16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 15:23

Près de Dar El Salam : Kundichi et Bagamoyo

Dimanche 23 juillet 1978 au Mercredi 26 juillet.

 

Kundichi - Dar el Salam - 24Quand tu choisis un circuit aventure, tu penses découverte de l'insolite, les espaces cachés, protégés. Cette semaine là, va être une aventure logistique et budgétaire. Il restera à vivre la calamité du charter via Ethiopian Air line. Avant d'être achevés par les aiguilleurs du ciel.

 

Dans mon dernier post, je reportais mes notes de voyage, consciencieusement consignées pour, pensais-je, pouvoir contester l'organisation, au retour. Accessoirement je notais le nom des villes et villages dont je n’imaginais pas oublier si vite l'existence. Sans ce carnet et la magie de « Google earth », je ne saurais pas vous raconter ces quelques jours. Donc, nous nous éveillons ce dimanche 23, avec l'animation du « book office » de Dar El Salam, vers les 6h du mat.

 

Tout s'anime, lumières, musiques, passage d'un monde affairé et bruyant. Chacun ouvre ses yeux ébahis au milieu de la foule qui contemple ces ahuris. On en fait rire plus d'un. Tant bien que mal, chacun récupère ses affaires, et en taxi se rend à l'YMCA. Bien sur pas de place. La réservation téléphonique n'a pas été faite. Pendant le petit dej, Maryse s'aperçoit quelle a oublié son sac africain avec des petites choses comme son pagne et sa gourde. Béatrice l'accompagne à pied, jusqu'au « box Office » où elle retrouvera son bien.

 

Vers 11h, avec Daniel, on fait un tour de ville à la recherche d'un hôtel. Le prix d'une chambre au New Africa Hôtel, 330$ nous dissuade. De son coté, notre guide Joël, a trouvé un hôtel, qui correspond au budget.

 

Reste à décider de ce qu'on fait de la semaine.

En attendant, petit méchoui à l'YMCA, et en avant pour l’hôtel, le « Clock Tower ». Consternation générale en découvrant les lieux : nous n'avons jamais vu pire. On se dit qu'on méritait le New Africa !

En fait, c'est une grande salle, à peine éclairée, avec des cloisons de bois bleues, en croisillon, d'environ 2m de hauteur. Une sorte d'open space dans une grange crado. Un peu de toilette, organisation du ramassage des affaires, attention cet open space est « open ». Plusieurs femmes ont sorti les jolis chiffons; tous, abasourdis par notre hébergement, nous décidons de nous faire plaisir, avec un bon repas au New Africa. Le menu vu le matin, n'était plus disponible, ni steak, ni « capitaine ». On se cale quand même. Le retour vers le Clock Tower se fait à contre-coeur. L'open space, la nuit est pire que le jour. Une lampe blafarde oscille au bout d'un long fil, elle est la seule pour éclairée collectivement tous les espaces. Les lampes électriques sortent des sacs. Un peu partoutça grouille, sous les oreillers, sur les matelas des cafards gros comme le pouce, que notre présence n’effraient pas. Les faisceaux des lampes électriques ne tardent pas à concentrer des tourbillons de moustiques, ça va être drôle !

Je me résous à la "camisole" du duvet sarcophage, me plie une chemise au dessus du visage et rabat précautionneusement mes bras le long de mon corps. La suée vient immédiatement, tu colles et sursautes à chaque « chatouillis ». Toi, c'est les « bêtes », mais de l'autre coté, les filles ont aperçu au dessus de la cloison, le regard voyeur d'hôtes extérieurs au groupe. A chaque grincement de cloison ou du parquet elles poussent un petit cri. Nous sommes assiégés ! La nuit fut brève (très peu dormi) et longue (attendre le jour).

Mais pourquoi faire ?

Le lundi 24 juillet, après la douche, c'est le moment des pluies tropicales. Maryse et Yvonne se votent un budget taxi pour l’YMCA. J'attends Béatrice et Brigitte comme convenu, mais elles oublierons de me prendre en sortant. On contemple au passage la tête d'Hervé, bouffé par les insectes, jusqu'au nez qui est boursoufflé. Repas à L'YMCA et nous partons par petits groupes en taxi. Nous, vers un village de pêcheurs, Kunduchi. C'est là que j'ai fait quelques photos de barques ramant sec pour franchir la barre de l'océan. Bien sur mes photos ont du grain, parfois la mise au point est limite, et la durée de conservation de certaines diapos a été altérée par les conditions climatiques un peu hard, entre les froids du Kilimandjaro et la chaleur humide quasi tropicale de Dar el Salam.

Le soir nous nous installons à l'YMCA. Ouf !

Mardi 25, après une bonne nuit, on se retrouve au petit-dej. Les visages sont plus humains, les blousons, après les averses de la veille, sont presque secs. Le projet, c'est Zanzibar. Joël avait un accord avec un pilote d'un petit avion de l'aéroport. Mais le moteur est par terre, en révision. On ne sait pas quand on peut partir. Tant pis, on fait les sacs et en route pour Bagamoyo.

 

On trouve à camper, pas trop cher. Tour du village : assez décevant. Évidemment je ne sais ce que Bagamoyo est devenu aujourd'hui. Nous avons visité, sans y trouver d’intérêt, les vestiges des différentes occupations subies, des sultans, de allemands, et aussi des vestiges de l'esclavage. On profitera de la plage et des repas préparés par le gérant du camping. Toujours pas de contact concernant l'avion pour Zanzibar. Un groupe s’organise pour dormir sur la plage plutôt que sous la tente.

Le mercredi 26 sera du même tonneau. Attente des nouvelles du contact, promenade et plage. Le soir barbecue, et flânerie sous les palétuviers. Joël parti chercher nos billets de vol pour Zanzibar n'est pas rentré avec le bus. Il ne rentrera que vers 22h 00 en taxi (merci les frais) avec les billets. Demain Zanzibar ! Le rêve commence !

Repost 0
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 17:10

Tanzanie du vendredi 21/07/78 au dimanche 23/07/1978

Arusha Dar el salam-6 

Long transfert. Toi qui vient de visiter la Tanzanie, de profiter de la beauté des parcs nationaux, tu te fais transporter en avion ou en quatre quatre entre les sites. En 1978, il n'y avait rien de tout çà, rien d'organiser. Chaque jour te réservait un imprévu. La partie touristique, au regard des contraintes de voyage improvisées, des remises en questions de chaque instant, devient d'un coup secondaire. Je n'ai que quelques photos prises en roulant – quand on roulait – de ce long transfert. Le séjour à Dar el Salam est le pire que nous ayons connu de tous les voyages faits, même avec les fameux circuits « aventure » de Nouvelles Frontières, dans les années 70 .

Je retrouve dans mes carnets de notes un épisode éprouvant, le pire reste à venir...

 

le vendredi 21/07 au matin, vers huit heures et quart, on est prêt. Les hyènes et topis ont quitté l'environnement de notre camp. Fermer les caisses de vivre, s'alléger de l'inutile. Aujourd'hui, je me rappelle la discussion sur le budget et les basses eaux où nous sommes; on remet en question la fameuse pompe céramique pour purifier l'eau. Une fortune prélevée sur les frais du voyage. Elle n'a servi qu'un jour, le temps de se rendre compte qu'elle ne produirait pas l'eau potable d'un groupe de quinze personnes, et que les conditions de son nettoyage, pour en conserver l'efficacité, nécessitaient plus d'eau propre qu'elle en avait produite. Gabegie !

Notre guide Joël s'occupe des questions d'essence et du règlements des séjours dans les parcs. Chaque parc est plus contrôlé qu'une prison (sauf pour les braconniers, bien sûr !) Il fallait toujours un petit quelque chose pour que la barrière se lève. Joël doit faire plusieurs aller-retours pour que l'on puisse partir.

Vers 11h30, près de Ngorongoro, le bus doit s'arrêter dans un petit garage. Problème de moteur. nous repartons confiants jusqu'à notre première étape, Mto Wa Mbu, où nous arrivons à 13h30.

Ce village, près du lac Manyara, nous y étions passés deux fois. Beaucoup d’artisans sculpteurs d'ébène, de bracelets en ivoire, et autres petits objets uniques. Nous y avons négocié deux belles compositions sculptées, même si le voyage n'était pas terminé, un peu lourdes et encombrantes. Elles sont toujours biens exposées ici et chez nos amis. Je les touches de temps en temps, comme un fétiche. Les prix avaient augmenté entre la première visite et ce jour là. La négociation portait sur ma montre. Aujourd'hui ça fait rire tout le monde. Mais c'était une vielle montre mécanique, plaquée or, mais ça ne pesait pas lourd. Non ! Ce qui était important, c'était qu'elle était sans pile. Or, les piles étaient difficiles à approvisionner et coutaient cher. D'où le succès de notre guide qui avait amené de quoi troquer : jeans et montres. Les temps ont changés, les montres et les jeans asiatiques inondent les boutiques, et les autochtones savent que rien ne vaut une bonne devise.

Petit détour par un restau en plein air, chapatis et bière « Safari ». Les chauffeurs s'attardent plus que nous.

Nous passons la nuit tranquille à Arusha.

Lendemain samedi 22 juillet, il faut encore palabrer pour le bus vers Dar El Salam. 11 h le départ, 12h 45 arrivée à Moshi. Pause méridienne rapide et on roule jusqu'à 18h00 ; la nuit tombe doucement, petite bouffe légère. C'est remarquable la place que prend la bouffe dans un voyage ! Le chauffeur nous annonce qu'on serait à Dar el Salam vers minuit. Sympa comme horaire d'arrivée, t'imagines bien qu'on n'a pas d’hôtel de prévu là-bas. Ça va être drôle.

La nuit est belle, ciel d'été rempli d'étoiles. La lune se lève et l'on se prépare à prendre un acompte sur le sommeil. Ça roule !

Dans une côte, un virage serré, le bus cale ! Le chauffeur sort la caisse à outils. Il est 22h. Une fois dehors on s'aperçoit que le rail de sécurité est renversé et qu'un camion citerne est couché dans le ravin en contre-bas. Brrr !

Le chauffeur, sous le bus, se bat avec une grosse clé et un écrou. Salutations des confrères qui passent lentement. L'écrou tient bon. Une demi heure passe lorsqu'un bus venant de Dar s'arrête. Dans mes notes, tu pourras lire « un grand nègre avec un chapeau »... Aujourd'hui je risque d'aller au tribunal, si j'écris ça. Donc je corrige, un Africain, bien noir, de grande taille, coiffé d'un chapeau descend du bus et commande.

Notre chauffeur s'en va démonter une pièce du bus qui marchait bien. T'imagines l'agitation des voyageurs du bus concerné. Lorsqu'un troisième bus s'arrête, notre chauffeur interrompt son démontage sous le deuxième bus, ramasse ses outils et file vers le troisième bus. Il y trouve un tuyau. Un petit coup d'aspiration dans le réservoir. Ils s'accordent sur l'origine de la panne, la qualité du gazole. Il y avait semble-t-il d'autres soucis, mais un nouveau gazole nous permet de redémarrer le moteur.

C'est là qu'on aperçoit deux flics, venus d'on ne sait où , qui nous surveillaient depuis longtemps, arme sur l'épaule...

23h, on repart, non sans mal.

 

Vers deux heures du matin, on arrive à Dar El Salam. Comme on n'a pas de gite, on va au « book office », salle où sont vendus les billets de bus, et où les bancs de la salle d'attente vont servir de banquette-lit à quelques uns, les autres sortiront les matelas mousse et les duvets (prévus très chauds pour le kilimandjaro) et s’installeront à même le ciment, dans la poussière, au milieu des petits insectes qui trouveront vite le passage de ton duvet sarcophage. J'ajoute une chemise sur mon visage, t'imagines bien que ça ne protégera pas trop des moustiques.

 

A six heures tout s'éveille et toi aussi ; tu ne t'es pas vu dans une glace, mais certains ont pu craindre le retour des morts vivants.

Repost 0
13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 14:27

 

La migration des gnous en combi WV.

Tanzanie, jeudi 20 juillet 1978.

Le Serengeti - Mugumu - 29

A 8h30 nous partons sur les traces mythiques des gnous en pleine migration. T'imagines bien que les gnous, s'étaient entendus avec le syndicat d'initiative, et qu'un troupeau nous était réservé, qui allait foncé vers le nord, vers la frontière du Kenya. Nous n'avions qu'à suivre dans nos minibus combi WV.

Jusqu'à 11H, nous apercevions de la fenêtre du bus de plus ou moins grands troupeaux. Ils avaient du oublié la migration. Ils se contentaient de faire 100 ou 200 mètres quand on s'approchait trop. Le téléobjectif de l'époque te ramenait ce qu'il pouvait. Donc vraiment très peu de photos.

Une heure plus tard, le chauffeur du combi continue de nous promener dans la savane, souvent hors des routes en terre. On est juste secoué, et on proteste de ce qu'on ne voit pas grand chose. Ni village, ni animaux. Il nous promet un village à environ une demi heure, où on pourra manger.

C'est là que débute notre chemin de croix. Non que la migration nous passe sous le nez, mais bien parce qu'à force de conduire au jugé, et bien le minibus du guide Joël s'est embourbé. Le tuyau d'échappement rejette des gros sanglots étranglés de boue sombre, le chauffeur la portière ouverte, continue de donner des petits coups d'accélérateurs, mais la boue est là, prête à étouffer le moteur.

Comme déjà dit, c'est des combis, nos minibus, pas des quatre quatre. Rien pour tirer non plus.

Alors il faut faire ça à l'ancienne, comme dans « le salaire de la peur », trouver des branchages à glisser sous les roues, et pour cela s'immerger profondément. Bien sur avec trois branches, t'as du volume, mais pas de quoi faire agripper le roues. Et l'arrière s'enfonce un peu plus. Encore deux centimètres et le pot est sous l'eau.

Il va falloir pousser. Toute la question est comment ? Enlever les chaussures, si tu te blesses bonjour l'infection ? garder tes tennis, et te voilà crado pour la journée. Chacun fait son choix et s'approche du combi. Où pousser ? Deux derrières, soulèvent l'arrière par le pare-choc et poussent avec leur dos la porte arrière où il y a le moteur. Les autres s'arriment aux portes, sans être bien sur qu'elles ne vont pas lâcher. Le premier essai tomba à l'eau. Notre guide, Joël, aussi. Bien entamé, mais on décide sans gravité ! Je n'ai pas la mémoire de nos efforts conjugués, mais le combi fut remis sur sur le dur.

 

Il est passé 15 h 00 quand on arrive à Mugumu. Aujourd’hui, quand je regarde les images « Google », je ne reconnais pas le village, je l'avais vu plus petit. Surement s'est-il développé.

On avait deux heures de visite, et à l'heure du départ, il nous manque deux femmes. Ça énerve tout le monde. Le premier bus part. Le notre suit avec pas mal de retard. Le chauffeur nous arrête au milieu du village. Problème de direction. C'est vrai que quand on roulait hors piste on avait pas mal taper dans les trous et les rochers, sans se douter d'un coup dur. La en regardant les roue avant, elle forme un V comme des skis en chasse neige. Gros attroupement autour de nous, pas loin une sorte de hangar, dépôt de morceaux de bagnoles, et un homme qui nous a repéré et attend notre chauffeur.

Un coup de cric, et l'inspection montre que la barre qui relie les triangles de direction est salement pliée. A Paris, ta caisse file au garage sur une remorque et tu en as pour huit jours. L'homme démonte la barre, la cale sur la route avec deux gros pavés, prend une lourde masse et frappe sur le coude qui progressivement cède. Quelques petites rotations, trois coups bien ciblés, il revérifie la rectitude (toi tu sais, que la barre fait un S, mais bien allongé). Notre homme se glisse sous le combi et nous voilà prêts à repartir. Moins de trois quarts d'heure de perdu.

 

Notre gite est dans le parc. Il fait nuit noir quand nous arrivons, palabre avec le garde. Un de nos guide était parti avec une dizaine de montres, attachées à son bras comme des bracelets en dentelle. La monnaie d'échange. Sept heures et demi. Trois se dévouent à la bouffe du soir : Riz, tomates, oignons. Demain nous saurons que les finances du groupe sont à plat, et que la caisse de vivres amenée de Paris ne contient plus grand chose. Demain c'est aussi le retour vers Arusha.

 

C'est pour çà que je mets la carte « Google ». Sur le prospectus NF, il y avait marqué « suivre la migration des gnous ». On ne nous avait pas expliqué que c'était à nous de les trouver. Il y avait juste de prévu les deux villages Seronera et Mugumu, et puis compter sur la chance. Les gnous, on les a vus de loin, et en rentrant à la nuit tombante, on croise le long de la route girafes, léopard, zèbres et phacochères. Donc peu d'images. Seulement celles des enfants agglutinées autour de l'enseignante du groupe pendant la réparation. Grand moment de rigolade. Des enfants heureux.

Repost 0
11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 10:24

Tanzanie, le 19 juillet 1978

Le Serengeti - 07 

La veille, nous avons quitté le cratère du Ngorongoro à la nuit tombante. Dans la Land Rover qui nous ramène au camp, on repense à ces belles images du lac Manyara et du cratère. Au bord du lac, les animaux étaient plus faciles à approcher. La vie du lac dominait, avec les hippopotames et les oiseaux. Dans l cratère du Ngorongoro, les animaux, bien plus sauvages étaient cachés. Les lions n'étaient débusqués que parce que les guides savaient les trouver. La plupart animaux nous ont croisés par hasard comme ce serval à la sortie du parc.

 

Donc, ce mercredi, un peu après huit heures, tout le monde est prêt. Les combis Volksgwagen arrivent, et nous partons le ventre creux. Rien à manger ce matin là !

Nous roulons beaucoup, parfois hors des pistes. Nous arrivons au village de Seronera. Les combis nous laissent devant le restaurant local, et, sans vraiment savoir ce qu'on mangeait, les estomacs furent lestés.

Ensuite, nous arrivons dans une sorte d'auberge de jeunesse, avec de grands couchages collectifs. Après ces quelques nuits à dormir sur la dure, l'idée, d'un lit même précaire et une douche est bienvenue. Ce sera le moment de la sieste pour quelques uns et pour d'autres la difficile extraction des tics dans le dos.

Vers 116h30, nos bus nous emmènent vers « un affut ». Coucher de soleil magnifique que j'ai déjà mis sur ce blog. Nous traversons une colline ravagée par un feu de brousse. Au loin des Topis, des zèbres, des gnous.

 

Vers vingt heures, il fait nuit noire, et notre petite équipe, se laisse gagner par le sommeil.

Demain, tenter de suivre la migration des gnous sera plus problématique.

Repost 0
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:52

Courte vidéo de deux élevages de poissons sur le Mékong,

près de Lang Xuyen

 

Sur ce blog, tu en as déjà mis de ces interminables promenades en barque, en bateau, sur le Mékong.

C'est vrai que quand le bateau te promène, tu n'as pas grand chose d'autre à faire que de regarder les instants de vie des gens qui sont là. C'est la fonction du caméscope de te les restituer.

Ce petit tour ne prendra pas une heure.

On s 'arrête une première fois, pour prendre l'éleveur de poissons chez lui. L'occasion d'une œillade indiscrète vers deux enfants qui crayonnent leurs livres d'images et s'amusent. Le décor est minimal dans cette maison sur pilotis. Les enfants sont heureux.

Le grand chahut commence quand Tu, notre bon guide, gave les carpes du premier élevage, avec la nourriture sous forme de billes, stockée dans un tonneau. De quoi elle se compose cette nourriture ? Réfléchis pas trop, mange ton poisson comme il vient.

Le deuxièmes élevage c'est des poissons pangas. Vraiment, il faut leur donner à manger ! Là, recours aux moyens industriels : broyeuse façon hachoir à viande et tapis roulant, pour distribuer le bon miam à tous ces gentils petits poissons.

Brrr ! Je ne voudrai pas me trouver en face d'eux lors d'une baignade.

 

Enfin la dernière séquence est une longue observation des problèmes de stationnement.

Pas des bagnoles, non, des barques personnelles ! Quand tu vois cette jeune femme, avec trois enfants, s'échiner à bouger l'embarcation engluée dans la boue du rivage, tu te dis qu'elle n'est pas rentrée chez elle. Deux jeunes viendront l'aider dont un, assez costaud. Une fois la barque dans les hautes herbes, ils s'en vont, et t'imagines que la femme n'est pas près de ramer.

 

chrome pose des problèmes dans l'affichage de cette vidéo. Elle est lue normalement avec Internet Explorer ou Firefox

Que de la vidéo, aujourd'hui. Il faut rompre les habitudes !

Repost 0
Published by AlbumRJ - dans Fascinant Vietnam
commenter cet article
4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 23:11

Suite de notre périple vietnamien dans le delta du Mékong.

Long Xuyen - My Long -07

Notre Guide, Tu, nous l'avait annoncé, c'est la saison des mariages, comprenez que la consultation des « spécialistes », prédit au aux futures mariés le bonheur. Les fameux bons auspices. Dans le bus il expliquait que les noces sont plus sympas à la campagne qu'en ville, dans les grands hôtels.

Il connait son pays, ses traditions, par cœur. Aussi après avoir été reçus « bras ouverts » le long du chemin, où notre groupe a pu faire de si jolies photos, nous croisons sur le perron d'un grand hôtel de nouveaux jeunes mariés.

Nous sortons juste d'un restaurant, assez chic, de My Lang, un quartier de Lang Xuyen près du fleuve. Une présentation recherchée de plats traditionnels. Je n'ai pas de photos des plats servis, mais l’évocation de leur contenu a coupé l'appétit de quelques-uns, dont moi même. Boulettes à l'escargot, toffou, riz au fruits de mer. Et ce qui a le plus coupé notre appétit, c'est une soupe verte, avec des algues et un morceau de cochon improbable qui flottait au dessus.

 

L’hôtel restau où nous nous trouvons, est bien situé. Sur le toit, une grande terrasse, d'où l'on peut faire quelques photos de ce quartier. Ce n'est pas la folle circulation des grandes villes, comme Ho Chi Min Ville ou Hanoi. J'ai conservé ces photos, car elles décrivent bien la ville moderne. Après les photos des mariés, nous reprenons notre bus, pour aller visiter à quelques kilomètres, un élevage de poissons panga.

 

La route nous montre l'autre visage du Vietnam, l'habitat singulier des maisons sur pilotis, quelques vieux fours pour cuire les briques. Nous y verrons aussi, la vie dans l'eau, de ce Mékong nourricier.

Repost 0
Published by AlbumRJ - dans Fascinant Vietnam
commenter cet article
21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 22:36

Cambodge, près de Phnom Penh le 30/01/11.

Phnom Oudong - Chey Odam 17

La veille, un avion nous a ramenés de Siem Reap. Soirée tranquille dans un restau en bordure du Mékong. Notre guide, Si, mange à part, avec le chauffeur. Le dernier jour est prévu en journée libre, l'avion pour Hong Kong décolle en début d'après midi.

Pourtant Si ne se résout pas à nous abandonner. Elle nous propose, cette balade vers une colline à 50 km de Phnom Penh, où il y a un vieux temple bouddhiste bien abimé par les bombardements, et deux stupas.

Si, nous explique que cette ville, Oudong a été la capitale du Cambodge au 17e et 18e siècle. Elle a été fondée par un roi : Soryopor. Comme tu peux le voir sur les photos de l'album, il y a une belle colline, un peu raide à grimper. Un stupa neuf en béton blanc a été inauguré en 2002, construit par Norodom Sihanouk, qui est décédé la semaine dernière. Il est destiné à sa famille. L'autre plus ancien est dédié au roi Ang Duong. Très travaillé avec des décorations hautes en couleur.

 

Les Khmers rouges ont fait des ravages sur le site. Le grand bouddha est protégé par une verrière improvisée sur un bâtiment qu'on dirait prêt à s'effondrer.

Quand je l'ai vu, le stupa de Sihanouk, j'ai eu le même haut le cœur que devant le Sacré Cœur de Montmartre. L'art, la spiritualité n'y ont aucune place. Seulement exprimer le puissance monumentale. Et comme à Montmartre, il y a des cambodgiens, plutôt des femmes, qui viennent se recueillir. Il y a aussi les mendiants ou vendeurs d'offrandes. J'ai suivi pendant la descente, une femme jeune, moins de trente ans, sapée moderne, en pantalon et chapeau. Elle tenait à la main une liasse de billets, de près de 1 cm d'épaisseur. Juste un élastique pour les tenir, et à chaque main qui se tend, elle donne un ou deux billets. Elle n'était pas la seule à donner.

 

D'en haut, tu repères quelques belles constructions, temples ou palais. En bas, dans le village, il y a le marché. Tu déambules entre  les grandes nattes où l'on peut s'allonger à l'ombre, devant les étals de tortues et leurs œufs, pour le prochain repas, et toutes sortes de préparation de la fleur de lotus, à la grande variété de poissons.

 

En attendant que nos petits français se regroupent, tu observes les enfants. Soudain des cailloux partent et s 'abattent sur les singes qui se sauvent. Des voleurs, et à l'émotion des jeunes t'as l'impression que c'est leur survie que de chasser ces prédateurs.

Devant les temples d’Angkor, le guide nous racontait qu'un contrôleur s'était fait voler par un singe, la poignée de contremarques des billets d'entrée qu'il avait validés. S'il ne pouvait les récupérer, non seulement il ne serait pas payé, mais en plus, il devrait rembourser les places. Parait-il que la bataille fut rude.

 

Bien sur les plus âgés et les plus fatigués du groupe, ont trouvé la colline très raide, ce que nous voyions sans intérêt, jugé que notre guide, Si, ne nous avait pas bien expliqué ce que nous visitions. Dans quelques heures nous serions loin. La petite Si s'est réfugiée dans le bus, où elle a pleuré longtemps. Elle compte sur l'argent des pourboires pour payer la garde de deux enfants abandonnés qu'elle a adoptés.

Le Mékong n'est pas un long fleuve tranquille...

 

Repost 0
Published by AlbumRJ - dans Cambodge Khmer
commenter cet article
7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 04:15

Entre Can Tho et la frontière du Cambodge à Chau Doc

 Noces Vietnamiennes - 05Voila un instant particulier. Nous sommes dans le bus en direction de la frontière du Cambodge. Notre guide, Tu, nous fait ses grands « au revoir », quand il fait brutalement arrêter le bus. Il a repéré les signes extérieurs d'une noce traditionnelle vietnamienne.

 

Il descend, se présente, nous fait signe. Avec nos gros appareils photos, notre petit groupe serré avance à grand haussement d'épaules, coudes au larges, pour passer devant, et mitrailler.

 

Les famille surprises gardent calme et sourires : elles nous offrent à boire et les fruits. Nous ne souhaitions (si on avait pu formuler ce souhait, car il nous a été servi, sans préméditation de notre part) que leurs images.

 

En voici quelques unes. Les jeunes époux en rose et blanc sont faciles à repérer. Derrière, quelques belle jeunes filles, et un ou deux enfants que nous avons surement choqués. Leur regard d'incompréhension et de crainte ne figure pas dans le choix pour l'album.

 

Repost 0
Published by AlbumRJ - dans Fascinant Vietnam
commenter cet article
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 09:14

Ce big band et ce spectacle font honneur aux artistes.

Archie Shepp big band - 06Difficile de décrire l'émotion vécue. Bien sur ce 9 septembre, la clôture du festival de Jazz Villette, se devait d'être une fête. Le grand mérite d'une grand musicien c'est parfois de mettre en valeur son groupe, grâce à sa notoriété de permettre à des jeunes et des vieux compagnons de route d'exister, de se mettre en valeur, mais surtout de fusionner dans l'harmonie.

 

Que du bonheur !

Le thème principal, « Attica blues » nous renvoi à la grande époque des révoltes des prisons aux États Unis, aux Black Panthers, dont j'ai encore plusieurs livres traitant de leur activité dans ma bibliothèque. Si un jour j'ai chanté « auprès de ma blonde » sur mon VTT c'est avec l'image d'Angela Davis dans la tête...

 

24 musiciens sur scène, un chef d'orchestre, Jean Claude André, ne maitrisant plus, dans la fin du spectacle, le bonheur du groupe d'exprimer son énergie. Le vieux batteur Famoudou Don Moye, soutenant les rythmes des guitares. La précision des cuivres, les mélodies retrouvées, les solistes du chœur réinventant les timbres du vieux blues : chapeau les artiste !

 

Le spectacle a été enregistré, je ne sais qui le diffusera et quand ; mais je surveille Arté, on ne sait jamais...

 

Repost 0
Published by AlbumRJ
commenter cet article
28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 09:56

Jazz La Villette. le 09/09/12

 Hypnotic Brass Ensemble -04

J'ai failli arriver en retard, ce beau dimanche de fin d'été, à flâner, écouter les groupes dispersés dans les petits bosquets des jardins de la Villette. Je n'ai pas entendu la dizaine d'appels téléphoniques de mon épouse, qui attendait désespérément et a vu la longue fille d'attente s'engouffrer en quelques instants dans la Grande Halle.

Un après midi zen. Maintenant la soirée !

 

L'Hypnotic Brass Ensemble, tu as découvert le nom sur le programme, t'as pas cherché qui ils étaient. T'avais choisi pour la clôture du Festival de Jazz à La Villette d'écouter Archie Shepp. T'es sur que sur son nom, le groupe en première partie est bon.

T'étais loin, ils ont été formidables.

 

Dans la lumière bleue, la scène est juste visible, un grand dispositif, plein de pupitres. Dans le contre-jour des projecteurs, des ombres noires, silencieuses glissent et s'insinuent. Lentement, les ombres se mettent en place, se redressent, la lumière des cuivre attrape ton regard. Quand la scène s'éclaire, le souffle puissant et rythmé des instrumentistes te saisit.

Le groupe ne te lâchera pas.

 

Tu redoutes souvent dans les concerts, Le niveau fou de la sono qui te défonce le crane. Là, le son est juste. Chaque instrument s'entend, chaque timbre se détache, et l'ensemble se fond dans un rythme inouï.

 

Au troisième morceau, la salle se lève, tous les spectateurs en haut des travées descendent s'installer au devant de la scène. Ils n'en bougeront plus. Ou plutôt, ils y danseront énergiquement, se projetant comme s'ils voulaient rattraper, l'insaisissable tempo qui allait crescendo.

 

Pour toi, les grandes bringues qui s’agitaient devant toi, contrariaient plutôt ton plaisir de ressentir si bien l'énergie, la présence du groupe, la dynamique qu'ils dessinent sur le plateau.

 

Cela contrariait aussi ton besoin pathologique de tout photographier. Sur la cinquantaine d'images, il t'en reste une petite dizaine où les conditions d’éclairage et la vitesse des déplacements des musiciens ne t'ont pas trop gâté ton bonheur.

Sur la fin du concert, l'énergie du groupe produit une chaleur intense qui fait tomber la chemise à plus d'un. La salle est conquise.

 

maquette hypnoticEn relisant le programme, ce matin, tu retrouves l'origine de ce groupe énergisant. Huit frères, fils de Phil Cohran.

 

Pendant l'entracte, tu attrapes à la va-vite un des deniers CD sur la table, pas le temps de choisir. Ça rend moins que sur scène. Mais il n'a pas encore quitté ton Ipod.

 

 

Repost 0
Published by AlbumRJ - dans alblogrj
commenter cet article

En balade sur L'AlblogRJ

Tags et Graffitis

 

Rechercher

esaai module

Esaai de texte libre dans le module

 

Autres Articles Du Thème

  • Le cœur de Paris depuis le Sacré Cœur.
    Le cœur de Paris depuis le Sacré Cœur. T'as maintenu ton blog en activé pour quelques semaines et voilà qu'on te propose de le mettre à jour dans la nouvelle version. Tu ne sais pas trop ce que ça va te couter en réparation. Mais banco, tu verras bien,...
  • Du 104 a la tour de Romainville.
    Images vues de la Tour du sacré cœur à Montmartre. Il y a deux mois je dis que je ferme le blog, et puis ce matin un nouveau sujet. Non, ce ne sont pas des mémoires d'outre tombe, mais pas loin. Donc, j'ai remis un peu de thune dans mon abonnement. On...
  • Tour Eiffel depuis le Sacré Coeur
    Bonne annné 2014. Tu ne pensais pas mettre un post pour le passage à l'année 2014. Ton blog va finir, tu n'en renouvelleras pas l'abonnement. Il faut dire que tu n'as plus l'esprit à la légèreté d'une bonne ballade en VTT. Depuis le Roussillon, où il...
  • Canal de l'Ourcq tranquille.
    C'était un beau dimanche tranquille. Tu étais sorti de bonne heure. Quand tu arrives au bassin de la Villette, les joggers toniques y vont de leurs foulées allongées. Il y en a même en short et bras nus. Quelle température ? Pas plus de 6 ou 7°. Les conditions...
  • Montmartre – Paysage d'automne.
    Le Sacré Cœur tour d'observation. Tu venais de passer une semaine difficile, il fallait te bouger pour retrouver un peu de dynamisme. Ta balade favorite te conduit naturellement, à pied, vers le canal de la Villette et le canal de l'Ourcq. T'as usé presque...