12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 22:44

 

Dernière promenade à Phnom Pehn ce 25 janvier.

 Mékong Tonlé Sap20

Un abonné régulier de ton blog te dit ne plus comprendre ce que tu écris, où tu veux en venir. Ça correspond à ce que disent les stats. Les derniers sujets n'ont pas trouver de visiteurs...C'est déjà arrivé !

 

Donc je relirai et corrigerai les derniers sujets postés.

 

La balade présentée ici ne demande pas de commentaires. Un petit tour en bateau nous promène au cœur de Phnom Penh. D'un coté les bâtiments officiels, les palais et musées que nous avons visités le matin, de l'autre sur les berges de la presqu’île que forment le Mékong et son bras vers le lac Tonlé Sap, les gens vivent sur les bateaux de pêcheurs. D'immenses affiches invitent à prendre soin de sa vie...

 

J'ai préparé une vidéo, on y entend bien Si, notre guide. Puis surtout les enfants qui jouent et les sons étouffés de rythmes dansants .

 

 

 


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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 09:14

 

Wat Phnom. Centre de Phnom Penh.

 Phnom Penh - Wat Phnom-12

Point zéro pour la mesure des distances entre les villes du pays

 

Comme toujours, je transcrits les commentaires de Si, notre guide.

Wap Phrom a été construit en 1372. Avant la construction de Phnom Penh.

Une certaine dame, madame Penh a fait construire l'édifice. Elle habitait au bord du lac de Tonlé Sap; ce lac qui sert aussi de déversoir du Mékong en période de hautes eaux.

Régulièrement les habitants cherchent à récupérer le bois qui flotte sur le lac pour construire des abris. Elle aperçoit le Bouddha qui flotte sur un tronc. Les villageois l'aident à l’emmener. Plus tard elle fit construire cette colline pour lui.

 

Dans la pagode on a installé cette statue de Preah Noreay récupérée des flots; on y aouta une statue de la dame Penh, une statue de roi. A coté de la pagode, le stupa contenant les cendres d'un roi (Pona Yat).

 

Cette petite butte de terre au dessus de laquelle sont construits ces monuments, est à l'intérieur d'une grande place avec jardins où l'on se promène. Sur une pente, un monument historique qui commémore le traité franco siamois du 15 mars 1907. Il y a la statue du roi Sisowath, signataire du traité. J'ai noté le rapprochement avec le Battamang, sans vraiment savoir le localiser. Après sur la carte tu repères une ville vers le Nord.

 

La visite de ce grand jardin était sympa. Il y a des endroits pour flâner, et au hasard de mes déambulations, quelques animaux plus ou moins familiers.

 

Il va être temps qu'on se repose sur le bateau...

 

P.S . A la fin de notre deuxième jour de visite de Phnom Penh, je ne peux m'empêcher de remarquer le différence de point de vue entre les deux premiers jours de visite de Hanoï au Vietnam.

 

Ici le musée national est un long récit de l'histoire culturelle du peuple Khmer. Les temples depuis le VI ème siècle jusqu'à la période d'Angkor , puis l'abandon d'Angkor pour la fondation de Phnom Penh, montrent la régulière migration des habitants, soit pour des causes naturelles, soit sous l'effet d'invasions. La colonisation et surtout la tragédie « Khmers Rouges » ont laissé des traces profondes. Mais il n'y a pas d'exposé d'une sorte de revanche identitaire.

 

A Hanoï deux faits majeurs fondent l'identité : la guerre contre la chine et la fondation de la ville en 1010. La guerre d'indépendance, la longue lutte d'Hô Chi Minh et bien sur la reconquête du Sud contre les américains. Et comme ciment au dessus des siècles, la tradition, les religions. Tout en étant un état multi-ethnique, s'exprime une prééminence du groupe de la population la plus nombreuse, Viet.

 

Est-ce lié à la forme des exposés de nos guides ? C'est en visitant Wat Phnom que je note le nom d'un roi de l'Histoire du Cambodge (autre que ceux de la dernière période ). L'archéologue du musée national a centré son discours sur la modification de la statuaire en fonction des époques, de l'influence spirituelle du moment, mais aussi de l'environnement social : statues plus raffinées dans les périodes fastes, plus « brutes » dans les périodes pauvres ou géographiquement démunis de moyens, matériaux.

Le musée de l'histoire à Hanoï jalonne les grandes dates de reconstitutions historiques. Le musée des beaux arts fait la part belle au siècle dernier...Notre guide vietnamien, Tu, connaissait par cœur toutes les dynasties et leur rois.

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 07:35

Au dessus du bassin de la Villette.

Fils de lumière au bassin de la Villette-13

Quelques fils de laines habilement tendus capturent la lumière.

T'étais venu pour le chantier de la CPCU sur le quai en face. T'aperçois des personnes qui se promènent sur le pont. Pas sur la passerelle piétonne, non, entre les rails. T'avais fait des photos du coin dans des sujets précédents ("J'aime mon Ghetto", "les Barreaux verts", " La vache bleue". Pas eu l'occasion de t'arrêter depuis. Ou plutôt, pressé de débuter ta rando de vieux VTTistes, ou fatigué à ton retour. Quand tu rentres ce mercredi, le bruit des engins te surprend, les barrières te font mettre pied çà terre. Tu vois le vieux ballon d'eau chaude de la chaufferie en cours de démolition. Tu ne t'arrêtes pas, tu reviens l'après midi.

C'est en cherchant un angle de vue que tu remarques les photographes sur les rails. Tu prends la passerelle, et cherche le passage. Une vieille grille rouillée est fermée, mais tu remarques le petit fil de fer entortillé qui la bloque. Tu le soulèves, à toi la friche de vieux rails. Tu refermes avec précaution, comme tu le faisais dans tes randos dans ler Pyrénées, moins pour les brebis, que pour les gosses. C'est un quartier animé, et les rails cheminent entre  les balcons des HLM. Dessous c'est le canal.

 

Quel est le magicien qui a tendu ces fils? Tu comprends pourquoi les redoutables araignées piègent tant de randonneurs volants dans les rais de lumière. La toile de laine est un capteur de lumière, les fils obliques enroulent ton regard, l'enserrent dans des directions imprévues, par quelle couleur s'échapper?

 

Nous sommes encore nombreux, à plat ventre, coincés derrière un pilier, en équilibre au dessus des fils lumineux à chercher l'angle qui te dévoilera le secret emprisonné par la perspective qui fait fuir ton regard.


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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 22:08

 

Le Musée de Tuol Sleng : centre de torture S21.

 Musée du Génocide - Phnom Penh-4

Nous attendons que le temps libre accordé pour la visite du Palais Royal à Phnom Penh se passe. Compte tenu de la journée fériée, et de la précipitation avec laquelle les personnels ferment les pavillons, il ne nous reste que les vendeurs de souvenirs et la gestion des « commodités » pour patienter et retrouver le Bus.

Si, notre gentille guide, nous rappelle la taille du Cambodge actuel, ses quatorze million d'habitants et les pressions et agressions dont ce petit état est victime de la part des ses puissants voisins. Que ce soit le Vietnam, dont les dix ans d'occupation ont laissé des traces, ou la Thaïlande qui continue militairement son « grignotage » du territoire au nord. Je t'ai parlé de ces temples qui le mois dernier, réputés depuis la nuit des temps appartenir au Cambodge, ont été accaparés par la Thaïlande. Les « résolutions » internationales ne sont jamais appliquées et le temps qui passe conforte les puissances dominantes.

 

Beaucoup des temples Cambodgiens ont été pillés. Les pièces volées transitent vers la Thaïlande. Et on rappelle volontiers, qu'un des premiers pillards a été Malraux, et qu'il lui a fallu sept ans pour restituer ses rapines...

 

Si nous remet en mémoire, aussi, les différences entre les peuples, Champa, Vietnamien, Cambodgien. Par exemple, les Champas élèvent et font commerce des bœufs. Les Vietnamiens « savent » vivre sur des maisons flottantes, et ont une pratique de la pêche différente des Cambodgiens .

Le musée ferme vraiment, nous sommes mis dehors.

 

WP 96 . J'ai noté que notre restaurant, ce midi est dans un quartier résidentiel, plutôt protégé, sans intérêt pour le photographe.

 

WP 97 . Nous arrivons donc à cet ancien lycée créé par les français. Lycée Tuol Svey Prey. On voit les barbelés qui bordent les murs. Dans l'enceinte du site, Si nous expose quelques faits. Sihanouk était au pouvoir depuis l'indépendance (fin 1954). Il redoutait par dessus tout, l'arrivée des communistes. On est dans les années 60.

En 1952, Pol Pot fait ses études en France. Il fonde le parti communiste en association avec les autres pays de l'Indochine. Sihanouk en 1966 déclare être menacé par le parti communiste. Il lance une vague d'arrestations. Les familles susceptibles d'être inquiétées se cachent dans la forêt. Le parti communiste khmer s'organise, trouve des ressources. En 1970 Le roi Sihanouk est en déplacement à l'étranger, le général Lon Nol soutenu par les américains qui reprochaient à Sihanouk de laisser le Cambodge servir de base arrière au Viets Minh, en profite pour faire un coup d'état contre le roi. Il restera chef du gouvernement jusqu'en 1975.

Il faut écouter Si nous raconter. Elle simplifie et nous aide à comprendre l’enchaînement des événements. Sihanouk négociait avec les Russes et les Chinois pour défendre son pays (et peut être un peu son pouvoir). Lon Nol était « supporté » par les américains. Sihanouk appelle son peuple à le défendre, et dans le même temps, les Khmères rouges, déjà dans le maquis, invitent les partisans de Sihanouk à les rejoindre, pour combattre Lon Nol. C'était la guerre au Vietnam, et les américains ne vont pas rester longtemps sans réagir. Les bombardements par les B52 vont s'intensifier. On en verra des traces sur les sites de plusieurs temples Khmers.

Avec la fin de la guerre du Vietnam, en 1975, Lon Nol est chassé : les Khmers rouges et Sihanouk prennent le pouvoir. Le 17 avril, pendant la fête du nouvel an Khmer, les khmers rouges demandent aux gens de quitter la ville de Phnom Penh pendant trois jours. Tous les représentants des partis politiques ont alors été tués sur place. Jusqu'en 1976 Sihanouk se maintient, même si Pol Pot a fait exécuter une grande partie de sa famille. Sans s'en prendre personnellement au roi. Il exécute les principaux ministres.

 

Il a organisé des déportations de village entiers, armés d'autres villages pour massacrer les habitants des premiers. Les survivants étaient à leur tour tués ensuite par un troisième ou quatrième village. Dans ce grand manège où chaque village devenait l'exécuteur du village d'à coté, il n'a jamais pu être établi une logique de commandement, d'organisation des massacres.

Musée du Génocide - Phnom Penh-8

C'est les khmers rouges qui transforment le lycée en prison avec l'aide des chinois. Le principal est Phong Thiu. (transcription phonétique). Ce centre devient un centre de tortures. Plus de 16000 personnes mourront. A la libération du camp en 1979 , seulement 7 survivants. Et dans quelles conditions. Plus d'un million de Cambodgiens aura été masacré.

 

Je n'ai pas fait de photos des accessoires utilisés pour la torture des victimes, ni de leurs portraits photographiés par les bourreaux. Ces portraits tapissent les murs des cellules. C'est oppressant jusqu'à la nausée.

 

Je me souviens encore de deux grands chocs de mon adolescence, la visite du camp du Strutoff, où chaque planche des vieux baraquements étaient un témoin des souffrances inhumaines subies là (ils ont été incendiés depuis). Vers 1961, le film « Nacht und Nebel » à la télévision m'avait aussi bouleversé. L'horreur ne s'affiche pas. Celle rencontrée ici s'ajoute aux autres.

 

A cette époque j'étais tellement « remonté » contre l'impérialisme américain: outre la guerre au Vietnam, il y avait eu le coup d'état de Pinochet contre Salvador Alliende, et je ne sais plus quoi, en Afrique, que les massacres au Kampuchéa Démocratique me paraissaient lointain... Et puis, t'avais tes gosses à élever. Tu ne pensais pas au Cambodge.

 

Des sept survivants de ce centre de torture, un homme était là, lors de notre visite. Merci à Si, notre guide, d'avoir su nous faire patienter pour qu'un véritable échange ait lieu avec ce témoin vivant.

Je te mets la photo de sa carte de visite: Mr Chum Mey. La plupart des personnes qui ont « travaillé » dans ce camp ont rejoint leur village. Beaucoup ont été exécutés par les villageois, eux mêmes. Mais pour les autres, sauf les leaders, le silence et le temps vont faire leur office.

La question en suspens, pourquoi les Khmers rouges ont tués leur propre peuples? Pas de réponse...

Pol Pot est mort trop tôt.

 

J'ai presque trente minutes de témoignage de cet homme sur mon enregistreur. Difficile de le reproduire sans le trahir. Je le conserve pour sonoriser un diaporama.

 

Après cette visite éprouvante, nous aurons droit à une petite ballade en bateau sur le Mékong. Ouf ! C'était oppressant. Mais une découverte indispensable!

tete a Angkor Tom

Cambodge Khmer
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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:42

Le Palais Royal et la Pagode d'argent.

Suite de la visite du 25 janvier.

En continuant de lire mes notes audio sur le musée National de Phnom Penh, je voulais retrouver pied dans tous ces dieux si mystérieux. Je redécouvre qu'un des moments forts étaient les enfants, les collégiens et même les groupes de jeunes coréens qui courraient dans les allés. Ils auront sûrement retenu l'essentiel pour eux, leur avenir n'est pas dans les dieux du passé, même s'il faut respecter la tradition. Surtout la dépasser...

 

Palais royal Phnom Penh-19Question tradition, on est servi quand vers 9h45 ce 25 janvier nous franchissons les grilles du Palais Royal. Si nous réunit sous un banian sacré, en latin Robusta (non pas le café, ça nous a tous fait rigoler) . Des fleurs roses bourgeonnent. L'arbre de Bouddha, planté par les cambodgiens dans cet endroit sacré.

Le bouddha est né et mort sous cet arbre. D'où la perpétuation de cette tradition.

Les jeunes femmes qui attendent un bébé récoltent les fleurs et les font sécher au soleil. Du cinquième mois de grossesse jusqu'à l’accouchement elles se font des tisanes à base de ces plantes. Elles sont réputées diminuer les douleurs pendant l'accouchement.

 

Ensuite Si nous présente les bâtiments, le Palais Royal, dont les couleurs jaunes et blanche sont celles de l'hindouisme et du bouddhisme.

 

Le royaume Khmer a subit plusieurs invasions, et la chute d'Angkor qui était la capitale a entraîné une migration vers des régions plus sures. D'où la fondation de Phnom Penh comme nouvelle capitale. D'autres cités avaient été construites, mais dans des zones trop inondables. Ici au bord du Mekong, le commerce, les échanges étaient favorisés par la navigation sur le fleuve.

Palais royal Phnom Penh-15

Ensuite Si nous explique l'organisation des pavillons, le rôle des portes pour les cérémonies. La porte de la réception, notamment pour la fête. Le roi pour les grandes fêtes s'adresse aux fonctionnaires qui sont invités dans le parc. 

 

Le premier bâtiment visité est la pagode, photos interdites. Il y a l’effigie du roi, en or. Il y a une organisation des lieux pour les cérémonies de mariage. Il y a des explications confuses concernant le roi actuel, âgé de 56 ans (Norodom Sihamoni). Non marié. Comme la succession est un processus électif , la question de la descendance ne se pose pas. ! Mais les touristes cherchent toujours les petites histoires croustillantes...

 

Le pavillon suivant est la salle des costumes et objets royaux. Juste une photo de ces six mannequins. Les autres vitrines avec les mannequins portant des costumes brodés en or, protégées par des glaces rendues opaques à force d'être caressées du plat de la main,ne sont plus photographiques...

 

Il y a des bureaux pour des fonctionnaires à coté, le palais proprement dit où le drapeau du Roi, marquant sa présence flotte. Bien sur tout le monde veut savoir ce que ça coûte un Roi. L'échange donne un indicateur de l'ordre de 15% du revenu national. Pour le vieux parigot, c'est beaucoup, mais comme on ne sait pas les services rendus en contre-partie, ça ne veut pas dire grand chose.

 

Quand même, le Cambodge est un état où il n'y a pas de service de santé publique. Le guide à Angkor, nous expliquera qu'il avait du se faire opérer récemment au Vietnam. Au cours du voyage, les guides prendront bien soin de nous présenter les hôpitaux, cliniques, les services de pédiatries, financés par des des instituts étrangers, et ceux financés par des donations du Roi.

 

Une autre curiosité, est le don par Napoléon III d'une villa, installée dans le parc et de style français, dénotant bien.

 

Nous franchissons une enceinte rectangulaire dont les  fresques illustrent l'histoire de Râmâyana. Elles ont été partiellement détruites par une crue de plusieurs mètres en 1977. Elles avaient été peintes en 1927, plus de 600 mètres de murs peints. Trente artistes sous l’autorité d'un architecte des beaux arts.

Donc, au centre la Pagode d'Argent. Ainsi appelée pour son dallage au sol de 500 pavés d'argent. La pagode ressemble à un musée de l'orfèvrerie. Des bouddhas en or, des pierres précieuses, des bracelets, couronnes etc. La pagode a aussi un autre nom, la pagode d'émeraude.

On s'arrête devant un Bouddha de 90 Kilos d'or, 5000 diamants. Celui sur son  front 25 carats.

 

Partout dans ces visites de pagodes, de musée, il y a des boites pour recevoir des dons. En principe des offrandes pour les moines, ou des aides pour l'entretien des lieux. Ce jour là étant férié, on nous presse de finir notre visite rapidement. Les personnels ont hâte de fermer. Ça peut se comprendre. C'est la que je vois un gars en pantalon gris et chemise bleutée, passer devant les boites et les corbeilles d'offrandes, faire un tri rapide, ramasser le plus gros. Il rejoint d'autre personnes, sûrement des collègues et il redistribue à chacun une part de la levée. Tu t'agaçais souvent des oboles que ta petite femme laissait régulièrement. T'espères que ça l'aura vaccinée !

 

Tu quittes la pagode d'argent pour la terrasse des éléphants. Bien sur il n'y en a plus. Quelques reproductions en perpétuent le souvenir, avec les baldaquins, les sièges dont on les sellait.

 

Nous passons devant le stupa de la fille de Norodom Sihanouk, et nous quittons l'enceinte de la pagode.

 

Après le repas, nous visiterons le musée du génocide. Pas gai, mais édifiant.

tete a Angkor Tom

Cambodge Khmer


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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 09:53

 

Le musée réuni statues et sculptures des civilisations d'Angkor.

 musée National Phnom Penh-07

Notre guide, Si, nous présente le musée national. Inauguré en 1920, il comptait plusieurs milliers de pièces des civilisations Khmères, d'Angkor, pré-Angkoriennes et postérieures. Il a été pillé à l'époque « Khmers Rouges », puis laissé à l'abandon.

Il a été progressivement réparé, et certaines pièces retrouvées ont été remise en place. L'essentiel du pillage est réputé avoir transité vers la Thaïlande.

 

Peu de photos, elles étaient interdites, et j'ai commis la maladresse de déclencher mon flash, d'où l'irruption irritée d'une gardienne.

Notre visite était pilotée par une guide archéologue du musée. Nous en avons fait la photo pour marquer les caractéristiques d'un visage de femme cambodgienne : pommettes prononcées, front haut, nez légèrement épatée, lèvres épaisses, mais jolies. En une petite heure, dans un français remarquable, elle nous a brossé les grands traits de l'histoire de ce peuple Khmer. J'ai laissé la carte où l'on voit bien les différents peuples au XII ème siècle.

 

L’Empire Khmer est la tache la plus grande. Figure la petite surface où il est réduit aujourd’hui. Le Vietnam a récupéré le royaume Champa, le sud du Cambodge. Le Laos et la Thaïlande on amputé la plus grande part du pays.

 

L'art Pré-Angkorien (VI ème siècle)est très influence par l'Inde. Sur certaines statues on trouve des indices d'un style Égyptien ou grecque. Elle nous montre ces aspects du style sur les visages ou les postures. Par exemple, l'évolution de la représentation du front, du nez, des lèvres.

L'habillement aussi, la femme toujours habillé d'une jupe longue, l'homme représenté en pagne au dessus du genou. Donc des représentation de Bouddha (deux bras), des représentation de Vishnou (quatre bras). Peu de représentation de Shiva . Vishnou a dix incarnation différentes, cinq en homme, trois en animaux et deux moitié-moitié.

 

Elle va passer en revue par un exposé précis et détaillé, toutes les grandes époques de la civilisation.

ça reste passionnant mais tellement rapide.

Quand notre archéologue parle de la représentation de Brahma, quatre visages, quatre bras, (quatre horizons) etc... tu commences à t'embrouiller, c'est vraiment pas ta culture. Il te faut plus de temps.

 

Plus d'une heure de notes sur ce musée et pas de photos, c'est un peu agaçant.

A Suivre, le palais royal.

tete a Angkor Tom

Cambodge Khmer
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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 17:34

Promenade en marche rapide du quartier de la Chapelle

à Plaisance après Mont-parnasse.

Paris Nord Sud-01 

Quand ils te disent rendez-vous à midi, métro plaisance, tu sais que tu as le temps. En métro c'est direct, la ligne 12 une quarantaine de minutes. Mais la le soleil te guigne. Tu pensais faire du vélo. T'as besoin de bouger, l'hiver est long et le froid te ralentit. Le PC est démarré tu cherches un itinéraire piéton. Il ne sait pas faire, tu retrouves le parcours habituel en bagnole. 11,5 km. Tu te lances.

Quelle heure ? Pas dix heures ce samedi matin. L’appareil photo, le sortir du sac, contrôler la batterie et la carte mémoire, la polaire et le coupe-vent : 10h01 quand tu fermes ta porte.

Première photo à Marx Dormoy, ton métro. Vendeurs à la sauvette et Roms faisant la quête, le décors est planté.

Paris Nord Sud-42

Tu profites de ce matin froid, le soleil filtre les brumes. Peu de monde dans la rue. Au métro la Chapelle, où c'est toujours la cohue, un silence de cathédrale. Le long de la rue St Denis, les boutiques si encombrées des marchands indiens, pakistanais, sri-lankais, s'installent doucement. La rue est déserte.

 

Après la gare du Nord et celle de l'Est, petit tour rapide au marché de St Quentin. Longtemps que tu n'y était pas passé. Rien à voir avec le marché de L'olive aux allées spacieuses, là des passages étroits entre des étals serrés les uns contre les autres. Il n'y a qu'au carrefour des allées que tu peux voir plusieurs commerces d'un coup. Tu ne t'attardes pas, le temps passe, t'as promis midi.

 

Rue du Faubourg st Martin, après la Mairie, dans une rue adjacente, la grande échelle des pompiers manœuvre. Pas de gyrophares, c'est un exercice. Les magasins d'habillement sont fermés. Eux, c'est le gros et semi-gros, et c'est samedi.

Tu traverses la porte st Martin dans le soleil. Personne à la terrasse devant le théâtre Renaissance. Faut foncer. Coup d’œil au Conservatoire des Arts et Métiers. Tu n'y est pas retourné depuis la fin des années soixante où tu y prenais tes cours de maths. Le musée Beaubourg. Du monde et déjà une file d'attente qui remonte la place. Presque midi, faut y aller.

Avenue Victoria, tu tournes la tête pour voir l'Hôtel de Ville à gauche et la tour St Jacques à droite. T'en profites pour prendre sa belle lumière maintenant qu'elle est si bien nettoyée. Te voilà boulevard du Palais, la seine, la Conciergerie, Notre Dame, tu fonces : Une seconde pour cadrer shooter et hop !

Tu remontes le boulevard st Michel. Tu vois l'heure presque 11 h 30 , où as-tu traîné ? Devant le Panthéon le ronflement doux d'un moteur te stoppe dans ton élan. Impossible de bien cadrer, une vieille camionnette mange l'image. Il faut longer les jardins du Luxembourg. La lumière si claire te ferai perdre ton rendez-vous de vue. T'as fait cinquante mètres dans le jardin et tu ressorts d'un pas pressé. T'y seras pas...

Là, ton plan n'est pas très clair, les bagnoles font un grand détour, sûrement du aux sens interdits, mais à pied tu devrais pouvoir aller au plus court. Tu vises la tour Mont-parnasse et avances. Te voilà devant la porte du cimetière. T'imagines qu'il y a une autre issue de l'autre coté. Pas de chance, l'autre sortie est sur la rue Richard, non sur Raymond Losserand. Midi, t'es en retard, coup fil, « pas grave on t'attend ».

 

Dans ces deux heures et quart de marche, t'as approché les sites comme on te les montre quand t'es dans le bus et que le guide dit de regarder à droite, à gauche, la place ici, le monument là-bas.

L'appareil photo est plein, mais t'as la tête vide.

 

Le titre, je l'ai choisi en pensant au "salaire de la peur" quand Yves Montant montre sur la tablette au dessud de son lit, le nostalgique tiket de métro de la "ligne Nord Sud"

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 09:25

 

Pagode Wat Ounalom de 1443.

"La réunion des sourcils de Bouddha."

Phnom penh - Wat Ounalom - Cambodge --02

Ce mardi 25 janvier, on attaque de bonne heure notre menu touristique. Dès sept heures trente nous sommes à la pagode Wat Ounalom.

Notre petite « Si » a vraiment du mal à se faire entendre ; Dans le bus nous conduisant vers la pagode, elle nous parle de Phnom Pehn, capitale du Cambodge, de la devise du royaume dont je ne peux te donner que la traduction : « Nation – Religion - Roi ». Après la pagode nous visiterons le palais royal. Petit rappel à l'ordre pour les touristes arrivant du Vietnam : Pas de chapeau vietnamien (c'est vrai que le chapeau à 2€ qui me protège si bien du soleil, affiche en énorme : « bienvenue au Vietnam  »), pas de tenue négligée, bras nus ou bermudas. Le nouveau roi s’appelle Norodom Sihamoni , il a succédé à son père que les vieux parigots comme moi ont eu l'occasion de voir à la télé (Sihanouk ).

 

La pagode construite en 1443 a été très endommagée par les Khmers Rouges. Les réparation en béton bien visible nous permettent quand même de l'apprécier. C'est la demeure du Chef des Bonze, premier conseiller du roi.

Premier bâtiment la bibliothèque bouddhiste.

Ensuite, la pagode où les bonzes viennent se recueillir et prier. Le tambour permet de réunir la communauté des bonzes et des étudiants pour les offices religieux. Si, nous explique que les plantes qui sont offertes indiquent l'origine Bouddhiste ou Hindouiste de l'offrande. Tout le monde vient ici, demander le bonheur, la protection contre les accidents, pour que les enfants soient sages ( calmes).

 

Voilà, quelques photos simples de la vie quotidienne des habitants. Je m’aperçois qu’après avoir mitrailler de photos les pagode du Vietnam, je n'avais plus d'enthousiasme pour celles du Cambodge. Donc peu de photos.

tete a Angkor Tom

Cambodge Khmer



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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 22:59

 

Ou plutôt, Musée de l'Ethnographie.

 musée de l'Histoire - Hnaoï --15

Inaugurée en 1997 lors du sommet de la francophonie, avec Jacques Chirac et madame Nguyen Tinh Binh, vice présidente de la république vietnamienne et négociatrice des accords de Paris, assurant la fin de la guerre contre les américains. Elle s'était illustrée pour son investissement personnel dans la construction de la piste « Ho Chi Minh » qui avait permis de faire passer matériel et soldats du nord au sud, par dessus ou dessous le 17eme parallèle. Cette piste, tracée dans la montagne et souvent creusée sous terre (boyaux de la taille d'un homme) a été un facteur stratégique de la guerre.

 

Alors, ce musé de l'Ethnographie ?

musée de l'Histoire - Hnaoï --17Comme le choix de photos te le montre, il s'agit essentiellement de reconstruction pédagogiques des activités humaines des populations qui ont formées le Vietnam. Une partie est à l'intérieur des bâtiments, une autre est extérieure et reconstitue l'habitat et les rituels importants de la vie des hommes d'hier et de maintenant.

Vraiment c'est mieux qu'au quai Branly. C'est évidemment plus simple, car sans vocation universelle. Mais concernant les ethnies du Vietnam d'aujourd'hui, c'est exemplaire.

 

Le Vietnam, c'est 333 000 km2 dont les trois quarts sont des terres montagneuses. Le pays est "coincé" entre le tropique du Cancer et l'équateur. Des différences de températures significatives ! La partie la plus large est au Nord, le goulet (la partie la plus étroite) fait environ 40 km.

Trois frontières naturelles avec le Cambodge, le Laos et la Chine. A l'est la mer de l'Est (pas la mer se Chine pour un vietnamien).

Cinquante quatre ethnies. Majorité de Viets ( les Kinhs) 86% d'une population de près de 90 millions d'habitants.

Cinq grandes familles de langues principales : Austronésien, Ta Kadai, Sino-tibétain, Muong, Viet.

Le « miracle », c'est que la constitution implique le respect des minorités. Sans compter le cohabitation des religions.

 

Devant chaque vitrine, objet ou construction dans le parc, je prenais des notes. Plus de huit cent recensées. Si je veux pouvoir te proposer ces photos, faut faire l'impasse sur les explications détaillées.

A coté de représentations traditionnelles des femmes dans les rizières ou tissant, il y a des explications sur la fabrication du chapeau conique si utilisée par les femmes dans les rizières pour se protéger de l’alternance soleil et pluie. Du bambou et des feuilles de latanier qu'il faut repasser quand elles se roulent en séchant..

 

Notre guide, Tu, nous parle devant les scènes représentées, des populations Muong au nord du Vietnam dans les hauteurs de la montagne (plus de 3000 m) très prisée aujourd’hui pour ces activités sportives.

On découvre les maisons communes Jarai ou Bahnar. Les outils utilisés par les Sédangs.

 

Je n'ai pas mis les photos les plus saisissantes des cimetières Jarai. Ils y regroupent tous leurs morts pendant une période de 15-20 ans environs. Il est constitué d'un enclos décoré de statuettes en bois. Elles miment des scènes de la vie quotidienne, travail, danseurs, grossesse et scènes d'accouplement. Ces cimetières « vivent » un certain temps.

Dans les maisons présentées plusieurs techniques de fabrication, notamment pour le toit essentiel dans ces régions de pluie. Le toit en bambou, le toit en planches non polie, en tec ou manguier sauvage.

Tu verras aussi une charrette à buffle « Cham », des vanneries « Edé », un arbre traditionnel « Tai ».

 

Mettrais-je à jour ces photos, avec leur légende ? Peut-être...pas demain.

 

Figures-toi, que les hasards des rangements (une part liée à une visite non désirée de ma cave) m'ont permis de retrouver quelques pages de mes notes de la méharée dans le Hoggar en 81. Je ne m'en souvenais plus. Il faut que j'y travaille aussi.

vietnam 0037 

Tout notre voyage au Vietnam


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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 18:32

Le temple de la littérature, la grande tradition de la connaissance.

 Hanoi - Temple de la littérature --15

Nous quittons lentement le musée des Beaux Arts et déambulons le long de l'avenue qui ceinture le mur protégeant le Temple de la Littérature.

Tu en profites pour quelques images maintenant traditionnelles de la vie installée dans les rues. Par dessus le mur tu remarques l'immense tambour que nous verrons mieux de l'intérieur. Après avoir franchi le portique d'entrée nous nous trouvons dans un parc très décoré, des arbres, des bassins, des plantes et bonsaïs. Tu, notre guide, nous rassemble sous un manguier pour nous décrire ce que nous allons voir.

Ce temple a été fondé en 1070 par celui que Tu appelle le roi fondateur : Ly Thanh Tong. Il est dédié à Confucius.

C'est la première université du Vietnam. Elle a plus de mille ans, donc

Confucius est du 6eme siècle avant JC. Le bouddha Sakyamuni aussi. (Le « Robert » dit qu'il pourrait être d'un siècle plus jeune). Confucianisme, Bouddhisme, Taoïsme seront donc les grandes influences spirituelles et philosophiques du Vietnam qui déterminent la culture traditionnelle.

Il y a eu trois mille élèves dans ce temple. Un cycle de formation de trois ans, avec une validation finale. Le roi pouvait être membre du jury et questionner les élèves.

En 1075, premier concours d'où sortent les premiers étudiants.

L'école fonctionnera sans discontinuer jusqu'en 1919, l'époque coloniale.

En 1483 l’empereur Le Thanh Tong décida de construire des stèles pour établir la liste des Lauréats. Cela dura jusqu'en 1787. Il n'en reste que 82 sur les 190 qui avaient été dressées. La tradition s'est achevée au moment des révoltes populaires des Tay Son, que notre guide appelle « Jaquou le Croquant ».

 

Parmi les décors de fleurs de papier on remarque un livre et quelques mots : «  Les Hommes de talent sont l'énergie du pays »

 

Dans l'espace du temple, la statue de Confucius, les mains croisés en signe de sagesse. A ses cotés les quatre premiers de ses disciples. Grue et Tortue deux symboles fondateurs. Et les piliers soutenant les édifices, en « bois de fer » (Lim), un bois dense qui ne flotte pas, uniquement utilisé en architecture.

Photo aussi d'une tambour de bronze traditionnel avec ses décorations concentriques.

Nous continueront la visite par une autre galerie consacrés au fondateurs.

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