31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 21:40

Comment peindre un oiseau dans sa cage?

 La cage est toujours ouverte au Pré Besson.

Je ne me rappelle plus du poème de Prévert, je me rappelle bien du comédien qui disait si bien le poème, c'était Jean Marc Tennberg. La dernière fois que j'ai assisté à un de ses récitals, c'était à la Mutu dans les années 70-71. Quand il eut fini son  spectacle, une centaine de gus était restée là, à l'applaudir, alors il rajoutait un poème, le silence se faisait d'un coup, les images nous imprégnaient, quand son œil se relevait légèrement moqueur ou rêveur, que l'arrondit de sa bouche se tordait doucement vers les cintres, le poème était fini. La lumière restait, le temps qu'on sorte de notre mélancolie, qu'on réagisse à nouveau, il redevenait présent au milieu de nous. On applaudissait vivement, mais sans tapage. Nos visages rayonnaient, tendus vers le conteur.

Il en retrouvait  un, des fois quatre vers sans plus, et au premier mot on avait décollé, pour le rejoindre dans son rêve passionné. Quel régal !

Alors je n'aurais pas la prétention de t'illustrer le poème de Prévert, mais dans ce petit bourg pas loin de Champagney, il y a cette cage, il y a ces oiseaux qui entrent ou sortent, mais qui chantent. L'oiseau est là si bien qu'il fait lui-même le tableau. Rappelle-toi la fin du poème, « si l'oiseau ne chante pas, c'est mauvais signe », Ton vieux reflex ne les dérange pas, ils vivent. Cette étrange cage perchée sur ce tronc noué est leur salon. Pourtant j'ai vu le chat sauter pour rappeler aux étourneaux que le prédateur, c'est lui. Mais la magie du poème, comme dans le dessin animé de « titi et gros minet » le chat en sautant fait juste tomber la cage, les oiseaux s'en sortent toujours. Le patron remet la cage en place et aussitôt, mésanges, rouge gorges, moineaux, bouviers reprennent leur conversation et babillage, réinvestissent la cage.

Deux gros sapins et un tilleul tout près servent de base arrière, de repli quand le photographe intrus dérange la communauté. Il y a des boules de graisses gonflées aux céréales qui pendent dans les branches. Ils sont chez eux..


Dans le poème, il dit « observer un profond silence, attendre que l'oiseau entre dans la cage », « fermer doucement la porte avec un pinceau, puis effacer tous les barreaux »...


Me dis pas qu'il y a que le hasard ! Non ce poème raisonnait en moi quand j'ai fait les photos !!

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 11:48
Les Grands Moulins de Pantin reconstruits.


Ce matin tu regardes le compteur. Il y a eu plus de mille visiteurs pour le petit clip vidéo que t 'avais mis sur Daily motion, un instant dans les travaux de démolition des Grands Moulins de Pantin. T'avais mis le sujet en ligne pour quelques copains d'enfance qui connaissaient le coin. T'imaginais pas que deux ans après, plus de mille visites, surement amenées par Google, seraient pour toi comme la célébration émotionnelle d'un passé que la réhabilitation en cours va définitivement effacer. Tu peux me dire qu'il n'y a pas de quoi pavoiser, que les vrais bons clips font mille visites en une journée ou une heure...Vrai ! Mais ce qui fait le succès des outils comme les blogs, c'est que chacun peut s'en servir, et se satisfaire d'une fréquentation que tant d'autres qualifieraient d'insignifiante, mais pour toi, ça a un autre parfum, une autre saveur.

Alors ce vendredi 27 mars, tu remets tes chaussures de rando, charge l'appareil photo et tu vas refaire deux fois le tour, dans deux sens différents pour bien t'imprégner du lieu, des changements microscopiques ou majeurs. Oh ! Depuis un an peu de choses semblent avoir changé. Il y a moins de camions, moins d'engins de chantier, mais les petites grues mobiles qui hissent les parois de verre sont toujours au travail. Plusieurs façades sont achevées, ou la lumière triste filtrant entre les nuages, brille comme l'eau au fond d'un puits; ici et là, des panneaux manquent encore et mettent en évidence la complexité technique d'associer des matériaux modernes à des structures anciennes que la démolition n'a pas ménagées. Tu vois des plaies dans les vieilles briques qu'on ne paraît pas pressé de cicatriser. Pourtant, t'avais cru que l'achèvement était attendu pour l'automne.

Pendant les deux heures à regarder, tourner, essayer de te rappeler ce que tu avais déjà photographié, tu remarques aussi la fin du ballet des camions. Un seul camion passera la porte du chantier. Autre changement, la vieille rue coincée entre les rails et le site qui va jusqu'à la Villette est encombrée de petites camionnettes, des fois de simples fourgons. A peine une raison sociale sur un autocollant usé. Un gars devant, assis de travers presque penché, la portière ouverte, des papiers en pile, le portable, le sandwich, une jambe pend en dehors, le pied balance à peine. Le bruit des TGV , des voitures sur le pavé  et le vent glacé couvrent la voix.

Bien sur, les Grands Moulins de Pantin, c'était un site industriel, et la conservation de quelques vestiges rappellera le nom symbolique du lieu. Combien d'autres sont à l'abandon ou détruits ? La partie principale des bâtiments conservés te paraît maintenant étouffée par l'architecture des cubes en  verre, massive et lourde. Les vieux bâtiments se retrouvent  encerclés par un rempart de constructions neuves, comme certaines vieilles églises enclavées dans les buildings modernes de New York. Comme ça de loin, la transparence du verre te fait voir le ciel au travers les structures des fenêtres et terrasses, mais qu'en sera-t-il quand les bureaux paysagers (les redoutables « open space ») auront dressé leurs piles de classeurs cloisons ?

C'est quand tu regardes la tour de l'horloge (l'ancien réservoir d'eau) que tu ressens l'oppression de forteresse. La relation entre la tour et les nouveaux immeubles qui l'enserrent, n'est pas celle d'un donjon et des fortifications qui le consolident et le protègent. Au  fil des travaux elle avait été dégagée, et maintenant elle est prisonnière. Le ravalement de la brique qui lui redonne sa couleur jaune d'origine, lui enlève aussi la singulière sévérité altière acquise avec le temps. Elle n'a plus sa justification, sa légitimité; on lui reprend l'espace autour, comme un vieux cadre qu'on dépouille de ses responsabilités pour dégrader son expérience, dévitaliser son savoir-faire. Elle expie son appartenance à un autre temps.


Du coup la principale façade donne l'image d'un des premiers robots des années 90, rigides, une tête aveugle, des épaules massives de démolisseur, et la cheminée «Elis »  lui fait comme un bâton blanc de flic des années 50. Tu retrouves cette masse « terrifiante » que tu voyais du boulevard Ney quand tu allais au basket, enfant.


Il y a des lieux, des espaces, des arbres, des constructions que tu côtoies chaque jour, tu traverses, tu ne regardes rien, repères invisibles ils te dirigent; tu ne les vois pas ; pourtant ils  te rassurent: vieillissant avec toi, ils te donnent cette merveilleuse sensation du temps suspendu, d'éternité. Brutalement les palissades, les tronçonneuses, les bulldozers ou simplement la tempête te font ressentir que l'immortalité n'existe pas; si tu n'as pas profité de l'arbre, admiré sa forme, son feuillage, son ombre, respiré ses pollens, là, c'est fini. Quand la démolition fait tomber la façade, tu photographies déjà un mort; le mur écroulé dévoile des espaces cachés, des structures insoupçonnées, mais le lieu est mort. Il a emporté avec lui toute l'imagerie des vieux métiers, ensevelit les gestes rares, asséché la sueur de générations d'hommes.


Quand la cohorte « d'attachés case » migrera de la Défense, au poignet d'hommes  sans mémoire, simplement motorisés par les graphes en couleur de leur tableur Excel, tous de noir vêtus, comme le deuil de leur singularité d'individu, elle remontera le long des voies ferrées de la gare de l'Est, dans les  gravats abandonnés par les entrepreneurs d'un jour, traversera les derniers rails au milieu des pavés, et s'installera sous son globe de verre climatisé.

Bien sur le premier jour sera terrible. Métro porte de la Villette au lieu de la Défense, sur ta carte de visite ça tâche ! Face au beffroi de la vieille Mairie de Pantin, jamais ravalé, dont le clocheton apparaît minuscule et noire, comme un vieux chicon, quelques bistrots de quartier n'ont pas fait de projets pour les futurs arrivants: la nouvelle cité est organisée pour vivre en autarcie, elle se suffira à elle-même.

Tu ne vois aucun lieu se préparer pour profiter de la jeunesse qui va couler dans cette Bastille industrielle, ou plutôt gestionnaire. Aucune boutique où tu décharges ton stress dans un achat compulsif. Blockhaus de verre pour une vie  robotisée, repliée, concentrée pour la rentabilité du capital et la performance individuelle.


J'espère qu'une station de Vélib en libérera quelques-uns uns de leur captivité, de leur transhumance collective mécanique, pour un bref instant de vie et de rêverie dans la contemplation des lumières du canal de L'Ourcq ou à savourer les rafales de vent de ce printemps « gibouleux ».


J'ai mis dans l'album photos un choix des photos faites sur quatre ans de visite. Toujours en suivant l'inspiration du moment.

La vidéo qui a fêté ses mille visites date de 2007.

Revoir aussi :

2006 Les grands moulins de Pantin.

2007 Démolition des grands moulins de Pantin.

2008  Grands moulins de Pantin - La reconstruction.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 09:08

Tigre - Delta du rio Paraná - vers le rio de la Plata.

Argentine (33)


Le bus nous dépose dans le quartier de Puerto Frutos. Le port du marché aux fruits. En début mars, il n'y a pas beaucoup de fruits. La plupart des boutiques présentent des accessoires de décoration ou d 'ameublement. Tu trouves les mêmes produits, de même provenance à Paris...Il y a la couleur, le dépaysement, la présence du fleuve qui font la différence.

Tigre est une ville au bord de l'eau qui d'un coté communique avec Buenos Aires à moins de trente kilomètres, par la route et le train et de l'autre s'ouvre et se perd dans les canaux du delta du rio Paraná. Plus à l'est, c'est le rio de la Plata qui reçoit aussi les eaux du rio Uruguay.

Sur la berge où nous nous promenons d'abord, des hôtels club gigantesques comme le Paseo Victoria avec ses immenses colonnades. Il existe des clubs nautiques de golf etc...Le court périple en bateau sur le Lujan me fait comprendre ce que nous avions découvert rapidement à chaque atterrissage à Buenos Aires. La Mesopotamia. Cette vaste région verte traversée par des méandres d'eaux boueuses. Cela me rappelait le bassin amazonien...

Quelle activité !

Partout des maisons plus ou moins cossues perchées sur des ilots de verdure, au milieu d'une immense forêt tropicale. Des pontons bien haut sur leurs pilotis te donnent une idée des hauteurs de crues. Toutes les tailles d'embarcations, des canoës où les hommes pagayent, au hors bord puissant, les péniches lourdement chargées, et dans des recoins, abandonnés, de vieux cargos se décomposent dans la rouille.

On imagine l'été, la chaleur humide, les orages dévastateurs, les moustiques...

Tigre et les petites iles que nous croisons est une zone résidentielle, de loisirs ( pèche, ski nautique), pour les retraités. Plein de petits cabanons pour un week-end enchanteur.

Une image de rêve que nous emporterons dans notre voyage de retour.

Précédant: San Telmo

Début : Buenos aires

à Suivre:



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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 11:40

Buenos Aires - San Telmo.

Argentine (32)


Pourquoi avons-nous voulu faire ce voyage en Argentine ? Plus d'un an après notre retour on s'interroge encore. Toi, tu sais. Jeune adulte tu étais parti, en « charter », comme on disait alors, départ à + / - 1 jour de la date indiquée, retour + / -2 jours, en fait, ce sera + 4. Quand tu retournes au boulot, pas facile à expliquer, le téléphone portable n'existe pas, et  l'appel téléphonique de Lima n'a pas convaincu. Mais t'étais jeune, un peu traqueur, t'avais tellement envie de partir, et pas la tune pour un voyage trop bien organisé : L'avion bouffait les deux tiers de tes économies.

Alors quand ton épouse prend sa retraite à son tour, tu as envie de ressentir encore un peu toutes les émotions de ce voyage,  saurais-tu encore vibrer de la découverte de l'inconnu ?

Tes premières recherches d'un dépaysement total te font imaginer pouvoir passer le Cap Horn, et faire un grand tour de Buenos Aires, à Valparaiso, en passant par Ushuaia. Un rêve de gosse quoi ! Un de ces rêves que l'on se fabrique au long de 42 années de boulot, faire un « grand » voyage ! T'expliquer avec toutes ces heures harassantes, ces nuits passées « pour la boite », compenser par un immense courant d'air libre !

Bien sur aujourd'hui, il ne t'est plus possible d'envisager de voyager « en avisant sur place ». Il te faut même une prise électrique pour la batterie de l'appareil photo, du téléphone mobile, et la douche bien propre...D'où ce choix d'une organisation bien maitrisée. Ramené en « franc constant », ce n'est pas plus cher aujourd'hui qu'il y a trente-cinq ans, et ce n'est pas l'improvisation  de l'époque.


Non seulement t'es douillet, en plus t'es devenu râleur...


En préparant ce voyage tu n'avais pas imaginé la visite des missions jésuites. Tu ne savais pas de quoi il s'agissait. Donc tu cherches un guide. La librairie à Bayonne où tu es de passage, ne foisonne pas. Il y en a deux, et chacun en trois exemplaires. Quatre mains se tendent, qui se partagent le tribut. Pas le « Routard » ! Ce dernier soir à Buenos Aires, revenant de Posadas et de la visite qui t'a marquée, celle des missions, de leur gestion, t'es libre : mais sans ton compagnon habituel qui à des milliers de kilomètres te guide immanquablement vers le petit coin typiquement génial et « cheap ! »


Ta fâcherie a failli te passer le gout d'un petit vin. Un Norton rouge bien charpenté que t'avais déjà apprécié, après lequel tu allais pourtant courir.


Faut dire qu'à force de sous-traiter les voyages, entre ce qu'on te vend à Paris et ce que l'agence locale va fournir, tu te fais autant avoir qu'en écoutant le « travailler plus » de Sarko.  Le programme du dernier jour les fait chier, l'accompagnatrice veut son après-midi libre, (l'avion est vers vingt deux heures), elle avance les visites de l'après midi au matin (où on avait quartier libre), et  après débrouillez-vous ! Bras de fer. Les portables sonnent à Paris, et le changement est annulé !


Ouf ! C'est ce qui me permet de te montrer ces photos de San Telmo. Enfin seuls, bras dessus, bras dessous, nous sommes tranquillement repassés place de mai. Direction San Telmo (le quartier latin à Buenos Aires). Nous empruntons « Defensa ». Nous passons devant San Ignacio et le musée de la Ciudad, la basilique Nuestra Senora del Rosario. Puis par l'avenue de l'indépendance et l'avenue du 9 juillet nous retournons à l'hôtel près de l'Obélisque. Quelques photos de murs peints célèbres, même si un peu taggués, bien sur les « d'arbres bouteille », qui doivent leur nom à la forme de leur tronc, je les cherchais depuis le premier passage.


Une matinée libre, pouvoir choisir son chemin, son rythme, se laisser surprendre par la découverte d'un quartier, et devoir chercher ce qu'on voit ! Même si à pied, c'est franchement long, tu sais que tu va bientôt être assis un paquet d'heures. Le bonheur de s'imprégner d'un quartier.


Précédent: Loreto, dernière mission jésuite

Début: Argentine arrivée à buenos aires

A suivre: Tigre 



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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 14:25

Loreto - Dernière mission jésuite de notre séjour argentin.

Argentine (31)


Peu de guides touristiques t'enverront visiter les ruines envahies par la forêt tropicale, de la mission Loreto, en Argentine. Elle est vraiment à l'abandon, et le climat inexorablement réduit les dernières pierres en talus et bosses. Il fallait la passion de notre guide Huguette, pour faire résonner notre imaginaire du rythme des cérémonies, nous faire entendre les tailleurs de pierres, nous faire comprendre le talent des céramistes et la richesse de la bibliothèque d'où sortira sans le savoir l'Argentine, état moderne.


Tu sais, je revisite mes carnets de voyage au jour le jour. Je revois mes photos, mes vidéos, mes petites notes gribouillées sur un carnet sans forme. Du coup, quand la vie te surprend par un de ces évènements que l'on qualifie de « mauvaise nouvelle », t'as l'air ballot de regarder ces images déconnectées de la vie. T'as plus envie. Il faut que le temps lessive ta mémoire émotionnelle, pour que tu puisses retrouver l'ambiance d'alors. Il y a donc des ruptures dans la tenue de ce blog, des changements de tonalité, la niaque n'est plus la même...


Ainsi, cette ballade sur un lieu où tant de vies se sont éteintes, où la nature a repris ses droits, soutenue par le chant des oiseaux et les stridulations des insectes, te renvoie à une sorte de méditation contemplative, en phase avec ton vécu du moment. Alors, tes choix de clips sont simples, tu élimines vite et valorises les ombres et les lumières, les sons « naturels ».

Prends le temps de voir cette petite vidéo. Laisse ton regard chercher dans le feuillage d'où vient ce long sifflement. Tu ne trouveras pas. La végétation  est secrète et ton regard ne peut en si peu de temps discerner les trésors de vie qui s'y cachent.


Cette mission jésuite au sud du rio Paraná, quelque part de l'autre frontière de ce qui séparait la colonie portugaise du Brésil de la colonie espagnole d'Argentine, a aussi accueilli les Indiens guaranis chassés par les Portugais. En 1710 y fut écrit le premier livre en langue guarani. Ce haut lieu de culture et de partage social fut, comme les autres missions, victime des intérêts conjugués des colons et du pouvoir religieux de l'époque. Rien n'a changé sur le rôle des religions comme instrument et justification « morale » des conquêtes, de l'intolérance et volonté de domination des êtres. L'intégrisme et le terrorisme en sont simplement le perfectionnement moderne, « industriel », mondial et global.


Donc,  l'âme des Guaranis anime ce lieu. Les processions qui réunissaient tant de monde, on parle de dizaine de milliers de personnes, sont encore célébrées, les chemins témoignent de ces visiteurs discrets. Il y avait peut être un paradis, là, hors du contrôle des puissants. C'est normal qu'on l'abandonne.

Si tu as visité ce blog, tu as vu aussi mes sujets sur les carnets d'Egypte. Le pouvoir de Pharaon y est restauré en même temps que les temples qui le célébraient. Là, ces communautés  qui vivaient « du commerce équitable », qui avaient élevé les valeurs de la solidarité et du partage  au-dessus des valeurs et surtout des craintes des pouvoirs des occupants, contemplent les vestiges de leur philosophie existentielle, rongés par la végétation, utopie détruite par l'oubli du  temps, et surtout la disparition organisée par la déportation de ce peuple


On a du mal a imaginé aujourd'hui que ces missions qui ont été détruites dans les années 1770, sont à une génération près concomitante de la révolution française, des droits de l'homme et des prémices de l'abolition de l'esclavage. Plus au Nord de 1734 à 1778 une autre conquête, d'autres guerres...


Ah ! J'aimerais un jour visiter autre chose que des édifices religieux, même rasés, une sorte de « monument Laïc » des droits de l'Homme.


début : retour d'Argentine

précédant: Mission Santa Ana

à suivre :Buenos aires - San telmo





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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 17:18

Mission Santa Ana (Argentine 30)

Région de Missionnes

Nous sommes toujours dans la région de Posadas ce mercredi 5 mars 2008. Il nous reste deux  Missions jésuites à visiter avant notre vol vers Buenos Aires. La veille nous sommes revenus de Trinidad au Paraguay. Lever matinal, mais le soleil nous attend déjà. Déjeuner rapide mais copieux et en route vers le rio Paraná, et  la mission proche, Santa Ana. Un peu de route et rapidement ces routes dallées  de terre rouge et pierres plates qui donne au voyage ce délicieux tremblement. Ce n'est pas long. Moins d'une heure, la brume ne nous a pas quittés, et nous voilà devant l'entrée de la mission. Un petit bâtiment abrite un musée et une maquette. C'est l'abri du gardien pour les billets, puis nous entrons dans un grand parc où très vite la végétation se taille la part du lion dans le spectacle.

Quand nous avons parcouru la première allée, ce qui fut la grande place découvre son trésor de ruines envahies par les arbres. Heureusement que nous avions visité d'autres vestiges de missions bien conservées car là, il faut faire travailler l'imagination. Pourtant, grâce à notre accompagnatrice Huguette, chaque pierre, chaque espace retrouve son sens.

Cette mission historiquement implantée en 1633 au Brésil a été déplacé à partir de 1639 en Argentine, de l'autre coté du Rio Paraná. En 1660 vivait là 4800 Guaranis et deux jésuites.


Le soleil doucement chasse les brumes, les insectes revivent.la végétation déroule son spectacle que le « parigot » absorbe avec avidité. La  ville s'est construite à quelques centaines de mètres en utilisant les matériaux, l'espace est libre.


A suivre : Loerto - dernière mission visitée

Précédant : Iguazù coté Brésil

Autres sujets sur les missions jésuites en argentine et au Paraguay

-         Trinidad

-         Jésus de Tavarenque

-         San Ignacio mini (2)

-         San Ignacio mini



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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 10:44

Monastère Sainte Catherine -

Egypte (31).


C'est la fin du voyage. Après un léger repas en redescendant du mont Sinaï, ou mont Moïse, moi finalement je ne sais plus, nous commençons la visite du monastère. Je t'ai déjà expliqué que seuls  les guides locaux  sont autorisés à commenter dans les sites égyptiens. Ce qui ne me choque pas, mais du coup le guide local s'occupe des billets, et notre accompagnatrice française -qui se veut seule compétente- nous parque, une fois de plus devant l'entrée du bâtiment, pour nous faire un récit interminable. J'ai le temps de monter et descendre deux fois la colline devant le monastère ( plus de 60 mètres)  avant que nous puissions entrer.

C'est bien sur de là haut qu'on a la plus belle vue du site dans son cadre montagneux, aride et balayé par le vent. Tout est ocre. Et les arcades blanches, et le minaret de la mosquée font encore d'avantage ressortir l'ancrage du monument dans cet espace. L'éternité de cette montagne déserte pointée vers les étoiles et la fragilité des constructions qui se veulent protégées par des murailles pour quelques siècles.


Depuis que tu as vu Charlton Heston dans les « 10 commandements »,  tu ne peux ignorer que ce lieu est considéré comme historiquement celui des fameuses « tables de la loi », et du « buisson ardent ». Des histoires qui t'amusaient quand t'étais gamin. Du grand spectacle donc ! Je ne sais pas si l'acteur a défendu les moines qui résident encore là, pour qu'ils soient  armés pour se défendre, mais le bilan économique du lieu doit être suffisamment rentable pour qu'ils ne se sentent pas menacés.


Dans les guides, ils t'expliquent pudiquement que dans l'antiquité, ce territoire relevait de l'Empire byzantin et qu'un empereur, Justinien a fait construire le monastère dans les années 500.  Les Arabes l'on repris en 630.  Quelles tractations ont permis aux moines de continuer à vivre là ? Après les croisades et la reconquête par Saladin ?  Il reste une vingtaine de moines, tous grecques. Bon...Peignent-ils encore les icones, les importent-ils ?


La foule qui avait dévalé la montagne à l'aube circule et se bouscule dans les ruelles prisonnières de l'enceinte. Seule une salle de l'église est ouverte, sombre et sans intérêt. Les fameux trésors annoncés sont bien cachés. Il y a bien sur toutes les boutiques de souvenirs qui vont bien. L'émotion est en haut de la montagne. Là, tu as hâte de sortir de ce piège à touristes qui surfe sur une vieille histoire, un mythe usé.


Nous reprenons le bus fatigués. Direction le Caire et Paris. Le long de la route interminable,  petit arrêt auprès d'une source chaude. Notre accompagnateur nous en explique les bienfaits. Trop de vent, trop de lassitude...






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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 08:50

Boulez dirige Schoenberg

- Alors, Boulez, c'était comment ?

- J'ai été surpris, je venais voir, et surtout écouter un mythe, figures toi que sa renommée   m'accompagne depuis mes seize - dix-huit ans; là de le voir diriger des œuvres qui m'apparaissent si complexes avec une telle distance, et provoquer pourtant tant d'enthousiasme,  j'en avais oublié son âge : quatre-vingt quatre ans ! Quel naturel !

-         Tu l'avais déjà écouté auparavant ?

-         Des disques oui ! Mais lui, en concert, jamais !

Je ne retourne écouter les concerts que depuis que je suis à la retraite. J'entends à la radio : P. Boulez dirige la « nuit transfigurée » le 20 à Pleyel, je vais sur le PC, pianote, il reste des places. Coup d'œil sur l'agenda, je fonce.

-         Tu connaissais Schoenberg, enfin sa musique ?

-         Même pas. Je fais confiance à l'homme. S'il dirige Schoenberg, c'est qu'il y a quelque chose qui relie l'intelligence des deux hommes !

-         T'y connais quelque chose, toi à la dodécaphonie, à la musique sérielle ?

-         Rien ! Pourquoi ? Tu construis ton panthéon quand t'es jeune avec ce qui te bouge, te fais vibrer, t'entraine dans des sensations neuves. Je t'ai déjà raconté, il y a  quelques temps, comment je m'entrainais à écouter « le son », je veux dire à distinguer autant que je le pouvais ce qui en constituait la matière. Pas seulement l'instrument, mais tous ses petits riens imperceptibles qui rendent deux attaques d'archets si différentes.  Je ne peux expliquer le geste, mais je sens bien que ce n'est pas pareil.

-         C'était quoi  le programme ?

-         D 'abord « La Nuit Transfigurée », puis un concerto pour piano et orchestre, enfin des  « variations pour orchestre ».

C'est sur que « la nuit transfigurée » est immédiatement accessible. Dans la version orchestrale, il n'y a que des « cordes » comme dans le sextuor, mais un nombre impressionnant ! Ça crée   un climat, une ambiance, des couleurs uniquement par des ententes des oppositions de  jeux entre diverses masses orchestrales. Ton attention est toujours sollicitée par des variations rythmiques, des phases légères, des ruptures, des décollages...C'est prenant.

-         Et le concerto, qui était au piano ?

-         Ah ! Pour moi une découverte : Misuko Uchida !  Elle doit être japonaise, mais je n'en sais rien. Une tenue très japonaise en tout cas, superbe. Ce qui m'a subjugué, c'est sa capacité d'alterner un relâchement physique,  même rapide entre ses  interventions, et sa concentration tendue quand elle joue. La partition exige d'elle des accords brefs et secs qui mobilisent tout son corps. On est au millième de seconde ! Une telle précision intense, je n'avais vu ça que dans les tournois de ping-pong. Elle doit jouer en apnée, sinon elle ne serait plus dans  l'instant précis. Et puis, les regards qui s'accordent, avec P. Boulez, synchronisent de façon transparente l'orchestre et sa partition. Du grand art. Bouleversé. Même si l'œuvre m'a heurté ! Ah ! C'est pas le concerto N°5 de Beethoven, avec les doigts nerveux et agiles qui brodent  la mélodie. Je ne peux pas fredonner l'air...

-         C'est quoi tes disques là ?

-         Le premier, j'ai du l'acheter en 64 ou 65, c'est « le Sacre du Printemps » dirigé par Pierre Boulez en 1963. Un de mes tous premiers disques aussi. T'imagines pas le choc dans les chaumières ! Mais pas plus que Brassens, Ferré, et Johny. Autrement ! Les voisins m'en parlaient souvent ! J'ai lu dans un bouquin que P Boulez  n'était pas satisfait de cet enregistrement là.  Qu'importe ! J'ai depuis un CD récent, toujours par P Boulez. Il ne peut pas comprendre lui, l'enthousiasme du gamin ! Comment  il recherche encore avec ce vieux vinyle qui gratte l'émotion de la première découverte, celle qui te bouleverse pour  toujours. Le CD, le son est pur. L'œuvre est  déliée, claire, presque décomposée comme dans un ralenti, je continue de préférer l'émotion de ma jeunesse.

L'autre, c'est « Les Noces », même époque, même direction. Là c'est la partie « vocale » qui me surprend, après tu  n'écoutes plus les voix de la même façon. Après c'est Pierre Henri, les « Ballets du vingtième siècle », un autre temps qui nous paraissait neuf, et aujourd'hui presque dépassé. Alors ce concert te réconcilie avec ton histoire : cet homme te fait toujours rêver, l'âge n'a pas de prise sur lui, son art te régénère.

 


Précédent : Le roi David

voir aussi : Stage de chant avec Maura Michalon-Lafare



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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 19:34

Lever du soleil sur le mont  Moïse.

Egypte (30).


D'où vient cette fumeuse idée marketing d'engager les visiteurs de Sainte-Catherine à grimper en haut du mont Moïse dans une nuit polaire pour voir le lever du soleil. Donc ce dernier jour dans le Sinaï, nous arrivons  à notre hôtel vers 17h. Il fait froid, un vent glacial balaye tout. L'hôtel donne sur une place au sol dallé dans les pierres du pays. Plein d'échoppes. Monter en haut n'est pas obligatoire, mais il faut l'avoir fait ! Paraît-il...Bien sur, tu as ton coupe vent, un petit pull, mais tu n'imaginais pas le froid à venir. Pendant le souper les recommandations tombent. Il faudra bien se couvrir, prendre sa lampe électrique ne pas se tromper, il y a un chemin plus raide, avec des « marches », en fait des pierres plates entre 30 et 50 cm de haut, nous découvrirons  de vrais petits rochers. Il y aura un guide pour rythmer et baliser le parcours. Départ de la ballade à 2h30 le matin. Même si la nuit va être courte, difficile de te pieuter à 8h00. Un petit tour de boutiques, quelques achats de précaution : bonnet et gants de laine.


A l'heure prévue, notre guide se présente, il s'appelle Moïse ! Tu  n'y crois pas. Dans la nuit éclairée près de l'hôtel, il explique au groupe de rester grouper autour de lui, qu'il va nous donner un bon rythme, et éviter que nous ne prenions un chemin trop difficile, surtout de nuit.

En même temps que nous, des dizaines de groupes se forment et s'élancent dans la nuit. A la première halte notre Moïse recompte ses troupes : des personnes malhabiles la nuit sur ce sol caillouteux et plutôt « piégeux » sont à la traine. Une petite jeune dans une superbe combinaison façon ski, bonnet et tennis roses décide qu'il y en a marre d'attendre les trainards, que si on arrive les derniers il n'y aura plus de bonne place pour la photo. Elle y va, « de toute façon, il n'y a qu'à suivre, on se retrouve au bus » ! Moïse est surpris par la rébellion, il n'a pas le temps d'expliquer pour le retour que le groupe se disloque. Tout d'un coup tu es débordé de toute part, ça court même. Combien reste-t-il à monter comme dénivelé, et en temps de parcours ? Aucune idée. Tu  fais le yoyo en suivant des groupes qui foncent et ton épouse et sa cousine. Là, le rythme n'y est pas, c'est sur. Du coup, dans un passage très large, plusieurs hommes sont là, éclairés par des lampes à gaz, ils proposent des chameaux. Tu acceptes pour les deux femmes. Tu fais  quelque pas à coté d'elles, puis tu les laisses et accélères, trouves ton rythme de petit trot.  Moins d'une heure après tu y es. A quelques dizaines de mètres des étals à peine éclairés proposent boissons chaudes et petits en-cas. Tu hésites, mais tu veux ta place devant le soleil. En haut, il y a une sorte de barrière rocheuse derrière laquelle des grappes de femmes et d'hommes sont tapis, serrés les uns contre les autres, parfois avec une couverture. Tu avances encore, devant toi il n'y a plus rien, que la nuit noire. Tu t'accroupis pour offrir moins de prise au vent. Et tu sens ta transpiration provoquée par ta course se  figer dans le cou, dans le dos. Les frissons te gagnent, tu ne trouves pas à te réchauffer. A ce moment là un homme arrive t'explique qu'il y a encore plus d'une heure pour le soleil, et qu'il va faire encore plus froid. T'es pas bon en anglais, mais tu comprends que pour 20€ tu as un matelas isolant et une couverture. T'hésites pas !


L'attente est longue, et l'instant est bref. Dix photos, un petit bout de vidéo (heureusement que tu avais la batterie de rechange dans ta poche de pantalon, au chaud, car celle du caméscope s'était gelée). Dix minutes, un quart d'heure, puis c'est le reflux ! Là ! Tu es ébahi, nous sommes mille ou deux mille à descendre comme un torrent d'eau humaine dans les sillons de la montagne. Tu as l'impression que chaque chemin creux est rempli. Lequel prendre ? Tu fais un tour. Un autre... Tu  te laisses attirer par les couleurs rouges des pierres, tu suis ...

En contrebas ta femme, sa cousine. Tu les rattrapes. On a pris le chemin difficile. On sera en retard pour le bus. Mais quand les jambes sont « cassées » par la descente, il faut prendre  le temps.


Aujourd'hui en écrivant ces quelques lignes, j'entends à la radio que des touristes et des égyptiens viennent d'être victimes d'un attentat au Caire, dans le vieux Caire où on se baladait sans surveillance. Jusqu'à Sainte Catherine, nous n'avions pas manqué d'escorte. Pour cette  folle grimpette, dans la nuit, avec ces chemins inconnus, pas d'escorte. Tout c'est bien passé. Alors, hein ! la fatalité...





A suivre: monastère sainte Catherine au pied du mont Sinaï

Précédent : Feiran. monastère copte

Début: arrivée au Caire

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 14:37

  De Suez au monastère de Feiran (ou Firan) -


Egypte (29).


Après une nuit dans un hôtel confort à Ismaïlia, une ballade express à Suez, pris un peu du vent du large, contemplé le passage des navires, une route va nous amener de l'autre coté du canal, sur l'autre versant de la mer Rouge, dans la péninsule du Sinaï. Je dois dire que je n'avais pas réfléchi à comment on franchissait le canal, et je n'avais pas imaginé le tunnel routier hypermoderne que nous avons emprunté.

Il doit y avoir un peu de temps à perdre, le bus nous arrête deux fois, je ne sais plus pourquoi la première, une plage et des trucs qui coulent, puis enfin aux puits de Moïse. Juste à l'entrée de la mer Rouge après avoir franchi le canal. Deux ronds de pierre dans le sable et quelques éventaires de productions locales...Des canettes au pied des palmiers, des emballages de chips abandonnés, le vent froid qui balaie tout. Pas la grande découverte. En plus ils ne nous attendaient pas.

A Banana Beach aussi, on leur est tombé dessus. Dans cette immense ville nouvelle pour touriste, nous sommes les seuls. Probablement une capacité d'accueil en  milliers d'individus, et là juste vingt-quatre gus frigorifiés, ébouriffés qui attendent de bâcler le repas du midi et de partir vers Sainte Catherine. Trois personnes s'affairent dans un immense réfectoire, comment ce que nous mangeons a-t-il été préparé ? Alignés le long de la table, dans ce hall désert, qui résonne, et ne nous réchauffe pas du vent, une hâte, en finir.

A une cinquantaine de kilomètres de Sainte Catherine, une oasis et un monastère. Feiran.  On fait remonter sa fondation au 2eme siècle. Dans ce désert de montagnes arides et de caillasse, c'est un petit bijou.  Magnifiques jardins, cours pavées, palmeraie, vignes, un régal des yeux. On est à l'abri du vent, rien que la lumière sur la pierre te réconforte. Le lieu est sobre, c'est sa simplicité dans son environnement de nature rude qui en fait le charme.

A la fin de la visite, une petite boutique gérée par des sœurs en uniforme de religieuse, j'allais dire en tenue de combat ! Pourtant, c'est pacifiquement, même si elles y mettent toute leur persuasion, qu'elles te vendent les petits objets fabriqués n'importe où, mais nécessaires à leur survie.


Le soir dans un vrai froid nous arriverons à Sainte Catherine, pour démarrer à minuit l'ascension du mon Moïse. Une autre tromperie touristique...



 



A suivre: lever dusoleil sur le Mont Moïse


Début : Arrivée au Caire

 


Précédant: Ismaïlia Suez.




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