31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 19:41
L’orage.

 

25août 09

 

T’es arrivé au village la veille. Même avec le confort, les huit cents bornes commencent à peser. Tu t’y reprends à trois fois pour garer la caisse. Ces putains de progressifs te trompent de plusieurs dizaines de centimètres, alors que tu n’en as que vingt pour passer. La voisine a déposé sur la table des œufs, des tomates et des piments, ce soir, ce sera cool. Nuit agitée de tous les bruits de la route et surtout des fractions de secondes  où tout peut basculer. Pourquoi le camion se déporte, pourquoi celui-là te dépasse avant de freiner à mort pour prendre la sortie déjà dépassée ? Ouf ! Tu étais parti tard, et tes repères sont décalés, quand tu stoppes pour manger, tu réalises que tu ne t’étais jamais arrêté là. Qu’est-ce qui t’en avait protégé ? Ça te rappelle les restaus Borel des années 70, dégueu de chez dégueu et une baisse de tva pour la poche de l’actionnaire.

Le matin tu te lèves encore embrumé. Salut rapide à la boulangère, plus chaleureux pour les voisins qui te reconnaissent. Le temps se gâte, t’as tellement besoin d’un petit tour de vélo…Valise défaites, les courses faites, malgré la bruine tu prépares la bécane. Quelques pressions sur la bombe d’huile siliconée, vérif. des freins, taper sur les roues si elles tiennent bien. Moins de cent km en un mois, il est temps de te remettre en selle.

La bruine est stable ; ton pifomètre météo décide que ça tiendra. Et ça tiendra plus d’une heure. C’est la dernière demi-heuree qui t’a coulé.

Tu sais bien que t’as besoin de te ré-étalonner de temps en temps. Ou t’en es, qu’est-ce que tu vaux encore. T’as mal où ???

Quoi de plus sclérosant que les petits travaux d’intérieurs ? En haut de l’escabeau t’étires des grands coups de rouleaux, en bas tremper le pinceau, s’allonger pour les plinthes, rincer nettoyer. Toutes ces petites préparations à l’aménagement, tu les vis comme si tu façonnes un écrin pour un bijou rare. Le bijou est le bijou, mais l’écrin le valorise, dit ton intention, exprime le bonheur d’offrir. Cependant, ta vieille carcasse attend la saison pour  profiter, se régénérer. Ton vieux dos sent bien que dehors, il y a la vie, qu’il y a une lumière pas possible et que le vélo rouille dans sa cave obscure.

 

Ce coup là, ça y est, c’est top départ ! Tu remets en route ta machine à rêves, tu te désolidarises des rampants tu veux voler sur ton VTT  ailé! Bien lancé, si tu ne souffres pas, c’est ta combo-machine : Remonter le temps par l’accélérateur sensoriel du pédalier. Le massage rachidien par les vibrations du guidon dénoue ta nuque encombrée des raideurs du quotidien. Ton surpoids évacué par la selle ergonomique, tes cuisses revivent et cadencent les battements de ton cœur.

Le premier jour est toujours pour la route, pas de sentier qui te secoue ou te perd. Juste pédaler, retrouver le plaisir du rythme, relancer ta musique intérieure, redécouvrir la route si souvent parcourue, entendre la rengaine chuintante de tes pneus sur les divers revêtements, guetter le frottis de la chaine  qui s’assouplit plus ta force la tend, respirer à fond, pas seulement pour redéployer ta cage thoracique, mais pour t’emplir des odeurs de la route. Surtout ce matin où la bruine après trois semaines de chaleur intense exhale de la terre et des champs les parfums qui enivraient ton enfance. VIVRE ! Quoi !

 

Bien sur, tu peux penser que c’est un peu curieux de considérer que ton obsession de vivre, c’est de pédaler sur une route rabâchée. « Vivre » pour tellement d’êtres, c’est manger ! Travailler ! Excuses moi, avec l’âge, j’ai oublié les exclus, je ne pense qu’à mon propre ressenti.

Tu sais, cette année, je n’ai pas repris d’activité au centre social : l’alpha, les sans papiers, tu t’es mobilisé, mais pourquoi ? Vanité des barrages contre les flux migratoires, vanité des luttes  pour les droits des autres, vanité de ton engagement syndical. Aujourd’hui tu ressens l’usure. Comment se ressourcent-ils ceux qui passent leur vie en combats solidaires ? Quand t’as vingt ans, t’as forcément l’espoir que tu peux agir pour que quelque chose change, mais maintenant ta vie est derrière, tout a empiré. A quoi bon ? Pendant toutes ces années, t’avais une éthique, tu respectais chacun malgré ses faiblesses, tu animais un esprit collectif, tu parlais pédagogie, complémentarité, solidarité… les plus jeunes n’y comprenaient rien, pourquoi celui là qui ne savait pas faire ci ou ça, on ne le virait pas ?  Il était mou « le chef » ! Comme s’ils ne pouvaient se développer qu’en excluant les autres ! Pas un regard sur le problème, pas une attention à la difficulté, juste l’ukase : « il est naze, il nous plombe ! » Il n’imagine pas que c’est lui qui demain va plomber son groupe. Il croit que sa compétence est incontournable, alors qu’elle est simplement plus récente et guettée par l’obsolescence. Mais à ce moment, il est tellement sur de lui, qu’il est intrinsèquement co-auteur des délocalisations, car le travail à faible valeur, il n’en veut pas et il méprise ceux qui l’acceptent ! Il ne voit pas que sa compétence fragile est répliquée à des millions d’exemplaire par des « morts de faim ». Demain, il sera le gardien des friches industrielles des hautes technologies obsolètes.

 

Alors tu te dis que vivre c’est simplement pour toi, avec ta famille, tes amis, mais le 360° du regard des autres, c’est fini. Le vieux VTTiste est heureux sur son vélo, la tête est libérée de toutes ces vanités, son orgueil se résume à tourner les jambes, sentir les parfums, découvrir ce qui change au détour d’un chemin.

 

C’est un petit parcours pas trop vallonné, deux cotes, l’une au départ, l’autre vers la fin. Il te reste moins de quinze kilomètres. Rien de spécial. C’est là que l’orage te tombe dessus. Un mur d’eau. Tu redoutes la foudre, mais les roulements du tonnerre te paraissent loin. En une fraction de seconde tu ruisselles pire que sous la douche.  Des gouttes énormes qui claquent sur ton casque. La route est comme soufflée par les bulles d’eau qui explosent. Tes crampons ramènent au-dessus de ta tête un geyser qui dégouline entre tes omoplates. Pourtant, c'est un moment magique où les éléments te décapent, t'allègent de tes souvenirs inutiles, te recentrent sur toi. Depuis quand, tu n’as pas eu cette sensation ? T’as pas de K-way. T’as juste un petit maillot lâche qui te colle avec la pluie. Tu n’y croyais pas à cette averse. Les lunettes sont un problème, t’y vois à peine, mais elles te protègent. Quinze bornes ! Merde ! Faut muscler, sinon tu te noyes.  Quand tu décides d’appuyer et que ça suit, c’est là que tu te sens revivre. Un déluge comme celui-là, sur le vélo ? Sûr, vers soixante-deux ou trois. Un de ces étés qui n’en finissent pas de te cuire, de t’étouffer. Pas seulement de la chaleur, mais de l’ennui.  Comme ça sur le coup de cinq heures, t’avais pris ton vélo, t’échapper de tes grands-parents, quitter Moffans, foncer, foncer comme si tu ne pensais pas revenir. L’orage t’avait attrapé à Saulnot. Pourquoi t’étais là ? Parce que ton échappée suivait la route du car ! T’avais mis tellement de jus dans ta frénésie de partir, ton besoin de plier la bécane de toute la colère de ta vacuité, que tout d’un coup le retour devenait interminable. Le vent de face te cinglait. La pluie te hachait. Et la forêt te paraît maintenant redoutablement sombre. Huit heures. Ils vont s’inquiéter. Merde, j’ai plus de jambes…La pluie n’a pas lâché.  Tu rentres, il fait nuit. Tes grands-parents sont là, fébriles. Tu fonces droit, attrapes une serviette dans l’armoire, t’essuyes comme tu peux et grimpe en deux pas l’escalier au grenier pour la nuit; pas un mot, sinon : « oui ça va ! ». Il n’y a pas de douche; alors tu te ramasses dans la chambre.

 

Il te reste cinq kilomètres, tu sors de Caresse et te diriges vers le pont de fer qui traverse le Gave. Là ! Un éclair blanc de bombe atomique ! Tu fermes les yeux d’instinct. T’as pas le temps de respirer que le cri déchirant de la foudre te hérisse. Le tonnerre suit immédiatement. Tu te bloques avant le pont à une voie qu’une bagnole traine à franchir. Derrière le chauffeur de camionnette te crie de monter te mettre à l’abri. Ta fierté ne supporte pas, le pont est libre, tu fonceras jusqu’au village.


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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 17:02

L’église du Sauveur sur le sang versé

St Pétersbourg (8 )

 

C’est la photo que tu vois sur tous les guides de st Pétersbourg. Incontournable. Il faut dire que sa silhouette et sa situation au cœur de la ville, sur un grand axe routier et au bord du canal ne te permettent pas de l’ignorer.

L’église fut commandée par le Tsar Alexandre III, et construite à l’endroit précis où son père Alexandre II mourut suite à un attentat. En 1881.

L’architecte Alfred Parland s’est inspiré d’une cathédrale de Moscou. Vingt ans de restauration pour lui redonner sa splendeur actuelle. D’ailleurs, les travaux continuent. Qu’en dire ?

Que depuis le matin tu traverses st Pétersbourg dans tous les sens ! Que c’est le cinq ou sixième monument que tu visites ! Que les noms et numéro des tsars se mélangent ! Que l’histoire des attentats successifs  devient obscure ! Que la Russie libérée de l’URSS dépense beaucoup d’argent dans la réhabilitation des monuments religieux, et qu’une République laïque fait beaucoup de concessions aux organisations religieuses.

Plus de trois cent mosaïques sur une surface de 6500 m2. Une fois le choc de la découverte passée, l’accumulation des décors dorés symbolique des grands événements fondateurs de cette religion te gonfle autant que le Baptistère de Florence.

L’extérieur fait finalement très Disney land, il ne manque que le feu d’artifice.

 

 

Précédant : promenade le long des quais de la Néva

Début: ma nuit blanche à St Pétersbourg.

A suivre.L'Ermitage (1)

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 12:59

Promenade sur les quais de la Néva. La Petite Hollande.

St Petersbourg (7).

 

Ça n’est pas un voyage de rêve. Je veux dire, que tout ce que tu vois est réel, marque l’histoire, comme elle a marqué la vie des gens, il n’y a pas de place pour le rêve. Tout ce que tu entends du conférencier sonne comme l’enclume du forgeron, chaque phrase martèle un événement, chaque lieu est marqué du fer et du feu des intrigues, révoltes, révolution. Paradoxalement – pour moi – l’histoire majeure est la résistance à l’envahisseur nazi et ce siège interminable. Elle n’est évoquée qu’accessoirement, et ne le sera vraiment que le dernier soir, lors de la visite au monument commémoratif – réalisé dans la demi-heure avant sa fermeture.

Donc, pour l’instant nous visitons St Petersbourg, ville symbole de Pierre le Grand, de la Grande Catherine et de Nicolas 1er. Leningrad est une parenthèse historique avec un destin tragique. Le siège, c’est le souvenir des souffrances, des morts, pas de la grandeur de la Russie qui se construit.

La Russie ! Tu sais que j’ai du mal à m’y faire ! Le conférencier m’a repris sèchement, et j’ai du m’excuser, car j’ai parlé d’URSS au lieu de Russie ! La gaffe ! Comment lui expliquer que j’ai grandi avec les pièces de vingt sous qui étaient marquées 5 francs, que je convertis encore en centimes de « nouveaux francs » certaines sommes en euro  quand je veux les comparer avec ce que j’ai connu dans mon enfance. Staline est mort j’avais neuf ans, et on nous l’enseignait à l’école pour parler de la dernière guerre et des "bolchéviques". Mais les hommes politiques russes qui m’ont marqué c’est Khrouchtchev et Brejnief. Plus tard Eltsine et maintenant Poutine, mais je n’avais jusqu’à ce voyage pas vraiment compris ce qui avait réellement changé. Bien sur, la reconquête de l’indépendance de nombreux états «de l’empire soviétique » avait amputé le territoire d’une superficie et d’une population importante. Plus de 140 millions d’habitants, mais la population décroit. Y-a-t-il une nouvelle identité russe, un retour vers la « Nation Russe », un rejet avec une forme d’oubli de l’histoire « soviétique » ? En tout cas pour notre conférencier il faut bien séparer la Russie et l’histoire des soviets !


Notre promenade au sortir de la visite de la cathédrale St Isaac, nous amène, au travers des parcs, vers les quais de la Néva. Plus précisément le bras Bolchaïa Néva qui passe au sud de l’île Vasilievski. Entre les ponts de Leïtenanta et Dvortsovy. A l’ouest, vers la Baltique, Le port,  les immenses navires de croisière qui débarquent d’un coup des milliers de touristes qui génèrent des files d’attente interminables à l’entrée des musées.

La statue équestre de Pierre le Grand « le Cavalier de Bronze » est au cœur d’un quartier baptisé la « Petite Hollande », surement pour les canaux qui l’enserrent. C’est en lisant le « Condorcet » des Badinter, que j’ai découvert les liens culturels puissants qui existaient entre les hommes des « Lumières » et la Russie des Tsars. L’architecte de St Isaac était un français. Et cette statue équestre commandée par Catherine II, le sera aussi à un français : Diderot avait recommandé Falconet. Le monument a été protégé des bombardements du siège de Leningrad. Il a servi l’inspiration d’un roman de Pouchkine mettant en scène Pierre le Grand et la construction de St Petersbourg. (Je suis nul, j’ai rien lu de lui !)


Autour de la statue, les noces viennent faire les photos souvenirs, comme d’autres à la Tour Eiffel. Je t’ai mis trois images, pour regarder un peu les gens, les vêtements soignés. D’autres images de ce coin agréable, les massifs de fleurs objet d’un concours, donnent un peu de douceur. A coté, l’Amirauté, derrière l’accadémie d’équitation. En face sur l’autre rive, le Kunstkammer, musée d’anthropologie et d’ethnographie. Enfin donnant sur la Néva, la place des Décembristes (les révoltés de décembre 1825) devant le Sénat.

A suivre:Eglise du Sauveur sur le sang versé.

Début: ma nuit Blanche à St Petersbourg.

Précédent : Cathédrale St Isaac

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:31

Plus le temps, où suis-je, qui suis-je ?

 

Tu penses, l’été, le soleil, les vacances, du coup il nous oublie ! Non ! Même pas. Le vieux VTTiste n’a pas de temps pour lui. Alors t'imagines, pour l’AlblogRJ, son blog, il ne lui reste rien. Son compteur de visites est « six feet under », naze, kaput…

Pourtant il ne s ‘abandonne pas paresseusement à la télé ! Il a résilié le câble, canal et le reste ! Même sur le zappeur il a apporté des modifs : La « une » pour lui c’est « Arte », TFx est remisé en canal 99 !

Ce soir un vieux film de José Giovani, un vieux Lino Ventura, le Paris neuf du métro Glacière, et les maisons qu’on démolit à Belleville…

Le gars est fourbu, même à la retraite, il bosse trop, il n’a plus de temps pour rien.

Alors, juste cette photo. « Qui suis-je ? ».

Une photo faite il y a trois ans. Le pays vient d’être remis à l’honneur – si on peut dire – par un article publié dans « Le Monde » par Eva Joly, sur l’économie de ce pays, les conséquences de la crise financière qui le frappent durement, et la rapacité des financiers anglais au contraire semble plutôt avoir été affutée que  déstabilisée…

J’ai pas de temps, alors juste ce post pour te dire que j’ai encore plein de chose à te montrer sur St Petersbourg, le Gard, l’Anjou.

Soit patient !

 

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 22:08

Cathédrale St Isaac à st Petersbourg.

St Petersbourg (6).

 

Je ne te montre pas tout, mais dans cette première  journée  de découverte de St Petersbourg, le troisième « site historique » que nous visitons est la cathédrale St Isaac. Monumentale. Ouf ! T'as du mal à comprendre pourquoi l'organisation de notre visite commence par nous promener dans les bâtiments religieux. Combien d'années de bolchévisme, léninisme, stalinisme, et ensuite n'auront donc pas suffit à faire de la Russie un vrai état laïc. Peut être était-ce là le seul espoir pour survivre ? Mais si je devais visiter Paris en commençant par un gavage au sacré cœur, à Montmartre, sur, je résilie mon séjour. Mais là, si loin, si cher, écoutons notre Michael et faisons face.


Bingo ! C'est un français, Montferrand qui en est l'architecte. T'imagines ma tronche, le seul Montferrand que je connaissais, c'était le club de rugby qui perd à toutes les finales. Une valeur sure du loto sportif. Et le gars Montferrand (t'as la photo de la statue dans le diaporama), à 26 ans, il décroche un brevet pour être l'architecte de cet emblème de la puissance des Tsars. Incroyable. Le prix à payer sera lourd : impossible de se tirer tant qu'il n'aura pas fini l'ouvrage. Combien de temps restera-t-il ? Plus de trente ans. Quand tu sais les taquineries de Bonaparte, notre Napoléon premier, avec le fameux général ou maréchal Koutouzov dont la statue orne St Petersbourg, tu imagines le stress. Bon ! L'ego a eu sa récompense, mais l'épouse est retournée en France seule dans la dèche.

Ceci étant, faut pas se moquer ; Le gars Soufflot, sa coupole, elle enfonce doucement le capot du Panthéon, on ose plus glisser dessous que des gus déjà morts pour la grandeur de la France depuis longtemps. Lui, Montferrand était dans un bourbier monstre bien avant de commencer le boulot. T'imagines les inondations de la Néva ? La montagne Ste Geneviève, c'était tout béton en regard de ce que le jeune Auguste découvre en pataugeant dans la gadoue de st Petersbourg. Il a planté des pieux par milliers pour soutenir les 300 000 tonnes de son bâtiment. J'ai mis dans le diaporama des gravures de l'époque sur les techniques de construction. Trente neuf ans il a bossé, depuis 1819. Il n'a même pas vu sa retraite...

Et pourtant quand on écoute Michael, que d'innovations, d'inventions, va induire le défit de ce gigantesque ouvrage. Tiens, les colonnes vertes en malachite ; moi, je ne connaissais pas le mot malachite. Un pierre assez précieuse, une oxydation particulière du cuivre, elle sert à la décoration extérieure des colonnes qui ont ce joli vert sur les photos. Comment la pierre est réduite en poudre et plaquée sur le bronze des colonnes, je ne sais plus. Mais il y en a seize milles tonnes. Du lourd ! plus d'une dizaine de variétés de marbres etc...

Et puis les conditions climatiques à St Petersbourg, c'est pas la côte d'Azur. Le froid, l'humidité ça te réduit vite en carte postale délavée, la plus belle décoration peinte. D'où une nouvelle technique de mosaïque pour toutes les œuvres : icones, fresques, iconostase. Ça reste pêchu même aujourd'hui.

Pourquoi c'est dédié à st Isaac ? C'était un moine byzantin du IV éme siècle, moi, je ne sais ce qu'il a fait pour mériter tant de dévotion, mais bon. Pierre le Grand veut une première église, d'abord en bois. On en a refait, il y a eu le feu alors comme pour tous les symboles, on met le paquet et c'est ce projet puissamment gigantesque.

Quand je visite Florence, je me posais la question de comment c'était possible ? Tout cet argent, tout ce travail dans des symboles de puissance monarchique, princière et religieuse?

Je ne comprends toujours pas. Mais St Isaac, reste un très remarquable espace d'innovation technologique.

Montferrand a aussi eu le temps de construire une colonne, façon colonne « Vendôme », ce soir je n'ai pas retrouvé dans mes notes où, et surtout qui y fait la nique à Napoléon.

 

 

A suivre: Promenade sur les quais de la Néva

 

Début: Nuit blanche à st Petersbourg

Précédent: La maison de Pierre le Grand et le Croiseur Aurore

 

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 16:00

Le Pompidou - les Plantiers.

Ballades VTT dans la vallée Borgne.

 

Quand tu choisis un titre de sujet, t'essayes d'être original. Celui-là, personne te le prendra. Si tu fais une recherche avec Google ou n'importe quoi, t'es sur que comme ça trouvera rien, ça va te proposer autre chose. Tu fais ton petit sujet, tu sélectionnes tes photos, et tu testes. Des pages et des pages. Bon, t'es pas original ! T'es pas un défricheur ! Ils sont des milliers à être passés là. Et toi et toi ...ben t'es le dernier.

Tu t'es installé tranquille dans le gite de Gardoussel. T'étais pas pressé de partir. Trainer pour le petit dej, mettre les pneus à la pression, où trouver un casse-dalle pour le midi, qu'est-ce que tu mets dans le sac ? de l'eau, un K-way, un tee-shirt sec...T'aurais bien mangé et emmené quelques fruits, mais il n'y avait rien. Tu devrais trouver en route, tu ne sais pas trop où, mais il n'y a pas de raison, c'est pas dimanche.

La veille, t'avais fait un petit tour touristique en voiture, t'étais passé par Le Pompidou, st Jean du Gard, sur les bornes kilométriques t'avais bien vu les indications 1100m, 800m, etc, mais t'avais pas imprimé. En bagnole, tout est si simple...Tu déplies ta carte, sorts ton GPS de rando et là, tu vois que tu démarres à froid (si on peut dire vu la chaleur), et tu grimpes sûr, pendant plus d'une heure, 600m de dénivelé pour te caler le café ! Il est déjà un peu tard, t'arrivais pas à te mettre en route. Toujours ce dilemme entre le plaisir de profiter du moment et la  nécessité de te mobiliser pour l'effort, qui ne te produira son petit plaisir qu'au bout d'un peu de temps, et si tout va bien.

T'as décidé, tu veux faire le tour du GR de pays de la vallée Borgne, mais tu ne veux pas grimper dans la pierre pour débuter, tu vas le rattraper le GR, un peu après le Pompidou, au lieu dit de la Malataverne.

 Je vais pas te dire que j'ai monté tranquille ces six cent mètres. Mais ils sont passés de bon cœur. La route est peu fréquentée et je roule détendu. Quand j'ai voulu trouver l'entrée du GR, çà s'est compliqué. Il n'y a pas photo, le chemin doit prendre derrière cette maison, avant ce petit bois ! Tu te lances. Des herbes hautes jusqu'aux épaules, une trace jamais vraiment faite, et les petits repères jaunes du GR,  tu les cherches encore. Sur la butte tu t'agaces. On ne voit rien. C'est très boisé et les repères te manquent  T'as pas envie de te paumer dans un sentier mal balisé dès le premier jour,  de te crever à pousser le vélo dans des pentes improbables où l'herbe te planque les racines et les cailloux. Demi-tour.

Pour le vieux VTTiste, ça commence mal. Quand tu retrouves la départementale, tu souffles comme un bœuf. Pas plus d'un Km dans ce fourbi, et t'es déjà cramé.  Tu reprends la route de la corniche des Cévennes, il y a un chemin forestier qui recoupe le GR dans un peu plus de 5 km.

 Tu refais le point avec ton GPS. Y a pas, c'est là : « Propriété privée. Accès interdit ». T'imagines que ça ne concerne pas le VTTiste, cette affiche ? Mais les 4X4 noirs à vitres fumées au loin et les chiens derrière le grillage te font comprendre que si, quand même. !

Tout ça te fait perdre du temps. T'as rien à bequeter. T'as déjà vérifié que dans plein de coins, après 13h30 c'est jeûne, ramadan, traversée du désert.

Alors tu te laisses aller dans la descente jusqu'à st Roman de Tousque. T'aimes ces lentes descentes le long des bois sans trop de virages. Sur ta gauche des villages « Vallée française », là tu ne sais pas, on t'expliquera la résistance dans le Gard.

Rien à manger !

Tu t'es laissé aller dans un petit chemin raide qui devait te faire gagner du temps pour Saumane. Rien du tout ! Moins d'un Km, la trace se perd encore. Des rochers te secouent dans une pente impossible, pas de chemin visible, simplement l'idée que ça peut continuer ? Tu renonces encore. Ce premier jour, sans info autre que ta carte, t'es pas à l'aise. Le demi-tour est simple; c'est de remonter la pente qui t'use. Tomber d'un rocher c'est un problème d'équilibre, de suspension et de freins. Le remonter, c'est d'abord la pente puis les cuisses. Pied à terre, tu pousses !


T'entres dans Saumane. T'as laissé la route du col de L'Espinas que tu prendras après ton petit repas. Petit repas. Quand t'as près de quatre heures de pédalage dans jambes t'espérais un peu plus que poulet ratatouille, mais il n'y a que ça. Un verre de vin ? Oui un vin de pays du Gard si vous avez.

Il devait avoir, et depuis longtemps ! Depuis quand son cubi était éventé ? Seule la police scientifique pourrait savoir, et encore...A peine une gorgée, et tu sens bien que si t'en mets sur ton vélo, il va se dissoudre comme dans un bain d'acide. Effroyable ! T'oublies, vides la carafe d'eau, réclames l'addition, et repars.


Cette route par le col de l'Espinas est bien, parce qu'elle te ramène vers St André de Valborgne sans  repasser sur tes pas. L'orage en décidera autrement. Sur le coup de trois heures, le « tonnerre de Brest » fait rouler ses coups de canon, et le ciel agité, se durcit et se déchire d'éclairs. Tu penses avoir un quart d'heure avant que ce soit trop dur ? Même pas...

Des gens sont là qui plient leur pique nique :

-         « Ça va péter ? »

-         « Avec ces nuages blancs sous les cumulus, là bas et ces éclairs ici, c'est parti pour la grêle, mettez. vous à l'abri ! »

-         « Basculer le col et aller à Tourgueille, c'est possible ? »

-         « Vous n'aurez pas le temps ! »


Sur la route du retour tu repères le Mas Boyer. Peinard entre deux averses t'y retourneras faire des photos, d'un coup de bagnole !


Seize heures quand tu poses ton VTT. Prends ta douche et te câble pour la suite du jour. T'es avide de pays !


A suivre: Rando VTT dans la vallée Borgne.

 

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 09:43
La maison de Pierre le Grand et le croiseur Aurore
st Petersbourg (5)

 

C'est curieux, comme ces monuments que l'histoire laisse l'un près de l'autre raccourcissent le temps,  fait se télescoper deux évènements majeurs de la Russie. Quand nous sortons de la forteresse st Pierre et Paul, quelques centaines de mètres, un pont et nous voilà au nord de la Néva devant une maison en biques défraichie qui sert de protection à la maison de bois de Pierre le Grand. Toute petite maison de moins  80m2, une petite chambre de même pas 8, son bureau où il travaillait à suivre le développement du chantier de St Petersbourg. Cette maison nous explique Michael a été démonté remonté plusieurs fois. Pour sécher et traiter le bois après les inondations. Car quand le vent souffle de la Baltique, l'eau peu monter très haut. Cette visite permet de décrire un peu ce Pierre le Grand. Qui avait voyagé, notamment en Hollande, appris plusieurs métiers comme « charpentier, savait construire et conduire sa barque, et en même temps assurer le développement de la Russie.

Quelques centaines de mètres plus loin encore, amarré au quai, l'impressionnant croiseur Aurore. Son grand fait d'armes qui lui vaut cette place d'honneur est d'avoir tirer le coup de canon qui donna le signal de la prise du palais d'hiver, et marque le début de la révolution bolchévique le 25 octobre 1917.  Je n'étais jamais monté sur un navire de guerre aussi immense. Je ne sais pas comment il était dans sa configuration opérationnelle, mais les ponts en bois et non en acier comme on pouvait l'imaginer, lui donnent le charme d'un musée de province. (Il paraît que cette structure en bois permit d'amortir un obus et d'éviter qu'il se percute et n'explose..) Nous nous mêlons à la foule dense des visiteurs, montons, descendons sur les différents ponts, traversons les grandes salles spacieuses du musée.

Voilà 1703 - 1917, grandeur et disparition des Tsars. 


Ballade agréable, toujours fourmillantes d'anecdotes, avec un temps très incertain, plutôt froid mais finalement sans pluie. St Petersbourg se découvre lentement. Un peu de mal à trouver les repères, surtout que les sites que nous pourrions rejoindre à pied, le bus pour nous y déposer fait des détours, subit les embouteillages et les places pour s'arrêter sont introuvables.


Début : nuit blanche à St Petersbourg

Précédent : la forteresse st Pierre et Paul

A suivre : Cathédrale St Isaac

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 14:39

Florac - Tour Eiffel.

 

  C'est un parcours ?

Non simplement les circonstances qui font que tu te retrouves dans ces lieux à quelques jours d'intervalle. Florac ? Avant la semaine dernière, nom inconnu. Localité qui ne me dit rien. T'y passes deux heures et tu t'organises déjà pour y retourner.

T'avais rendez-vous à St André de Valborgne dans le Gard. T'as l'habitude de trouver un hôtel à Mende quand tu fais la route passant par les Cévennes. Tu profites une fois de plus de cette incroyable autoroute sans péage après Clermont. T'as une journée de flânerie avant le rendez-vous. Florac te réveille ce matin là. T'abandonnes ta caisse le long du Tarnon et tu t'engages sur le vieux pont de fer. Tout de suite l'image du mur peint. La légende : « Des géants sur échasse et sa fête de tapis de fleurs. Au font, le Montseny. » Tout de suite une ruelle te fait passer devant l'ancienne maison de la Congrégation et arriver devant une fontaine agressive sous le parvis de l'église.

Chemin faisant au pont, vers ce vieux moulin reconverti cette statue expressive. Je ne me rappelle plus ce qu'elle représente. J'ai imaginé un sauteur à la perche. La boutique de l'artiste est juste là, le thème est exploité sous toutes les coutures.

Un peu plus loin une grand-rue ombragée des bistrots et restaurant pour gens heureux qui ont du temps.

Comme je me plaignais des difficultés abruptes des randos VTT que j'avais essayées dans le Gard, un randonneur à pieds, à la table d'hôte du gîte à Aire de Cote, m'explique qu'à Florac, il y a plein de randos VTT organisées depuis le syndicat d'initiative. Tu comprends pourquoi je voudrais y retourner.


 

De retour à Paris, un peu de ballades à pied, dans une ville en effervescence pour son quatorze juillet. Des feux d'artifice, j'en avais vu beaucoup, mais celui là fut le plus beau depuis longtemps.  Même celui du bicentenaire ne m'avait pas plus autant. En plus, des éclairages laser géniaux qui faisaient danser le jerk à la tour Eiffel.  Que du bonheur ! Malheureusement, et c'était le prix à payer, quelle foule ! Densifiée encore par l'interminable concert de Johnny, qui avait attiré ses fans. De temps en temps j'aime bien, mais là, à haute dose et sans pouvoir bouger, ça devient du gavage. Ah ! J'aurais préféré une fanfare cubaine...D'ailleurs le seul défaut du feu d'artifice était le choix musical, plus que lourdingue. J'imagine bien qu'une musique d'ailes de papillons après Johnny n'aurait pas fait le poids. Je savais mesurer la puissance du son en décibels, j'ai découvert là, pour le coup, que  ça se faisait aussi à la tonne !
Ah! Ce Johnny! Faut vraiment qu'on l'aime pour le supporter!
Et puis, y a le prix du concert financé par "la Culture" versus les impots en suisse! Quand je te dis qu'on l'aime!!

 

 

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 21:24

St Pierre St Paul : forteresse et cathédrale.

St Petersbourg (4).

 

C'est partout pareil, dès que la ville est fondée, faut un bâtiment religieux.  La forteresse est une des décisions fondatrice de Pierre le Grand, en 1703. Elle rappelle un peu certaines fortifications à la Vauban, même si rien ne permet de penser à une connaissance réelle par l'architecte des réalisations de celui-ci. Finalement ce fort à vocation défensive, n'a jamais vraiment essuyé le feu. Il devint vite une prison, plutôt malsaine du fait des inondations fréquentes. De tous ceux qui sont passé là, j'ai retenu du discours du conférencier que Dostoïevski y avait été emprisonné à l'âge de 28 ans, avant d'être envoyé au bagne à Omsk, en Sibérie vers 1850,  par Nicolas 1er. Ah les Romanov ! J'ai acheté le petit guide de la généalogie, car notre conférencier Michael, passait de l'un à l'autre, les frères, les sœurs, les oncles et que sait-je !  Comme si c'était sa propre famille et un peu la mienne ! Bref sous l'avalanche généalogique, j'ai fait le dos rond et ai acheté cet aide-mémoire.

Mais il faut se remémorer l'importance des guerres du Nord. Contre la Suède principalement et qui furent déterminantes pour le contrôle de la Baltique.


La petite île où la forteresse est construite sur la Grande Néva est en face de l'île Vassilevski, objet de mes précédents carnets. Il y a un petit pont de bois, réputé ne pas tenir plus de 20 tonnes, et notre bus y passe avec prudence. On s'est fait légers.

A l'intérieur de l'enceinte, la première impression est celle des bâtiments militaires, classiques. Au loin on voit la cathédrale. Notre horaire de visite annoncé depuis la veille est 10h 30. Que se passe-t-il ? On dérive, on passe à coté, on ressort sous la porte St Nicolas pour regarder la hauteur des crues. Petite conférence devant la statue moderne et caricaturale de Pierre 1er, sur laquelle les touristes s'assoient et se font photographier. Malgré le vent et la pluie toujours menaçante on nous remontre au loin les palais de l'Ermitage et d'autres dont le vent emporte les noms...


Téléphone !

« Jai les papiers ! Parce que je vous dois à l'honnêteté de vous dire que je n'avais pas les papiers pour visiter la cathédrale ! » Deux groupes « Clio » par an ! On cavale pour être à l'heure, mais l'agence n'avait pas fait les papiers ! Alors toute l'histoire des fortifs ne servait qu'à meubler le vide bureaucratique...Quand tu sais que le conférencier joue une partition pour les visites à 15 minutes près et qu'on te bouffe 30 minutes pour une histoire de papiers tu rages.


La cathédrale donc est d'une architecture classique qui ne respecte pas le plan basilical cruciforme des églises orthodoxes. L'architecte est Trezzini. Elle fut achevée en 1733.Elle est très vite devenue le lieu de repos des dépouilles de la famille des Tsars. Un peu notre basilique St Denis...

A l'intérieur, outre les tombeaux, les iconostases sont en bois sculpté recouvert d'or. La pointe de la flèche est à 122 mètres. C'est un miracle que le siège de St Pertersbourg  (Leningrad) par les Allemands en 41-44 n'est pas détruit cette flèche.

Peut être disparaitra-elle sous la laideur des gratte-ciel annoncés tout proche...


Le carillon nous surprendra plusieurs fois, chantant et clair. Une dernière photo des autobus transformés en sanisettes privées et payantes. Nous partons vite pour la maison de bois de Pierre le Grand.

 

Précédent: La Néva et l'ïle Vassilievski

 

 

Début : La nuit blanche à St Petersbourg

A suivre: La maison de Pierre le Grand et le croiseur Aurore


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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 07:53

La Néva - La pointe de l'île Vassilievski.

St Petersbourg(3)

Premier matin à St Petersbourg ce 17 juin. Il pleut. Il y a un vent en rafales plutôt froid. Un peu plus de neuf heures trente quand le bus nous dépose à la pointe de l'île Vassilievski. Nous découvrons la Néva agité par le vent qui semble la faire remonter son cours. Encadré par les deux colonnes rostrales, la place devant l'ancienne Bourse, devenue musée de la marine nous permet de prendre un premier repère avec la ville. Devant nous à Gauche, la forteresse St Pierre St Paul, et à droite sur l'autre rive, le palais d'hiver appelé aussi l'Ermitage.


La Néva se jette derrière nous dans le golfe de Finlande, elle fait un grand méandre, et  l'hôtel que nous venons de quitter est dans une boucle plus au sud-est. Pour arriver au cœur de la ville, où elle fut fondée, nous n'avons eu à descendre que l'avenue Nevski, quelques kilomètres où ton regard va de droite à gauche sans réaliser tout ce qu'il voit. Michael, notre conférencier jette des noms que nous attrapons un peu au hasard. Il n'y aura pas trop de la semaine pour nous y retrouver.


J'ai commencé ces carnets de voyage par la nuit blanche sur la Néva, je reprends mes notes chronologiquement, sinon, je m'y perds.

Donc c'est Pierre le Grand qui fonda St Petersbourg en 1703 et qui en fit la nouvelle capitale de la Russie.


Précédent : ballade sur la Néva

Début : Nuit blanche à st Pétersbourg

A suivre : St pierre St Paul forteresse et Cathédrale

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