19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 23:00
Entre Bercy et BNF


Bercy, le 11 septembre 2007.

33-pont-de-bercy.jpg
 

J’avais passé deux semaines de vacances en laissant le hall de notre immeuble envahi par des vieux matelas, des canapés, utilisés la nuit par des sans abris. A notre retour des grilles étaient installées qui semblaient avoir eu un petit effet dissuasif. Comme si les grilles étaient une réponse à la misère ! Ou une défense contre elle. Mes ballades le long du canal de la Villette et du canal de l’Ourcq montrent de nouveaux squats et bidonvilles. Sur les trois petits squares du quartier, un seul vit. Des dizaines d’enfants y jouent avec autant (et peut être un peu plus) d’hommes et de femmes qui s’émerveillent de leurs jeux. Tout est cris, exclamations, attention. Les deux autres sont tacitement dévolus aux SDF locaux.

 
Des fois çà t’étouffe un peu.
 
Y a-t-il une lumière quelque part ?
 

J’entends à la radio que « La Boudeuse » s’est installée au pont de Bercy. Pour moi Bercy, c’était resté la Halle aux vins, et j’en gardais le souvenir des entrepôts du « Postillon », tu sais, le vin en litre « étoilé ». Avant les AOC.

 

En bagnole, j’y étais sûrement passé pas loin, mais quand tu conduis, tu ne vois rien. Là, j’y vais à pied. Je découvre. De l’espace, des petits jardins entretenus, une circulation pépère. Les quais sont propres. Pas un clodo en 3 heures de trottoir, pas une merde de chien, tu n’y crois pas. Mais il n’y a personne non plus. Quelques badauds, comme moi, regardent tronçonner les platanes, ou font des photos, de la vidéo. « La Boudeuse » et la passerelle Simone de Beauvoir attirent des petits groupes de quatre cinq. La lumière est là, tout le monde s’extasie sur la vue d’ensemble, questionne sur ce qu’on aime, peut voir. Tu peux parler une demi-heure comme ça, accoudé à regarder la Seine…

 

Un pousseur de péniche se fait entendre, on le laisse passer, il n’y a pas de bagnoles, tu entends un pas sur le dallage de pierres blanches à des centaines de mètres.

 

L’esplanade devant la BNF est vide aussi. Très loin un petit groupe de jeunes s’agite, hurle quelques blagues et disparaît dans une des tours.

 

29-petit-bateau-fait-le-poutou.jpgMidi s’annonce. Sur les quais des péniches réhabilitées façon putes, font restaurant. De grands chapiteaux sont tendus, prêts à accueillir des affamés. Mais rien, ou si peu. Là, un grand brun en costume noir gicle d’un coup de son coupé gris, et en quelques pas bien allongés, va à la rencontre d’une jeune femme qui descend les marches vers le quai. Un immense platane les abrite des regards.

 

Laissant la passerelle et remontant vers le pont de Bercy, je dépasse la piscine flottante. Une zone de cabines, une verrière de protection, derrière, une dizaine de « pingouins » est là, à profiter du soleil de cette belle journée. Les tables sous les parasols pliés sont tristement désertes…

 

De l’autre coté du pont, en face du ministère, le palais omnisports. Je n‘y suis jamais allé. Bientôt treize heures. Toutes les terrasses de la place sont prises d’assaut. Longue file d’attente devant les échoppes de paninis ou de kebab. Et juste là, une place, pour un petit sandwich et une bière.

 

Trois tables plus loin une femme que je ne vois que de trois quarts dos, tend son micro à un grand type, cool, les bras croisés, qui parle tranquillement. Régulièrement, elle baisse la tête vers son magnétophone et ajuste le niveau. A son tour elle questionne, lisant des notes dans un petit cahier. L’homme apprécie, il sourit, écarte les bras comme pour accueillir sa question ou son commentaire, son visage s’éclaircit, il s'appuye sur le dossier de sa chaise, le visage s'anime, il entame une longue réponse. Tranquillement, il déplie ses bras, étale ses mains sur ses cuisses, détend ses jambes et enchaîne… L’intervieweuse, le magnéto en équilibre sur ses genoux croisés, le corps légèrement penché en oblique au-dessus la table, le bras toujours tendu, pointe le micro France-Inter. Le dos se raidit, sa main libre le soutient, les épaules montent puis redescendent. Toujours, elle hoche la tête avec conviction pendant le discours de son invité.

 

Je la regarde mieux. Elle a une jolie nuque qui se courbe régulièrement au gré de l’entretien, la tête suit, acquiesçant, donnant un mouvement de balancier à sa petite queue de cheval serrée par un élastique. Un châtain clair, mais ordinaire, sans mèches. Je vois aussi son pied gauche. La jambe coincée sous le magnétophone est prisonnière. Le pied s’agite cherchant un espace pour exister. La cheville est fine l’articulation souple, et mon regard va et vient entre cette nuque qui se berce au gré des phrases et ce pied qui danse seul ou en contre-point des mouvements de tête. Ou trouve-t-elle l’énergie ?

 
Moi, j’en suis à trois quarts d’heure, et eux ?
 

Le corps qui lentement s’arrondissait, mais sans s’avachir, tout d’un coup se cabre, un arc se tend. La main gauche tourne les pages du cahier, elle reprend le micro à son compte. L’arc se cintre un peu, elle parle. La main lâche les feuillets, et dans le même mouvement ou le micro, retourne vers l’invité, le poing gauche se serre et creuse dans le dos une cavité profonde. Là, je ne vois plus que trois points : le creux des reins crispé sur le poing, la nuque raidie qui tangue, et le pied qui lance des éclairs d'impuissance.

 

Qui est-il pour maltraiter cette femme uniquement par le pouvoir de ce qu’il représente ? J’essaye de le reconnaître. Rien. Pourtant, je fais défiler mon petit annuaire anthropométrique construit à la télé. Rien. Il est grand. Même assis. Pour moi, tout gus d’un mètre quatre-vingt est grand. Jean et polo, pas de frime. Visage plutôt rond, petit menton et pommettes gourmandes. Le corps presque allongé est tourné vers le pont, la tête s’incline vers le micro brandi par la femme. A aucun moment l’entretien ne l’a tendu, il reste posé, attentif aux questions. Il parle naturellement, droit devant lui, mais  trouve à chaque regard l’approbation de son hôte. L’œil pétille, il est tranquille, sans suffisance , surement simplement heureux.

 

Arrive une nouvelle vague de managers sérieux. Costumes sombres, bleus ou gris. Le serveur les a vus. La carte est là, la suggestion rapide, et le service ira de même. Pichets de vin et « San-pé », discussions sur un business obscur pour moi, mais important pour eux.

 

 Ma bière est finie, là bas l’interview continue, mais j’ai perdu le fil de mes pensées. Je m’extrais de mon coin.

 

J’avais vu des gens s’agiter sur le toit du POPB. J’y fais un petit tour, découvre les varappeurs déguisés en laveurs de carreaux, la tonte des pelouses en pente. Là, je comprends que l’architecte avait forcément des accointances avec des potes alpinistes…. Et dans un coin, bien à l’abris des regards, des clodos rigolards !

 
Retour aux sources! Il y en a, mais planqués.
 

Pourquoi, les sans abris s’installent-ils plus facilement sur les quais du canal entre Villette et Bobigny ? Laissant libres et propres les quais de Seine entre Bercy et la BNF. Ils y a pourtant de la place, au soleil, entre les temples dédiés au fric et aux livres. Si l’espace y est si vide, c’est que la vie des sans rien n’y a pas de place. Pas de palissades, pas de matériaux de récup pour se mettre à l’abri, pas de foule pour exister.

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 06:01
Camou. Gamueko Jauregia

Voilà un sujet que tu ne prendras pas avec des pincettes, même si çà te tenaille. Je t’invite à une expo de « playmo » en fer forgé. L’aire de jeu, un château du XVI éme, une échauguette pour une évocation stylisée du siècle dernier.

 
Gamueko Jauregia : je fais le fier, j’écris des mots que tu ne connais pas. Moi non plus. Au fil du temps, j’ai appris à en reconnaître un ou deux. Parce qu’en vélo, sans ta carte, il y a beaucoup de panneaux de direction dont le nom francisé est taggué et illisible. Le Château de Camou n’est pas un de ces sites incontournables, qu’il ne faut pas rater, sinon tes vacances sont nazzes.


camou-charrons.jpg

 Camou est donc en Pays Basque, non en Béarn comme je le pensais. Je suis passé devant des centaines de fois en imaginant que cette bâtisse délabrée était un moulin abandonné sur sa colline….

 
Il y a une vingtaine d’années des travaux ont commencé, je me disais : « c’est pour les anglais… » Je ne me trompais pas beaucoup, car une recherche « Google » ramène d’abord un site en anglais ! Je ne suis pas curieux, hein ! Dans mes ballades, je me laisse facilement attraper par les sites qui brillent sur un guide où sont notés ***. Mais non, il s’agit bien d’un château dont l’origine remonte aux seigneurs de Camou, qui avaient construit une « motte féodale » au onzième siècle. Château rénové patiemment pendant des années, et qui est animé aujourd’hui par une association.   

 

Je ne te raconte pas l’histoire , elle est gentiment exposée par la jeune femme qui nous accueille.

 

Ce premier sujet concerne l’aspect extérieur, l’environnement et la salle du rez-de chaussée. Quels artisans ont acceptés de donner des outils ancestraux ? En tous cas leur mise en scène permet de se souvenir de métiers que nous avons connus enfants. Ils montrent aussi des documents relatifs à la création de la coopérative agricole « Lur Berri ». Quand tu vois les bâtiments, les camions, aujourd’hui, comment peux-tu faire le lien avec les fondateurs, leurs principes ?

 

Ce qui donne un coté vraiment attachant à cette visite, c’est l’utilisation de vieilles tenailles, pinces, sécateurs, barres de coupe etc… l’élaboration de maquettes figurant les activités traditionnelles locales les métiers (dits d’antan) et la force basque (dans son utilisation folklorique d’aujourd’hui). Au départ il y a une idée, et la passion des concepteurs qui ont du « récolter » tous ces outils pour les retravailler.

 

Une âme d’enfant qui s’est recomposé un univers. Qui n’a pas fabriqué les tracteurs, les chariots avec quelques bouts de bois taillés et des emballages de récup, de vieilles ferrailles abandonnés ? Ici tu te trouves devant un univers façon « playmobil » dans un passé en fer forgé…

 
Si tu ne passes pas loin un après midi où ta télé t’ennuie, fais le détour.


 
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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 22:51
Cinéma de quartier
"La nuit des tournesols" et "la fille coupée en deux"."

L’été, tu ne lis pas forcément les critiques et tu oublies ta radio le dimanche soir. Du coup à la fin d’une bonne journée de promenade tu regardes les affiches et quelques fois les critiques placardées sur la porte en verre.

Cette semaine, j’ai donc vu deux films noirs mais pas pour la même raison.

L’un vraiment excellent sur bien des points : l’histoire, le scénario et ses rebondissements, les acteurs d’une présence et d’une crédibilité rares , la fin, noire et digne des meilleurs films d’épouvante, parce qu’elle régénère la haine et la menace…

C’est le film espagnol de Jorge Sanchez-Cabezudo, "La nuit des tournesols".

A voir exclusivement en V.O. tellement la voix des comédiens participe du décor, de la musique, du drame. Tu n’imaginerais pas Raimu disant « tu me fends le cœur » en anglais…

Dans le décor extraordinaire de ce coin perdu des Pyrénées espagnoles, la totalité des habitants accueillent le spéléologue universitaire spécialiste des grottes préhistoriques, comme naguère on recevait le nouvel instituteur dans les campagnes ; ferveur de l’espoir que quelque chose change dans ce lieu clos, à l’écart et plutôt abandonné.

Le braconnier et le taiseux jouent une petite haine ordinaire dont on se demande s’ils ne sont pas complices. On espère la réconciliation joyeuse des deux paysans malins et rancuniers

Et puis l’horreur fait basculer le paysage de ce doux jour d’été dans le sang et la nuit. l’angoisse, le malaise, et l’enchaînement fatal. Quel déclic efface   toute raison, bon sens, humanité et produit la veulerie, le mensonge, la honte qui détruit les âmes.

Chacun des six tableaux complète le précédant, six regards qui nous enfoncent chaque fois plus dans la tragédie et révèlent la fragilité des êtres.

Jusqu’au deux images finales, la haine glacée qui s'installe, et la menace silencieuse bien tapie.

Je ne connais pas les comédiens, j’ai vu leurs noms sur le programme. Ils sont d’une justesse, d’une crédibilité incroyables. C’est là sûrement l’avantage de les découvrir: ils sont plus que les personnages, ils sont vrais. Quel choc !

Courrez y !
Jorge Sanchez-Cabezudo devrait donner des cours à notre vieux Chabrol.

"La femme coupée en deux" est un des films les plus factices et inutiles que j’ai vu. Il n’y a même pas de second degré pour pouvoir en sourire, tout est joué à plat, sur le même registre.
Outre que l’histoire est des plus ivraissemblables, elle affiche quelques images préfabriquées sur une bourgeoisie dépravée. Les personnages sont des caricatures de romans de gare d’il y a trente ans. Ah ! Rendez-nous Guy De Cars….

Là, où des comédiens comme Michel Bouquet ou Jean Yann créaient une atmosphère froide de cynisme, de perversité secrète ou de cruauté torturée, Berleand a un regard bovin de bout en bout, satisfait de lui, spectateur et metteur en scène de sa suffisance. Quelle épaisseur ? Quelle complexité ? aucune …il est absent.

Et Magimel dans le rôle du jeune fils d’industriel ! Il accumule tellement de clichés que la caméra en 24 images par seconde ne peut tout enregistrer. Il ressemble à ces personnages de roman photo des années soixante. Bien glacé. Qui a dit qu’il s’était fait une tête de James Dean ? Lui, il était vivant et génial.

Quant aux personnages féminins du film, tous plus prévisibles les uns que les autres, ils nous font regretter Stéphane Audran ou Isabelle Hupert qui installaient leur volonté, leur folie, leur fêlure, au fil des silences, des regards, des vibrations du corps. La, il n’y a eu qu 'agitation, déguisement du corps et un secret de famille qui fait pchitt. Inexistantes et sans âme. 

 A éviter. Même si j’aime tellement Chabrol.
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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 08:29

Nancy Night and Day

 

Les circonstances familiales m’amènent à Nancy. Je n’y étais jamais allé, du coup bonne occase pour se donner un peu de temps. Il est plus de 20 heures, quand en en suivant précautionneusement la direction centre ville, nous arrivons à proximité de la place Stanislas. Du monde, des bagnoles, quand on ne connaît pas, le choix du parking se fait au hasard. En marchand un peu, on découvre la place. Illuminée. Le soir est là, une partie de 4 coins pour se repérer et puis la décision de s’installer en terrasse. Ce sera le Grand Café Foy. Nous y apprécierons un kir au « Gris de Toul », d’une finesse et d’une saveur incomparable. Une amie nous y rejoint et nous fera faire le tour de la vieille ville…

nancy-d--tail-de-la-place-stanislas100-6269.jpg

Mais déjà l’ambiance nous tient. Il y a une atmosphère particulière sur cette place : les gens s’y promènent, se croisent, discutent…On n’y entend pas les autos, on y respire, on est détendu…C’est la même sensation que naguère, en Espagne, à Salamanque, où les jeunes et les autres y tenaient assis un peu partout des immenses palabres. Un lieu de vie.

 

J’ai vu un peu de travers la projection du son et lumière sur la façade de l’Hôtel de Ville. Et nous en retiendrons cette phrase qui donne le sens au spectacle : « le vrai bonheur c’est de rendre les autres heureux ». Je reviendrai le lendemain pour camescoper le spectacle, dont j’ai retenu quelques séquences.

 

Suivant les recommandations reçues, j’ai visité le musée de l’Ecole de Nancy. Des artistes que je ne connaissais pas vraiment : Gallé, Marjorelle, Vallin. Une invention et une créativité époustouflante. Le mobilier représente un travail extraordinaire. « Ça c’est du meuble ! » Aurait pu s’extasier Mr Ségalo…Rien n’est gratuit, chaque objet est pensé, apporte du sens. Une découverte pour moi.

 
 
 

Voilà, juste pour te dire qu’il faut prendre le temps de découvrir cette ville. Sans attendre d’y être invité par les circonstances.

P.S. j'ai du répondre "OK" sans bien lire l'invite reçue, j'ai perdu  la largeur paramètrée du blog, pour revenir au standard. je n'arrive plus à la  remettre.  Pas malin! hein!
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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 22:51
moulin.jpg
Tu te dis : je reviendrai.
 
Tu te dis : faut que je prenne le temps.
 

Tu te dis que tu l’as tellement regardé, alors comment le voir ? Qu’a-t-il de neuf ?

 

Tu te dis qu’il y a quelque chose, qu’on ne saisit pas, mais qui est là.

 

Tu mets juste une photo sur ton blog, par téléphone, pour dire: je suis passé, mais je vais revenir. Un peu comme on disait autrefois à la demoiselle des postes « ne coupez pas ! », « Gardez la ligne ! »

 

Qui va suspendre le temps ? Te conserver les choses telle que ta mémoire les a rangées ? Et puis l’eau ! C’est le symbole du temps qui coule et ne s’arrête pas. Tu te rappelles, « l’eau vive » ? « entre tes doigts l’eau vive s’échappera… »

 

Sur le vélo, le temps c’est des heures de selle, des fois tu ne te laisses pas aller, faut en mettre un coup, faut rentrer.

 

Tu te dis que tu va revenir, te poser, prendre le temps de tout voir, et puis avec la bonne lumière, là elle n’y est pas…

 

Ton temps est compté, mais en plus c’est sans compter sur le mauvais temps. Puis le téléphone, et du coup, t’as plus de temps.

 

Tu sais où sont les filtres de l’aspirateur ? Non. Il n’y en a plus. On ne peut pas laisser la maison comme ça. Ah ! Ces filtres ! Si tu ne connais pas la marque le modèle, l’année de fabrication, et je ne sais quoi, t’as sur les bras des trucs bon à jeter. Dix huit heures dix. Faut en trouver, on rentre le lendemain. Vingt bornes sous le déluge pour St Palais. Ils ferment tôt. Bon, des D742, aussi compliqué que les Boings. A Paris au BHV t’as un stand de 100m2 pour les sacs d’aspirateurs. Où je vais trouver ça avant que ça ferme ? Rien dans les boutiques d’électroménager, et sur commande, délais dix à vingt jours, on vous téléphone…Sinon il y a les brico machins sur la route là-bas…Oui on a des sacs, quatrième rayon à droite. Ouf ! Euh ! C’est pour un aspirateur ménager, pas pour les gravas de chantier ! Ah ! Ben voyez à Inter sur la route de Sauveterre. On repart…Yen avait. Ouf ! La maison est propre. Fermée.

 

Cinq jours de pluie continue. Sept jours sans faire de vraie ballade. Quand le mauvais temps te fait déjouer tes vacances, tu peux plier tes gaules. Sur la route du retour je vois la Bidouze qui charrie sa colère. Juste le temps de rentrer, de prendre l’appareil et de filer jusqu’à Viellenave. Ça déborde. Oh! Sans méchanceté. Mais le débit de l’eau n’est pas un débit de lait…

 

J’ai retrouvé dans mon téléphone une photo de 2006. On y voit le moulin en cours de réhabilitation. Sur la vidéo il est bien noyé.

 
 

Bon c’est pas le sujet que je voulais faire. Faudra que je revienne. Juré !

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 09:28
Luna et la vieille tour
 
Il y a des jours comme ça où tout t’échappe : les situations, les mots, le temps, ta vie et ton vélo ! Alors autant se replier sur les valeurs sures. Tu prépares une petite rando en montagne, et hop tes dents disent fini de mordre ! T’avais du trop les serrer, elles t’échappent par la racine. Tu remâches la tristesse de ces vacances foutues, et puis tu te dis : partie de campagne familiale à la pépère.
102-6043.jpg
Et hop! Le mauvais temps qui transforme ta serviette de plage en serpillière. Le sable est là, l’océan est là, tu es là, mais l’alchimie ne prend pas les nuages sont là, le vent est là, le froid aussi. D’habitude la terrasse des surfeurs te sert une bière glacée qui te désoiffe à peine. Tu en redemandes. Ce jour là, à demi grelottant, tu n’oses pas demander un chocolat chaud. Bravache tu commandes ta bière spéciale comme tous les ans. Pas de frigo pété à force des portes tellement rouvertes qu’elles ne ferment plus. Du coup ta cervoise arrive façon banquise et tu cherches ta polaire en la buvant, les dents serrées à en casser le verre.
 
Puis tu as les petits et les grands soucis de ta famille, ceux qu’on t’apporte, ceux que tu installes. Le stress du vacancier, c’est réussir ses vacances. T’es tellement pressé que tu rates…
 
Alors tu changes tes plans, tu t’adaptes aux circonstances. Du coup t’improvises une rando VTT que t’as pas bien estimée. Et le vélo qui regimbe, la pente te surprend, tu bricoles tes manivelles, et la chaîne qui s’échappe ! Drôle de repli sur soi, que celui qui consiste à se laisser tomber sur le coté, les pieds bloqués par des cale-pied qui ne comprennent pas pourquoi tu pédales dans le vide. Il y a des feuilles mortes qui atterrissent plus légèrement. Rassures-toi, nul besoin de me ramasser à la pelle. Mais l’humiliation de le nième chute ! 30 ou 50, je suis sûr : une par an…
 
Alors tout d’un coup tu t’assois, tu prends ta bière et tu laisse le temps s’y faire. Luna, la chatte de ma grande fille, passe ses vacances avec nous. Pour elle tout va bien. Les huit cents kilomètres d’autoroute ont vite été oubliés. Faut dire que quand elle s’ennuie, elle s’endort. Enfin, je veux dire dans sa valise de transport. Parce que chez nous quand elle s’ennuie, elle pisse, elle griffe, elle dépoile, elle miaule, elle saute aux portes, elle arrache les tapisseries, elle déchiquette ses découvertes de hasard…et tout l’immangeable mangé elle te le vomit !
 
La petite maison près de la vieille tour, qui nous abrite, est une vraie maison de bastide. Elle s’est faite avec le temps, enserrée dans ses pierres. Le potager est devenu pelouse, le grenier n’a pas changé, même si l’atelier du chaisier est devenu la « vieille pièce », le fantôme du grand-père s’y reconnaîtrait.
 C’est là que dort Luna. Il a fallu du temps pour l’acclimater. Maintenant elle a son tour de propriétaire. Le matin, on lui ouvre la porte sur le petit jardin. Un premier parcours à humer les herbes et les mousses. Puis entrée rapide, presque pour s’échapper dans la cuisine. Petit tour des pièces, sans traîner, repasser par tous les recoins. Puis bondir comme pour se sauver encore, vers l’appentis. Là, un petit rebord d’une fenêtre de la maison mitoyenne, lui permet de sauter sur le mur et tirée par ses griffes d’atteindre la poutre du toit d’où elle entre au grenier.
 
Alors le temps est rythmé par les recherches des cachettes du chat. Tu l’as vu ?
non…
Je l’ai entendu la haut !
 Ha !
 Il doit être derrière les coffres de la tante.
 
Mais Luna n’est pas derrière la malle aux vieux trésors, elle est déjà sur le toit. Malhabile, elle bute sur les tuiles inégales, trouve un coin chaud dans l’angle du conduit de cheminée, regarde le soleil du soir nous amener son ciel de pluie. Deux tourterelles la débusquent. Surprise, elle nous voit, entend le son de nos voix. Que comprend-elle de nos yeux ou de nos voix ? Luna, Luna, viens….
Par petits bonds, retour au grenier, rapide passage dans le couloir, l’escalier et sprint vers la gamelle. Ah ! Le doux bruit des croquettes dans une gamelle en fer ! Aucun chat ne peut y résister. Mais bien sur, faut des croquettes, pas du mou, car le mou fait flop !
 
T’as compris que le mou qui fait flop, c’est pas chez le chat !
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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 16:08
Le Semnoz - le col de Leschaux

Cet été deux mille cinq, beaucoup de déplacements. Je n’avais pas fait autant de vélo que d’habitude, et on débarque à Annecy pour le stage de yoga de madame. Nous nous retrouvons dans un foyer de jeunes avec une pièce de trois mètres sur deux mètres cinquante, deux lits de 80. Une fois posées les affaires plus moyen de bouger. Je ne sais pas pourquoi les organisateurs de ces stages considèrent que l’hébergement est une contrainte fastidieuse, et qu’un lit est un lit. Point ! Donc inutile d’espérer faire sécher ta serviette de bain, de toute façon la cabine de douche était si étroite que tu en ressortais plein de bleus. Sinon l’accueil est agréable.

 

Comme toujours en un repas je reçois dix suggestions pour mes randonnées VTT.

 

h-brume-dans-la-montee-du-semnoz.jpg
Outre le tour du lac qui est une promenade agréable, facile à faire avec tes enfants, il y a une piste cyclable presque toujours en site propre. Et puis il y a quelques sommets et quelques cols. J’ai mélangé dans les photos trois ballades. La montée du Semnoz, le col des Leschaux qui est un régal de descente (mon GPS m’a chronométré à 95 km/h : dans la descente ! Parce que dans la cote, heureusement que j’avais des photos à faire !). Et puis la ballade Thones-Faverges très agréable. Avec retour sur une piste cyclable en site propre. Le pied. Car quand tu t’es un peu usé dans les petits cols, rentrer en roue libre en s’arrêtant à une petite terrasse c’est une vraie détente.b-d--couverte-du-delta-plane.jpg

 

Peu de chose à raconter, sinon qu’on passe vite du très chaud au très froid en haut des cols toujours venteux et brumeux. Des pâturages très verts, mais aussi beaucoup de résidences secondaires tout le tour. Si tu peux y aller, fais-le, ça reste un coin vraiment agréable. J’ai laissé quelques photos de parapente et de delta plane. C’est impressionnant de les voir se jeter dans le vide. Surtout pour moi qui ai le vertige !

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 21:09
La Bidouze au bec du Gave et le Lac de la Punte

J’ai réuni dans ce petit sujet deux ballades, la plus ancienne en vidéo date d’octobre 2005. La plus récente est de février 2007, et je vous en donne quelques photos dans l’Album. « bec du Gave »

 

Tiens, j’ai observé que le nombre de visiteurs sur un sujet ne correspondait ni aux visites sur les albums photos, ni au visites sur les clips vidéo postées sur Dailymotion. Sûrement ça prend trop de temps au visiteur pressé, mais j’aime bien ces trois angles de visites de mes souvenirs, quand je peux bien sur.
100-5209-bec-du-gave.jpg

 

Le fil conducteur du jour est sur le fil de l’eau. Mais aussi et surtout la nature. Pas de découverte, mais simplement la rencontre de lieux qu’on connaît mais que seuls la barque et le vélo te rendent d’un coup émotionnellement préhensibles.

 

Quand Christian, en pleine période de grippe aviaire et d’interdiction de chasser m’invite sur sa barque, il n’y a pas de colère contre les règlements. Simplement de la déception. Pendant un an il prépare sa cabane au bord du lac. Il dresse ses appeaux et attend l’hiver où il va passer des nuits glacées, bercé par le clapotis ou frigorifieé par le vent. Au petit matin, une fois ou deux un vol se pose sur le lac et là, il a une chance pour un ou deux canards.

 

La vidéo est une longue promenade, presque sans bruit, sinon le vent, qui mène du lac de la Punte au lac supérieur par un étroit chenal. Laisse toi aller. Rien d’important ! Même pas les canards qui ne sont pas là ! C’est pour les gens qui vivent là, leur quotidien, ce paysage rabâché, et pourtant exceptionnel. Dans ce soir de fin octobre la lumière manque vraiment, mais tu repéreras le geste "majestueux du godilleur" . Sans bruit, sans effort, la barque avance, et d’un coup tu réalises que tu es ailleurs….

 

Cet hiver, je lance mon fougueux VTT à l’assaut farouche des méandres de la Bidouze. Cette rivière se jette dans le Gave, à un point nommé le « Bec du Gave ». Je refais cette ballade en février, dans un petit temps. Suivant les jours je descends Came et prends le chemin de hallage avant le pont. Là je suis passé par Hastingues, pour changer et revoir ce village, sa porte et ces vieilles maisons. La petite route qui rejoint Came à Hastingues est maintenant construite des deux cotés. Le paysage ne passe pas inaperçu des connaisseurs.

 

Le Gave et La Bidouze sont tranquilles. J’aime ces paysages dans cette saison morte. On ne voit quasiment personne. Sinon de temps en temps une jeune maman penchée au-dessus d’une poussette, s’agitant en racontant une histoire dont seul le vent comprend chaque parole.

 

Parfois je suis surpris par un vol d ‘oiseaux. Pas les canards, qui sont mes compagnons, mais cet hiver, j’en suis sur, il y avait des cigognes. Au moins une dizaine. Le temps de tomber le sac, d’attraper l’appareil photo, tu imagines qu’elles sont loin. Alors j’ai gardé l’appareil à la main, ici ou là les chaos m’obligent à poser les deux mains sur le guidon, d’où cette photo saugrenue du VTTiste.

 

J’en ai voulu, tu peux pas savoir, à ceux qui m’ont fait quitter le boulot. Mais je grappille ces petites compensations avec un vrai bonheur.

 

Allez, osons, je dédie tous ces instants aux retraités non volontaires !

 

Précédant: la bergerie basque

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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 17:51
Le Perche en chantant
Stage de Chant avec Maura Michalon-Lafare



La page de Maura


Curieux le chemin qui façonne tes goûts, ton oreille...J'allais dans un lycée à Neuilly où le seul prof qui te parlait normalement, même en attendant le trolley ou serré sur la plate-forme d'un vieux bus, c'était le prof de musique. Plus tard j'ai fais des études d'électronique, et la passion du son nous accompagnait dans la mise au point d'un ampli push-pull à transistors de deux fois quatre watts. Tu ne comprends rien à mon histoire? T'as un Ipod? Bon! aujourd'hui la musique c'est d'abord de la quantité de titres stockés.

A ce moment là c'était l'émotion née de la qualité de la reproduction. On se documentait pendant un mois avant d'aller au festival de la "Haute fidélité et du Son " où des marques comme "Harman Kardon" ou "Cabasse" te faisaient assoire dans un auditorium calfeutré pour écouter des sons. Quand ton oreille était rendue attentive à la différenciation des effets, des rendus, alors ils te jouaient un trente trois tours bien neuf. Plus personne ne respirait, même pas un petit souffle venant des enceintes, et puis la musique te remplissait. Chaque montée d'orchestre te touchait au ventre, et tu réagissais sur un coup d'archet...Le haut parleur des graves faisait trente centimètres et l'ampli à tubes deux fois huit watts. Si la techno pesait des Kilos, la qualité était d'une finesse qu'on a perdue...

Pourquoi je te raconte ça?
Ce matin à la radio, ils parlaient de Charles Münch. t'as pas connu? En soixante deux, il dirigeait l'orchestre de l'ORTF. Et il y avait des concerts à la télé. Fou! Hein?  J'ai encore dans les yeux et dans mes disques son intrepretation de la "Symphonie fantastique". Et le dimanche après-midi, il y avait sur France Musique "la Tribune des Critiques de Disques" avec Bernard Gavoty, et là, ils disséquaient les interprétations et la qualité des enregistrements. Une sorte de Bernard Pivot dans le genre...

Alors quand Maura me demande si je peux mettre un mot pour son stage de chant dans le Perche, je revis ces émotions qu'au travers la technique j'ai ressenties en écoutant mes vieux disques. Parce que ça me fait plaisir de vous en parler.



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          Maura dirigeant une répétion de sa chorale


Sujet précédant: Maura Michalon-Lafare en concert






Travailler sa voix
 
Respirer
 
Marcher

 

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 20:28
La bergerie basque.
Viellenave Orègue Isturits
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Ce printemps, comme je rentrais d’une de mes randos en VTT dans l’Ardèche, je réponds à la question bateau : « qu’est-ce que t’as fait ? Combien de kilomètres ? Et tu rentres seulement ? »

 

La douche prise, le vin blanc et le saucisson en main, je réponds facilement. Je suis content de ma journée. J’aime alterner les ballades bien préparées, où je sais ce que je veux découvrir, et d’autres où j’ai juste repéré un lieu et où je me laisse aller au gré des routes et des chemins, sans compter ma capacité naturelle à me perdre. Des fois il me suffit d’une remarque saisie dans la conversation sur un beau coin, pour que le lendemain j’aille voir.

 

« J’ai des copains qu’ont fait le Ventoux. T’as fait le Ventoux ? 

 

Non je n’y suis pas arrivé, j’ai essayé 4 fois et j’ai abandonné, trop dur ! Pas préparé ! Pas le bon vélo… » Un jour j’avais crevé 3 fois, et fais plus de 10Km en poussant la bécane !

 

S’en suivent des remarques, « faut le faire par le nord, de bonne heure … faut vraiment le faire !»

 

Je n’ai même pas de photo à te montrer ! Les jambes dures comme de la pierre, les yeux en papillonnade, le cœur au bout des lèvres, comment aurais-je pu faire une photo ? Après çà je suis resté quelques temps sans faire de vélo, puis j’ai acheté un VTT. Et aussi j’ai changé mon regard sur la ballade. Maintenant, je vélo est dans le coffre. Où que je sois, je le sors et je me laisse porter. Que ce soit pour une heure ou une journée ce qui compte c’est le plaisir de découvrir un coin ! Tu devrais faire l’essai. Tu ne vois pas la même chose depuis ta voiture. Et surtout tu respires, tu entends tout.

 

Ensuite t’as tes parcours fétiches. Ceux que tu fais au moins une fois par an. Ils sont tes repères : bonne grimpée, bonne descente, le cœur tient bon, le souffle est là. Les paysages changent en dix ou quinze ans, mais tu as le plaisir de te reconnaître, de retrouver la fraîcheur de la première fois, de repenser à plein de trucs. L’appareil dans le sac à dos, le coup de soleil, le nuage, l’arbre, la bergerie, c’est l’occasion de t’arrêter, de tourner un peu autour, et d’armer tes souvenirs d’un coup de caméscope ou d’appareil photo. C’est fou ce qu’on peut se dire dans une journée de vélo !

 

Mon coin fétiche c’est le vieux pont de Viellenave ! A pieds, en vélo et pour les invités en voiture, j’y vais chaque fois que je peux. Accolé au pont, un vieux moulin, en cours de réhabilitation, d’un coté la petite église et de l’autre cette grosse exploitation agricole. Au milieu coule la Bidouze. De là j’ai au moins quatre directions, chacune te montre un paysage différent.

 
 

Ce matin de février, j’ai pris la direction d’Orègue, pour prendre la petite route (j’en ai connu des passages non goudronnés) qui va vers Isturits. Rien que des bosses et des creux. Mais quand tu es en haut de la crête, tu as l’horizon pour toi. Tu te lances dans un chemin herbeux qui tout d’un coup te plante devant une ruine. Dur à remonter. C’est la que la photo te sauve.

 

A peine en haut, tu repères cette bergerie là bas. Tu y fonces. Ces collines basques, dans ce paysage faussement désert ! Tu vas de coup de cœur en coup de cœur. Ta bergerie est une résidence ? Elle est si pleine de charme ! Descendre encore ce chemin, et puis rentrer tranquille, la tête pleine de vent, de lumière, et d’odeurs.

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