10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 11:01

Uhart-Mixe

Les sources de la Bidouze (3)

 

Ce matin la pluie noye le ciel. Le VTT rouille dans la grange. Moins à cause du temps que du dos que des menus travaux ont malmené. Reste donc à ouvrir le livre des souvenirs.

 

En septembre tu t’étais régalé de ballades. Je te disais dans mon précédent sujet que j’avais quelques photos sur Uhart-Mixe, j’y étais même repassé faire un peu de vidéo, mais je n’ai pas les fichiers ici.

 

T’avais du traverser ce village une centaine de fois sans t’y arrêter. La route est celle de st Jean-Pied-de-Port  dont l’attractivité et un certain éloignement conditionnaient ton passage rapide sur la départementale qui coupe le village en deux.

 

J’ai quatre guides, là dans le tiroir : Pyrénées 74 (Michelin), pas de trace du nom du village. Idem dans celui du Sud-ouest hachette de 99. Deux du Seuil de 71, probablement un acheté par mon beau-père : pas vingt mots, pourtant, il met en évidence le carrefour de Gibraltar des chemins de st jacques.

Comme tes ballades VTT t’y feront passer trois fois, à chaque étape, quelques  photos : principalement le Parc d’une sorte de château plus ou moins abandonné. De beaux arbres, mais aussi d’autres tronçonnés. Les ruines d’une chapelle effondrée. Un pont sur la Bidouze et cette étrange passerelle qui pourrait servir à un film d’aventure pour Indiana Jones. Gare au plongeon. La Bidouze roule plus de cailloux que d’eau en ce moment.

 

Voilà mon petit coup de cœur nostalgique sur ce petit lieu qui désormais accompagne ma quête des sources de la Bidouze.

 

 

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 16:30

Les sources de la Bidouze (2)

Jour 2

Labastide Villefranche – St palais – Chapelle Soyarza- Harambeltz-Juxue- Uhart Mixe

 

Le temps que tu vérifies tout, il est passé dix heures quand tu te mets en route ce 5 septembre. Deux bouteilles d’eau, deux boites de barres de céréales, l’appareil photo, ton GPS de rando, les cartes, bref ! Tu es prêt.

C ‘est un peu une journée où tu vas te jauger. Tu as décidé de remonter le cours de la Bidouze au plus loin en n’utilisant pas les grandes routes et autant que possible les variantes du GR 65. Tu parts le plus directement vers Aïcirits où le GR t’emmène à saint Palais. T’étais  passé là il n’y a pas longtemps (voir la ballade Arbouet St Palais).

 

WP 60. 11h20 – saint Palais, le pont sur la Bidouze.

Là tu es quand même obligé de faire la photo depuis le pont. Tu ne veux pas prendre la D933 en direction de  Uhart Mixe, Mais tu ne comprendras pas bien les panneaux de direction près du cimetière, ce qui était la bonne route pour rejoindre la D302. Tu feras demi-tour pour quelques Km sur le grand axe.

WP 61 – 11h 50 – La Bidouze vers Etchebarnia.

Vers Larribar Soharpuru, tu rejoins la Bidouze avec le GR 65. une fois passé le pont, deux chemins se présentent, et là encore tu te trompes; t’arrives après une rude montée dans une cour de ferme, Uhalborda . Sur la carte le chemin traverse et continue. Là tout est fermé, et les chiens te dissuadent de passer les barbelés vers ce qui devait être le passage.

Quand tu reviens vers le pont, des randonneurs sont là qui font les chemins de Compostelle. Des Allemands. Ils te montrent le petit sentier d’où ils descendent et t’expliquent comme ils peuvent, que tu ne pourras pas passer avec le VTT.

Quand les pierres sont trop hautes, tu portes le vélo. Mais ça passe.

WP 62 stelle beneditenia 12 H 20.

Tu arrives donc tranquillement à la stèle Benediténia. D’autres randonneurs sont là qui cassent la croute à l’ombre. Tu repères le GR 65 qui gravit une colline dénudée, ça monte, la carte te dit plus de 280 m.

j'ai trouvé sur un guide ce matin 10/10/09 que ce carrefour est appelé carrefour de Gibraltar.

 

WP 65 Chapelle de Soyarza – 285 m.

Il est environs treize heures quand tu arrives à la chapelle. De la stèle à la chapelle le balisage donne pour les marcheurs à pied, deux heures . Ton VTT est magique, moins d’une demi-heure. T’arrives quand même plutôt essoufflé. Tenir une petite cadence, malgré les graviers qui te font perdre l’adhérence est couteux. Tu te reposes à l’ombre, au milieu des randonneurs du chemin de st Jacques. Tu sais que ça va descendre maintenant, le pied !

Petit coup d’œil à la table d’orientation. Il fait trop beau, on ne repère rien.

WP 67 église Harambeltz

Au pied de la descente du GR 65, tu rejoins une petite route qui te fait traverser le village d’Harambeltz. L’église est un hangar. Autour des machines agricoles.

WP 68 vers Juxue 14h.

Tu reprends la grand route jusqu’à un petit pont qui te relance vers Juxue. La Bidouze, n’est pas spectaculaire. Peu d’eau en ce mois de septembre. La montée vers Juxue est un peu casse-pattes. Tu sens la fatigue. Près de trois heures et demi de ballade, il faut rentrer. T’avais repéré vers Uhart-Mixe un restau une fois. Tu ne t’étais jamais arrêté, une pause et un casse-croute t’iraient bien.

 

WP 69 vers 15h Uhart Mixe

Quand tu arrives, ce que tu prenais pour un bistrot est en fait un gite d’étape pour les randonneurs du chemin de st Jacques. Des gens sont attablés, les grosses chaussures défaites, le vin rouge donne de l’ambiance. Tu cales ton VTT et demandes si on peut te faire un sandwich. L’homme qui t’accueille te propose un petit menu avec pipérade et salade. Banco !

Pendant que ton frichti se prépare, tu observes autour de toi. Là, juste à coté, deux couples plus de cinquante ans de moyenne. Les sacs sont ouverts, les cartes et les guides ont envahi la table. Ils demandent à l’homme qui me sert si leurs bagages sont arrivés ?

Non, mais ils arrivent toujours vers 15H, ça ne va pas tarder répond-il. Comme de juste, une petite kangoo s’arrête, une jeune femme en descend et extrait du coffre avec difficultés deux énormes valises à roulette. Sur, plus de 20 kg chacune. Les deux hommes se lèvent empoignent leurs bagages et les traineront avec peine dans le gravier de la place. Ils ont leur gite là !

Les chemins de st jacques tout confort !

J’ai fait un tour dans le village avant de repartir. Il y a un joli parc et un vieux « château » qui borde la Bidouze. Je te montrerai plus de photos prochainement sur Uhart Mixe.

J’ai retrouvé la vieille route vers St Palais qui me refait passer devant la stèle Beneditenia. Tu rentes tranquillement quand sur ta route à Camou, tu es attiré par un petit enclos fleuri. Tu t’engages dans la courette, tu photographies à tout va, les couleurs qui s’offrent à toi. Tu avances un peu plus et tu aperçois une mamie sous un grand tilleul dans un hamac qui profite de l’ombre, et de sa fraicheur. Tu t’excuses de l’avoir dérangée, lui expliquant que tu avais été stoppé par ses fleurs.

Plus de 17H quand tu seras de retour. Mais une vraie bonne journée de ballade. En forme.

 

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 21:30

Du pont de Hurquet au pont de Viellenave

puis vers Bergouey

A la recherche des sources de la Bidouze.(1)

 

Tu te doutes bien que ce n’est pas sous le pont de Hurquet que je vais trouver la source de la Bidouze. Cependant la carte te livre le trésor de sa connaissance. La Bidouze a bien une source dans la commune de St Just d’Ibarre.

Quelle importance ?

Aucune ! Le vieux VTTiste a besoin d’un parcours neuf. Le petit séjour dans le Gard lui a donné de l’envie. Sans un énorme entrainement, il se sent bien. La carte déployée lui découvre les noms des villages, les routes et GR, même les chemins de Compostelle. Presque tous partent de St Palais, et accompagnent de loin la grande route vers St Jean Pied de Port. Toi tu n'aimes que les petits chemins, même si ça grimpe, les bagnoles qui te caressent le guidon de leur rétroviseur, merci bien !

La Bidouze  t’a fait découvrir ses berges et ses villages de Bergouey à Guiche, au Bec du Gave. Sur internet tu lis qu’elle fait 82 km, donc en fractionnant ta ballade tu l’auras suivi tout du long. Ce sera ton thème de ballade pour ce cours séjour organisé au village. Tu repasseras souvent aux même endroits, mais pas dans les mêmes circonstances, à la même heure. Tu refais une photo, quand tu les tries, tu en trouves trois ou quatre identiques. Toujours cette interrogation, celle là sera peut être mieux? Quand t’es moins fatigué, tu t’appliques plus !

 

Alors ce premier petit tour, tu le fais rapidement un soir. Le matin, le traditionnel marché de Peyrehorade installe aussi une sorte de course contre la montre: le  stationnement ! Il n'y a pas de parcmètre, ni de place. Deux files compactes de voitures et camions sont immobilisés le long du gave. Un vrai siège! De temps en temps une vielle R5 ou une Mercédès rutilante coupent la route, se dégageant d'un terre-plein aussitôt assailli. Au milieu de ce mois de septembre, ce ne sont pas les touristes qui font nombre. Mais le marché est un poumon. Tu ne sais respirer sans lui. Tu remontes la grand-rue et te plantes devant le poissonnier. Toujours une vingtaine de personnes qui attendent, tu es surpris parfois par la quantité de poissons et coquillages que les gens emportent.  Pour  toi, juste de quoi faire chauffer la plancha à midi.

 

La sieste faite, deux petites heures de mises en jambe, en remontant depuis le pont de Hurquet, vers cette ferme traditionnelle, que ton premier passage en descente ne t’avait pas permis de bien observer. Tu poses ton vélo et profites du spectacle des poules dans la cour, sur le chemin, de l’appentis qui abrite un bric-à-brac dont l’inventaire seul serait une histoire. Il y a de la bouse un peu partout, l’autre jour tes crampons t’en avait bien arrosé. Personne de visible, tu entres dans la cour, fais deux photos, quand un énorme chien s’avance tranquille, l’as-tu réveillé ? Quelques pas seulement, puis un seul aboiement, d’un souffle, bien grave et sonore. Combien pèse-t-il ? Surement une trentaine de kilos. Alors que dans certains villages,  tous les petits cabots qui te mordent au talon te coursent sur plusieurs centaines de mètres, là, les quelques pas en reculant jusqu’à l’entrée de la cour, suffisent pour qu’il tourne la tête et se désintéresse de toi. Tant mieux ! Pas de photo du joli coq roux qui te rappelait celui de ta grand-mère.

 J’y trouve un charme fou à cette ferme, gamin quand j’allais au lait, l’entrée de l’étable était toujours un bousier épais. Quand tu arrivais trop top, le fermier n’avait pas commencé à traire, il te disait d’attendre dans un coin. Son tabouret, son seau, il s’y faisait tranquille. Puis il versait le lait sur le filtre en entonnoir au-dessus du grand bidon. Il décrochait du mur la mesure qu’il plongeait dans le bidon et te versait en deux fois ton litre de lait. Quand il te tend le bidon, il est chaud. T’enfonces, en tapotant,  le couvercle attaché à la poignée par sa chainette et rentres chez toi avec précaution. Ta grand-mère n’aimait pas que t’en boives un verre, comme ça, avant de l’avoir fait bouillir. Plus tard,  quand le crémier à Paris, n’a plus vendu de lait frais, qu’on s’est retrouvé avec les « tétra-briques », le goût n’était plus le même. Rien à faire pour m’y habituer, depuis je n’en bois plus.

 

Quand tu bascules de l’autre coté de la colline, tu rejoins la petite route qui longe la Bidouze, tu repasses au pont de Viellenave et suis presque à contrecœur le chemin récemment empierré. Les engins sont encore là. Bulldozer et tractopelle. « L’arme fatale » c’est eux. Plus loin un tracteur, pas un modèle récent, les outils dispersés autour. Surement une friche à labourer. Dans un coin cette étrange machine. Etrange pour moi bien sur ! Un semoir ? Je l’ai regardé sous bien des angles, pas seulement pour la photo, mais pour essayer de comprendre le rôle de ces pignons, et pourquoi deux selles à des hauteurs différentes ? Si tu sais, dis-le-moi.

 

Tu vois, pour un petit tour de rien parcouru plusieurs fois, encore une découverte. Tout le charme est là.

Demain en route pour Uhart-Mixe et Juxue !

 

 

 

 

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 09:17

Les mousquetaires d’Aramits.

 

Cette année nous n’étions pas à la fête des bergers d’Aramits. Pourtant j’aurais aimé y retourner ? Un an à attendre, je tiendrai.

L’an passé, le hasard nous fait connaître cette manifestation. Un petit bijou d’authenticité et de simplicité.

La démonstration de dressage des chiens de berger, n’est pas spectaculaire, le berger appuyé sur son bâton surveille le travail du chien, quand c’est la panique, il siffle ou le rappelle. Plus attractifs étaient les démonstrations de tonte ou de danses folkloriques en sabots.

Et au milieu de ces « grands » rendez-vous, des petites rencontres.

Celle des mousquetaires membre d’une association dont je mettrai le lien quand mon désordre ambiant sera rangé.

Celle d’un tailleur de maquillas, qui les accompagne de poèmes qu’il invente sur place. Et la démonstration de fanage à l’ancienne : avec un cheval ou avec le bon vieux râteau de bois. La mécanisation, l’industrialisation de l’agriculture n’ont pas résolu le problème des calamités. Le marché financier y ajoute sa menace !

Donc, l ‘année prochaine j’y retourne et j’espère pouvoir faire la descente d’estive.

 

Lien vers le site des mousquetaires béarnais: 


Mes  sujets précédents :

La tonte, même gestes à Aramits ou à l‘estancia Haberton.

Les sabots d’Aramits.

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 14:15

Arboretum ou terre brulée.

Les cicatrices de château Bijou.

 

T’avais déjà vu un incendie, il y a bien longtemps, une grange. Tout d’un coup au village de mon père, la sirène, la cloche, des cris. C’était une fin de soirée de septembre. Tu marches vite, tu suis les autres. Les pompiers du village sont là, le klaxon de ceux de la ville se fait entendre au loin. La grange est perdue, tout le travail de la saison, les outils, les machines. Le capitaine crie "sauver la maison ! "  Et les lances se déplacent pas à pas. Là bas dans un recoin d’ombre que des pleurs, des lamentations. Tu n’y étais jamais repassé, le retour à paris, l’oubli.

 

Comme tu passes devant les ruines de Bijou, t’y repenses. Les voisins te disent que ça va être vendu.

 

- Est-ce que tu veux voir l’intérieur de château bijou ?

- Comment ? Ce serait possible ? Pourquoi pas !

 

Château Bijou, tu n’y étais entré qu’une fois, et seulement pour visiter le parc. Le château était déjà abandonné, l’incendie l’avait défiguré. Les portes du parc avaient été ouvertes aux caravaniers. Si la caravane passe, le promeneur aussi ! C’est comme ça  que tu t’étais retrouvé au milieu de ce qui avait été effectivement un « arboretum ». Quand tu étais repassé au mois de juin, les dégâts de la tempête cumulés à l’abandon avaient « achevé » le site.

 

Ce matin des tracteurs s’agitent. Il y a un repreneur ! On refait le décor végétal à grands coups de débroussailleuses (les ronces dépassaient les deux mètres). Tu te faufiles. La voisine qui connaissait bien le château et son parc te guide et t’aide à éviter les pièges laissés par l’incendie. Quand tu t’étais promené dans le parc deux ans plus tôt, le petit coup d’œil par les fenêtres ne t’avait pas permis d’imaginer l’ampleur des dégâts. Des familles habitaient encore là, et les bâtiments n’étaient pas accessibles. Mais étaient-ils détériorés  autant que ce que tu constates ce soir là ? La voisine t’explique les décorations, hauts-reliefs, cheminées, décors de fontaines qui ont maintenant disparus. En regardant tes photos tu reconnais bien les excavations dans les plafonds qui ont accompagné l’enlèvement des cheminées monumentales. T’avais repéré toutes ces cloisons où ne subsistaient que les ferrures de fixation des hauts reliefs, eux aussi enlevés. Tu n’as pas le sentiment de désolation qu’elle exprime. S’agissant d’un patrimoine privé, ça ne regarde que le propriétaire. Mais tu ressens bien cette sensation de « terre brulée » où tout ce qui pouvait être arraché au site l’a été.

 

Tu tombes sur cette coupure de journal, et sur une affichette de 2009 vantant la route des Bastides; elles  invitent le touriste à visiter « l’ arboretum » de château Bijou ! Les rédacteurs n’ont pas mis les pieds à Bijou depuis longtemps ! Quelle tromperie ! Un de mes potes rallait que sur internet les recherches ramenaient souvent n’importe quoi. Là, t’as pas cherché, c’est déposé dans ta boite à lettres.

 

 

T’es simplement étonné qu’un ouvrage privé, plus ou moins laissé à l’abandon par ses derniers propriétaires, fasse l’objet d’un classement par les monuments historiques. Un bulletin municipal fait comprendre que toute les obligations légales de ces derniers, n’auraient pas été respectées. Spectateur intermittent du lieu, tout le monde t’assure que ça ne coutera pas un sous aux diverses collectivités. N’aurait plus manqué que ça !

 

 

Je t’ai déjà dit que ça m’intéressait de  comprendre le vrai projet de cette madame Combes, qui il y a si longtemps avait investit cet espace. Des érudits t’expliquent que c’était juste un moyen d’afficher sa richesse en construisant une sorte de palais d’été, pour des loisirs et des festivités estivaux. Qui le sait vraiment ? Les héritiers auraient simplement été heureux que le château et ses embellissements n’aient pas dégénéré en ruine familiale. Va pour le caprice… Pourtant, le parc, le château, les décorations impliquent un gout, une culture, un véritable intérêt pour les végétaux d’exception. T’es trop rationnel pour accepter l’explication du caprice dispendieux.

 

Ton sentiment est que ce petit « Versailles », n’existe plus que comme un souvenir nostalgique.  Le temps passe et efface  les dernières images  d’un luxe désuet et d’un arboretum fané.

 

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AUTOUR DE CHATEAU BIJOU

 

Merci pour les sièges.

Carte postale de remerciement de la famille propriétaire de Bijou,  à un chaisier de Labastide Villefranche. En 1923.

  chateau bijou - le parc

Château Bijou.

Longue promenade ensoleillée dans le parc du Chateau Bijou. Le charme de la végétation agit. Le temps a structuré l’espace.

bijou-terre-de-feu-10.jpg

Arboretum ou terre brulée.

Première ballade du coté des dégats subis par le château.

tempete-sur-chateau-bijou-01.jpg

Tempête sur château Bijou.

Anecdote de ta première vision du village avec l’arbre suspendu.

les-hauts-de-chateau-bijou-13.jpg

Les hauts de Château bijou.

Quelques photos prises depuis la tour Sarrasine. Les dégâts des incendie et de la tempête.

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 20:32

Le pont de Hurquet.

Tu voles

Ton VTT est magique, tu voles.

Non pas ce vol disgracieux de ces oiseaux que tu déranges dans ta promenade, les débusquant sur une branche haute ou sous l’ombre de ces arbres bordant la Bidouze ;

Non, le vrai vol de la grâce, le voyage intérieur, dopé par les paysages et l’adrénaline de l’effort. Le vol léger, même sans parapente, qui te fait dominer  chemins et sentiers, villages et fermes perdues.

Le VTT est rouleur et voleur. Il te roule sur des chemins, des routes où tu ne te serais jamais engagé à pied. Il te vole le temps qui passe à chercher ton orientation autant qu’à pédaler. Pourtant, si tu te perds en voiture, tu t’en prends à la terre entière, et à ceux qui t’accompagnent. T’est capable de prendre un sens interdit ou dans ta rage de retrouver ta route de franchir un stop.

Là, simplement tu reportes sur ta carte les coordonnées de ton Garmin et tu te dis que c’est un coup de po d’avoir pu passer là…Désorienté, tout semble plus neuf, le premier repère reconnu te fait atterrir. Ben oui ! T’est là, pas si loin du village, juste que tu n’y étais jamais passé.

 

 

Le lendemain de l’orage, tu peux te remettre en selle, cette fois en config rando VTT. Tu choisis la route des gués de la Bidouze, il y a un passage où tu n’as accédé qu’en la longeant. La carte te montre une colline, à l’entrée de Bergouey, qui semble plonger dedans. Quand tu imagines seul ta rando, la carte c’est le sésame. Dans ce petit coin à cheval sur Béarn et pays Basque, tu ne risques pas vraiment de te perdre, juste de tourner en rond  entre des fermes isolées ou te cogner  dans un bois dense.

Très vite le chemin te confirme que tu ne comprends pas les courbes de niveau. Il y a des bosses à dix ou douze pour cent. Là tu vérifies que t’es vraiment en forme. Il y a longtemps que le seul chrono qui t’importe c’est ton cœur. Il trouve un rythme soutenu qui te permet de monter à l’aise avec assez d’élan, sans à coup, libérant une bonne respiration profonde. Vers le haut tu reconnais cette croisée des chemins à la lisière du bois où tu avais salué des chasseurs l’autre hiver. Pas étonnant qu’ils étaient armés de 4X4. Le chemin raviné descend à pic. Pierreux, des ornières creusées, et ici et la des bogues de châtaignes. C’est moins les pierres que tu surveilles que les ombres qui masquent souvent des creux profonds. L’orage de la veille a dévalé la pente sans même mouiller la terre.

C’est un bon vol. Rapide. Mais ton casque siffle comme les rémiges de l’aigle. Le vent te porte.

Tu voles !


Puis t’atterris…

Quand tu es sur le chemin des berges tu ne te reconnais plus. Finies les ornières, adieu les flaques de boue, disparues les racines en embuscade, le chemin est recouvert d’un ballast concassé. Il y a la place pour un autobus. Bien sûr, tu vois bien dans quelques méandres des champs de maïs, T’imaginais pas que les impôts locaux servaient à désenclaver  ces semis du bout du monde.

Ton vélo devient lourd.


Nouvel envol.

Le voisin te dit: "tu peux rejoindre la Bidouze par un chemin depuis le pont de Hurquet". Lui, il prononce « hourquette »; tu crois connaître le pont, tu fais : "oui, je vais trouver." Sur la carte le point marqué « pont de Hurquet » est à l’embranchement de deux départementales, un grand plateau marqué Hurquet. Mais des ponts t’en vois pas vraiment, t’imagines que c’est sur le « Lauhirasse »,  ta tête cherches une vraie construction. En fait t’as dépassé d’un bon kilomètre une vague dale de béton posée sur un gros fossé. Alors tu prends le premier chemin que tu n’as pas fait qui te paraît aller dans la bonne direction. T’aurais pu sortir la carte, mais là, dans la petite montée, elle t’aurait ralentie. Le regret est un frein terrible. Toi tu sais maintenant que tu peux voler. T’es libre. T’est léger, tu grimpes. Tu ne retrouveras le pont de Hurquet que deux heures plus tard. T’auras fait d’immenses ronds sur le plateau. Et quand tu demandes à un homme occupé à fabriquer du bois, "où mène ce chemin," il te regarde sans comprendre : « vous êtes passé là il y a une heure, c’est d’où vous venez ! »

Ton vol t’a fait rencontrer le Sphinx. Tu sais bien que tu es arrivé par le chemin herbeux qui montait difficilement, lui te montre la route qui descend brutalement.  Quand le bitume s’efface, que la pierre se fait rude, que ta selle te catapulte dans les airs, tu reprends ton essor et plane d’un coup sur le pont d’Hurquet.

 

Tu voles.

 

 

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 21:58

Pau – Compet’s de kayak


Quand tu quittes le stade des eaux vives, un prospectus sur ton pare-brise t’invite au « touskiflotte ». Il y a inscrit que c’est au pont d’Espagne. Ton GPS a pas pigé, il veut t’envoyer à Gavarnie ; Bon tu acceptes les offres de tes ôtes qui veulent bien te conduire. Sauf que le tunnel est fermé ! On sent le découragement, mais en refaisant un deuxième tour de Pau, on finit par contourner l’obstacle et se retrouver au bord du Gave. Là, plein de radeaux inventifs est en cours de préparation pour le grand défilé sur les vagues du lendemain. Tu ne seras pas là, mais tu ne peux être partout.

Un haut-parleur agite les bords du Gave. Il y a une compet’ de démonstration de kayak. Tu t’approches et tu regardes. La course n’est pas très longue, peut-être 200m, mais il y a une contrainte, faut toucher de la rame un jalon en polyester suspendu au-dessus des rapides.  Ça donne lieu à de jolies empoignades et je ne suis pas certain que tous les concurrents ont trouvé les courses loyales !

Bref, des séries, des quarts, des demi, etc….

Un temps t’imagines pas. Parce que c’est la nature ici, pas le stade des eaux vives, alors font remonter le kayak après chaque course et ça prend du temps…

Enfin comme dans la chanson de Vian :

 

« Gare, gare, gare, gare, Gary Cooper
S'approche du ravin d'enfer
Fais attention pauvre crétin
Car Alan Ladd n'est pas très loin »

 

« J'ai pas vu si Gary serait gagnant
Mais comme c'est le cinéma permanent
Ma chéri rappelle toi on est resté un an
Et on a eu beaucoup d'enfants. »

 

Bon ! C’était lent entre les actes, mais les sprints valaient un 100m olympique.

 

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 21:01

Pau – Le stade des eaux vives.

-« Tu connais pas Tony Estanguet ? C’est notre fierté, champion du monde, champion olympique de canoë-kayak ! C’est lui qui est à l’origine du projet ! »

Tu viens à Pau, invité pour découvrir un nouveau restau près du château. Quand tu passes devant, surprise ! Il n’y a personne. Ton  appareil photo est dans ton sac.

-« Dépêche-toi, il y a des gens qui sortent ! » Tu te dépêches, fais juste une photo à la va vite. Le restau nous attend.

Il y a un article dans Sud-Ouest. Avec une interrogation, va-t-il continuer ?

-Ah ! Il faut que je te fasse visiter le stade des Eaux Vives !

 

Dit et fait !

Les photos sont plus marrantes que mon explication. Disons qu’un bassin artificiel presque circulaire, prend son eau dans le gave, avec un débit réglable et constant, permet d’alimenter un rapide apprivoisé où tu peux t’entrainer aux différentes disciplines sportives en eaux vives.

Ce jour là nous verrons à la manœuvre des rafteurs, et des amoureux de l’hydro-speed.

 

Le raft, j’en ai fait une fois. Le plaisir du moniteur, une fois qu’il contrôle bien le bateau et les manœuvres des rameurs embarqués, c’est de t’annoncer une consigne erronée qui fait chavirer le canot. Là, sur le plan d’eau, je ne sais pas s’il y a eu magouilles sur la consigne, mais une triplette est tombée dans l’eau ! Avec le sourire ! C’est là que tu vois que le coach est bon, que ce n’est pas du « team building ».

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 21:52

Noire de Crimée ou Cornue des Andes.

 

T’es encore dans le rêve. Tu t’es allongé sur ton chariot et la soirée doucement t’a enveloppé. Le livre t’est tombé des mains, t’avais, sans t’en souvenir, repousser tes lunettes. Ton casque ne te transmettait plus ces dernières chansons de Boris Vian, que ton épouse t’avait offertes : une nouvelle version avec plein de chanteurs inconnus d’autres que tu peinais à renommer. La nostalgie t’avais embarqué. Finalement, qui disait que l’on ne peut pas vraiment lire et écouter des chansons ? C’est pas encore les vacances, mais ce soir tu n’as rien à faire. Juste profiter de cette soirée d’été. A un moment tu repenses à ton fils. Bien des années plus tôt, avec ses copains d’école ou de collège, ces soirées là on sortait la lunette astronomique pour regarder les étoiles. Il y avait une grande carte du ciel qu’on faisait tourner en fonction des jours et des heures. Je ne suis pas sûr qu’on ait jamais vu ensemble la même étoile, tellement l'installation était instable. Chacun  pour coller à son tour son œil à la lunette, avec précipitation la bousculait, la visée était perdue.  Sans parler de la mise au point.

Ce soir là je lui envoi un SMS pour lui dire que la lune est belle, que je la regarde à la jumelle. L’a-t-il reçu ? Surement. Mais si mon père m’avait envoyé un message dans les années 70, vers minuit pour me demander comment je vois la lune (ça n’aurait pu être qu’un coup de téléphone ou un télégramme), sûr que si je ne dormais pas après mes journées de boulot harassantes, je l’aurais envoyé péter grave.

Donc comme un petit pierrot, je me suis endormi sous le ciel de Paris.

Avant de lâcher la prise du réel, j’avais fais quelques essais de photo de nuit. Les poses d’une dizaine de secondes c’est pas bon si tu picoles, il y a du déchet. Mais là elles restent plaisantes et te restituent fidèlement ce petit moment de détente sous les étoiles, la Lune et Vénus.

 

Le lendemain nous partons en vélo avec le frangin. C’est le bon moment pour parler de tout et de rien.

-         « Est-ce que je t’ai fait gouter ma Noire de Crimée ? »

-         T’étais pas sur le bon canal ! Tu changes de vitesse et ton dérailleur coince ! « Excuses moi, de quoi tu parles ? »

-         « De ma Noire de Crimée, une peau fine, douce parfumée, une couleur, t’imagines pas, cuivrée, presque marron, une saveur sucrée, et une rondeur ! »

-         « Non ! J’la connais pas… » Tu pédales plus fort.

-         « j’ai aussi une « Cornue des Andes », plus relevée »

-         T’es perdu ! Dans la côte des bois de Toth, tu ahanes. « Une cornue c’est quoi, pour distiller ? »

-         « Mais non, c’est une tomate ! T’es vraiment loin ! »

 

Toi, sortie de la Marmande et de la cœur de bœuf, en tomates tu n’y comprends rien.

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 20:40

Les hauts de Château Bijou.

Les éléments sont contre toi. Pas seulement la pluie, et d’ailleurs t’as rien contre. Non t’avais prévu de te mettre sur le PC un jour de pluie comme aujourd’hui, quand il fait beau t’es sur le vélo ou à la plage.

Mais voilà que Bitdefender a expiré. Le pauvre. Là tu n’as pas deux mois pour l’enterrer. Les virus informatiques sont plus rapides que les vers.

T’as pas de connexion haut-débit, et ça t'a pris la matinée, avec des plantages systèmes incroyables, de télécharger et installer la nouvelle version. Il pleut, c’est pas important. A peine le soleil fait-il une apparition timide que tu te projettes dehors ; il y a encore des coins le long de la Bidouze que tu ne connais pas, et beaucoup !

Ce soir tranquillement tu branches le câble de l’appareil photo, le télé-chargeur de photo démarre et Photoshop te fait un caca nerveux, il plante. Tous les modules plantent ! Tu te dis que c’est un coup du Bitdefender, tu lances le programme de récupération, il t’affiche un gros « zut » derrière une méga croix rouge et un coup de gong. Evidemment tu ne parts pas quelques jours en vacances avec les CD. Te voilà feinté.

J’avais sur une clé quelques photos de château bijou, j’en ai envoyé sur le blog.

Ce jour là, il faisait super beau. Du haut de la tour Sarrasine, on voit le village, les lacs, la Pêne de Mu, et les dégâts de la tempête.

A Bijou, des dégâts il y en a eu, je te mettrai les photos un autre jour. J’aurai réparé le PC avant qu’ils aient débarrassé l’arbre suspendu.

 

 

 

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AUTOUR DE CHATEAU BIJOU

 

Merci pour les sièges.

Carte postale de remerciement de la famille propriétaire de Bijou,  à un chaisier de Labastide Villefranche. En 1923.

  chateau bijou - le parc

Château Bijou.

Longue promenade ensoleillée dans le parc du Chateau Bijou. Le charme de la végétation agit. Le temps a structuré l’espace.

bijou-terre-de-feu-10.jpg

Arboretum ou terre brulée.

Première ballade du coté des dégats subis par le château.

tempete-sur-chateau-bijou-01.jpg

Tempête sur château Bijou.

Anecdote de ta première vision du village avec l’arbre suspendu.

les-hauts-de-chateau-bijou-13.jpg

Les hauts de Château bijou.

Quelques photos prises depuis la tour Sarrasine. Les dégâts des incendie et de la tempête.

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