1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 23:10
Le Mont saint Michel
Première Découverte du mont saint Michel

10-la-fleche-st-michel-248.jpgPourquoi ?
 
Hein ! Pourquoi ?
 

Pourquoi il aura fallu que j’attende d’avoir plus de soixante deux ans pour aller pour la première fois au mont Saint-Michel ?

 

Sûrement parce que j’en aurai tellement entendu parler, j’aurai tellement vu de docus à la télé que j’ai pensé : à quoi bon? Que verrais-je de plus ?

 

Plus jeune, quand tu as tes premiers congés-payés de salarié, tu as un besoin d’évasion, d’indépendance, de dépaysement, de friche culturelle. Là, tout a été piétiné, remâché, relifté. Tu n’y crois pas.

 

Le temps passe. T’achètes un, deux livres sur le sujet, tu laisses passer le temps. Entre amis on se dit : « tiens cette fois j’irais bien au Mont saint Michel ». Ah ! Oui ! Il faut y aller ! Mais il y a beaucoup de monde, je ne sais pas la bonne période. Et puis c’est devenu trop business…

 

Quand je passe voir ma petite maman à l’hôpital, je lui dis : « cette année, je voudrais bien passer une journée au Mont saint Michel ». Elle s’extasie. « Avec ton papa on a fait ci et ça. Ah ! l’omelette de la mère Poulard ? Tu sais combien ton papa aimait les œufs ! Eh bien, il a calé. Et puis, le bus qui devait repartir à cause de la marée, et untel qui n’était pas là. Il y avait la sirène et les haut-parleurs. Mais il ne se pressait pas. Qu’est qu’il faisait déjà ? Oh, je ne sais plus. Mais on a eu peur d’être attrapé par la marée. C’était beau ! »

 

Qu’ajouter de plus ? Beau est petit. Si tu sais passer le coté mercantile, le lieu est magique ! D’ailleurs les connaisseurs parlent de « ceux qui travaillent, qui combattent ou qui prient ». Aujourd’hui restent essentiellement ceux qui travaillent ! L’archange la haut semble le seul à combattre ! Ceux qui prient ? Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, disons qu’on a vu des bus de scouts ou louveteaux avec leurs uniformes et leurs fanions d’un autre age. Ils n’étaient pas plus « étranges » que les  touristes asiatiques, descendant des bus   arrivés à 18 h pour un retour obligé à 19 h00. Ils flashaient le rocher dès la descente du bus. T’aurais dit un commando lâché d’un hélico. Prêts au combat ! Et la visite du monastère était fermée depuis longtemps...

 

On y a passé toute une journée. Avec une nuit la bas. C’était une nuit calme, et pourtant chaque murmure du vent nous faisait bondir à la fenêtre. Le soleil du soir et du matin, la mer qu’on perd et redécouvre ! De la magie ! Et l’accueil ? Super ! Malgré la foule, que des gens attentionnés !

 

Je te reparlerai dès que j’aurais un peu trié mes photos et vidéos de la visite. Mais sois sur : Faut y aller, en profiter ! Tiens pour te donner un autre exemple, ça vaut les Pyramides ou le Machu Pichu.


 
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 22:09
Egypte (6)
 
Les tombeaux des nomarques.
 
Qubbet el Hawa

Nous sommes toujours le 15/11/2004. Notre felouque va accoster l’île Eléphantine. Je reprends la lecture de mes vidéos, de quelques notes (moins de 10 lignes). Il est onze heures du matin, si le caméscope n’avait enregistré la date, l’heure, les commentaires de notre guide, je ne saurais plus de quoi on parle. C’est ma mémoire, et je m’en étais servi pour ça. Du coup, le son est moyen quand il y a du vent, et l’image n’est pas très stable. Mais sa fonction de stylo pour saisir l’instant est incomparable. Mon bloc note numérique !

05-fresque-dans-la-tombe-100-0134.jpg

 

Tu te rappelles, on s’est levé vers une heure du matin, on a glandé pour mettre les bagages dans le car pour l’aéroport. On s’est fait franchement chier à Assouan pour les remettre dans le nouveau bus, on s’est installé dans le Queen of Hansa, et après quelques minutes de détente on repart.

 

Entre temps, la découverte des chambres a satisfait les uns et déconcerté les autres. Bêtement, j’étais le premier à choisir, j’avais pris cabines 1 et 2 pour nous et nos amis. La proue. Et bingo! Comme tu l’as vu sur les images, les cabines sont coupées par l'oblique de l’avant et du coup plus petites que les autres. Tu crois qu’à l’agence ils t’auraient expliqué que c’est mieux la 4 ou la 6. Trop heureux de fourguer l’invendable, surtout au premier client qui passe. Ah ! Merci Clio ! On s’en souviendra ! ( Pour un premier client, j’étais vraiment con, c’était ma troisième visite et je n’avais pas posé la question de la dimension de la chambre, question oiseuse : "elles sont toutes pareilles ?" Réponse en hochement de tête…)   Tu sais maintenant qu’il te faut faire préciser par contrat la dimension de ta cabine et arriver avec un mètre ruban.

 

Je t’ai dit l’autre jour mon émerveillement sur la felouque, je t’en ai remis un peu, sans vouloir te lasser. Juste avant d’arriver sur la rive gauche du NIL, où nous découvrirons les tombeaux des nomarques.

 

Quand je relis mes notes, le mot « nomarques » me titille, souvent je prononce « monarque », je ne l’ai pas bien compris. Dans les petits livres pour touristes achetés sur place, on trouve l’appellation « nécropole des princes ». J’avais retenu que les nomes étaient des provinces, et que les nomarques en étaient les administrateurs. Donc ils géraient la région depuis l’île Eléphantine et avaient leurs tombeaux sur cette rive gauche. Je ne me rappelle plus les principes d’orientation. J’ai gardé trace par la vidéo des tranchées par lesquelles les sarcophages étaient hissés dans les tombeaux, des représentations gravées dans le calcaire de leurs temples figurant leurs hauts faits de gestionnaires.

 

Nous avons visité la tombe d’Heqa-ib, de Mekhou et de son fils Sabni, de Sirenput (1 et 2). Celle de Sirenput II est la plus finement décorée, je t’en ai mis des photos, et notamment celle où le fils rend hommage à son père.

 

Nous avons couru, heureux pendant deux heures le long de cette rive, hésitant entre le spectacle de cette nécropole, et celle du Nil, des villages en dessous, d’Assouan dont on distingue les pylônes acheminant l’électricité.

 

Je sais maintenant, sur ! Sur ! il faut y retourner, mais plus lentement…

 

A suivre:  Jour de fête sur l'île Kitchener.
précédent: Assouan et le Nil
début: arrivée au Caire.



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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 22:56
Les entrepôts du Canal de l’Ourcq.
Le dernier wagon pour Bondy.

-         Vous êtes acheteur ?

 

Je ne comprends pas ce que j’entends. Je suis monté sur la dalle en béton de ce qui reste d’un entrepôt de bois détruit par la tempête de 1999. Je suis en train d’enregistrer les images des différentes époques industrielles qui se croisent là. C’est un passage obligé sur la piste de l’Ourcq. Les démolitions reconstructions vont si vite que je voulais garder la trace de ce coin où j’avais vu sur plus de cinq ans se construire le Technicentre pour la réparation des TGV.

14-entrepots-DSC00485.jpg

 

Ce 6 septembre, la rentrée scolaire avait eu lieu. C’était une fin d’après-midi. Le temps était à l’alternance de moments lumineux, pas vraiment ensoleillé, et de grisaille provoquée par de gros cumulus noirs. Deux fois je prendrai la pluie. Quand je descends les escaliers du parc de la Villette, après le toboggan en forme de dragon, il y a le manège que je t’ai déjà montré. Ce qui frappe c’est le calme. Pas de cris. Pas de rires. J’arrive à la grande pelouse ornementée de cette bicyclette endormie dont je te montre la roue. Personne ou si peu. Tout cet été, parfois dès neuf heures le matin, elle était pleine de monde. Des familles autour des glacières, des allongées. Vers 13 h les grandes parties de bronzettes. Des gosses avec des ballons partout. Le dimanche matin c’est les costauds qui sont là. Des matches de foot sérieux, des grands sacs figurent les buts, ça shoote, ça crie des consignes dans tous les sens, ça s’engueule, un vrai bonheur.

 

La rentée avait fait le vide. C’était au tour de l’herbe de se reposer.

 

Le matin j’étais passé à vélo. Il y avait un mur bleu que je voulais filmer. Je l’avais vu plusieurs fois, j’avais, à la va-vite fait quelques photos. Il me rappelait les formes de la première tapisserie de la chambre des enfants. Et surtout, c’était un mur « réservé » aux tags et graffitis agressifs. Et là un motif simple avec des bulles bleues, des signatures qui ornent les formes. Quand j’arriverai à « mon mur », il y aura un petit crachin, et je me promettrai d’y revenir. Las, huit jours après il aura déjà été surchargé de couleurs criardes. Je n’aurai jamais la lumière que je cherchais.

 

Je voulais aussi photographier le vieil entrepôt. Sur le chemin les chantiers avancent vite, des photos témoignent des bâtiments détruits, usines, hangars, maisons plus ou moins abandonnées. Donc à un moment je me juche sur cette dalle et j’entends à nouveau, alors que je suis concentré sur mon viseur :

 

-         Vous êtes acheteurs ?

 

-      Non ! Je suis retraité et je capte ces images avant que tout ça disparaisse.

 

-         Si vous êtes acheteur, il faut voir la chambre du commerce !

 

Deux hommes au-dessous de moi à quelques mètres. L’un en combinaison bleue façon « mécano », plutôt jeune. C’est lui qui m’interpelle. L’autre petit, une casquette à rabat sur la tête, blouson de peau marron, col fourré bien relevé, surveille un petit chien.

 

-         Non vraiment je ne fais que de la vidéo ou des photos.

 

-         Si ça vous intéresse, j’ai la maquette !

 

-        

 

-         Venez !

 

Nous voilà partis tous les trois, suivi par le chien. Il ouvre la porte d’un entrepôt vide. Au moins 15 m de haut. Des rangées d’étagères métalliques vides, des grands cubes d’environ 2*2 mètres. Il fait sombre. Seulement un éclairage de secours. On entre dans une pièce qui avait du être un  bureau, petite fenêtre, armoires électriques Des gravats de tous ordres, enseignes, panneaux. Dans un coin une grande planche indéfinissable, un tableau sans couleur dont je ne vois pas ce qu’il représente. Il l’attrape, le redresse me le pose vers la fenêtre. Puis il ouvre la porte-rideau de fer donnant un vrai éclairage à ce qu’il présente comme le plan de tous les entrepôts bordant le canal. Il les explique; tellement l’image est délavée, il se trompe un peu…

 

On parle de tout ce qui travaillait sur la zone il y a trente ans. Il connaît le nom des entreprises. Le gros bâtiment rouillé en face a servi plusieurs fois pour tourner des films. C’est vrai qu’il a de l’allure ! Et lui il est le dernier. Le gardien de ces espaces abandonnées en attente d’un repreneur.

 

-         Le technicentre ?

 

Il l’a visité. Il a vu comment une rame complète de TGV était soulevée, et les bogies démontés par des automates. Il se rappelle : j’étais là quand on a commencé à fermer les voies de chemin de fer qui desservaient toute la zone. J’aime même poussé le dernier wagon vers Bondy.

 

En prenant mes photos j’ai rencontré les ferrailleurs occupés à couper les rails au chalumeau. Il n’y aura bientôt qu’un grand espace de loisir le long de la piste de l’Ourcq.

 



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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 14:27
Egypte (5)
 
Assouan et le Nil

10-vall--e-du-nil-a-assouan-Sans-titre-1-copie.jpg
Après avoir déjeuné dans un restaurant au cœur d’une forêt de palmiers, mais les bus ronflant pour cause de clim, nous somme rentrés le premier soir dans notre hôtel au Caire. Première conférence. Je découvre notre conférencier, Jean-Pierre Corteggiani, dont je laisse le portrait rapide dans la vidéo. Ce premier soir sera consacré à la controverse sur l’existence d’une chambre cachée sous la grande pyramide. J’avais lu des articles dans « libé », sans y prêter plus d’attention, sinon que cela avait servi à faire de la pub pour diverses technologies.

 

014-arriv--e-vers-le-site-.jpgMais je n’avais pas pigé qu’entre scientifiques, il y avait de telles rivalités et des enjeux inavoués. Après nous avoir distribué des photocopies de plan, il explique que des chambres de décharge (terme d’architecture) ont été découvertes dans la pyramide à degrés, jusque là insoupçonnés. Que cela validait une théorie, et qu’il aurait fallu faire des explorations complémentaires qui n’ont pas été autorisées.

 

Cela lui permet de décrire quelques méthodes de construction, d’en déduire l’objet des vérifications à faire. La grande pyramide n’est pas au mieux de sa forme. Le nombre de visiteurs y est contingenté, et certaines explorations l’ont considérablement dégradée. Du coup les nouvelles pistes doivent attendre. Surtout si elles remettent en cause d’autres bien établies.

 

Moi ce qui m’a fasciné, c’est la précision des descriptions de la technologie de l’époque, et quelles méthodes d’investigation elles ont induites. Chambre ou pas chambre, je n’y vois pas d’enjeu.

 

Mais notre conférencier est passionné, clair, attentif à ses auditeurs. Chaque jour son apport enrichira notre mémoire de ce voyage.

 

Nous allons découvrir ensuite nos premières contraintes de touristes. Le réveil matinal, la course aux bagages et les vols intérieurs de nuit jamais trop réguliers.

 

Donc à 1 H 00 du matin réveil pour l’avion pour Assouan. Quand nous atterrirons, il fera jour. Presque plus de temps pour sortir les bagages de l’aéroport que pour le vol…

 

Assouan m’a ébloui. Quand on descend du bus, on voit les énormes bateaux hôtels, mais aussi la lumière sur les collines autour, le bleu du Nil reflétant le ciel. Et partout les felouques filant au vent. Je n’avais pas vu ce jour là que notre quai était pratiquement désert et surveillé par des militaires en arme. C’est au fil des ballades que nous le découvrirons, et aussi donc, qu’il est protégé des quémandeurs. On est entre nous.

10-assouan-les-bateaux-hotel-1.jpg

 

La ballade en felouque jusqu’aux tombes des nomarques est pour moi un régal. Mon caméscope tourne à fond. Autant que les monuments que nous visiterons, ces moments de respiration au milieu de ces paysages grandioses me font un bonheur fou. En choisissant les images, j’ai vu que je me suis un peu précipité pour ne rien perdre. Bof ! Ça se regarde quand même….

 
A suivre: Tombeaux des nomarques
Précédant : La barque solaire
Début:  arrivée au Caire
 



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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 15:50
Egypte (4)
La Barque Solaire.


Curieuse coïncidence. J’avais préparé mon plan de travail sur l’Egypte et notre voyage en 2004. Et ce quatrième chapitre est chronologiquement consacré à la barque solaire de Kheops. Celle du voyage de l’âme des morts. J’ai revisité de l’intérieur, récemment, notre propre rituel, nous aidant à préparer le deuil des êtres chers. Du coup je n’ai pas eu le temps de bien vraiment travailler le sujet d’aujourd’hui. Mais je tiens à ce lien, régulier, dont j’ai découvert récemment, qu’il touchait aussi des personnes que je n’imaginais pas suivre ce blog.

02-la-barque-solaire---egypte-2004-100-0101.jpg

Ce jour de novembre, j’en avais pris plein les yeux. Le Caire, les pyramides, le sphinx représentaient pour moi le portique d’entrée en Egypte comme dans mes souvenirs scolaires. La barque solaire de Kheops est la vraie première découverte, au sens où, je n’en avais jamais entendu parler.

 

Ensuite le guide, là, une égyptienne du Caire parlant un français que j’envie, nous immerge doucement dans la mythologie égyptienne. Le cycle solaire figuration du cycle de la vie. La nuit représentant la mort, le chaos…La construction des barques solaires visait à aider le dieu solaire dans sa course entre la nuit et le jour, et d’une certaine façon permettre aux âmes de vivre éternellement.

 

 Elle nous parle du temple relié à la grande pyramide, aujourd’hui disparu. C’est tout récemment, dans les années 50 qu’on a découvert les fosses où étaient entreposées ces barques depuis cinq mille ans.

 

Elles étaient démontées, associées à leur outillage, tout ce qui les constituait était soigneusement rangé. Si bien qu’une a pu être reconstituée et présentée dans ce musée de la barque solaire. Les fosses où ont les découvre sont immenses. La barque fait plus de 43 mètres de long. Elles sont creusées dans le roc et couvertes de blocs de granite. Protection contre les tremblements de terre. Efficace ! Non ?

 

Ce qui m’a fasciné, c’est la méthode d’assemblage par des cordes et des nœuds savants. Plus de douze cent pièces. Bonjour le lego technique !

 

 Tu vois, payer ton billet pour voir des merveilles pareilles, t’as que du bonheur !

 


Précèdant: le sphinx
Début: arrivée au Caire.
A suivre: Assouan et le nil



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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 16:26
Egypte (3)
– Le Sphinx -

Ce quatorze novembre deux mille quatre, il est un peu moins de onze heures quand nous arrivons à Gizeh, au pied du Sphinx. Des bus tout le long du chemin, des processions de caravanes pour touristes. Partout les gens courent vers le site protégé par des grillages. De loin, le Sphinx m’apparaît presque petit. Et je n’en perçois pas la longueur.

10-a-quoi-pense-le-sphinx100-0113.jpg

Comme nous allons en prendre l’habitude, le guide français nous regroupe un peu à l’écart des bus et à une centaine de mètres de l’accès au site. Et il entreprend une longue explication sur le monument, son histoire, qui représente-il.

C'est le début des éléments déterminant les thèses des différents archéologues.

On constate d’abord, les travaux fait pour le désensabler et le restaurer.

J’ai résisté au plaisir de glisser une image d’Obélix lui brisant le nez.

J’ai fait un tour complet du site avant la fin de l’exposé. Moi, j’étais pris par la lumière, la petite brume qui avait du mal à se lever, la puissance de l’ensemble. Et puis la ville est si près, comment ces ensembles ont-ils pu passer les siècles.

Curieusement pour notre voyage, nous n’avions pas le guide du Routard. Rien que les brochures remises à l’embarquement, et qui se révèlent encore bien précieuses. J’ai plein de bouquins avec des photos et un classement thématique. Je pense que toi aussi.

De tous mes amis, je suis un de ceux qui ont attendu le plus longtemps avant d’entreprendre ce voyage. Donc, chacun a son histoire, ses souvenirs, ses photos. Ce petit sujet, c’est pour te donner envie de replonger dedans.

 

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 12:55
Toul

Pourquoi je te parle de Toul ? Parce que j’y suis passé, il n’y a pas longtemps, et qu’aujourd’hui ça fait la une des journaux avec l’usine Michelin.

Comment je me suis retrouvé là cet été ? C’est une longue histoire. On arrive un samedi en début d’après midi, on y trouve un hôtel sur la place principale avec un accueil carte bleue ; puis l’envie d’un petit casse-dalle !

Trois bistrots sur la place. Chaque fois la même question : vous avez de quoi nous faire un sandwich ou un petit grignotage ?

-         Non ! Il doit y avoir un boulanger là, à droite. Des fois il ferme, il y en a un plus loin….

Deux aller-retours pas de boulanger, pas de pizzeria ouverte, rien. Le kiosque à journaux nous dit d’aller voir au centre commercial, peut-être là, chez Leclerc ?

Comme on doit rester à Toul, inutile se dit-on de faire un saut à Nancy. Partons à la conquête du centre commercial. Pour moi, « parigot-tête de veau », je n’avais jamais envisagé qu’une ville comme ça, après 14h00 il n’y a rien.

Il est un peu plus de quinze heures quand on arrive au centre commercial. Le parking est quasiment vide. Là un groupe autour d’une caisse de bière, je me gare plus loin.

L’hôtesse Leclerc nous dit qu’il y a une cafétéria, au bout la-bas.

100-6292.jpg

Un bar, quelques tables, des chaises vides, on s’assoit. Derrière le bar une femme au téléphone. La voix s’amplifie, on comprend qu’il y a plein de soucis. D’un mouvement de menton, elle indique qu’elle nous a vus. Elle se retourne et parle à son miroir. Je me demande si je n’aurais pas meilleur temps de filer au rayon charcuterie, de prendre deux tranches de jambon, et de me faire mon sandwich.

Elle raccroche : Vous voulez quoi ? Le cuisinier est parti ! Je ne sais pas si j’ai du pain ! Je vais voir. Bon manifestement il y avait du pain et du jambon. Une petite mousse la dessus et on repart.

Un matin j’ai fait tout le tour de Toul à pied. A peine une heure. J’en ai tiré six photos, pas sept. Pendant ce temps là, ai-je croisé dix personnes ? Pas sur !

La veille à Nancy j’avais bu un kir au gris de Toul. Je suis remonté dans ma caisse et j’ai suivi les flèches des coteaux de Toul. Un quart d’heure après je repartais avec mon carton de « Gris ». Rien à te montrer. Comme si toute la lumière était restée à Nancy.

Peut être que toute la population travaillait chez Michelin. S’ils ferment, ça va faire du monde dans les rues…

 


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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 14:18
La Boudeuse au pont de Bercy

Je t’ai laissé l’autre jour avec un peu d ‘amertume dans la voix. Aussi, ce matin te mets-je d’abord cette vidéo des mouvements sur la Seine, sur les quais. C’est industrieux. Ecoute, je n'ajoute pas de musique, arrange-toi avec le son des moteurs. Laisse toi aller et prendre par le bruit du monde moderne qui s'active.

En choisissant ce que l’allais te mettre pour te donner envie, je me dis qu’il y a encore de la magie. Bien sur ce n’est pas Marius sur le port de Marseille qui s’embarque. Mais la Boudeuse et ses - je crois - 45 mètres de long, arrimée  sous la passerelle Simone de Beauvoir, c’est une coquille de noix dans le vacarme d’aujourd’hui.

 

Là, tu penses à Trenet plutôt qu’aux chansons de marins, une noix, qu'y-a-t-il à l’intérieur d’une noix ? Un voilier, sans ses voiles déployées, c’est l’albatros à terre. Deux ou trois hommes entretiennent les gréements. Les visites c’est pour plus tard, me promet-on. Goudron, chalumeau, Karcher tout indique le besoin d’une pause. Le bateau est isolé. Nous ne sommes pas plus de quatre curieux. Sur le quai les tronçonneuses façonnent les platanes.

 

Un voilier, c’est la manœuvre qui le décrit le mieux, et ce sont les vagues qui le font vivre. Comme ça, coincé sur son quai, il est écrasé tant par l’architecture du lieu que par les grosses péniches, les barges qui passent et se croisent.

 

Enfin, il y a la proximité de bateaux frics de l’autre côté, habillés de couleurs criardes et guettant le chaland nonchalant.

 Vraiment la BNF ne m’épate pas. Pourtant je me rappelle y avoir emmené mes vieux parents peu après l’ouverture. Ah! La gourmandise de ma petite maman parcourant les bouquins en patois du haut-doubs. Le site est majestueux, Notre Dame sous les grues qui vont lui bloquer la vue, et cette passerelle Simone de Beauvoir, et le ministère blanc, et les arches du pont. J’ai cherché un peu à droite et à gauche pour savoir qui l’avait conçue. Sur internet je ne trouve que l’inauguration par Delanoe. Pourtant c’est beau. J’ai fait au moins quatre aller-retours pour  comprendre la passerrelle et tirer parti de ses perspectives.
 

Alors je te dis, la Boudeuse vue de « Simone de Beauvoir », c’est un moment qui donne du sens à tes impôts.

 

- Oh ! Le mec ! L’autre jour, il voulait installer les SDF à Bercy, et là il fait le paon parce que la Seine brille sous le soleil et lui ferme les yeux ! Alors il rêve que c’est beau !

 -  Non ! C’est beau ! On se sent bien !
 -  Et puis zut ! Si tu ne regardes que la misère, tu ne peux plus vivre.

Sujet précédant: Entre Bercy et BNF



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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 15:12
Egypte 2004
 
Grand voyage archéologique
 
2 -Les pyramides.

C’est vraiment mon premier pas en Egypte. Au milieu d’une armada de bus. Et bien sur après une demi-heure d’attente, on apprend que non, on arrive trop tard, les quotas sont épuisés, qu’on ne visitera pas la grande pyramide. Mais l’autre, celle de Kheops. Quand tu sais que t’as poireauté une heure pour tes bagages, arriver trop tard pour ce qui te tient à cœur, ça fait mal.

pyramide----degr--100-0121.jpg
Ouais, qu’est ce que tu connais à la Grande pyramide ? Rien ! Ben fait pas chier, regarde l’autre. Bon. Le deuxième guide revient avec les billets. On n’entre pas tout de suite. L’accompagnateur français n’a pas fini son exposé. Non ! Pas le conférencier dont je t’ai parlé, l’accompagnateur ! On doit rester groupé devant la porte. Elle annonce tout ce qu’on doit voir. Explique avec force démonstration, rappelle l’heure du retour. Plus elle parle, plus le retour est proche….

 

Tout d’un coup me reviennent les blagues de mes frangins : Ah ! Tu parts avec Clio, nous on les a vus. , on a eu deux fois le temps de faire la visite du site et ils étaient toujours dans leur coin à part, à attendre que leur guide les lâche…

 

L’explication est venue plus tard. Les seuls guides autorisés sont égyptiens, à l’intérieur des sites. Du coup le français est obligé de pondre son baratin avant le péage ! C’est insupportable ! Paraît-il que les guident ne parlent qu’anglais. Merde avec toute la tune lâchée il doit y avoir moyen de former les gens habilités !

 

Ah ! Les nouvelles de la chambre cachée nous les auront ensuite, sur le bateau, avec le vrai conférencier. Du coup, je réalise que j’ai payé trois gus : le conférencier, le guide égyptien qui nous accompagne, seul autorisé dans les visites (mais on ne le verra pas), le guide français qui nous bloque devant les sites, et dénigre les qualités des guides locaux.

 

Ce temps perdu fait que tu dois cavaler pour faire un petit peu de vidéo et quelques photos. Sur le moment, je ne me suis pas vraiment rendu compte de ces tirages de maillot. C’est doucement le long du voyage que ce que tu ne comprends pas devient lourd.

 

Pourtant la ballade est belle. J’encadre mes vidéos par des « virgules » de felouques sur le Nil.. C’était le moment de détente.

 

Je te montre le Sphinx la prochaine fois, puis on vole vers Assouan. Là, mon pote, c’est le pied. Tu sais, j’ai descendu trois grands fleuves, le Rhin, l’Amazone, le Nil. Pas de haut en bas non ! Mais sur les centaines ou mille de kilomètres que de découvertes. Sûr, le Nil c’est le plus fantastique. Pas le plus puissant (ça c’est l’Amazone).

 

Moi maintenant j’ai envie de repartir, et pas qu’en bateau !

P.S. Cher concombre : je n’ai pas eu l’occasion d’évoquer mes colères envers les universitaires spécialistes des hiéroglyphes, laisse-moi le choix des armes et du moment !

A suivre: le Sphinx
Début : arrivée au Caire


 

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 14:54
Egypte 2004
 
Grand voyage archéologique
 
1-Arrivée au Caire

L’Egypte, les pharaons, les pyramides appartiennent à mon univers d’enfant, et m’ont toujours accompagné dans mes rêves. J’étais au lycée quand le projet du barrage d’Assouan a été lancé. L’Unesco a fait campagne pour sauver certains temples comme Abou Simbel. Le mythe des mythes dans mon panthéon. Il y a eu une mobilisation, inouïe aujourd’hui, des gamins de 15/16 ans pour cette cause, et le « Courrier de l’Unesco » était la revue la plus lue. Qui sait si elle existe encore ? J’ai jeté cinq ou six ans de collection, il n’y a pas si longtemps. Quand les enfants grandissent, on fait de la place, et puis on accumule tellement. A Paris, il faut jeter sinon t’étouffe…Quand même, la retraite arrivant et me projetant dans ce voyage, tout d’un coup ces vieilles reliques me manquent. Tu as beau voir les plus beaux documentaires à la télé, c’est ton rêve qui t’agite. Retrouveras-tu ce que tu as tant fantasmé ?

 

1--pyramide-de-Kheops-100-0079.jpgUn an à décrypter les catalogues de voyage. Le bouche à oreille te guide doucement vers « le grand voyage archéologique ». Mais tu as retenu que les voyages en car sont pénibles, alors tu fais un mixe avec la croisière sur le NIL. Alors, du coup, il y a toujours un coin qui manque. tu sais que tu n’y retourneras pas de sitôt ; il faut choisir les options. Pour nous ce sera le Delta du Nil et le Sinaï. Sur la brochure ils annoncent un conférencier pour la croisière.. En cherchant sur internet, on découvre qu’il est très connu, passionné, impliqué…

 

Le bateau sera le « Queen of Hansa ». On est les premiers à réserver, on peut choisir les cabines. Bien sur on se gourera, celles à l’avant sont inlogeables, tu t’en aperçois en arrivant. Pour partie ça s’arrangera. Mais ceux qui vibraient au-dessus de la salle des machines doivent encore y penser.

 

De l’aéroport à l’hôtel, la nuit, tu vois surtout les lumières. Le premier soir au bord du Nil, c’est un peu comme sur les quais à Paris. Il fait doux. La circulation est présente mais sans plus. Il y a des promeneurs. Au pied de l’immense hôtel tu ne perçois pas la spécificité de la ville. La grande tour ronde illuminée t’interpelle. Demain levé 5 h00, alors tu renonces à t’aventurer trop loin.

 

Le lendemain, le soleil te réveille dans une sorte de brume ou de brouillard qui nous suivra toute la journée. La fenêtre s’ouvre sur une ville couleur sable qui fait se côtoyer modernité et tradition.

 

L’embarquement dans les bus est plutôt compliqué, car tu n’as pas le droit de descendre toi-même tes bagages. Il y a plusieurs bus. Des équipes de bagagistes doivent tout gérer, avec des étiquettes de couleur. Et tu attends devant la soute de vérifier que ton sac est bien là. Quand tout est prêt, que tu es dans le bus, l’accompagnateur t’annonce qu’un « collecteur des pourboires » demande une somme rondelette à chacun. Comme cela en principe, il n’y aura plus à en donner nulle part. Faut le croire !

 

Mais quand au détour d’un virage, on découvre les pyramides, tout le bus bascule de leur coté d’un seul élan. Elles sont là, encore plus colossales qu’on ne l’imaginait. Le rêve commence…

A suivre: les pyramides

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