1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 21:30

Du pont de Hurquet au pont de Viellenave

puis vers Bergouey

A la recherche des sources de la Bidouze.(1)

 

Tu te doutes bien que ce n’est pas sous le pont de Hurquet que je vais trouver la source de la Bidouze. Cependant la carte te livre le trésor de sa connaissance. La Bidouze a bien une source dans la commune de St Just d’Ibarre.

Quelle importance ?

Aucune ! Le vieux VTTiste a besoin d’un parcours neuf. Le petit séjour dans le Gard lui a donné de l’envie. Sans un énorme entrainement, il se sent bien. La carte déployée lui découvre les noms des villages, les routes et GR, même les chemins de Compostelle. Presque tous partent de St Palais, et accompagnent de loin la grande route vers St Jean Pied de Port. Toi tu n'aimes que les petits chemins, même si ça grimpe, les bagnoles qui te caressent le guidon de leur rétroviseur, merci bien !

La Bidouze  t’a fait découvrir ses berges et ses villages de Bergouey à Guiche, au Bec du Gave. Sur internet tu lis qu’elle fait 82 km, donc en fractionnant ta ballade tu l’auras suivi tout du long. Ce sera ton thème de ballade pour ce cours séjour organisé au village. Tu repasseras souvent aux même endroits, mais pas dans les mêmes circonstances, à la même heure. Tu refais une photo, quand tu les tries, tu en trouves trois ou quatre identiques. Toujours cette interrogation, celle là sera peut être mieux? Quand t’es moins fatigué, tu t’appliques plus !

 

Alors ce premier petit tour, tu le fais rapidement un soir. Le matin, le traditionnel marché de Peyrehorade installe aussi une sorte de course contre la montre: le  stationnement ! Il n'y a pas de parcmètre, ni de place. Deux files compactes de voitures et camions sont immobilisés le long du gave. Un vrai siège! De temps en temps une vielle R5 ou une Mercédès rutilante coupent la route, se dégageant d'un terre-plein aussitôt assailli. Au milieu de ce mois de septembre, ce ne sont pas les touristes qui font nombre. Mais le marché est un poumon. Tu ne sais respirer sans lui. Tu remontes la grand-rue et te plantes devant le poissonnier. Toujours une vingtaine de personnes qui attendent, tu es surpris parfois par la quantité de poissons et coquillages que les gens emportent.  Pour  toi, juste de quoi faire chauffer la plancha à midi.

 

La sieste faite, deux petites heures de mises en jambe, en remontant depuis le pont de Hurquet, vers cette ferme traditionnelle, que ton premier passage en descente ne t’avait pas permis de bien observer. Tu poses ton vélo et profites du spectacle des poules dans la cour, sur le chemin, de l’appentis qui abrite un bric-à-brac dont l’inventaire seul serait une histoire. Il y a de la bouse un peu partout, l’autre jour tes crampons t’en avait bien arrosé. Personne de visible, tu entres dans la cour, fais deux photos, quand un énorme chien s’avance tranquille, l’as-tu réveillé ? Quelques pas seulement, puis un seul aboiement, d’un souffle, bien grave et sonore. Combien pèse-t-il ? Surement une trentaine de kilos. Alors que dans certains villages,  tous les petits cabots qui te mordent au talon te coursent sur plusieurs centaines de mètres, là, les quelques pas en reculant jusqu’à l’entrée de la cour, suffisent pour qu’il tourne la tête et se désintéresse de toi. Tant mieux ! Pas de photo du joli coq roux qui te rappelait celui de ta grand-mère.

 J’y trouve un charme fou à cette ferme, gamin quand j’allais au lait, l’entrée de l’étable était toujours un bousier épais. Quand tu arrivais trop top, le fermier n’avait pas commencé à traire, il te disait d’attendre dans un coin. Son tabouret, son seau, il s’y faisait tranquille. Puis il versait le lait sur le filtre en entonnoir au-dessus du grand bidon. Il décrochait du mur la mesure qu’il plongeait dans le bidon et te versait en deux fois ton litre de lait. Quand il te tend le bidon, il est chaud. T’enfonces, en tapotant,  le couvercle attaché à la poignée par sa chainette et rentres chez toi avec précaution. Ta grand-mère n’aimait pas que t’en boives un verre, comme ça, avant de l’avoir fait bouillir. Plus tard,  quand le crémier à Paris, n’a plus vendu de lait frais, qu’on s’est retrouvé avec les « tétra-briques », le goût n’était plus le même. Rien à faire pour m’y habituer, depuis je n’en bois plus.

 

Quand tu bascules de l’autre coté de la colline, tu rejoins la petite route qui longe la Bidouze, tu repasses au pont de Viellenave et suis presque à contrecœur le chemin récemment empierré. Les engins sont encore là. Bulldozer et tractopelle. « L’arme fatale » c’est eux. Plus loin un tracteur, pas un modèle récent, les outils dispersés autour. Surement une friche à labourer. Dans un coin cette étrange machine. Etrange pour moi bien sur ! Un semoir ? Je l’ai regardé sous bien des angles, pas seulement pour la photo, mais pour essayer de comprendre le rôle de ces pignons, et pourquoi deux selles à des hauteurs différentes ? Si tu sais, dis-le-moi.

 

Tu vois, pour un petit tour de rien parcouru plusieurs fois, encore une découverte. Tout le charme est là.

Demain en route pour Uhart-Mixe et Juxue !

 

 

 

 

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