12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 16:48

Les carrefours d'Alexandrie



C'est difficile quand tu aimes voyager d'être cantonné aux musées, aux transports en bus, et de ne pas pouvoir déambuler dans les rues. En dehors de Louxor, du Caire, ne pas se  sentir libre de se déplacer est plutôt frustrant. Du coup c'est à travers la vitre du bus que j'ai regardé la ville ses habitants.

Ce vingt-quatre novembre, debout avant l'aube, pour attendre plus d'une heure, dans la fraicheur du petit matin au Caire que « l'organisation » de l'hôtel ait descendu les bagages pour les charger dans le coffre du bus qui attend. Ton sac, tu l'aurais porté, t'aurais dormi une heure de plus...

Vers onze heures nous avons rejoint l'hôtel d'Alexandrie. Nous repartons aussi tôt pour la visite guidée. D'abord le musée gréco-romain. Après les splendeurs du musée archéologique du Caire, celui ci fait vraiment province. J'en ai gardé deux photos dont celle du taureau  Apis Sérapis.

Notre accompagnatrice locale parle un français impeccable. Vêtue d'une veste de cuir, d'un pantalon moderne bien coupé, elle porte un foulard, nous appelle « mes poussins ». Une autre accompagnatrice d'un autre groupe les appelle « mes poulets ». « Mes poussins lever la main ! ». Elle nous fait parcourir le musée au pas de course, débite son sujet et nous rassemble pour la prochaine salle. Impitoyable pour ceux qui trainent ou s'écarte.

Dans le bus elle nous parle des catacombes, de l'architecture, de l'économie du coton en difficulté. Mais pas de visite de la ville.

Restau le midi, d'où je m'échappe pour aller sur la baie voir la mer, j'ai pensé à Saint-Jean de Luz (en symétrie) avec le fort de Qaytbay à droite, la digue au centre la ville, la ville à gauche. On ne reverra la mer - la mer Rouge - que pour traverser le canal de Suez.


Dans l'après midi nous visiterons aussi le théâtre romain construit au III ème siècle.

Je me suis résigné, avec ces longs trajets en bus dans les embouteillages, j'ai isolé les vidéos à peu près stables prises aux carrefours. Les gens sont vrais, le souk est beau, et voir le tram bloqué par une carriole tirée par un âne reste forcément un moment pittoresque.





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A suivre : Alexandrie Tanis


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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 16:26

La statuette et les fleurs d'anniversaire.


Tu ne sais pas comment prendre cette journée. Tu ne sais pas qu'il va neiger. Tu ne sais pas que ta roue est crevée. T'as oublié le rendez-vous du soir, tu penses faire des courses de Noël. Et puis tout part de travers.

Deux semaines sans vélo. T'annonces : tant qu'il ne pleut pas je vais faire une heure de vélo. Tu te prépares. A la cave le pneu est à plat, tu cries qu'il y en a un qui t'en veut. T'avais réparé ta roue crevée pour ta dernière sortie, tu t'y es mal pris... Et zut ! Pas envie de faire ça maintenant.

Dans le courrier, la lettre qui t'énerve, tu vas encore manger deux plombes à répondre et pour quel résultat !

Quand tu relèves la tête, il neige. Tu penses : « Pas une belle neige » en regardant  les toits de ta fenêtre. Trop molle,  elle mouille. Tu sors juste pour le repas du midi, le froid humide te saisit de suite. Pas le temps de plaisanter avec les commerçants qui tirent le col de leur polaire et assurent la fixation des bâches autour de leur présentoir. Plus de commerçants que de clients.

Partout des pas pressés, des têtes baissées, on ne connaît plus personne.

Les enfants qui quittent l'école filent en courant, pas un cri. C'est pas une bonne neige, celle qui fait rêver dans une petite lumière d'hiver, qui brille brusquement quand le ciel se lève. Non, elle mouille juste dans le cou et te fait couler un frisson entre les épaules.


-         « On va faire les courses ? »

-          «  Pas tout de suite, t'as la liste ? Il faut qu'on rentre de bonne heure, on est invité ce soir, t'as pas oublié ? »

Bien sur que t'as oublié. Bon, ça peut attendre.

C'est là que tu prends l'appareil, tu extrais les photos de ce dimanche, et tu te ballades avec. Tu vises. Il y a les fleurs. Les anniversaires, c'est les fleurs ! Un ou deux flashes et tu regardes. Tiens pourquoi pas. Et puis la statuette là ! Valérie Fanchini, le sculpteur. J'ai mis le lien sur le blog. Comment la statuette dialogue-elle avec les fleurs ? Allongé sur l'étagère ce corps de femme ne voit que la plante et le ciel nuageux. Qui y fait encore attention ? Elle est là depuis si longtemps. Tu passes sans la voir. Ou sans te rendre compte que tu la regardes. La plante, elle te dit « de l'eau ! » Tu la regardes changer, faire ses pousses, fleurir, sécher. L'arrosage t'oblige à te concentrer sur elle. Mais la statue que lui dis-tu ?

Alors tu la déplaces et lui offre une représentation exceptionnelle de poses sous divers angles. Là, tu la vois mieux, tu sens que quelque chose peut passer. Il te manque le regard. Tu ne l'as pas choisie, elle s'est invitée chez toi, et depuis, tu n'as pas cherché à la comprendre, à établir le début d'un échange. Mais les yeux sont trop enfouis dans la matière, comment te sollicite-elle ?

Les bras croisés sur ce coussin de pierre, cette tête haute te regarde avec suffisance, elle n'a pas besoin de toi, elle ne te cherche pas, pourtant elle t'observe. Juge-t-elle ?

Tu l'as fait tourner et son premier profil te révèle la force de son appui. Tranquille mais en même temps musclée, sans tension, déterminée.

Le dos est relâché, l'épaule soutient la courbe du cou dans une inclinaison douce et accueillante. Ce dos qui ne se montre jamais révèle d'un coup  toute sa sensualité.


Quand tu regardes les photos sur le PC, tu vois d'abord la poussière, neige grisâtre des intérieurs...



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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 14:14

Rando VTT- Col de Ponsoye - Alboussière - St-Peray


Quatre carreaux !

Il te reste quatre carreaux à couper quand la nuit et le froid te font réagir. Sur ton balcon exposé au vent d'ouest et au mauvais temps, tu as profité de la clémence du ciel. Mais là, la nuit t'en veut !

Tu démontes ta machine précautionneusement, t'y vois à peine. Tu récupères le bac d'eau où la poussière de céramique décante et en enjambant la porte-fenêtre, tu fais gaffe à ne rien lâcher. Tes gants sont mouillés et froids, les éclats de découpe te picotent sous  les ongles. Démonter le disque diamant, tout ranger dans le carton après avoir soigneusement essuyé. Nuit noire. La lune va venir, mais plus tard dans un moment, le vent aura balayé le ciel et découvert une lumière bleue très crue, où les étoiles percent. Deux degrés. Le froid est là.

 Depuis que t'es rentré de vacances, t'as cette obsession, carreler les sanitaires. T'as raté la rénovation de l'ancien, le nouveau est là il faut s'y mettre.


-Pourquoi tu fais ça en plein hiver ?

-Je fais ça parce que c'est le moment...Deux semaines sans vélo, trop mauvais temps, puis tout ce tri des archives de la maison vide. Tu peux passer ta  vie dans le passé, alors de temps en temps tu stoppes. Tant pis pour les quatre carreaux..


Ton atelier photo est en vrac. Tu soulèves un carton, tombes sur le  CD photos et les cartes d'Ardèche que tu n'avais pas fini de traiter. Même le GPS, tu n'avais pas déchargé les tracés de tes randos d'été. Ce matin, le mauvais temps s'est accentué, sous la pluie, ton coupe-carreaux risque de disjoncter, tu t'organises dans ta cuisine. Etrange ballet d'évitement entre la ménagère et le bricoleur d'un jour. Pas chassés, bras en l'air, fesses serrées, ventres rentrés, quand il y en a pour un, il n'y en a pas forcément pour deux : de la place ! Les dernières découpes sont problématiques, t'avais fait un plan à l'échelle, mais mal estimé tes joints du coup les angles sont des biseaux impossibles, et il t'en faut deux de moins d'un centimètre, un truc à te couper les doigts...


Ça passe.


Tu reprends tes photos. Le 19 aout ! Que c'est loin ! Impossible de retrouver le calepin où tu notes quelques détails de ta ballade, tes points de passage relevés sur le GPS, et où tu as pris les photos.

Heureusement, les dates des traces du GPS et celles des photos t'aident à reconstituer l'histoire. Tu redéployes la carte achetée à la Voulte sur Rhône et tu refais ton parcours. Il te restait deux jours à passer dans le coin. Les premiers jours tu n'avais fait que des demi-journées de VTT, tu soignais encore tes tendinites. La météo lue dans la « Dépêche » indique une belle journée avec un risque d'orage le soir. Sur la carte, il y a une  grande tâche verte, sans route qui traverse, et juste un pointillé. C'est par là que tu vas rentrer.  Tu lis « champ de tir de Toulaud, t'espères que ça ne sera pas fermé, sinon tu reviendras par la départementale dessous où tu es déjà passé.

Tu parts de Charmes en direction de St Peray  par le GR en haut des crêtes de la vallée du Rhône. T'es déçu, car la visibilité n'est pas celle que tu espérais. Des photos trop  brumeuses. Puis cette longue route sinueuse sans un village  jusqu'à Alboussière. Ça monte tout le temps, bien régulièrement jusqu'au col de Leyrisse. Au début t'as peur de ta cuisse, tu n'y va pas franchement, puis le souffle se met en place, ton rythme devient régulier et même si tu sens la petite gène, ta crainte s'efface. Plus d'une heure de montée. Quelques jeunes te dépassent après t'avoir accompagné cinquante mètres, partagé avec toi, tes sensations dans la cote, un petit geste de la main et leur rythme les emportent dans les virages devant toi.

T'avais fixé ta halte de mi-journée à Alboussière. Deux chemins possibles pour l'après-midi, le plus dur le matin. De loin, tu as l'impression d'un gros bourg. Dans le village tu cherches un truc à manger. La boulangerie t'accueille. « Oui le restaurant est fermé, ils ferment après le quinze aout ! Non, il n'y a pas de snack, elle ne fait pas de sandwiches. Mais en bas de la cote, sur le Duzon il y a une base de loisirs avec un bar-brasserie ».  Tu mets le pain-choc dans ton sac et tu te laisses glisser dans la pente. Tout d'un coup ça accélère et tu réalises qu'il faudra remonter tout pour repartir. Mais le coin est équipé, il y a des frittes...


Après une demi-sieste, tu te relances jusqu'au col de Ponsoye. Il faut prendre la décision, basculer sur le chemin pointillé ou rejoindre la départementale. C'est un carrefour pour randonneurs. Des panneaux de direction te donnent confiance. Tu fais une photo avec ton téléphone mobile et t'essayes de l'envoyer sur ton blog. Il n'y aura jamais assez de réseau pour que le MMS passe. C'est vraiment le désert.

Tu lâches les freins et le vent de la descente à pic te surprend. Un virage sévère, deux passages devant toi, un qui monte un qui descend. Grisé, tu descends, fallait monter. Perdu, tu feras demi-tour, la belle descente te fait front, elle te toise du haut  de la  cote abrupte, Ton coup de pédale haché fait déraper ta roue sur les cailloux concassés. Tu t'uses. Quelle suée !

Tu rejoins le chemin vers la Croix de Reyne, tu longes la serre de Baube puis remontes le chemin vers le Tracol. Quand tu te poses, tu examines ta carte sous toutes les coutures : le Tracol, les ruines du grand Tracol dominées par le sommet au-dessus de la serre Pointu,  est-ce que c'est le nom d'une maison, d'un lieu?


La magie de la carte !

Elle s'insinue dans ton imaginaire, elle t'emmène dans ses pièges, t'enserre de ses mystères, te rend avide de ses trésors cachés, te fais perdre le nord. Et comble pour le vieux VTTiste, perdre les pédales !  Quelle « arche perdue » t'attend derrière ce paysage ? La rando est une quête impossible. Tu veux conquérir ces espaces que des générations d'hommes ont habité, travaillé et trop souvent abandonné. Aucune onde ne passe. Déjà deux heures que tu n'as vu personne.  Tu sorts ton pain-choc, c'est rationnel, concret, rassurant. Les noms t'inquiètent. Le grand Tracol est-il un géant oublié, un animal préhistorique, un traquenard pour VTTiste ?

Pourquoi les lignes tracées sur la carte s'interrompent-elles ?  Pourquoi elles ne relient rien. Taches vertes, puis plus foncées, taches blanches. Les courbes de niveau se resserrent se courbent, se referment. Où es-tu ? Les serres ! Quand tu y es passé, le chemin était large, au dessus de toi une colline abrupte, qui s'adoucit  en plongeant vers ce qui t'apparaît comme un ruisseau. Tu ne vois pas l'eau. Tu ne l'entends pas. Il n'y a que de la caillasse et des buissons.  Le chemin permet le passage d'engins. Pour faire quoi ? Le pylône là bas, tu le regardes de travers : électricité ? Câble mécanique ? La carte te dit « ligne électrique », ligne fantôme oui ! deux pylônes, seulement quelques centaines de mètres, pas de constructions visibles, tu ne comprends pas.

« Pierres blanches ruines », « La Chabote »,  t'es dans un conte, le petit Pousset, le Chat Botté, un monde irréel, où seuls les rêves vivent.  Tu lis ta carte comme un conte, où est l'histoire, le sens ? Isolé, sans téléphone, un GPS qui te donne des coordonnées impossibles à reporter sur la carte, tes « pierres blanches », tes petits cailloux, c'est le chemin que tu peux rebrousser. Mais la Chabote, un chat botté ? Peut être une chatte aguichante qui pourrais faire de toi un marquis, il faut avancer dans l'histoire de cette géographie, sans chercher le sens, tu le découvriras toujours...


Tu reprends ton sac, relance le vélo et t'arrêtes un peu plus loin. Plusieurs chemins, des indicateurs pour les GR. Deux randonneurs à pied sont là. Echanges d'où on vient et où on va. L'un m'indique que le chemin entre les deux « Tracol » est vraiment fun pour celui qui aime le VTT.


Le fun, c'est d'être arrivé en bas entier. Tu tombes deux cents mètres de dénivelés en moins d'un km dans un passage raviné étroit, tu sautes de pierres en pierres, de vraies marches, les freins bloquées, les roues chassent  le gravier sur les dalles pentues. De dévers en dévers, de dérapages en soubresauts, tu te retrouves sur le chemin qui descend à Biguet. Tu poses le vélo et tu t'assois. Tes bras tremblent encore. T'avais jamais freiné si fort...Le mec qui t'a envoyé là, il avait juste rêvé de le descendre ce truc !


Finalement, t'avais pas besoin de ton carnet. Les souvenirs sont là, l'émotion de cette de cette descente folle te revient naturellement.


Ça t'allège ce souvenir. Tu vas pouvoir te mettre aux joints. Même si tu n'es pas l'as des carreaux !

 

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 21:52

Trinidad - Mission Jésuite au Paraguay

Argentine (27)

Un nom qui fait penser à un western spaghetti. Pourtant, non, c'est un village du Paraguay, et les vestiges d'une mission jésuite. La santisima Trinidad del Parana.

Nous avons quitté, il y a moins de 20 minutes Jésus de Tavarangue. La route empierrée faite de larges lauzes dans de la terre rouge comme de la brique pilée nous fait vibrer. Il pleut toujours dans cette matinée. J'ai souvent mis la main au-dessus de l'objectif pour le protéger pendant les photos.

Bien sur Huguette est là, elle anime d'un récit plein de vie les vieilles pierres que nous découvrons.  La vie, c'est celle de ces misions, des Guaranis, mais aussi tous les enjeux géopolitiques qui vont déterminer le partage des terres conquises, la sujétion des habitants, quelques petits massacres anodins, puisque le mot génocide et son concept sont récents. L'histoire mettra donc sur le compte de la maladie et de l'incapacité à l'évolution, la disparition de ces peuples capables de telles beautés.

Sous ce climat tropical, les constructions qui faisaient la part belle au bois sont vite fragilisées. L'abandon des missions accentuera leur ruine.

La visite de Trinidad pourtant offre plein de trésors à nos yeux. Quand je regarde les albums photos régulièrement consultés sur ce blog, on trouve en tête Florence, les Cantories, le Baptistère.  Rien d'aussi saisissant à Trinidad, pourtant ont été  sauvegardés des sculptures remarquables, mais rares. Elles sont conservées avec les moyens locaux qui ne sont pas comparables à ce qu'on trouve en Italie. Je n'ai pas de nom de Guarani à te donner, ni comme architecte, ni comme sculpteur, rien. Des artisans anonymes plein de talents. Je  me suis demandé en visitant Florence, comment de telles richesses et de telles œuvres avaient pu être conçues et financées. Est-ce que l'exploitation de ces territoires conquis y a  contribué ?


Je préparerai plus tard la vidéo sur Trinidad.

Il reste une visite à faire : San Cosme Damien.


Précédent : Jésus de Tavarangue

Début : retour d'Argentine

A suivre: le cormoran d'iguaçu

 

 

ps; voila la video

 


 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 14:47

Le silence, se taire

 

 

Plus d'une semaine que tu n'as rien posté.

Le silence.

Se taire.

Ce n'est pas pareil !

Il n'y a pas de silence.

La rue est plus que jamais bruyante, trop de travaux.

J'ai dit trop fort qu'on était abandonné. Alors ils refont le square pour la millième fois.

Du coup tu n'entends plus les cris d'enfants. Juste le bulldozer. Mais le square, quand il ouvrira, il leur reste quoi aux gosses, l'essentiel est pour les SDF...

Cette nuit ils se sont invités sur mon palier. Des bouteilles vides, des papiers, et d'autres traces...Ils ont du ronflés comme moi, je ne les ai pas entendus !

Depuis trop de jours les cris me réveillent. Souvent dans la rue. Là, c'est derrière la cloison.

A cinq heures, à six heures, tout flambe, les gosses pleurent les femmes geignent et l'homme crie. Quel cri ! Qu'est ce qui lui colle à la peau qui l'entraine dans ces colères désespérées ? Qu'est ce qui l'entrave et l'empêche d'être  ? Sait-il ce qu'il veut ou même souhaite ?

Combien d'habitants dans le quartier ? Le double ! Comprends pas ? Il ya ceux qui comptent, et ceux qu'on ne compte pas. On est le  double.

Se taire, c'est quand on ne peut plus rien dire, quand tout ce qu'on ressent n'a plus de mots. J'ai de la chance, j'ai pu voyager. Ça n'empêche que je sache d'où je viens.  Mais là,  comment te dire que je suis heureux de mes ballades ? Je rêve, mais le matin en longeant la rue, je vois les sans rêves, sans espoirs, j'ai plus de mots.

Clairement le pire est devant nous. Alors je me tais.


C'est vrai aussi, que je n'ai pas été à la hauteur de mes sensations, dans mes carnets de voyage  au cours de  la visite de ces missions jésuites en Argentine et au Paraguay. Il y avait là un rêve fou, des êtres libres et égaux, ce qui n'empêchaient ni l'organisation sociale, le choix d'un leader et quelques contraintes obligataires à un état représenté par les jésuites. C'est cette intermédiation entre un état despotique, des colons avides, et la protection des valeurs culturelles, sociales, économiques et religieuses qui avait rendu possible 150 ans de progrès. Quand il ne reste plus que l'accaparation par les puissants de l'effort de tous et jusqu'y compris dans les moyens de l'état, il ne reste que ruine et misère. Nous y sommes.



Jésus de Tavarangue - La Santisina de Trinidad -  Cosme Damien - Missions jésuites du Paraguay



L'autre soir, tu regardes la télé, tu vois les joueurs d'Uruguay. Et tu repenses à la naissance de cet état dans l'histoire moderne, il est un enjeu  de cette guerre, allié au Brésil avec l'Argentine contre le Paraguay, en relation à l'essor économique de ce dernier, développé par l'assimilation des guaranis chassés des missions par les colons Argentins et Brésiliens. Il est financé par l'impérialisme colonial anglais.


Donc, ce quatre mars 2008, tu franchis, pas trop loin de Posadas, la frontière du Paraguay, pour y visiter ces trois missions jésuites. Ce matin il est à peine sept heures quand nous arrivons au poste frontière. Le passage des frontières reste une loterie, nous prévient Huguette, partons de bonne heure ! Elle collecte les passeports, fait des copies des autorisations du bus et en quelques minutes, nous sommes au Paraguay, en face de Incarnation. La frontière est sur le fleuve Paranã, plus de 4000Km. Un immense pont à traverser. La route que nous suivons nous fait traverser des villages très semblables à ceux que nous venions de quitter.




Jésus de Tavarangue : Quelques photos et une vidéo sous la pluie, dans la brume matinale.  Je te parlerais de Trinidad une autre fois.

J'avais préparé ce sujet il y a plus d'une semaine, sans trouver le temps de le mettre en forme et le publier. Pourtant il me tenait à cœur.


A suivre : Mission Trinidad.

Précédent : Mission San Ignacio Mini.

Début : retour d'Argentine.

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 12:08

San Ignacio Mini - Mixité civilisatrice

Je m'étais donné du temps pour te parler de San Ignacio. C'est d'abord la petite histoire des Guaranis qui m'a interpellée. Maintenant c'est la majestuosité du site. En pleine forêt équatoriale, cet espace était le cœur de l'activité. La grande place des armes, l'immense église qui mêlait pierre et bois dans sa construction, (elle fut si facile à bruler), les salles de classe, les ateliers, les cuisines.

Sur la façade du grand portique à l'entrée, il y a la sculpture de deux anges. Celui de droite taillé par les Jésuites, celui de gauche copie et réappropriation par les guaranis. Ils savaient tout apprendre. En 150 ans la mission a modifier la société guarani. Il y a eu une phase d'adaptation à la vie urbaine, une phase d'imitation, et ensuite ils devinrent des créateurs. Batiments, sculpture, tissage. Il y a eu des écrivains guaranis et des luthiers reconnus en Europe, des peintres et sculpteurs très prisés. Quelle adaptation : d'une économie de subsistance basée sur la cueillette, la pêche sans utilisation de vêtement (c'était des ornements), cette population qui se déplaçait jusque qu'aux contreforts des Andes, s'est urbanisée et  s'adapte au modèle de vie occidental en perpétuant ses propres traditions, ses propres valeurs.

Tu ne te lasses pas de te promener, de laisser la lumière te surprendre entre les nuages rapides et les ombres des pierres rouges. Même si tu entends encore un peu un moteur au loin, c'est le vert de la végétation qui t'emporte, le bruissement des feuillages.

Huguette après nous avoir décrit avec passion la vie de cet espace ,  de ces êtres, explique les difficultés des reconstructions archéologiques, et la lutte permanente pour préserver ces lieux des intempéries et de la végétation qui décèlent les pierres. Il avait fallu 15 ans pour construire cette immense église de pierres sèches taillées. Plusieurs centaines d'ouvriers guaranis.

Nous visiterons d'autres missions, aucune en aussi bon état, mais c'est important de sentir ces lieux revivre par la parole de notre conférencière.

Merci Huguette

 


A suivre : San Ignacio (2)

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 10:17

The visitor - Vicky et Woody - Adieu Miriam


Il n'est pas cinq heures quand les voix enflent de l'autre coté de la cloison. La femme se débat dans une crise de larmes et le garçonnet hurle tout ce qu'il peut. Les portes flambent. Des talons martèlent le carrelage. Ton cœur saute. Que se passe-t-il ? Quelques coups de poings sur la cloison, tu n'entends plus que les cris de l'enfant qui semblent s'adoucir. Tu penses que la crise est passée, tu te laisses reprendre par le sommeil. Erreur. L'interphone vibrionne toutes les minutes, coups dans les portes d'ascenseur, cavalcades sur le palier. Demain tu demanderas des explications. Au marché tu croises le voisin : quel chahut ! Que se passe-t-il ? - c'est les Roumains qui habitent le deux-pièces, ils sont plusieurs familles !

Ta colère tombe d'un coup, qu'est-ce qui reste à expliquer ?


L'après-midi tu regardes « The Visitor », et tu glisses doucement de l'univers figé et feutré des universités, vers celui incertain de l'immigration, et des sans papiers. Comment la réalité des êtres qui vivent dans cette semi-clandestinité bouleverse l'âme du plus endurci pour se faire broyer par la mécanique froide et  inhumaine de la machine administrative gérant les irréguliers? J'aurais presque envie d'apprendre le jambé, tellement le cœur et le rythme du tam-tam peuvent être en symbiose et te bouleverser. La force d'un grand film, c'est de t'amener progressivement là où tu ne serais pas aller, de t'impliquer par la conscience de ton regard. Et là, pas besoin de sous-titres, juste un bref moment de vie, et cette fenêtre ouverte sur une autre réalité tu ne peux plus la refermer. Tous les acteurs sont merveilleux de simplicité, de justesse, de retenue dans la douleur. Jamais de pathos !

Le réalisateur, Thomas McCarthy, je le découvre sur Télérama. L'acteur principal Richard Jenkins je l'avais déjà vu. L'aurais-je reconnu ? Non bien sur... Pourtant il avait tourné dans des films de Woody Allen...


Ah ! Ce vieux Woody, ce qu'on l'aime ! Mais là avec « Vicky Cristina Barcelona », il se moque de nous. J'avais vu deux de ses pièces au théâtre de l'Atelier il y a deux ans qui étaient creuses, caricaturales, sans intérêt, et franchement pas écrites. Comme dans ce film ! Je ne sais pas si son fantasme c'est de désirer trois femmes à la fois, mais son histoire est tellement décousue et ahurissante de clichés qu'il est obligé de nous l'expliquer en voix-off. C'est une autre vision de l'immigration que celle des jeunes américaines à Barcelone pour études. On est loin de « l'auberge espagnole » tout y est factice et n'aurait même pas pu faire un roman photo pour « Nous-Deux ». A l'évidence, sorti de Manhattan, le vieux Woody s'est perdu dans son guide de Barcelone...Déchéance.


Une autre vie d'exilée, réelle,  passionnante et engagée, celle de Miriam Makeba. Je l'avais revue à l'Olympia, il n'y a pas longtemps (je crois en 99), elle avait soixante neuf ans.  Elle était accompagnée par un groupe où figurait une de ses petites filles. Elle nous a fait un petit discours rare en français sur la liberté.  Quand tu réalises que Pata Pata, c'était aussi l'émergence d'Elvis Presley, la guerre pour le canal de Suez, l'apartheid, les premiers boycotts de Martin Luther King pour la discrimination dans les bus aux US. Chassée de son pays, chassée des Etats Unis ! (« The Visitor »  restera longtemps d'actualité !) J'avais deux trois bouquins sur les Black-Panthers, des années 70. Je ne les ai pas retrouvés, comment y était-elle associée ? Amour et engagement politique.  Car vivre, quand tu es sans droit, c'est s'engager. Et dans le petit claquement sec de « tapa tapa » tout un paysage de rêve quand tu le réécoutes.

 


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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 16:23

San Ignacio Mini

 

Nous redescendons dans la province de Misionès vers  Posadas, depuis la partie brésilienne des chutes d'Iguazù. A mi-chemin nous visitons les ruines de la mission jésuite San Ignacio.

Quand je choisis notre programme de voyage, je ne comprenais pas trop ce que j'irai voir là-bas.  J'avais en tête le film Mission, et cette histoire de massacre d'indiens convertis au christianisme et plutôt paisibles. Dans le film pour accentuer l'émotion, ils situent l'action dans le décor des chutes d'Iguazù. Nous n'aurons pas besoin de les escalader pour visiter les vestiges des missions qui s'étaient développées depuis le XVII ème siècle entre les territoires traversés par les fleuves Rio Paraná, Rio Iguazù, Rio Uruguay. C'est cette idée de République Guarani qui a déclenché ma curiosité.


 Entre l'archéologue et la conférencière locale, complètement imbibée de la culture guarani, toujours à traverser les  trois frontières, Argentine, Brésil, Paraguay, la restitution de l'histoire captivante et riche d'émotions est l'œuvre de cette dernière.

San Ignacio a été un peu restaurée, parfois avec des maladresses et des inexactitudes, mais les proportions sont là. Et le travail des artisans peut encore se regarder avec gourmandise. La végétation sous ce climat tropical continue lentement le travail d'effacement des vestiges, des ruines des guerres qui ont détruit ces missions à partir de 1767.


Les jésuites avaient accepté la langue guarani comme langue officielle, ils avaient converti un petit 20% de la population, mais conservé l'organisation sociale des guaranis et l'essentiel des structures économiques fondées sur le partage et la mise en commun de la production agricole. Il n'y avait pas de « marché », on produisait juste le nécessaire pour vivre.

Bien qu'ils fussent des guerriers, les guaranis recherchaient ce qui dans leur langue était désignée par « la Terre sans Mal », ceci a nourri la légende qu'ils cherchaient « le paradis perdu », l'Eden. D'où cette démarche des jésuites qui rapprochent les croyances guaranis de la religion chrétienne et qui servira de levier pour les conversions. Au besoin les jésuites ajoutent des croix sur les peintures rupestres guaranis. Ça c'est de la com. !

 


Plus de 70 000 âmes au sens de « foyers » étaient dénombrés à l'apogée des missions. L'essentiel de cette culture guarani a été repris au Paraguay. Mais l'idée du communisme est un peu passée de mode...

 


A suivre : San ignacio (2)

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 22:02

Grands Moulins de Pantin - La reconstruction


En 2006, j'avais été interpellé par les travaux de démolition des Grands Moulins de Pantin. Comme je te l'ai déjà dit c'est un témoin de mon enfance. Comment je tombe sur ce site de visites dans le 93, je ne sais plus, mais je suis heureux de cette rencontre. Tu trouveras le lien à la fin de ce sujet.

Ce 25 octobre, après m'être inscrit plusieurs fois pour une visite guidée, certes j'aurais aimé voir le chantier de l'intérieur, « Tourisme 93 », m'envoie son invitation.

C'est un extrait des deux heures de ballades que je te propose dans la vidéo (en moins de quatre minutes) .

En 2007 j'avais refait un petit sujet, où on voyait bien les parties démolies et conservées. J'ai eu du mal à retrouver pour les comparer des angles identiques, mais je m'y retrouve.

Nous étions accompagnés par un photographe ayant fait des reportages quand les moulins cessaient leur activité,  il a rencontré des personnes ayant fait toute leur carrière aux grands moulins. Fou ! Hein ! Trente cinq ou quarante ans de sa vie au même endroit dans la même boite ! T'oses pas y penser.

Mais quand il t'explique la philosophie de l'employeur, non seulement la production était là, mais aussi les bureaux d'études sur les farines, semoules, mais en plus que  tous les métiers de maintenance appartenaient à l'entreprise. Alors là, chapeau...

Notre photographe conférencier, d'un nom prédestiné pour les études de ces moulins industriels, prépare un livre photos et témoignages. Il me tarde.

Bien sur, je ne suis pas dupe, c'est une usine fermée, c'est un site industriel fermé, démantelé, mais les murs, la silhouette des bâtiments principaux, la couleur des façades en briques jaunes, me ramèneront le souvenir de ce vieux bâtiment massif sombre, presque inquiétant les soirs d'hiver, tel que ma mémoire d'enfant l'a connu.

Une banque va s'installer là, autour de septembre 2009 ! Les veinards. Parce qu'entre les tours de la Défense et la berge du canal de l'Ourcq, il n'y a pas photo. A l'heure du Velib, ils oublieront la cohue du RER A entre 8 h et 9 h. Le vieux VTTiste retraité passe là, deux trois fois par semaines, le canal c'est l'antistress. Cette nouvelle construction passe en aveugle, le témoin, entre des générations, des métiers, des hommes qui ne se seront jamais vus et qui ne s'imaginent peut-être pas.



Je n'arrive toujours pas à comprendre comment une organisation sociale peut se développer sans que les métiers de la production, ceux qui fabriquent les biens tangibles qui nous sont indispensable pour vivre, soit perçus comme apportant valeur et sens autant que les métiers intellectuels ou culturels.






Les grands Moulins de Pantin en 2006














Etat de la démolition en 2007













Lien sur tourisme 93

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 18:20

Ombres et lumières d'Iguazù

 

Après avoir parcouru les belvédères au-dessus des chutes, Huguette notre conférencière locale, nous fait presser un peu car il y a le chemin de découverte qui nous emmène au pied des chutes qui vaut la promenade.  Elle fixe un lieu de rassemblement sur une petite place à l'abri où elle pourra expliquer le parcours, sans avoir besoin de couvrir le grondement de l'eau.

Le « circuit inférieur » aménagé permet de découvrir les 275 chutes du « Salto Bossetti » dont 35 ont un nom précis. Comme la plus célèbre, la « Garganta del Diablo » qui a fait l'objet du premier sujet sur Iguazù. Bien sur les grincheuses de service s'inventent des soucis cardiaques pour exiger d'être aidées dans les cent mètres de dénivelé. Heureusement, une voiturette façon promenades de golfeur passe. Huguette interpelle le conducteur et nos deux pleureuses seront emmenées à la gare du petit train. Tu voyais le coup qu'elles nous empêchent de faire le tour...

La journée avance vite, le soir nous avons rendez-vous à Posadas. Et le dernier train est dans deux heures, Huguette t'avertit du plus loin du chemin il faut trente minutes pour le retour à la gare.

Bien sur aux endroits où les points de vue sont les plus spectaculaires, il y a un petit monde, mais c'est très agréable.  Un chemin d'ombres et de lumières, t'immerge dans la forêt amazonienne. Tu t'y crois. Il y a eu beaucoup d'aménagements pour permettre aux touristes de se promener, mais l'impression reste forte. D'abord l'humidité qui t'imprègne, et qui développe des mousses odorantes. Des oiseaux sous les feuillages pas effarouchés par les flashes des photographes. Quelques belles araignées, ce n'est pas trop ce que j'aime, et ici ou là il faut renouveler ta protection anti moustique.


 La brume des chutes et le soleil t'amusent de leurs arcs-en-ciel qui t'accrochent à chaque nouvelle chute qui débusque derrière un nouveau chemin. T'as fait plein de photo. Tu sais que demain on recommence coté brésilien, mais chaque angle ou perspective t'attire.

Tu comprends mieux la « Mésopotamia » argentine. La puissance de l'eau, du soleil, de la végétation.


Huguette t'explique qu'on est à la limite de plusieurs frontières. Que le Rio Iguazù  et le rio Uruguay séparent l'Argentine avec le Brésil, que le rio Panama dans lequel se jette le rio Iguazù c'est la frontière avec le Paraguay. C'est dans ces terres qu'on trouvera les missions jésuites où vivaient les Indiens Guaranis, ceux qu'on voit dans le film Mission, tourné dans ces chutes. On en visitera trois dans les deux jours qui viennent.

Dans l'album photo, j'ai un peu de mal à trier, j'en enlève deux sur trois...Quand j'ai fini, je les regarde toutes une fois encore. Ombre, soleil, lumière, moiteurs, couleurs, tu ressens tout.

 


Le train nous attendra plus de 20 minutes...Heureusement qu'on n'a pas du se coller les quinze bornes du retour à pied.

 

A suivre:San Ignacio mini (1)

Précédent : dernier train pour Iguazù

Début: retour d'argentine

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