujet.

 
***

 

 

Pour ne pas me laisser démoraliser par la panne de mon PC, la semaine dernière, je pense à y retourner pour profiter du soleil. Mes photos n’étaient pas pêchues. Hélas, la plupart des peintures avaient été recouvertes par des tags. Si tu as vu mes sujets sur « les  murs », ou « la cabane du pêcheur » tu sais que j’aime les tags. J’ai d’ailleurs acheté deux livres sur les tags au Virgin de Barbes. On en reparle…

 

Je ne crie pas sur ces superpositions de peintures, même si agacé de l’accaparement des espaces sans discernement. Mais les Egyptiens des pyramides ne martelaient-ils pas leurs plus belles représentations sur les murs de leurs temples lors d’un changement de d’orientation politique ?

 

J’ai été récompensé de ma promenade où je ne m’y attendais pas. Je vous ferai faire la connaissance d ‘Alberto.

 
----
 
J’aime mon ghetto (1) : "les barreaux verts"
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