30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 14:12

 

Premier jour de VTT après plus d'un an de privation.

 photo pano 1-2

 

Si longtemps...

Si longtemps que même l’incapacité de Orange et Free, à dépanner ta fibre optique coupée depuis le 29 janvier, te semble dérisoire. Pourtant Orange t'appelle vendredi, vers 16h30. « On a eu un contact de Free, un technicien de chez eux passera lundi matin, reste plus qu'à trouver quelque de chez nous qu'il puisse être là ! » Tu les connais, à 16h30, il n'y a plus personne, donc le rendez-vous a de bonnes chances de foirer. T'oses même pas dire au manager qui t'appelle, de venir lui même faire le boulot. Non t'es KO, résigné, tu dis merci de la bonne nouvelle...

 

Plus d'un an que t'as pas senti tes cuisses en mouvement. Il y a dix jours elles tremblaient encore en montant l'escalier. Mais sur ta selle elles se reconnaissent. Elles n'avaient pas vraiment eu le temps de s'habituer à la nouvelle bécane, le vieux VTTiste avait chu et le VTT était tenu pour responsable. Tout ton corps s'était raidi contre lui, ton âme révoltée par le vol de ta rousse, ton meilleur VTT, n'avait pas de mots plus assassin contre son remplaçant, noir et blanc. T'en étais sur, c'est lui qui avait raté la bosse, qui n'avait pas su ressortir du creux et t'amortir. Un mauvais !

Il t'en avait fallu des toubibs et des examens, pour qu'on découvre qu'une maladie sournoise creusait ses galeries dans ton corps pour te saper la santé et te couper l'énergie. Le coupable n'était pas le vélo...

Hier, tu t'es réconcilié très précautionneusement avec lui. Un VTT ça a son caractère. T'en a connu des farouches, et le domptage qui te les avait rendus si dociles avait été long. Mais tu étais le plus fort et à chaque fois une de ces belles journées d'été, faites de quelques raidillons musclés et de descentes bien cassantes avaient crée un lien d'estime, de confiance, à partager dans la confidence, nos inquiétudes, nos coups de pompes, et nos réussites. Combien de fois avons nous dépasser nos limites, sans crainte et chercher dans le vertige des descentes la petite exaltation qui nous unissait plus surement que les cale-pieds, ou tes mains fermes sur le guidon.

Alors, tu frictionnes ta bécane d'un chiffon doux, lui enlèves la grisaille de la cave, envoies deux coups de bombe graphitée sur la chaine, fais tourner le pédalier pour écouter le léger cliquetis du roulement de roue. Quand tu la sens rafraichie, tu sors les clés et tu règles la selle dans une position pour la promenade paisible, tu vérifies les amortisseurs, qu'ils n'aient pas le rebond trop farouche, t'expliques le plan. Demain, petite sortie, dans la douceur. Prendre le soleil, trouver les repères, ne pas déclencher la moindre sensation douloureuse, ni s'épuiser.

Ce matin au premier élan, ta jambe passe au dessus de la selle, tu rejoins dans le premier soleil la piste du canal de l'Ourcq. Dimanche : beaucoup de monde, les enfants seront là au retour. Tu fais un peu aller pour ne pas être un obstacle, ça file. Tu respires. T'as l'impression que tes poumons étaient collés comme un vieux ballon oublié. L'air les emplit et tu sens tes épaules qui se dénouent. Le pari est gagné. Ta rééducation commence...

photo pano 2-2

Le décor a changé, en remontant le canal, après Pantin, sur la gauche, il n'y a que des grues ou des entrepôts démolis. Au rond point de la Bergère on se prépare a l'été du canal. Quand tu redescends, tu fais quelques photos des nouveaux tags, avec ton téléphone. La tradition. Rue de l'Ourcq, sur le pont traversant le canal, un immeuble a disparu, un autre nait à grands renforts de grues. Tu regardes tes anciennes photos, oui, toute la grande fresque de Dacruz et de ses invités a disparu. Je te mets le lien si tu cherches à te souvenir.

L'été du canal, c'est peut être ta renaissance. Tout ton corps est à reconstruire.

 

Dacruz - Tags canal de l'Ourcq 20

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 22:01

Répertoire inépuisable que seule la photo conserve, le mur se renouvelle.

 rue de l'ourcq 2012-01

L'art du tag, c'est ça : s'approprier un vieux mur, y marquer sa signature, qui devient vite une reconnaissance du style, puis partager son mur avec des invités et démultiplier la créativité.

 

Tu avais déjà exposé sur ce blog de nombreuses photos de la rue de l'Ourcq, de ce mur devenu monument célèbre du 19 arrondissement de Paris. L’âme c'est Dacruz avec ses visages stylisés, péruviens ou boliviens. L'y rejoint régulièrement Marko 93. Et d'autres bien sur !

Deux images seulement, elle se suivent. Le mur doit être vu dans sa continuité. Un message, « quand la parole est lâchée, même quatre chevaux seraient en peine de la rattraper. »

 

Peu de photos ce jour, tu reviendras sur le sujet quand internet fonctionnera. Mais transmises par téléphone, tu crames ton forfait en dix jours !

rue de l'ourcq 2012-02

Comment animer un blog photo ou vidéo sans internet ?

125 jours d'interruption depuis le 29 janvier. Tu te dis que le gaz est trop naze, qu'il s'est fait chourer par les gendarmes de la Hadopi pour ses téléchargements ! Même pas !

Bêtement t'a souscrit un abonnement fibre avec Orange, mais l'immeuble est fibré par Free. Chez Orange, c'est l'impuissance majuscule : « on y peut rien, c'est pas nous, on a transmis à Free, ils doivent nous rappeler ». Quand tu vois les belles affiches d'orange, le service 24h , et on aura une solution ! » ben, y a un peu de bourrage de mou. Les gars de Free, tu ne les imagines pas assez retords pour penser qu'ils trainent les pieds, pour te laisser dans ton jus, parce que t'es pas abonné Free. Non ce serait déloyal et donnerait une mauvaise image de leur service. Enfin tu ne l'imagines pas...

L'autre question angoissante : seraient-ils dans un désordre tel que plus personne ne s'y reconnaitrait, que des techniciens disent « ça marche » sans trop s’aventurer, en testant une fibre qui marche, pas celle en panne. Ah ! La communication des identifiants ! C'est comme une bataille navale : un service alloue la fibre orange-1, un autre câble orange-3, et dans le tableau d'affectation on coche turquoise-2. Quelqu’un passe découvre qu'orange -1 est inutilisée, la coupe. On affecte une autre, déjà coupé par ailleurs, et plus personne ne sait les fibres valides, utilisées et disponibles. Le grand désordre.

Jeudi dernier un des grands techniciens d'Orange qui gère les anomalies te rappelle (ça fait 45 jours que tu prends de ses nouvelles tous les deux jours). C'est un spécialiste de l'escalade du « cépanous » : oui monsieur on connait votre problème, ça fait huit jours, j'escalade au niveau 2 . l'autre jour, c'était niveau 5, il escaladait toujours en attendant une réponse de Free. Tout en me répétant la phrase totémique de son activité : « On y peut rien, c'est pas nous ! ». Donc là quand il appelle, il t'annonce une bonne nouvelle ! Çà faisait déjà 5 jours qu'il avait escaladé le niveau 5, in petto, tu redoutais le vertige des hauteurs pour ce spécialiste du « cépanous ». La bonne nouvelle c'est qu'il a eu un interlocuteur de Free au téléphone qui accepte de considérer qu'il y a un problème, mais qu'à ce niveau, il relève de l'expertise, qu'ils en reparlent début de semaine suivante.

Ouf ! Tu sais qu'il y a quelqu'un dans les service clients de Free, et que les problèmes sont connus. Ensuite t'es vraiment rassuré presque valorisé, c'est du travail d'expert. Sauf qu'une fois encore, il n'y a ni date ni délais.

Ce midi, tu rappelles, le technicien à l’accueil reconnaît ta voix, tu reconnais la sienne, pas besoin de t'identifier : le manager n'est pas là, mais il a eu des nouvelles, consignées dans le dossier, Free doit rappeler pour redonner « une route », on attend !

C'est surtout toi qui attend.

Tu râles pour la forme, juste pour entendre comme chaque fois « on est désolé, mais c'est pas nous ! »

Pour se débrouiller, le vieux Fernand Raynaud attendant son Asnières, appelait New York. Mais là sans fibre t'a plus de téléphone !

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:41

Sauver la Sécu, c'est donner la priorité à la santé.

 Entrepots canal ourcq 20 entrepots pantin canal de l'ourcq entrepots pantin canal de l'ourcq

Comment font-ils nos jeunes enfants pour entrer dans la vie active et construire leur vie ? Trouver un job est un emploi a plein temps non rémunéré, et quand ils le tiennent, il faut qu'ils payent pour les retraites, pour la sécu, pour les familles nombreuses, eux qui n'ont pas le temps d'en fonder une ! Et ils ne se révoltent pas, ils ne sont pas dans la rue. Pourtant, pour qui mieux qu'eux cela se justifierait-il ? Trop occupé à bosser ou à chercher... D'abord le monde des adultes agés ne leur fait pas de place, et quand ils en ont une petite, ils sont matraqués par les prélèvements sociaux et les loyers. La solidarité ne fonctionne pas dans le bon sens, les inactifs profitent d'une assistance luxueuse et disproportionnée, construite dans une époque dorée. Il est temps maintenant de renvoyer l'ascenseur, de permettre aux jeunes de dynamiser notre société et de redonner de l'espoir à tous. Il n'y a pas d'espoir dans l'acharnement des plus agés à défendre leurs fameux avantages acquis. Dans leur intransigeance ils ne voient pas qu'ils tuent la poule aux œufs d'or qui les nourrit tous les jours, notre jeunesse.

 

Quand t'as débuté ta vie professionnelle, fin des années 60, les écarts de salaire entre les jeunes qui embauchaient et les plus ainés en place était de 100 à 200 %. Au début t'accepte : le savoir faire des ainés paraissant bien supérieur au tien. Mais un an après, t'en sais autant qu'eux et tu vas bien plus vite. Sauf que sur la paye, rien ne change. T'as du te bagarrer pour que ton travail soit reconnu au même niveau que tes ainés.

Début des années 70, ton père part en retraite. Avec sa pension, il ne peut entretenir les quatre enfants qu'il a encore à charge. Vers 76, les retraites sont considérablement améliorées. Sur ta feuille de paye ça fait comme un trou. Ta colère monte, quand au hasard d'un échange au téléphone, ton père te dit qu'il arrête de bosser, qu'avec la retraite qu'il a, il va faire face et pouvoir se reposer. D'un coup ta colère tombe, tes cotisations atteignent leur cibles, tes parents vivent mieux. L'effort de solidarité imposé a du sens, c'est bien.

 

La perte du sens de la revalorisation des retraites t'apparait il n'y a pas longtemps, un retraité de 87 ans t'explique qu'il a passé plus de temps en retraite qu'à bosser. Que son fils est déjà à la retraite qu'il retape des maisons pour les revendre. Tous les deux ont travaillé à la SNCF. Ce qui avait du sens dans les années 60/70 n'en a vraiment plus...

 

C'est comme dans les ventas, sur les anciennes frontières avec l'Espagne, les cars de retraités repartent avec des caisses d'apéros, débordant des caddies. Les voyages « culturels » virent à la grande bouffe. Le sens est dévoyé.

 

Combien de chômeurs ? Dix millions et plus.

 

Alors les avantages acquis quand il y avait de la tune et du boulot deviennent carrément indécents. La solidarité n'a plus de sens si elle prélève son tribut sur les jeunes (qui ne sont même pas assurés du retour quand ils en auront besoin) et permet d'agrandir son patrimoine ou de gaspiller les cotisations des actifs. Trop, c'est trop !

 

Il y a trois grandes natures de prestations sociales : l'assurance maladie, la retraite, les allocations familiales. L'assurance maladie est seule l'expression de l'égalité entre tous. Les mêmes soins, les mêmes ressources compétentes, que tu aies cotisé 40 ans, ou que tu sois à la CMU. C'est du vécu. L'hôpital public peut en être fier. A lui tout seul il valide le sens profond de la solidarité.

Le pilier de la solidarité entre les générations et entre les plus aisés et les défavorisés, c'est l'assurance maladie. Elle est malmenée par les tenant du privé. Elle doit être défendue.

Quand aux allocations familiales et au retraites, elles doivent être alignées sur les recettes, c'est à dire sur les cotisations. Le niveau de l'effort de cotisation des actifs portant principalement sur les jeunes a atteint les limites de l'acceptable, en plus avec des compensations pour les dix millions de chômeurs. Tous les systèmes de quotient familial, de prélèvement par la CSG, de désindexation etc... camouflent la réalité derrière l'idée que l'impôt redistribue. C'est faire du compliqué, très précaire et révisable, ce n'est pas faire face.

Faire face, c'est regarder ce qui rentre par les cotisations et ne redistribuer que ce qui est dans les caisses. Et le plus vite possible. Est-ce que la compression doit être proportionnelle ou avec des paliers dégressifs suivant les montants ? C'est à réfléchir. Mais sur le fond l'effort doit concerner chacun, même pour 10 euros. Il est absurde de verser pensions et allocations en empruntant, et derrière de payer les traites en prélevant des impôts supplémentaires.

J'entends dans les meeting ceux qui réclament d'autre sources de financement. Pourquoi pas ? Mais aujourd'hui baser la solidarité des pensions et allocations sur le travail a atteint ses limites. Et la progression du chômage ne permettra pas de compenser le manque de ressources. Voir les choses en face, c'est ne pas redistribuer plus que reçu.

 

Alors bien sur, les représentants des droits acquis vont agiter leurs banderolles. Au lieu de la pédagogie permettant d'adapter la société aux nouvelles réalités, syndicats et politiques qui vivent des votes, n'ont que des perspectives courtes vues. Tenir jusqu'au prochaines élections. L'orchestre joue, les derniers actifs sont noyés sous la charge sociale, le beau bateau Solidarité va couler, sous le regard implacable des « jusqu'auboutistes » des droits acquis.

 

Table rase. Plutôt que de répartir l'effort entre tous, y compris ceux qui ont le moins, détruisons tout par principe. Que tout le monde perde. Ne pas laisser d'espoir !

 

Fibre optique toujours en panne, internet avec le mobile c'est instable et mou. D 'autre photos des tags aux entrepôts du canal de l'Ourcq. A l'image de notre pauvre sécu.

 

 

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 12:56

La gueule de Métèque, de Juif errant, de Pâtre grec.

moulins et entrepots - tags - 12 

Donc, au lendemain de la mort de Moustaki, il est difficile de réveiller le blog sans penser à ses chansons. Elles nous ont accompagné si longtemps.

Quelle expression est aussi proche de la sienne, dans ses rapports aux autres, à la diversité ? Peut-être les tags. Ces murs désaffectés que s'approprient l'espace d'un tag éphémère, les artistes des rues.

Se côtoient ou se superposent les images, ou simplement la signature d'individus, de groupes qui clament leur différence en même temps que leur identité. Le mur abandonné ne souffre pas de ces couleurs nouvelles qui le projettent dans la lumière, avant le crépuscule de la démolition. Qui aurait regardé les formes, l'architecture complexe, l'espace intérieur créés pour leurs fonctionnalités ? On ne regarde pas une usine de la même façon quand on y travaille, qu'on la quitte, ou qu'elle soit livrée à l'usure du temps.

Juste à coté des Grands Moulins de Pantin la blanchisserie Elis a été détruite, il ne reste que l'immense cheminée. Les ateliers ont été transférés deux kilomètres plus loin, toujours au bord du canal de l'Ourcq. Rue du Général Compans, ne restent que les cités ouvrières. Elles avaient été construites par l'architecte Randon de Groslier, en 1910, pour Théophile Leducq, alors, patron de la blanchisserie.

Quelle opposition ! Hein ? Entre le siège de la banque qui a réhabilité les Grands Moulins et les vieux entrepôts dont les vitres cassées ne reflètent plus que l'ombre fantomatique du vide. Les tags réinventent une vie imaginaire. Quand tu passes avec le tram, les reflets moirés des costumes sombres, éclairés par les néons des plafonds, te renvoient l'image feutrée des hommes nouveaux au travail. Tout y semble étouffé, comme si les verres filtrants des façades figeaient chaque individu dans son espace, et son immobilité.

 

Toujours en panne d'internet. 87 jours de rupture de la FO . Merci Free. Moins de photos pour ne pas cramer le forfait mobile.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 09:43

gérardmer neige et lac glacé 12

 

Il y a des moments comme ça où tu sembles maudit. T'avais hésité à prendre un abonnement à la fibre optique . Tu t'es laissé convaincre. Ça te paraissait une technologie robuste. Alors t'as même accepté de résilier ton vielle abonnement à FT pour ta ligne en cuivre fixe. Tu t'es dit qu'avec ton mobile t'avais pas besoin d'une ligne fixe en secours. Sauf que t'as plus de jours de panne que de jours de bon fonctionnement. En quatre mois, sur 120 jours, 67 jours de panne. Et te revoilà en panne 28 jours après la réparation. Premier délai d'intervention 2 semaines, juste pour le constat. La réparation 2 à 3 semaines après. Ton téléphone internet est sur messagerie. Mais la messagerie internet n'est accessible que depuis ton téléphone passant par la fibre. Donc ne sert à rien. Si encore tu pouvais changer ton message d'accueil, prévenir que c'est coupé et dire d'appeler sur le mobile. Rien !

Alors tu t'égosilles au téléphone, t'expliques que depuis des années les fournisseurs, l'assurance maladie, les impôts te bassinent pour que tout passe par internet. Pas de téléphone, pas d'internet, ta vie sociale se trouve déséquilibrée. Celui qui te laisse un message sur le répondeur, ne sait pas que tu n'as aucun moyen de l'écouter. L'assistante au téléphone que tu essayes de convaincre de l'impact de cette rupture de fibre, te répond avec humeur, que c'est bien fait pour toi, que tu n'avais qu'à pas accepter les propositions du tout internet. Si t'es pas content tu peux résilier !

Ça, ça va vraiment t'aider.

 

Quelques images enneigées de Gérardmer en février. C'est encore sur ces images que tu râles pour les pannes. Cela avait été une bonne détente que ces quelques jours là bas. T'avais oublié tes pb technologiques, les balades dans la neige te faisaient retrouver de l'énergie, t'allais pouvoir affronter quelques passages difficiles. Presque heureux.

 

Mais là, l'incompétence et la mauvaise foi t'affligent. Tu te demandes d'ailleurs, si le retard que met le printemps à se manifester, n'est pas lié à une rupture de fibre ? Tout le monde dit « faites jouer la concurrence ». Mais comment quand il n'y a qu'un opérateur par immeuble ?

 

Bon, tout ça n'explique pas le manque de renouvellement du blog. T'as la tête ailleurs, et les idées neuves n'affluent pas. Si le soleil veut bien, ça va sourire bientôt. Un blog centré sur l'émotion, a besoin de positif. La nostalgie ça passe, mais l'amertume pas trop !

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 19:52

Longchamp et la Cascade15

Premier jour ensoleillé où tu te sens bien. L'occasion de goutter le bonheur d'une balade au bois. Ta pas inventé grand chose, simplement repasser ou tu emmenais tes enfants, ou tu prenais plaisir à courir ou à pédaler.

T'es attaché au Bois de Boulogne, ça a toujours été ton coin, dès que tu as su marcher. C'est ton parc, ton « bois-des-jeux ». Même si plus de soixante ans en ont modifié bien des aspects, quand même tu te reconnais.

Tes enfants tu les emmenais dans ce coin le dimanche matin. Ballon, patins à roulettes, bicyclettes, jokari, tout y passait. Le plus souvent un petit regroupement familial ou amical réunissait quatre ou cinq familles. Une fois les enfants bien occupés, quatre ou cinq parents enlevaient les doudounes, et démarraient le jogging dominical : rejoindre les lacs, faire un tour du lac supérieur, puis descendre vers le réservoir de la cascade, en faire trois ou quatre tours avec sa petite montée bien casse-pattes, et remonter l'allée de Longchamp. Avant la tempête s'organisait un grand match de foot au milieu de l'île aux cèdres. Les équipes s'agrandissaient au fur et à mesure de l'arrivée de nouveaux acteurs, qui prirent l'habitude de se retrouver de dimanche en dimanche. Il y a eu quelques pleurs mais aussi plein de moments de fou-rire.

Seulement les enfants grandissent, et les jeux qui les amusaient tant ont perdu leur charme, ce n'était pas les « bons » copains qui étaient là, et le foot n'intéressait plus que « les vieux ». Le groupe se dispersa, et tu revins seul avec ton vélo, rattraper un groupe qui tournait autour de hippodrome. T'aimais le frisson que procure le fait de rouler serrer, de sentir les accélérations, de faire un tour calme et un rapide, souvent trop, qui te cassait les cuisses pour un bon moment.

Le risque pour des coureurs du dimanche dans ces groupes importants, c'est la chute. Les mains fermes sur tes cocottes de frein, tu pensais toujours contrôler. T'avais vu des gars tomber, il y avait toujours des pompiers sur place, t'avais confiance. Quand ce fut ton tour de devoir sauter au dessus d'un enchevêtrement de bicyclettes retournées, t'as vu grossir la bordure du trottoir comme dans le zoom de ton appareil photo. T'as pu te protéger avec le bras, mais les manches courtes de ton maillot ne t'ont guère protégé. Les pompiers sont là qui relèvent les uns et les autres. Le mercure au chrome te transforme le bras, le dos, la cuisse en tableau impressionniste période rouge.

Çà fait longtemps. T'as eu peur, tu n'étais plus revenu. Tu t'es acheté un casque, un VTT, t'as abandonné ton vélo de route et les pelotons grisants, et t'as commencé ton parcours de vieux VTTiste. Bientôt deux ans que t'as pas pédalé, tu sais que la bécane t'attend. Ça va le faire !

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 14:55

Gérarmer? Tu aimes d'abord les paysages de neige

 L'église de Gérardmer et le lac 14

Ils se sont mis à quatre pour te convaincre. « Si on découpe un peu, ce qui vous fait mal, c'est plus facile à soigner ». T'as été saisi, mais ta conviction se fait vite, et en attendant, tu décides de te reposer dans un coin que tu n'avais jamais vu autrement que sous des trombes de pluie. T'as, comme ça, parce que t'es frustré, de n'avoir jamais entre-aperçu ce coin des Vosges, autrement qu'au travers les essuies glaces, sans même descendre de voiture, eu envie de revenir tranquille et de prendre le temps, même d'attendre le soleil.

Quand tu arrives, fin février, il y a de la neige partout. Et surtout de la lumière. La neige avait cessé la veille. Le soleil est annoncé, mais comment se manifestera-t-il ?

Ta première promenade, le long de l'artère principale, te conduit à l'église, en face la mairie. Rien d'extraordinaire. De l'extérieure l'église t'apparait comme avachie, trop longue, massive.

A l'intérieure quelques explications sur sa reconstruction après l'incendie de la dernière guerre. La modernité te va mieux. Les arches en béton font de la voute un tunnel, qui se termine sur une cage à oiseaux géante, le chœur.

C'est vraiment les berges du lac qui donnent à ce lieu son caractère. T'en profites.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 20:14

Jardin d'Eole 2 le but02

 

Tu mets ces quelques photos en ligne pour bien dire que le blog n'est pas mort. Tu as des contre-temps et le blog en fait les frais. Ce n'est pas important, mais depuis le temps que tu l'animes tu y tiens . C'est un petit jardin d'émotions que tu travailles au fil des jours.

Le jardin d’Éole au carrefour de la rue Riquet et de la rue d'Aubervilliers, est tout près du 104. Quand tu visites l'un tu passes à l'autre. Ta promenade est complète.

Combien de temps es-tu resté en panne d'Internet ? 65 jours ! Et oui, l'Orange et Free n'ont pas la fibre l'un pour l'autre. C'est un mur d'escalade, ou le seul écho est le dialogue de sourd... On n'en meurt pas, ou si peu...

Et puis ta santé a profité de la neige pour slalomer en dehors des pistes ; te revoilà lancé sur la bonne pente, tu remets le contact.

 

Donc ces images des enfants face au but. Pour marquer il faut planter le ballon dans le regard de la sirène. Autour, les tronches te rappellent celles des stades, sortent de spectateurs morts-vivants, attendant leur heure, le moment de se payer celui qui tombe, le vaincu .

Pour les jeunes, ils attendent juste d'être le nombre, pour pouvoir se lancer à fond. La sirène, c'est l'appel du ballon, le rêve de Messi.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 23:00

Corbeaux à Gérardmer 101

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:35

Jardin d’Éole, une après midi glacée de février.

  Jardin d'Eole 105

D'abord t'excuser auprès de ceux qui suivent ce blog régulièrement. Ton jouet « internet » est cassé. Oh ! Pas que ça, le téléphone, et la télé de ton offre triple play, tout est arrêté depuis bientôt quatre semaines. Surement une sanction divine contre le râleurs. Tu sais, il y a des coins de Paris qui sont encore plus mal desservis, question numérique, que beaucoup de petits bourgs perdus de province. Généralement les municipalités se sont mobilisées pour obtenir un accès haut débit, quitte à subventionner les infrastructures.

Ici, ton HLM est dans un coin plus déshérité qu'une bergerie au flanc d'une montagne à 2000m. Pendant des années, tu récrimines auprès de ton opérateur, le haut débit c'est le débit de l'eau. T'as plus vite fait à poster ton message comme un drapeau sur un bouchon de liège que tu déposes au caniveau, que de le mettre sur ADSL. On te parle de centaines de kilobits, mais le mot seconde évoque l'heure africaine, ça va bientôt passer, juste, attendez un peu....

Tous les ans, quand tu voyais la publicité sur la fibre, tu croyais que tes posts allaient filer à la vitesse de la lumière, qu'il suffisait de demander quand ton immeuble serait câblé. Et là, au bout de trois ans, tu comprends que ce serait : jamais. Ouf ! Ouf ! C'est pire que la malédiction des sept boules de cristal. Te reste que la catalepsie ! Pourtant ce quartier, qui fourmille de gens branchés, c'est du potentiel ? Non !

Un jour tu apprends que la société « F » a reçu l'autorisation de fibrer l'immeuble. Quand  on sonne à ta porte pour fibrer ton appart, tu poses quelques questions sur comment ça va se passer, l'emplacement des équipements, le cheminement de la fibre dans l'appart. « On sait ce qu'on a à faire, vous verrez bien, signer l'accord. » Ben, t'es pas d'accord. Tu appelles ton opérateur, « non, pas de fibre pour vous, pas de solution ».

Et puis voilà que l'année dernière, la voix câline d'une assistante commerciale te propose la fibre à un prix défiant toute concurrence. Même si c'est temporaire. En septembre, te voilà fibré, et le haut débit est pour ton ordi, ce que la lunette astronomique fut à Galilée. La puissance multipliée.

Et puis fin janvier, un sournois voyant rouge te fixe du regard. Ton opérateur te met en garde, on vous envoie un technicien, mais gare, si c'est chez vous, ça va vous couter bonbon ! Le technicien est vite là, et constate son impuissance. « La fibre n'est pas à nous, on la loue, et la société qui l'a posée, c'est pas des marrants, minimum d'arrêt trois semaines ». Passé ce délai, tu rappelles ton opérateur. « Oui vous êtes sur la liste des gens en panne, nous n'avons pas de délai, inutile de nous rappeler, on ne sait pas qui décide des interventions ni quand elles ont lieu. » Te voilà feinter. T'est rassuré sur un point, t'es toujours client, ton compte est débité à la bonne date, y compris les fameux bouquets qui t'enfument plus qu'ils ne te parfument.

T'es un débrouillard, tu t'informes et tu découvres que ton mobile peut servir de point d'accès. Ouais. Pour passer une photo, il faut 7 ou 8 tentatives et t'as divisé sa résolution par quatre. Donc les cinq photos du jour ont mis plus d'une heure à passer. Ton ADSL tortillard était plus fiable que le rayon lumineux qui se perd si facilement en route, faisant l'école buissonnière.

Donc voilà les raisons de mon abandon de poste. Je ne suis fâché après personne, juste on m'a débranché du numérique , et je n'ai qu'un cœur artificiel mobile, très primesautier.

 

Cinq photos du jardin d’Éole, donc. Le froid est tel que mes promenades sont courtes. Et tant mieux si cela me permet de repasser dans ce jardin, coincé entre la rue d'Aubervilliers et les voies TGV de la gare de l'Est. Plein hiver, exposé au vent glacial, sans presque de lumière, le jardin paraît sinistre. Pourtant les cris des enfants dominent le bruit des bogies des trains sur les aiguillages. Partout le sourire est radieux. Les pelouses sont en cours de réfection, les plantes sont prêtes à refleurir. On attend juste un peu de soleil.

T'avais remarqué lors d'une précédente promenade, que les murs séparant les petits terrains avaient reçus l'onction des tagueurs. Profites toi aussi des sourires des enfants heureux d'être là . Trois m'ont accompagné pendant que je faisais mes photos, voulant voir ce que je photographiais. Très vite, la question « qu'est ce que fais ta mère ? T'as pas une photo ? » Dans l'objectif il y a ce mur avec ce cœur rouge, et ce visage transparent d'un vieillard, faisant pendant au regard jeune de l'autre extrémité du mur. « Elle est morte ». « ça veut dire quoi être morte ?» « Qu'est ce qu'elle est devenue ?» Bon, t'es pas capable d'expliquer, tant mieux ! Elles ont le temps de découvrir...

 

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